Mobilité

Xiaomi débarque en Belgique avec 2 smartphones et 1 bracelet

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 avril 2019 14h09 | Ajouter un commentaire

Xiaomi débarque officiellement en Belgique: comment fait-il pour être le nouveau roi du smartphone 'low-cost' ?

En moins d’un an, Xiaomi est devenu le 3e vendeur de smartphones en Espagne. Sa stratégie est claire: écraser la concurrence avec des prix très contenus, tout en maintenant un bon niveau de qualité. En Belgique comme ailleurs, la marque va opter pour le bouche à oreille, les réseaux sociaux et la présence dans (presque) toutes les grandes enseignes. Nous avons discuté de l’arrivée du géant chinois avec un de ses responsables à Amsterdam.

C’était un petit évènement : la marque chinoise Xiaomi (prononcez ‘CHI-A-O-MI’) a officialisé sa présence en Belgique à la fin du mois de mars.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de cette jeune entreprise à la stratégie assez inhabituelle, vous allez le voir. Logique : depuis une grosse année, elle a quitté sa Chine natale pour débarquer en Europe. Au niveau des smartphones, son business initial, elle aurait déjà atteint la 3e place en Espagne, la 4e en Italie et la 5e en France.

Déjà accessible chez nous en passant par des importateurs indépendants ou des boutiques chinoises (mais sans aucune garantie sur le matériel, le logiciel et le passage des douanes), les appareils de Xiaomi vont désormais être distribués officiellement en Belgique.

xiaomi
©RTLINFO

Qui est Xiaomi et que va-t-il vendre en Belgique ?

« Xiaomi signifie initialement ‘petit grain de riz’, on est en effet parti de rien il y a 9 ans, on était une start-up, fondée par une bande de geeks qui voulait vendre des produits électroniques de qualité mais accessibles à tout le monde« , nous a expliqué Alvin Tse, sympathique responsable marketing pour l’Europe.

Le coeur du business de Xiaomi, une entreprise de 20.000 personnes active dans 80 pays, est le smartphone, c’est à partir des millions d’exemplaires vendus en Chine qu’il a bâti sa notoriété et son écosystème d’objets connectés. Son slogan ‘Great value for money’ ne laisse pas de doute sur son approche du marché : proposer des appareils de qualité pour un prix raisonnable.

C’est en effet le cas du Mi 9 que nous avons pu essayer brièvement. Pour 449€, il a une fiche technique très flatteuse: 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne, la dernière (et excellente) puce Snapdragon 855, un triple appareil photo dont un capteur de 48 MP qui semble performant, la charge sans-fil la plus rapide du moment avec 20W et un design dans l’ère du temps. Il est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix du moment, même si un test plus poussé est nécessaire (il devrait arriver dans les prochaines semaines) :

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©RTLINFO

Dans un premier temps, en Belgique et via un réseau de distribution assez classique (la plupart des grandes enseignes sauf MediaMarkt), Xiaomi ne vendra que le Mi 9 dont on vient de parler, mais également le Redmi Note 7 (un autre smartphone affichant aussi un excellent rapport qualité prix à 199€) et le Mi Band 3 (un bracelet d’activité complet, avec capteur cardiaque et batterie longue durée, à seulement 29€).

Cependant, une boutique physique Xiaomi pourrait voir le jour dans notre pays et aux Pays-Bas, ainsi qu’une boutique en ligne (dans un premier temps mi.com/nl). D’autres produits pourraient donc être distribués, et Xiaomi en a des dizaines sous le coude.

Lors de la présentation à Amsterdam, on a effectivement vu des trottinettes, diverses lampes et ampoules, une petite enceinte Bluetooth, des ordinateurs sous Windows, des purificateurs d’air, une bouilloire, un aspirateur robot, un projecteur vidéo laser. Mais en Chine, il y a des dizaines de produits et catégories différents, dans le hardware, le software et la distribution. Le tout avec la même philosophie, ‘Great value for money’:

ecosystems

Quels sont les secrets de Xiaomi ?

Xiaomi, d’après des chiffres fournis lors de la présentation, serait le 4e vendeur de smartphone dans le monde, grâce à une solide assise chinoise, bien entendu. Il en a écoulé 122,6 millions en 2018, contre 292 pour Samsung (en baisse), 208 pour Apple (en baisse) et 206 pour Huawei (en hausse de 33%).

Comment parvient-il à de tels résultats ? Et comment peut-il proposer autant de produits différents ? La première raison, c’est que si Xiaomi développe (ou co-développe) tous ses produits, ceux-ci sont exclusivement assemblés en externe. « Nous sommes une entreprise internet (‘Internet company’, concept assez flou…), c’est différent d’une entreprise de matériel (‘Hardware company’) ».

« Tout est confié à des usines, des partenaires comme Foxconn pour les smartphones, au sein desquels nos équipes sont présentes et impliquées« . Vous avez bien lu : Xiaomi ne fabrique rien lui-même.

Il y a tout de même 20.000 personnes qui travaillent pour l’entreprise, on l’a dit. Xiaomi a beaucoup de boulot au niveau logiciel, car il développe entièrement MUI, l’indispensable surcouche à Android pour être utilisable en Chine (où les services de Google sont interdits).

Son personnel travaille également à la diversification. « Une fois qu’on détecte une opportunité avec, par exemple, un fabriquant de machine-à-laver, on identifie les experts et on investit. On ne rachète pas, on développe un produit Xiaomi ensemble« , a précisé Alvin Tse. Une stratégie inédite mais qui fonctionne déjà « avec près de 100 partenaires différents« . Elle limite grandement la prise de risque et permet de ne jamais devoir investir lourdement dans des chaînes de fabrication/assemblage, très coûteuses on le sait.

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Nous avons discuté avec Alvin Tse, responsable du marketing pour l’Europe

La plupart (80%) des produits sont développés en interne, tandis que d’autres catégories plus exotiques relèvent finalement plus de l’apposition du logo Mi sur des produits blancs.

Et pour garder des prix si bas, Xiaomi a également une stratégie de communication très précise. « En Chine, l’an dernier, on avait un budget marketing de 0€ ». Comme OnePlus dont on a déjà parlé, Xiaomi construit une base de « Mi Fans » et comptent sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille pour étendre la notoriété de l’entreprise.

Il n’y aura donc pas d’autres formes de communication, via des publicités traditionnelles. De là à dire que le budget marketing est de 0€, c’est un raccourci. Créer et gérer des communautés de fans, être très actif sur les réseaux sociaux dans toutes les langues, payer des influenceurs: tout cela a un prix, forcément.

« En fait, c’est comme ça qu’on se différencie, c’est notre seule manière de faire« , précise Alvi Tse, qui avoue « ne pas avoir le choix« . Ce qu’il faut comprendre: si Xiaomi avait une approche traditionnelle de sa croissance mondiale, il devrait investir de grosses sommes dans la publicité pour se faire connaître. Ses prix grimperaient, et il ne pourrait pas se différencier.

Dernier détail, mais qui a de l’importance: « Depuis 2018, on ne dépasse plus jamais les 5% de marge, c’est coulé dans les fondations de l’entreprise« . Petite marge mais gros volume, c’est comme ça que Xiaomi paie ses employés et assure sa croissance, malgré des prix très contenus.

Conclusion

Les consommateurs doivent toujours se réjouir de l’arrivée d’une nouvelle marque dans leur pays. Qui plus est sur un marché aussi dynamique que celui des smartphones, car l’ensemble des prix et promotion pourrait en être affecté.

