Mobilité

Voici le premier smartphone 5G qui sera lancé en Europe

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 décembre 2018 07h19 | Ajouter un commentaire

Le patron de OnePlus, Pete Lau, a annoncé mercredi soir que la fabricant sera le premier à lancer un smartphone 5G grand public en Europe. Pas en Belgique, hélas: il fera d’abord son entrée sur le marché britannique, où l’opérateur N.1 va déployer progressivement son réseau de nouvelle génération.

Celui qui devrait s’appeler le OnePlus 7 sera propulsé par la nouvelle plateforme mobile haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 855, qui jouera un rôle crucial car ces puces contiennent un tas de choses, désormais, dont le « modem » 5G. Le OnePlus 7 sortira en 2019, probablement au printemps si le constructeur chinois reste sur une logique de deux smartphones par an.

Cette annonce a été faite lors d’un sommet de Qualcomm par rapport à sa technologie Snapdragon, qui anime une grande partie des smartphones Android dans le monde.

Envoyez du Wi-Fi dans tous les coins de votre maison grâce à la technologie « mesh »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 novembre 2018 15h39 | Ajouter un commentaire

Comme la plupart des foyers, le vôtre est sans doute équipé d’un modem/routeur qui amène internet chez vous, et qui le diffuse via des ports réseau et le Wi-Fi.

Mais si vous possédez une maison, il est fort probable que dans certaines zones, il n’y ait pas ou peu de signal. Impossible pour un enfant de travailler correctement sur un ordinateur dans sa chambre, ou pour vous de regarder un film sur Netflix dans le lit, via une tablette. De plus, avec l’augmentation des produits connectés dans une maison, avoir du Wi-Fi partout est devenu indispensable.

Jusqu’à présent, il existait des solutions comme le CPL (courant porteur en ligne), qui, via des boitiers placés sur des prises de courant, se servent du réseau de câble électrique présent dans toutes les maisons pour envoyer du réseau partout. Mais cette solution manque souvent de stabilité et de fiabilité, et si le boitier en question est équipé de Wi-Fi, il émet son propre « réseau », différent du principal (le smartphone ou l’ordinateur doit alors passer de l’un à l’autre).

Maillez votre maison

C’est pourquoi la technologie « mesh » (maille en anglais) est en train de faciliter grandement les choses. Son principe de base, c’est d’utiliser tous les émetteurs de signal ou de réseau, et de les fusionner dans un même réseau. C’est principalement du travail logiciel au sein des routeurs et des répéteurs Wi-Fi, mais ça fonctionne drôlement bien.

Pour faire le test, on a pris un répéteur de chez AVM, le fabricant allemand de matériel de réseau est une référence au niveau de la qualité de fabrication de ses appareils et des logiciels qui y sont intégrés.

Il s’agit en particulier du Fritz!WLAN Repeater 1750E (99€), mais d’autres modèles et d’autres marques utilisent la même technologie.

Installation simple, utilisation transparente

La meilleur technologie est la plus simple, la plus invisible. Le principe du mesh, c’est ça. Et avec le répéteur Wi-Fi d’AVM, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de brancher le boitier dans une prise électrique à mi-distance entre le routeur (comme la Bbox 3 de Proximus) et la zone à couvrir. Idéalement, sur le palier de l’étage d’une maison.

Ensuite, vous appuyez sur le bouton de connexion WPS du boitier, et endéans les deux minutes, sur le même bouton WPS situé sur le routeur. Et c’est fait. Sans vous en rendre compte, et sans devoir reconfigurer tout le matériel en le liant à un nouveau réseau, vous avez étendu le Wi-Fi à toute votre maison. Le boitier utilise donc les mêmes SSID (identité de réseau sans-fil), et s’il y en a deux (comme sur les Bbox, un pour le 2.4 GHz et un pour le 5GHz), il va les mixer au mieux pour aller chercher le réseau sur le routeur, tout en le diffusant vers les appareils à connecter.

Particulièrement performant, le Repeater 1750E élargit la portée du réseau local sans fil dans la bande des 5 GHz avec des vitesses pouvant théoriquement atteindre les 1300 Mbit/s (450 Mbit/s pour la bande des 2.4 GHz).

Un port Gigabit sous le capot

Pour plus d’options, il est toujours possible, via le navigateur d’un appareil connecté au boitier avec ou sans fil, d’aller sur http://fritz.repeater afin de configurer, ou de comprendre le « maillage » de votre maison.

Sachez que sous le Repeater 1750E, il y a un port réseau Gigabit, ce qui signifie que vous pouvez brancher un ordinateur, un décodeur ou tout ce qui a besoin d’une bonne connexion câblée.

Bref, c’est simple, on ne se rend pas compte de grand-chose mais ça fonctionne: plus de problème de Wi-Fi…

Que vaut le dernier smartphone de Wiko, spécialiste « français » de l’entrée de gamme ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 9 novembre 2018 13h15 | Ajouter un commentaire

On vous le répète assez souvent, le marché du smartphone est impitoyable. A part Apple qui  accapare l’écrasante majorité des bénéfices grâce à ses iPhone ultrapopulaires (et chers…), Samsung qui est présent depuis très longtemps avec une solide force de frappe commerciale, et Huawei qui ne cesse de conquérir des parts des marché, très peu d’entreprises parviennent à gagner beaucoup d’argent.

Pour y arriver, elles doivent jouer sur les prix, réduire leur marge et miser sur le nombre d’appareils écoulés, tout en étant innovantes en matière de marketing. OnePlus est certainement le meilleur exemple en la matière, on vient d’en parler lors de la sortie du 6T.

D’autres acteurs dits pure player (dont le smartphone est l’unique ou principal objet) parviennent, difficilement parfois, à tirer leur épingle du jeu. Et l’un d’eux est basé à Marseille : Wiko. Rappelons cependant que l’entreprise française est contrôlée à 100% par Tinno, une société chinoise qui lui fabrique ses smartphones.

Depuis toujours, Wiko vise l’entrée et le début du milieu de gamme. La stratégie est théoriquement de monter en gamme, mais c’est très compliqué et la marque reste principalement présente sous la barre des 200€.

Quoi de neuf avec le View 2 Plus ?

Wiko a soigné le look de son View 2 Plus, un appareil vendu 249€ en Belgique. Le dos est en plastique imitation verre poli, et l’effet est assez réussi en gris. La finition est bonne et on a l’impression de tenir un objet solide, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Wiko. Seul hic: le port microUSB, qui en 2018 est devenu assez rare (pas de charge ni de transfert de données rapide, non réversible…).

L’écran d’environ 6″ avec encoche occupe une belle partie de la face avant. Il n’est hélas que HD, c’est-à-dire qu’il a une résolution de seulement 1512 x 720 pixels, ce qui peut se ressentir sur un smartphone de cette taille (on « voit » parfois les pixels).

Bon point: le stockage de 64 GB, la puce Snapdragon 450 épaulée par 4 GB de RAM, la batterie de 4.000 mAh. Tout ça assure un fonctionnement correct au quotidien et une autonomie d’environ deux jours.

Les photos sont toujours le point faible des appareils dans cette gamme de prix, et le View 2 Plus ne déroge pas à la règle. Il est cependant possible de réussir des effets ‘bokeh’ sans trop de souci pour faire de beaux portraits. Pour le reste, de jour, les photos sont agréables, mais dès qu’il fait un peu sombre, on perd nettement en qualité.

En conclusion, faut-il craquer pour le View 2 Plus ? Tout est une question de priorité. Dans cette gamme de prix, il faut accepter les concessions. Celles de Wiko ne sont pas liées à la performance ni au stockage (64 GB, c’est confortable) mais plutôt à l’écran, à l’usage de plastique et à l’absence d’un port USB Type-C (il faut se contenter d’un microUSB).

Logitech Craft: pourquoi mettre 199€ dans un clavier ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 23 octobre 2018 13h57 | Ajouter un commentaire

L’accessoiriste suisse Logitech, qui utilise désormais la marque ‘logi’ pour son matériel de bureau, a sorti il y a quelques mois le Craft. Un ovni dans le petit monde des claviers sans-fil, un accessoire devenu très pratique car il évite les câbles sur le bureau et n’a besoin que de très peu d’énergie (deux piles = plusieurs années).