Cela fait déjà quelques années que Huawei a débarqué, grignotant sans cesse des parts de marché à Samsung principalement, et mettant encore plus les acteurs historiques en difficulté (Sony, LG, HTC, etc). Il était temps qu’un nouveau fabricant retape un coup dans la fourmilière…

Plus de concurrence, c’est toujours bon pour les prix. Et Xiaomi ne fait pas dans la dentelle: il a une stratégie bien rôdée qui lui permet de garder des prix très contenus. Or, c’est l’un des arguments essentiels pour le grand public.

Nous n’avons pas (encore) pu essayer en détails le Mi 9, un smartphone très puissant vendu 449€. Mais nos premières impressions sont bonnes. Quant au Redmi Note 7 (199€), il écrase la concurrence sur le papier.

En revanche, nous avons pu essayer durant quelques jours le Mi Band 3, un bracelet d’activité vendu 29€. Et c’est sans surprise un incroyable rapport qualité prix. Concurrent direct du Fitbit Charge 3 (149€), il a des caractéristiques très similaires. Certes, il n’a pas la même qualité de fabrication et de design, et l’application Mi Fit liée n’est pas aussi agréable à utiliser et aussi bien fignolée que celle du leader américain du marché. Mais il coûte 5 fois moins cher. 5 fois…

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Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d’Android ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 13 mars 2019 13h02 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: deux semaines avec le nouveau Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d'Android ?

Comparé aux années précédentes, Samsung a bousculé ses codes pour la sortie de son 10e flagship. Le Galaxy S10 est l’un des meilleurs smartphones tournant sous Android, et intègre toujours plus l’écosystème du géant sud-coréen, qui passe cette année par un assistant personnel omniprésent qui parle désormais français. J’ai passé deux semaines avec le S10 Plus, variante haut-de-gamme à 999€.

Depuis quelques années, il est devenu très difficile de s’y retrouver dans la jungle des smartphones Android. C’est peut-être ce qui explique en partie le succès d’Apple: il suffit de changer d’iPhone (et d’avoir le portefeuille qui le permet) ; vous n’avez qu’à choisir un numéro et plus il est élevé, plus l’appareil est cher. Mais vous restez toujours en terrain connu.

Avec les innombrables fabricants de smartphone tournant sous Android, c’est nettement plus complexe. Il y en a pour tous les gouts et toutes les bourses, mais on ne sait pas toujours sur quoi on va tomber.

Samsung, N.1 mondial des vendeurs de smartphones (en nombre d’unités vendues annuellement), essaie de suivre la recette d’Apple. A savoir: créer un écosystème fort et complet qui vous rend dépendant, pour que vous n’ayez jamais envie d’acheter une autre marque.

Oubliez le Galaxy Fold, ce n’est qu’une vitrine technologique peu pratique et très chère. C’est bien le S10 qui reste le smartphone vedette du géant sud-coréen, celui qui se vendra le plus, et qui a bien l’intention de contrer la folle montée en puissance de la concurrence chinoise, Huawei en tête. J’ai pu essayer le S10 Plus (999€) pendant deux semaines. Il s’agit de la version la plus chère de la gamme qui inclut le S10E (749€), le S10 (899€). Il n’y a pas d’énormes différences entre les trois modèles: seules la taille de l’écran, la mémoire vive et la batterie changent.


Un écran plus que parfait

Le S10 Plus a un look ravageur, c’est indéniable. C’est l’un des plus beaux smartphones que j’ai pu manipuler. Son écran Infinity, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, y est pour beaucoup. Difficile de trouver mieux en terme de pourcentage d’occupation de la face avant par la dalle de 6,4″ Super AMOLED, certifiée HDR10+, et avec 3.040 x 1.440 pixels (19:9). On est à près de 94% !

L’effet d’immersion est bien là, et il y a beaucoup d’espace d’affichage dans la paume de la main. C’est un travail d’orfèvre de la part de Samsung, qui en a profité pour réduire la lumière bleue qu’on dit mauvaise pour les yeux. Malgré tout, l’écran affiche des couleurs sublimées, d’excellents contrastes et une forte luminosité maximale.

Impossible de ne pas évoquer le « double trou » dans l’écran, au niveau du coin supérieur droit. C’est là que Samsung a décidé de loger ses deux caméras frontales dédiées aux selfies (normal et grand angle). Ce trou ne m’a pas dérangé dans l’absolu, cela donne un look original et dans la plupart des applications, on ne le remarque pas. Des petits malins ont même adapté des fonds d’écran pour que le ou les trous soient bien intégrés (les yeux de Wall-E par exemple).

Mais quand on joue ou qu’on regarde une vidéo, on se rend compte que ce n’est pas forcément pratique. Selon l’application, le contenu sera zoomé (on aura alors un « trou » dans le contenu affiché) ou coupé (l’affichage de l’application s’arrête en ligne droite sous la zone avec les caméras). Rien d’alarmant, mais le fait de placer la ou les caméras dans l’écran n’est sans doute pas la meilleure idée. D’autres constructeurs travaillent sur des caméras rétractables, on devrait en voir une sur le OnePlus 7 d’ici quelques semaines.

Ajouter à cet écran un dos en vert (toujours à la mode malgré les risques de griffes et les traces de doigts), et un cadre en aluminium poli, et vous avez un S10 Plus à la finition définitivement haut-de-gamme.

Enfin une nouvelle interface, avec du Bixby en français

Sans doute par peur de brusquer son public, Samsung n’a pas beaucoup touché à son interface maison, assez imposante, qui vient en surcouche à Android. Jusqu’au Galaxy S10, du moins. Car on a désormais droit à « One UI », qui rebat les cartes, intégrant un « nouveau Bixby » qui parle enfin français (même si c’est en beta):bixby

Pour être honnête, je ne suis pas fan des surcouches logicielles imposées par les constructeurs. Pour moi, elles alourdissent l’interface, font doublon avec tout ce que proposent Google et Android nativement. Leur but est souvent de vous « emprisonner » dans une marque en utilisant le Samsung Cloud (sauvegarde des fichiers), Samsung Pass (gestionnaire de mot de passe), SmartThings (la maison connectée de Samsung), l’assistant maison Bixby, le magasin d’applications parallèle de Samsung, etc… Huawei tente de faire la même chose, et je trouve ça tout aussi inutile. On peut bien entendu désactiver tout ça, et utiliser un maximum d’applications et services de Google, mais alors ça ne sert sans doute à rien de payer 999€ pour un Samsung.

Ceci étant dit, One UI de Samsung est rafraichissant et très paramétrable au niveau graphique. Les thèmes modifient l’apparence en profondeur. L’assistant Bixby, accessible via un bouton sur la tranche, s’illustre régulièrement sous forme de routines que vous pouvez configurer vous-mêmes (ou attendre que le smartphone le fasse pour vous). Exemple: la nuit tombée (à une heure précise, donc), la luminosité diminue fortement, le fond d’écran des menus devient sombre, le mode silencieux est activé, etc. Ça en deviendrait presque pratique, mais ça reste un peu gadget et il faut le dire, parfois un peu envahissant.

Durant deux semaines, j’ai donné quelques ordres à Bixby et il m’a bien compris. L’avantage, c’est qu’il contrôle la partie matérielle du smartphone, donc on peut juste appuyer sur la touche et lui dire, par exemple, de couper le volume, allumer la torche, baisser la luminosité, etc. A ce niveau, c’est pas mal. Pour le côté « Assistant vocal », on est loin de la polyvalence de celui de Google, nettement plus intelligent et capable de contrôler la plupart de vos objets connectés (c’est limité du côté de Bixby pour le moment).

Performances au top, tout comme les photos

Sans surprise, dans cette gamme de prix, les performances sont au top. L’Exynos 9820 fait des merveilles au quotidien, épaulé par 8 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, l’étanchéité certifiée et une flopée de caméra. Celles à l’arrière incluent un capteur très grand angle, toujours pratique pour avoir plus d’image dans le plan. Il y a aussi un grand angle à l’avant pour mettre tous vos copains dans vos selfies.

Les photos sont pratiquement toutes réussies, quelles que soient les conditions lumineuses. On est dans la même veine que le Mate 20 Pro de Huawei, une des références en la matière.

Je tire mon chapeau à l’optimisation de la batterie. Samsung est parvenu à faire rentrer au chausse-pied une grosse batterie de 4.100 mAh, bien épaulée par un logiciel affuté au fil des ans. Tenir deux jours n’est pas du tout un problème, et la charge rapide est… rapide. A l’instar du Mate 20 Pro, on peut le charger sans fil et inversement, utiliser la batterie du S10 Plus pour charger sans fil d’autres smartphones ou accessoires (notamment les nouveaux écouteurs et smartwatches de Samsung).

Bref, c’est du très bon boulot.

J’ai noté deux petits défauts ergonomiques: le capteur d’empreintes digitales intégrées sous l’écran est trop bas (il oblige une gymnastique du pouce parfois désagréable), et il n’est pas toujours évident à trouver (il ne se met pas assez vite en surbrillance quand on manipule le smartphone). Notez cependant que ce capteur dit ultrasonique n’a pas besoin de s’allumer pour regarder votre empreinte, contrairement à la concurrence (mais ça ne le rend pas plus performant). Parallèlement, j’ai trouvé que le bouton physique principal (ON/OFF, verrouillage) était quant à lui trop haut sur la tranche droite du téléphone: il ne tombe pas naturellement sous le pouce, ce qui est toujours ennuyeux :chargeur

Conclusion

Le S10 Plus de Samsung est sans conteste l’un des meilleurs smartphones Android de l’année 2019, même si elle ne fait que commencer. Beau, élégant, étanche, performant, il est accompagné des fonctionnalités dignes des smartphones haut-de-gamme, comme le capteur d’empreinte intégré, la charge sans fil et inversée, l’écran splendide, les photos au top. Rien de surprenant dans cette gamme de prix (999€).

C’est au niveau de l’interface que Samsung a fait le plus de changement. One UI donne un coup de frais à l’écosystème sud-coréen, désormais épaulé par un Bixby qui comprend le français. Il faut aimer les assistants vocaux ‘propriétaires’ (c’est-à-dire non compatible avec d’autres marques de smartphone), mais celui de Samsung est de plus en plus pertinent. On reste cependant dans une politique « fermée » similaire au Siri d’Apple, contrairement à Google Assistant ou Amazon Alexa, qui sont intégrés par la plupart des fabricants d’objets connectés.

Donc en conclusion, si vous aimez Samsung et que vous avez 999€ à consacrer à un smartphone, vous ne serez pas déçu, que du contraire. Si vous vous en fichez de l’écosystème Samsung, ou si vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix de l’année, passez votre chemin: il y a mieux (et moins cher) ailleurs. Il y a notamment un OnePlus 7 qui sera présenté dans quelques semaines, et on l’espère, le Xiaomi Mi 9, présenté à Barcelone.

Le Galaxy S10 Plus n’est pas spécialement le nouveau roi d’Android, car sa surcouche logicielle est tellement présente qu’on peine à voir du Google là derrière. Il y a d’autres marques qui mettent bien davantage Android à l’honneur, notamment Nokia et Motorola, n’ajoutant qu’une ou deux applications ou fonctionnalités maison. On attend toujours que Google prenne la peine de commercialiser ses Pixel chez nous, ce sera peut-être pour 2019…

Le S10 Plus est en revanche le meilleur concurrent de l’iPhone, au niveau des ambitions et de l’écosystème complet.
 

Motorola G7 Plus: de l’Android « pur » au meilleur prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2019 11h16 | Ajouter un commentaire

Année après année, Lenovo tente de se faire une place sur le marché des smartphones avec Motorola, marque dont il détient les droits, les brevets, l’expertise. Le G7 Plus, vendu 299€, m’a convaincu. Il offre le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois, avec des grandes qualités au niveau de la photo et de l’audio, notamment. Reste à convaincre les consommateurs…

Motorola ne rencontre pas le succès qu’il mérite. L’entreprise, américaine à la base, est passée sous giron chinois depuis quelques années. Certes, il y a eu ces changements stratégiques incessants par rapport à l’appellation (Motorola > Lenovo > Moto > Motorola). Et cette belle – mais vaine – tentative de smartphone modulaire avec accessoires clipsables sur le dos.

Pour le reste, rien à reprocher aux smartphones sortis depuis quelques années. Le rapport qualité/prix est excellent, la finition est soignée et surtout, surtout, il n’y a aucune surcouche logicielle apposée par Motorola. A part quelques petites options (contrôle par les gestes, capture d’écran, etc), on est sur de l’Android pur et dur, en version 9 dans le cas du G7 Plus que j’ai pu essayer.

Le design du G7 Plus est très ‘Motorola’, reconnaissable notamment au niveau du cerclage des capteurs photos à l’arrière. La finition en verre est soignée, sans être particulièrement originale. La livrée rouge foncé de notre modèle de test est très élégante.

Une très bonne fiche technique, d’excellentes photos

A 299€, le G7 Plus de Motorola aurait pu être radin sur quelques lignes de sa fiche technique. Mais hormis une puce Snapdragon 636 qui date un peu, on n’est pas volé: écran 6,2″ Full HD+ avec une petite encoche, 64 GB de stockage interne, 4 GB de RAM, grosse batterie de 3.000 mAh, charge rapide (chargeur 27W), double capteur (16 MP et 5 MP pour la profondeur) à l’arrière.

Certes, la qualité de l’écran est en deçà des ténors. Et on a déjà vu de meilleures photos dans de faibles conditions lumineuses. Mais pour le reste, c’est un excellent rapport qualité prix.

D’autant qu’en plein jour, les photos nous ont convaincus à tous les niveaux: couleurs, contraste, piqué. Il y a même un zoom 2X, un stabilisateur et quelques fonctions amusantes au niveau de l’enregistrement de vidéos. Le mode portrait est particulièrement efficace dans cette gamme de prix.

Seul les selfies sont un peu à la ramasse. La caméra frontale de 12 MP montre ses limites, et c’est largement surexposé.

Mention spéciale pour l’audio

Le G7 Plus, et c’est rare dans cette catégorie de prix, est équipé de deux haut-parleurs. De quoi écouter de la musique ou regarder vos vidéos en stéréo, sans casque. Le son est certifié Dolby Audio, et ça se remarque à l’usage: la qualité générale est nettement au-delà de la moyenne. On le remarque au niveau de la puissance, et donc du sentiment d’immersion.

Il y a une prise mini jack, mais également le Bluetooth 5.0, pour profiter pleinement de la qualité sonore supérieure, en enfilant un casque avec ou sans fil. Bravo Moto !