Pourquoi un ovni ? Car il coûte 199€ à la base, ce qui est déjà rare pour un clavier. Ce prix élevé a pour cause une finition en aluminium impeccable. On est sur du très haut-de-gamme: le Craft est lourd, bien assemblé, discret. Son look est résolument moderne: aucun problème pour le laisser sur le bureau en permanence, ni pour travailler dans la pénombre car il est rétroéclairé. De plus, il est très silencieux: les touches incurvées très fines s’enfoncent délicatement, c’est agréable pour l’oreille et confortables pour les doigts. Comptez également sur un clavier complet, avec pavé numérique et espace pour les flèches du curseur. Une belle largeur, donc, pour un espace de travail idéal. Sachez également qu’il se connecte en Bluetooth (jusqu’à 3 appareils peuvent être enregistrés) ou via le récepteur USB propre à Logitech (Unifying) inclus. Il est équipé d’une batterie rechargeable par via un câble USB Type-C fourni.

L’autre caractéristique du Craft, c’est la molette « cliquable » située sur le coin supérieur du clavier. Par défaut, elle va régler le volume Windows, ce qui n’est pas terriblement utile sachant qu’il y a des touches pour ça. Mais si vous utilisez l’application Logitech Options (144 MB tout de même), vous pouvez assigner à cette molette toute une série de commandes liées à certains logiciels. La suite Office (Word, Excel, PowerPoint) est concernée, mais ça n’est pas toujours très utile. Par exemple, sous Word, vous pourrez agrandir du texte sélectionné ou changer de police. Le plus intéressant est dans la suite de logiciel de création graphique d’Adobe: Photoshop, Illustrator, InDesign et Premiere Pro (dans leur version CC uniquement). La molette peut être assignée au zoom/dézoom, ce qui est sans doute le plus pratique, car sollicité régulièrement. Elle peut également, en fonction du contexte, modifier la luminosité, la taille de l’image, l’opacité, la taille du texte, etc. C’est pratique mais pas indispensable car dans ces quelques logiciels, il y a de multiples manières/raccourcis pour arriver à un même résultat. Cependant, ça aidera certains d’entre nous à gagner un peu de temps au jour le jour… Notez que d’autres logiciels pourront en profiter à l’avenir, car il y a un kit de développement disponible.

Nos conclusions sur le Craft de Logitech sont mitigées. Il est certes très design mais 199€, c’est une belle somme pour ce qui reste un clavier sans fil. La molette est originale mais elle nécessite l’installation d’un logiciel pour la configurer, et peut s’avérer utile sur un nombre limité d’applications (surtout la suite créative d’Adobe mais uniquement en version CC). Le Craft a du sens pour les graphistes ou ceux qui font de la retouche d’images et qui gagneront du temps. Pour les autres, c’est un peu cher, mais c’est très « exclusif »…

Samsung en tête de la course aux capteurs photo: il y en a QUATRE sur le dos du Galaxy A9

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 octobre 2018 08h28 | Ajouter un commentaire

Samsung est pour l'instant en tête de la course aux capteurs photos: il y en a QUATRE sur le dos de son dernier smartphone

Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté ce jeudi à Milan son dernier smartphone, le Galaxy A9. Une gamme située dans le milieu e la fourchette des prix, même s’il faudra débourser 599€ pour s’offrir cet appareil aux dimensions généreuses: 6,3″.

Mais au-delà de ce grand écran Super AMOLED qu’on sait déjà très agréable à l’œil, c’est l’arrière du Galaxy A9 qui attire l’attention, car Samsung compte dessus pour gagner la course au nombre d’appareils photos. On n’en compte pas moins de 4, alors que son concurrent chinois, le Huawei P20 Pro, en avait mis 3 au printemps dernier.

Difficile de savoir exactement à quoi rime cette course… On sait que des smartphones avec un seul capteur sont capables de réussir de très bonne photo. C’est le cas notamment du Pixel 3 présenté cette semaine par Google, et il mise tout sur la photographie !

Tout ce qu’on peut imaginer…

D’après le communiqué de presse, le quadruple appareil photo du Galaxy A9 de Samsung permet un zoom 2X, un grand angle pour capturer une plus grande image, une ‘lentille de profondeur’ (Depth Lens) qui permettrait de régler précisément la profondeur de champ et la zone de mise au point. Quant à l’objectif principal de 24MP, il permettrait de capturer plus de lumière.

Toutes ces promesses doivent se traduire par des avantages concrets pour le grand public, au moment de dégainer son smartphone. Et pour ça, il faudra attendre un test détaillé, prochainement.

Au-delà de cet aspect photographique, le Galaxy A9 est un smartphone avec une fiche technique moyenne: 128 GB de stockage interne et 6G de RAM, puce huit cœurs, batterie solide de 3.800 mAh. Pas d’étanchéité, pas de fonctions avancées de déverrouillage (simple capteur d’empreinte digitale à l’arrière).