Conclusion

Il n’y a rien à jeter dans le Motorola G7 Plus. A 299€, c’est le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois. Fiche technique très correcte, photo et audio particulièrement soignés, design élégant: c’est bon, et c’est pas cher.

Le seul problème de Motorola, c’est son image de marque. Pour beaucoup, la marque s’est perdue et n’a pas franchi le cap du GSM. C’est complètement faux: soutenue par l’énorme groupe chinois Lenovo, elle a tous les moyens nécessaires pour proposer de la qualité à bon prix. Et c’est exactement ce qu’elle fait.

Bien sûr, cette stratégie ne remplira pas les caisses du groupe. Vendre des smartphones à 299€ avec une telle fiche technique, ça laisse peu de place pour les bénéfices. Mais le groupe a de solides assises financières, de grosses capacités de production. Lenovo peut se permettre de continuer à jouer des coudes, là où d’autres sont sur le point d’abandonner la course aux smartphones (on pense à HTC et LG qui éprouvent de grosses difficultés en Europe).

Y a-t-il des risques à passer à une banque européenne entièrement dématérialisée ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 15 février 2019 06h18 | Ajouter un commentaire

A l’heure où les banques ne peuvent plus offrir gratuitement des services basiques à cause des chutes de leurs recettes sur le marché des particuliers, il est temps de se pencher sur les alternatives « 100% en ligne et mobile ». N26 est le principal acteur global pour le moment. Et il va vite, très vite, pour se faire une place dans les smartphones. Mais comment fonctionne cette banque ? Explications.

On a essayé N26, la banque du futur 100% gratuite: comment fonctionne-t-elle, quelles sont ses limites ?

Vous l’avez forcément remarqué, la banque est l’un des secteurs qui réalise (ou subit, selon les points de vue) l’une des plus grosses transitions numériques. Les agences disparaissent, la dématérialisation s’accélère. Tout cela suit une tendance de fonds: réduction des coûts liés à la chute des recettes sur le marché des particuliers, et exigence croissante des clients par rapport à la facilité d’utilisation de leur argent.

Comme toujours dans les transformations de secteurs d’activité, il y a de nouveaux acteurs qui débarquent avec une vision innovante. Partis d’une page blanche, sans devoir modifier d’innombrables structures, procédures ou autres départements, ils peuvent proposer quelque chose de nouveau, de simple, de centrer les réels besoins des utilisateurs.

La fin des banques gratuites en Belgique: le moment idéal pour essayer N26

Au premier abord, on a tendance à se méfier de N26, un nouvel acteur bancaire d’origine allemande qui prétend révolutionner le secteur. On se demande s’il peut réellement remplacer une banque belge et on est plutôt sceptique, ce qui est une bonne habitude quand on parle d’argent. On a même contacté la Febelfin pour avoir leur avis sur la question, mais la fédération du secteur bancaire n’avait rien à dire à ce sujet.

C’est quand on a remarqué que la jeune entreprise berlinoise avait réussi une nouvelle levée de fonds de 300 millions d’euros qu’on s’est dit qu’il devait y avoir du potentiel… Sa valorisation atteint désormais 2,7 milliards de dollars, de quoi s’attaquer au marché américain. L’objectif des 100 millions de clients est annoncé, très ambitieux. Bref, c’est clairement un service qui s’adresse au grand public. D’où l’intérêt de se pencher sur son cas.

On est parti d’un double constat avant de réaliser ce test. Le premier est personnel: ma banque actuelle a décidé de tarifer une formule restée gratuite de nombreuses années, malgré la présence d’une MasterCard. Je m’en servais comme tirelire et pour la carte de crédit, donc je ne rapportais rien à cette banque ; et je lui coûtais même de l’argent, finalement, car je ne répondais jamais à leurs propositions d’investissement. Bref, cette banque me dit qu’elle va désormais me facturer 8€ par trimestre. Autre actualité: bpost a décidé, à partir du 18 mars, de facturer 50 centimes par retrait d’argent à un distributeur (le premier retrait est gratuit, cependant), et ce pour les clients de son pack gratuit. Ce n’est pas la première banque belge à le faire. Bref: la banque traditionnelle ne rapporte plus assez d’argent que pour offrir des services même basiques à des clients qui s’en servent comme simple tirelire et moyen de paiement.

C’était donc le moment idéal pour passer à autre chose. J’ai clôturé mon compte et je me suis inscrit sur N26, qui vous allez le voir, est une vraie banque…

Une inscription contrôlée

En Europe, il y a des règles pour être titulaire d’un compte en banque. Il faut notamment prouver son identité.

Pour créer son compte N26, il faut télécharger l’application, et suivre la procédure d’inscription, assez fastidieuse. Il faut envoyer une photo de soi, une copie de la carte d’identité, et fournir adresse, numéro de téléphone, etc.

Puis, il faut laisser à N26 le temps de vérifier votre cas, sans doute en le recoupant avec des bases de données de mauvais payeurs, ça doit sûrement exister au niveau européen…

Quelques jours plus tard, la carte N26 arrive. Elle est équipée par défaut de l’option « sans contact », très pratique pour les petits paiements en magasin. Le compte est alors activé, l’application est entièrement fonctionnelle et permet de définir son PIN pour la carte.

A la base, votre compte affiche 0 euro, forcément. Il faut donc faire un virement pour l’alimenter et pouvoir l’utiliser. Nous avons versé 20 euros à partir d’un compte belge et 24 heures plus tard, une notification arrivait sur l’application, signalait la transaction.

Qu’avez-vous avec la formule gratuite ?

Un vrai compte en banque allemand (il commence par DE42), une MasterCard un peu spéciale (voir plus bas), une application N26 très bien foutue (voir ci-dessous), 5 retraits gratuits par mois à des distributeurs de billets en Belgique uniquement (puis c’est 2€ par retrait…). Les retraits à l’étranger sont commissionnés (1,27%) par N26.

Voilà pour la base et c’est déjà pas mal.

Les versions N26 Black et Metal sont payantes et plutôt chères, mais elles offrent des assurances supplémentaires (vol de votre argent après un retrait, vol d’un smartphone acheté avec la carte, retard d’un avion, perte de bagages, etc). C’est assez bien orienté « voyageurs réguliers », ou personne à la recherche de certaines assurances. Tout ça vous coutera alors 9,90€ ou 16,90€ par mois, débité de votre compte N26.

Que peut-on faire avec la banque N26 ?

N26 est à la fois différent d’une banque traditionnelle (aucune agence, tout est dématérialisé et centré autour de l’expérience utilisateur), mais très proche.

Elle offre en effet toutes les opérations basiques: paiement en magasin ou en ligne avec carte MasterCard, virement vers d’autres comptes en banque, retrait d’argent. C’est largement suffisant pour la grande majorité des citoyens. Notez bien cependant que certains commerces n’acceptent pas la MasterCard. Pour prendre un exemple connu: tous les Colruyt de Belgique, qui exigent la carte Maestro. On a essayé, et notre carte N26 a été refusée. Donc renseignez-vous avant d’effectuer un achat en magasin. Dans d’autres pays européens, il est possible de commander une carte N26 Maestro en option, mais ce n’est pas le cas pour l’instant en Belgique.

On vous l’a dit, N26 est une vraie banque: elle vous a donc ouvert un vrai compte en banque au moment de l’inscription. Même si ce compte est allemand, n’importe qui peut vous virer de l’argent dessus, y compris votre employeur pour votre salaire mensuel. Il n’y a pas de frais cachés, les virements dans la zone SEPA (membres de l’Union européenne principalement) sont tous gratuits, dans un sens comme dans l’autre.

La seule limite est le conseil humain (il devra se faire par livechat ou réseaux sociaux, il n’y a pas de téléphone), et les services bancaires plus poussés: oubliez les comptes épargne pour enfant, les comptes de garantie locative, les crédits hypothécaires ou auto, etc… Pour tout ça, il faudra passer par un courtier, par exemple.

Une MasterCard de débit, et pas de crédit: A LIRE ABSOLUMENT

La notion de carte de crédit et de débit est assez claire en Belgique: il y a les cartes Maestro pour le débit (c’est-à-dire pour utiliser directement l’argent disponible sur votre compte) et les Visa/MasterCard pour le crédit (l’argent est retiré d’une limite mensuelle qui n’est pas immédiatement liée à l’argent disponible sur votre compte en banque, ce qui vous permet d’avoir accès à un « crédit » temporaire).

A l’étranger, la notion est un peu différente. Par exemple, en Angleterre, le montant utilisé par la carte de crédit n’est pas ponctionné d’un coup sur votre compte à la fin du mois, mais il peut être réparti sur plusieurs mois.

Cette différence entre crédit est débit est essentielle dans le cas de N26, car la MasterCard offerte est une MasterCard de DEBIT, et non de crédit. C’est indiqué sur la carte, d’ailleurs, dans la zone grise brillante.

Elle reste une MasterCard (vous pouvez la renseigner sur Amazon ou Netflix, par exemple), mais elle agit comme une carte de débit, c’est-à-dire que l’argent est débité immédiatement de votre compte, dont le solde doit être suffisant pour que l’opération soit effectuée.

Pour s’en rendre compte, on a fait quelque chose qu’on vous déconseille de reproduire chez vous.

Alors que notre solde disponible était toujours de 20€, on a passé une commande de 30 € sur Amazon. Voici ce qu’on a constaté, notifications à l’appui. Quelques secondes après notre commande: 1€ de retrait pour Amazon (pour la vérification de la MasterCard, il est rendu 10 jours plus tard). 5 minutes après la commande: 12,74 € de retrait d’Amazon (soit le montant de l’un des deux objets de notre commande). 10 minutes plus tard: « solde insuffisant, votre paiement a été annulé« .

Notre compte Amazon nous disait alors qu’il y avait un problème avec la commande, et qu’il allait réessayer de débiter le compte. On a préféré annuler toute la commande. Tout n’est pas immédiat, bien entendu, et il a fallu quelques temps pour que les serveurs d’Amazon et N26 se mettent d’accord et réparent le bazar qu’on a provoqué en réalisant notre test. Mais tout est rentré dans l’ordre et on a récupéré nos 12,74€.

Tout ça pour nous (et vous) prouver qu’il s’agit bien d’une MasterCard de débit, et non de crédit. C’est très important de s’en souvenir avant de passer à N26.

Bon à savoir: en Allemagne et en Autriche uniquement pour l’instant, il est possible d’activer en ligne une autorisation de découvert. Aller en négatif y coûte cependant de l’argent, N26 charge un taux annuel de 8,9%. Cette option pourrait débarquer chez nous.

Une application qui change tout : chaque mouvement d’argent est notifié immédiatement

L’un des reproches qu’on peut faire aux « vieilles » banques, c’est le manque de transparence des transactions. On voit peu d’informations, et souvent avec un délai de quelques jours (pour les cartes de crédit surtout).

Avec l’application N26, vous recevez une notification dès qu’une transaction a lieu, qu’elle soit entrante ou sortante. Exemple : on a fait un achat sur Amazon avec la carte, et dans la seconde, l’application nous prévenait. Idem pour notre premier versement sur le compte.

C’est une manière simple et très sécurisante de savoir ce qui est fait avec votre argent. En cas de fraude, également, vous pouvez signaler un problème, ou bloquer la carte (de manière temporaire ou définitive).

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De gauche à droite: votre carte dans l’appli, la notion d’espaces et la catégorisation des transactions

Toutes les transactions sont labellisées de manière automatique (restaurant, courses, virement), mais vous pouvez créer des catégories vous-mêmes. Il est possible également de créer des espaces, qui agissent comme autant de comptes d’épargne thématiques. Typiquement, vous allez créer un espace « montre » et y mettre de temps en temps de l’argent de côté en un clic, afin de vous en offrir une au bout de l’épargne.

Il y a plusieurs subtilités du genre qui rendent l’expérience bancaire plus intelligente, plus ludique aussi. On pense à « Money Beam » ou « Demande », qui vous permet des transferts instantanés d’argent entre utilisateurs N26 présents parmi vos contacts, comme le permet Payconiq par exemple.

Et il y a bien sûr la base: le virement bancaire pour payer vos factures.

Conclusion

Sans conteste, N26 est une excellente option si comme la majorité des Belges, vous considérez surtout votre banque comme une tirelire et un moyen de (se faire) payer. N26 offre tout ça gratuitement, et même 5 retraits par mois en Belgique pour avoir du liquide.

Et c’est une vraie banque, avec un vrai numéro de compte (allemand, mais ça ne change rien en Europe), une vraie carte de débit (MasterCard, ceci dit, qui est acceptée dans plus d’endroit que la Maestro). Attention, cependant, certains commerces belges (comme les Colruyt) n’acceptent pas la MasterCard, même celle de débit de N26, nous l’avons essayé.

Le gros point fort de N26: une application très bien foutue, orientée « utilisateur », avec de nombreuses options pratiques et qui vous notifie au moindre mouvement sur votre compte.

A la question « Comment N26 gagne-t-il de l’argent si les comptes sont gratuits ?« , des responsables nous ont répondu: « N26 a un modèle commercial principalement axé sur les abonnements premium, tels que N26 Black ou N26 Metal. Nous croyons en la nécessité de mettre en place un modèle simple, transparent et juste, ce qui nous permet de constater que les utilisateurs sont prêts à payer pour les adhésions s’ils reçoivent un produit complet de grande valeur. Ceci est comparable à Netflix ou Spotify, qui a sans doute éduqué leurs industries respectives à cet égard« .

Dernier bémol dans cette expérience globalement très positive: impossible de savoir ce que l’avenir nous réserve. N26 est une ‘start-up’ allemande, elle pourrait disparaître dans 5 ans, ou décider dans 1 an de rendre son compte basique payant.

Mais c’est exactement ce que vient de faire ma « banque traditionnelle » (allemande elle aussi…) en m’envoyant uniquement un email. 

Voici le premier smartphone avec un écran “troué” disponible en Belgique

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 12 février 2019 10h28 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: voici le premier smartphone avec un écran “troué” disponible en Belgique

Le Honor View 20 ouvre le bal des smartphones de 2019. Sorti il y a quelques jours en Europe, il a une particularité inédite: sa caméra frontale est isolée dans l’écran, en haut à gauche. De quoi se passer d’une « encoche » qui ne plait pas à tout le monde. Mais est-ce bien pratique ?

Vous avez sans doute déjà entendu parler de la marque Honor. Elle appartient au groupe Huawei, qui en a fait depuis des années sa marque ‘jeune’ et ‘en ligne’. Il se vend principalement des Honor à l’étranger, car en Belgique, petit pays, la marque Huawei est déjà très présente et assez populaire. Le géant chinois des télécoms n’a donc jamais vraiment pris la peine de lancer en grandes pompes sa deuxième marque chez nous, à part lors de la sortie du Honor 9 que nous avons couverte en 2017.

En 2019, visiblement, Honor veut essayer d’attirer à nouveaux les projecteurs, de faire un peu plus parler d’elle dans notre pays. Le but, sans surprise, est de grappiller des parts de marché à la concurrence Android, donc à Samsung principalement dans notre pays. Les prix avec Huawei se chevauche cependant, on se demande dès lors s’il n’y aura pas un peu cannibalisme, mais les filières de distribution sont en partie différentes.

Pour y parvenir, Honor a lancé son View 20 en Belgique récemment, et il sera disponible dans plusieurs enseignes connues comme Vandenborre. Alors qu’à la base, Honor est une marque ‘en ligne’. Ironie de l’histoire: sur le site de Honor (France, pas le choix), on ne peut pas se faire livrer en Belgique. Bref, on se perd un peu au niveau de la stratégie, mais ça n’a pas vraiment d’importance pour vous, le client final.

549€ pour un écran… troué

Honor nous avait habitués à des smartphones milieu de gamme avec un prix abordable et des performances suffisantes. Rien à voir avec le View 20, que l’on trouve à 549€ chez Vandenborre ou Coolblue. Notez que Krefel distribue aussi des smartphones Honor, mais pas MediaMarkt… Et il s’agit de la version 128 GB. Celle avec 256 GB de mémoire interne se trouve à 649€ sur le web.

Le View 20 est un grand smartphone de 6,4’’, et ce qu’on remarque immédiatement, c’est le ‘trou’ dans son écran. Depuis peu, quelques constructeurs ont préféré ce moyen pour insérer la caméra frontale, tout en évitant la fameuse ‘encoche’ (notch) qui déplait à certains.

D’un point de vue esthétique, c’est plutôt pas mal. Et avec certaines applications (comme YouTube), il est possible d’avoir une sensation d’immersion inédite, car la vidéo occupe tout l’écran (moins le ‘trou’ de la caméra, voir photo). Sur une appli comme Chrome ou RTL info, ça ne change pas grand chose en revanche, et le ‘trou’ de 4,5 mm de diamètre n’est qu’une encoche déplacée.

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Du tout bon, à part l’écran

Concernant le reste de la fiche technique, on est plutôt gâté: puce Kirin 980 à 2,6 GHz (le même que le vaisseau-amiral de Huawei, le Mate 20 Pro), 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne (pas de port microSD mais nanoSD), appareil photo principal de 48 MP (25 MP à l’avant), batterie de 4.000 mAh, dos en verre aux reflets travaillés en forme de chevrons, Android 9.0.

Bref, niveau matériel, on est gâté, tout sera fluide durant quelques années, et le stockage devrait suffire, même pour les plus gros utilisateurs. Quant à la batterie, après 48 heures d’utilisation normale, notre View 20 ne rendait pas encore l’âme. C’est l’un des plus endurants que nous ayons pu tester.

Seul bémol: la qualité de l’écran. La dalle IPS de 1080 x 2310 pixels tire vers le bleu, et elle est loin de l’OLED qui équipe plusieurs smartphones dans cette gamme de prix. Les noirs sont donc gris, les couleurs moins vives, c’est inévitable. La luminosité maximale est heureusement suffisante pour une lecture agréable en plein soleil.

Enfin, et ça justifie en partie l’écart avec les smartphones à 1.000€, il n’y a pas d’étanchéité, pas de capteur d’empreinte intégré à l’écran, pas de charge sans fil (mais bien une charge rapide avec un bloc de 22,5W)

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Et les photos ?

Avec un objectif principal de 48 MP, on s’attend surtout à des capacités de zoom intéressantes. En réalité, Honor est le premier smartphone à être équipé du dernier capteur IMX 586 de Sony.

Un capteur un peu plus grand que la moyenne, qui peut donc capturer plus de lumière. Et c’est très utile pour les photos à l’intérieur, en soirée, de nuit, etc. Tous nos clichés ont été réussis, avec peu de bruit numérique.

A l’extérieur, sans surprise, les photos sont parfaites. Le zoom est x2 sans perte de qualité, car les photos par défaut du Honor View 20 font 12 MP.

Le capteur supplémentaire à l’arrière exploite ce qu’on appelle la technologie ToF (Time of Flight). Il permet principalement de capturer des scènes en 3D, grâce à l’envoi d’impulsions laser et au calcul de leurs rebondissements. Ces fonctionnalités sont intégrées dans l’application ‘Appareil photo’, et notamment dans le suivi de la silhouette, dans la retouche vidéos (détouré du corps en mouvement). La 3D ToF peut également servir dans certains jeux, mais on ignore lesquels…


Conclusion

Belle surprise pour ce début d’année que ce Honor View 20, un appareil haut de gamme vendu 549€, et qui s’oppose donc au très bon OnePlus 6T qu’on a testé récemment.

Les performances sont là, cela ne fait aucun doute. Le design avec reflet en chevrons est particulier, osé, et orienté davantage vers les jeunes, sans doute. Les concessions sont faites uniquement au niveau de l’écran (qui n’est pas OLED) et de quelques options un peu gadget, comme l’étanchéité et le capteur d’empreinte intégré à l’écran. Bref, c’est l’un des meilleurs rapports prix/puissance du moment.

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L’ordinateur de bord de cette Mercedes est aussi grand qu’une télévision: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 janvier 2019 15h49 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, nos voitures deviennent de plus en plus intelligentes. Equipées d’une carte SIM pour se connecter elles-mêmes à internet, d’un port USB pour relier votre smartphone et transformer l’écran (Android Auto, Apple CarPlay), d’une panoplie de capteurs et de gadgets contrôlables via l’ordinateur de bord ou une application sur smartphone, elles sont à l’aube de leur évolution ultime: devenir entièrement autonomes.

Et comme dans une voiture autonome vous ne devez théoriquement plus regarder la route, les constructeurs prennent les devants et élargissent de plus en plus les écrans présents à l’avant des voitures. Ce prototype de Byton, une jeune entreprise ambitieuse présente à nouveau au CES de Las Vegas cette année, annonce la couleur :

Mercedes est forcément plus terre-à-terre. On sait qu’il faut de longs mois pour valider une technologie ou un accessoire présent dans une voiture, pour des raisons de sécurité principalement. Le concept Mercedes Me et les écrans de la Classe A sont cependant déjà impressionnants, comme j’ai pu le constater durant un test de quelques jours.

C’est la taille qui étonne le plus, surtout pour une voiture représentant l’entrée de gamme du constructeur, son plus « petit » modèle (qui ne l’est pas tellement, en fait). En effet, l’espèce de télévision de près d’un mètre de large présente sur la planche de bord renferme en réalité deux écrans distincts, et de grande taille. Ils sont de bonne qualité et en haute définition: on dirait des tablettes…

Celui derrière le volant est plus limité, mais paramétrable à souhait: style, taille des compteurs, infos centrales (GPS ou musique, trajet, etc). Il bien grand, bien visible, et se contrôle à l’aide de la partie gauche du volant: boutons, petit pavé tactile à balayer… c’est précis et complet.

Une bon infotainment

Le plus intéressant est celui qui fait office d’écran principal, d’infotainment, comme on dit. La dalle de plusieurs dizaines de centimètres est tactile, et rassemble toutes les fonctions qu’on est en droit d’attendre en 2019: navigation, musique, accès au téléphone (pour appels/messages mais aussi musique), réglages du véhicules en tout genre (clim, lumière, etc), quelques applications comme un navigateur internet via Mercedes Me (la plateforme cloud qui fait le lien entre vous et votre voiture).

Le tout est animé par une interface fluide et réactive, l’une des meilleures que j’ai pu essayer jusqu’à présent. Elle est assez intuitive et se commande de 3 manières: écran tactile, pavé avec bouton et zone tactile près de l’accoudoir, partie droite du volant (boutons, molette de volume et petit pavé tactile que l’on peut balayer, c’est très bien foutu).

Il est également possible de commander une partie de cette interface avec la voix (Linguatronic). Mais « Bonjour Mercedes » n’est pas toujours le moyen le plus simple d’effectuer une tâche, à part pour appeler un contact dans le répertoire du smartphone relié.

On regrette l’absence d’Android Auto et de CarPlay, Mercedes imposant son interface maison. Pour Spotify, par exemple, il faudra le lancer via le smartphone (mais après, on peut faire défiler les morceaux et gérer le volume via l’interface de la voiture).

Ce smartphone a 4 capteurs photo à l’arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 2 janvier 2019 11h04 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: ce smartphone de Samsung a 4 capteurs photo à l'arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Le Galaxy A9 du géant coréen, qui est toujours la marque la plus populaire en Belgique (devant Apple et Huawei), est-il une démonstration de puissance, une vitrine technologique, ou une réelle innovation qui va bouleverser le monde de la photo sur smartphone ? Poser la question est un peu y répondre…

C’est assez paradoxal: Engadget, un célèbre média spécialisé anglosaxon, vient de décerner au Google Pixel 3 XL le prix du « photophone » de l’année. Ce smartphone, vous l’ignorez sans doute car il n’est pas commercialisé chez nous, n’est équipé que d’un seul capteur photo à l’arrière.

Or, 2018 a été l’année de la course aux capteurs photos placés à l’arrière. Après Huawei et les trois lentilles du P20 Pro et du Mate 20 Pro, Samsung a osé aller encore plus loin en sortant, en cette fin d’année, le Galaxy A9. Cet élégant smartphone que nous avons essayé dans sa version « Lemonade Blue » (dégradé de bleu, vert, jaune) possède en effet 4 capteurs alignés à l’arrière.

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Une fiche technique presque parfaite

Vendu 599 euros, un prix élevé sans être celui d’un flagship, le Galaxy A9 se doit d’avoir une solide fiche technique pou convaincre. Et c’est le cas sur pratiquement tous les points: écran 6,3″ AMOLED (2220 x 1080 px), 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, grosse batterie de 3.800 mAh avec charge rapide, deux ports pour carte SIM et une place pour une carte microSD, finition soignée avec dos en verre.

Ce qu’il laisse à ses grands frères, les Galaxy S9 et Note 9: l’étanchéité, la puissance du meilleur processeur maison (le A9 n’est pas équipé d’un Exynos mais d’un Snapdragon 660 plutôt moyen), la charge sans fil, le stylet, et d’autres petits détails.

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Les quatre capteurs, plus ou moins utiles…

Le Galaxy A9 peut justifier son prix élevé (on est 60€ au-dessus de l’excellent OnePlus 6T) si la partie photo est rendue exceptionnelle grâce aux 4 capteurs alignés à l’arrière. Mais allons droit au but: c’est avant tout une démonstration de puissance. Je m’explique: face aux marques chinoises qui sortent une dizaine de smartphones par an, dont certains « innovent » en multipliant les capteurs à l’arrière, Samsung (à l’instar d’Apple) a été taxé d’immobilisme, d’attentisme. Avec à la clé, un légère diminution des parts de marché.

Vexé, le géant sud-coréen a sans doute voulu montrer au monde qu’il pouvait lui aussi sortir des ‘première mondiale’, et c’est ce qu’il a fait avec le Galaxy A9, qui est effectivement le premier avec autant de lentilles à l’arrière. De là à dire que c’est une innovation majeure, il y a un pas à ne pas franchir.

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L’idée de Samsung, c’est que chaque capteur doit jouer un rôle particulier. Le premier est la « caméra principale » (24 MP, ouverture F1.7): il va prendre l’écrasante majorité de vos photos car peu de gens chipotent dans les réglages.

Le second est « grand angle » (8 MP, ouverture F2.4), et couvre 120°: donc si vous ne pouvez pas vous éloigner d’une scène (ex: vous êtes à table et souhaitez photographier tout le monde), c’est toujours pratique, mais il y un effet arrondi sur les côtés (qui peut être corrigé par après via la galerie).

Il y a également un objectif dit « télé » (10 MP, F2.4): il permet un zoom optique 2X, ce qui, à nouveau, peut être pratique dans certains cas. La qualité de l’image ne se détériore pas comme c’est le cas avec d’autres smartphones qui zooment dans l’image (on appelle ça un zoom numérique).

Enfin, il y a un capteur dit « de profondeur » (5MP, F2.2). Il est là pour réussir les effets « bokeh »: quand vous faites la photo d’une personne ou d’un visage, il permet de détecter la profondeur de champs et donc de flouter l’arrière-plan.

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Les sapins permettent de passer de ‘normal’ (au milieu) à ‘grand angle’ (à gauche, d’où l’effet un peu arrondi) ou à ‘zoom’ (à droite)

Conclusion

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, après avoir joué une semaine avec l’appareil photo du Galaxy A9, on n’est jamais tombé à la renverse, on n’y voit pas de révolution. Certes, on a remarqué que le grand angle, à activer manuellement, était plutôt sympa. Et que le zoom pouvait être utile, même si 2X, ce n’est pas énorme. Enfin, on a noté que les portraits étaient réussis surtout au niveau du contour du sujet, très bien découpé.

Mais Samsung oublie qu’il est possible, avec un bon traitement logiciel, de permettre à un seul capteur de faire de très belles photos, de réussir de magnifiques portraits. Il y a cependant la fonction « grand angle » et « zoom », sur lesquelles Google, par exemple, doit s’avouer vaincu avec son Pixel 3, couronné cependant en 2018 dans la presse spécialisée. Mais rappelons que la plupart des utilisateurs de smartphone prennent leurs photos en mode automatique, sans toucher à aucun réglage, à aucune option.

Donc, a priori, le Galaxy A9 s’adresse aux personnes exigeantes, qui veulent en faire plus avec leur smartphone au niveau de la photo. Il est cependant très élégant et rapide en toute circonstance. Reste un prix élevé (599€), ce qui nous fait dire que Samsung ne va pas écouler beaucoup de Galaxy A9 en Belgique et dans le monde – et surtout que ce smartphone est davantage une démonstration de puissance, une vitrine commerciale qui rappelle que le Coréen sait aussi bousculer les codes.






Voici le premier smartphone 5G qui sera lancé en Europe

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 décembre 2018 07h19 | Ajouter un commentaire

Le patron de OnePlus, Pete Lau, a annoncé mercredi soir que la fabricant sera le premier à lancer un smartphone 5G grand public en Europe. Pas en Belgique, hélas: il fera d’abord son entrée sur le marché britannique, où l’opérateur N.1 va déployer progressivement son réseau de nouvelle génération.

Celui qui devrait s’appeler le OnePlus 7 sera propulsé par la nouvelle plateforme mobile haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 855, qui jouera un rôle crucial car ces puces contiennent un tas de choses, désormais, dont le « modem » 5G. Le OnePlus 7 sortira en 2019, probablement au printemps si le constructeur chinois reste sur une logique de deux smartphones par an.

Cette annonce a été faite lors d’un sommet de Qualcomm par rapport à sa technologie Snapdragon, qui anime une grande partie des smartphones Android dans le monde.

Envoyez du Wi-Fi dans tous les coins de votre maison grâce à la technologie « mesh »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 novembre 2018 15h39 | Ajouter un commentaire

Comme la plupart des foyers, le vôtre est sans doute équipé d’un modem/routeur qui amène internet chez vous, et qui le diffuse via des ports réseau et le Wi-Fi.

Mais si vous possédez une maison, il est fort probable que dans certaines zones, il n’y ait pas ou peu de signal. Impossible pour un enfant de travailler correctement sur un ordinateur dans sa chambre, ou pour vous de regarder un film sur Netflix dans le lit, via une tablette. De plus, avec l’augmentation des produits connectés dans une maison, avoir du Wi-Fi partout est devenu indispensable.

Jusqu’à présent, il existait des solutions comme le CPL (courant porteur en ligne), qui, via des boitiers placés sur des prises de courant, se servent du réseau de câble électrique présent dans toutes les maisons pour envoyer du réseau partout. Mais cette solution manque souvent de stabilité et de fiabilité, et si le boitier en question est équipé de Wi-Fi, il émet son propre « réseau », différent du principal (le smartphone ou l’ordinateur doit alors passer de l’un à l’autre).

Maillez votre maison

C’est pourquoi la technologie « mesh » (maille en anglais) est en train de faciliter grandement les choses. Son principe de base, c’est d’utiliser tous les émetteurs de signal ou de réseau, et de les fusionner dans un même réseau. C’est principalement du travail logiciel au sein des routeurs et des répéteurs Wi-Fi, mais ça fonctionne drôlement bien.

Pour faire le test, on a pris un répéteur de chez AVM, le fabricant allemand de matériel de réseau est une référence au niveau de la qualité de fabrication de ses appareils et des logiciels qui y sont intégrés.

Il s’agit en particulier du Fritz!WLAN Repeater 1750E (99€), mais d’autres modèles et d’autres marques utilisent la même technologie.

Installation simple, utilisation transparente

La meilleur technologie est la plus simple, la plus invisible. Le principe du mesh, c’est ça. Et avec le répéteur Wi-Fi d’AVM, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de brancher le boitier dans une prise électrique à mi-distance entre le routeur (comme la Bbox 3 de Proximus) et la zone à couvrir. Idéalement, sur le palier de l’étage d’une maison.

Ensuite, vous appuyez sur le bouton de connexion WPS du boitier, et endéans les deux minutes, sur le même bouton WPS situé sur le routeur. Et c’est fait. Sans vous en rendre compte, et sans devoir reconfigurer tout le matériel en le liant à un nouveau réseau, vous avez étendu le Wi-Fi à toute votre maison. Le boitier utilise donc les mêmes SSID (identité de réseau sans-fil), et s’il y en a deux (comme sur les Bbox, un pour le 2.4 GHz et un pour le 5GHz), il va les mixer au mieux pour aller chercher le réseau sur le routeur, tout en le diffusant vers les appareils à connecter.

Particulièrement performant, le Repeater 1750E élargit la portée du réseau local sans fil dans la bande des 5 GHz avec des vitesses pouvant théoriquement atteindre les 1300 Mbit/s (450 Mbit/s pour la bande des 2.4 GHz).

Un port Gigabit sous le capot

Pour plus d’options, il est toujours possible, via le navigateur d’un appareil connecté au boitier avec ou sans fil, d’aller sur http://fritz.repeater afin de configurer, ou de comprendre le « maillage » de votre maison.

Sachez que sous le Repeater 1750E, il y a un port réseau Gigabit, ce qui signifie que vous pouvez brancher un ordinateur, un décodeur ou tout ce qui a besoin d’une bonne connexion câblée.

Bref, c’est simple, on ne se rend pas compte de grand-chose mais ça fonctionne: plus de problème de Wi-Fi…

Que vaut le dernier smartphone de Wiko, spécialiste « français » de l’entrée de gamme ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 9 novembre 2018 13h15 | Ajouter un commentaire

On vous le répète assez souvent, le marché du smartphone est impitoyable. A part Apple qui  accapare l’écrasante majorité des bénéfices grâce à ses iPhone ultrapopulaires (et chers…), Samsung qui est présent depuis très longtemps avec une solide force de frappe commerciale, et Huawei qui ne cesse de conquérir des parts des marché, très peu d’entreprises parviennent à gagner beaucoup d’argent.

Pour y arriver, elles doivent jouer sur les prix, réduire leur marge et miser sur le nombre d’appareils écoulés, tout en étant innovantes en matière de marketing. OnePlus est certainement le meilleur exemple en la matière, on vient d’en parler lors de la sortie du 6T.

D’autres acteurs dits pure player (dont le smartphone est l’unique ou principal objet) parviennent, difficilement parfois, à tirer leur épingle du jeu. Et l’un d’eux est basé à Marseille : Wiko. Rappelons cependant que l’entreprise française est contrôlée à 100% par Tinno, une société chinoise qui lui fabrique ses smartphones.

Depuis toujours, Wiko vise l’entrée et le début du milieu de gamme. La stratégie est théoriquement de monter en gamme, mais c’est très compliqué et la marque reste principalement présente sous la barre des 200€.

Quoi de neuf avec le View 2 Plus ?

Wiko a soigné le look de son View 2 Plus, un appareil vendu 249€ en Belgique. Le dos est en plastique imitation verre poli, et l’effet est assez réussi en gris. La finition est bonne et on a l’impression de tenir un objet solide, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Wiko. Seul hic: le port microUSB, qui en 2018 est devenu assez rare (pas de charge ni de transfert de données rapide, non réversible…).

L’écran d’environ 6″ avec encoche occupe une belle partie de la face avant. Il n’est hélas que HD, c’est-à-dire qu’il a une résolution de seulement 1512 x 720 pixels, ce qui peut se ressentir sur un smartphone de cette taille (on « voit » parfois les pixels).

Bon point: le stockage de 64 GB, la puce Snapdragon 450 épaulée par 4 GB de RAM, la batterie de 4.000 mAh. Tout ça assure un fonctionnement correct au quotidien et une autonomie d’environ deux jours.

Les photos sont toujours le point faible des appareils dans cette gamme de prix, et le View 2 Plus ne déroge pas à la règle. Il est cependant possible de réussir des effets ‘bokeh’ sans trop de souci pour faire de beaux portraits. Pour le reste, de jour, les photos sont agréables, mais dès qu’il fait un peu sombre, on perd nettement en qualité.

En conclusion, faut-il craquer pour le View 2 Plus ? Tout est une question de priorité. Dans cette gamme de prix, il faut accepter les concessions. Celles de Wiko ne sont pas liées à la performance ni au stockage (64 GB, c’est confortable) mais plutôt à l’écran, à l’usage de plastique et à l’absence d’un port USB Type-C (il faut se contenter d’un microUSB).