HTC sur la bonne voie: son U12+ n’a qu’un seul défaut, il aime trop les traces de doigts

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 août 2018 08h11 | Ajouter un commentaire
HTC sur la bonne voie: son U12+ n'a qu'un seul défaut, il aime trop les traces de doigts
Cher mais réussi: c’est ce qu’on peut conclure du dernier ‘flagship’ du constructeur taïwanais. Pas de quoi inquiéter les ténors du marché Android que sont Samsung et Huawei, mais HTC a désormais de bons arguments, surtout au niveau de la photo, pour communiquer davantage en Belgique. Encore faut-il qu’il le fasse…

On l’a suffisamment dit: l’histoire de HTC est un peu triste. Le constructeur taïwanais, qui a permis à Android d’exister durant ses premières années face à l’iPhone, a connu ce que connaissent tous les leaders: une position dominante que l’on croit acquise, de grandes difficultés à s’adapter aux changements très rapides du marché.

Il faut dire que l’armada chinoise, Huawei en tête, a fait chuter les prix en envahissant l’Europe. Seul Apple et Samsung ont survécu et gagnent de l’argent. Tous les autres essaient mais doivent faire d’énormes efforts de communication et de marketing pour atteindre des parts de marché qui ne leur permettent pas de repasser dans le vert.

HTC est l’une des victimes, mais Sony, LG, Motorola, Wiko ou Alcatel mènent le même combat. Pourtant, ses marques font généralement du bon boulot.

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Une recette enfin aboutie pour le U12+: cher mais réussi

Si les modèles haut-de-gamme précédents souffraient tous d’un petit défaut les empêchant, à nos yeux, de faire vraiment concurrence aux ténors, ce n’est plus le cas du U12+ de HTC, sorti il y a quelques semaines. Le smartphone nous a convaincus après deux semaines d’utilisation, surtout au niveau de la finition et des photos. Le constructeur taïwanais semble sur la bonne voie, même s’il a un sacré travail de marketing qui l’attend en Belgique pour convaincre les clients de lui refaire confiance…

Comme tous les flagships taïwanais, le U12+ est cher: 799€. La fiche technique est à l’avenant: écran très haute définition (2880 x 1440 pixels), puce Snapdragon 845 à la puissance illimitée, 6 GB de RAM, appareil photo à double capteur performant, étanchéité totale. On tique un peu tout de même sur les 64 GB de stockage interne (on attend plutôt 128 à ce prix-là) et sur l’écran qui n’est pas OLED mais Super LCD (c’est un détail, car il est globalement réussi).

Fidèle à sa tradition, la finition est irréprochable chez HTC. La sensation de solidité est omniprésente. Le look suit les tendances du moment, avec une face arrière en verre brillant qui en jette, mais qui est un aspirateur à traces (doigts, poussières, etc). On l’a déjà constaté sur d’autres modèles 2017 et 2018, mais le U12+ est encore pire. Vivement que la mode change. Il y a heureusement un ‘châssis’ en métal qui apporte une excellente rigidité.

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Des traces de doigts dès la première manipulation…

Deux particularités matérielles

HTC a deux particularités matérielles pour se démarquer. Tout d’abord la fonction ‘Edge Sense’, qui a gagné des fonctions supplémentaires. A la base, elle servait à lancer une application maison (appareil photo, par exemple) même quand l’appareil est verrouillé, en serrant les bords. Désormais, elle peut servir à l’intérieur de certaines applications: répéter une alarme, basculer entre appareil photo frontal et principal, etc. C’est encore en beta, mais il y a du potentiel si les développeurs d’applications tierces s’y mettent.

L’autre spécificité du U12+, c’est que ses boutons physiques ne le sont pas vraiment. Volume plus ou moins, verrouillage: ce sont des boutons qui ressortent légèrement, mais qui ne s’enfoncent pas. On imagine qu’à la clé, il y a un petit gain de place à l’intérieur. Mais il n’y a aucun avantage pour l’utilisateur, plus perturbé qu’autre chose même après deux semaines d’utilisation. C’est surtout le réglage du volume qui est inutilement compliqué: difficile de savoir à quel point il faut appuyer, et durant combien de temps…

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D’étranges boutons « tactiles »

Un appareil photo au top

HTC confirme chaque année sa capacité à intégrer intelligemment des capteurs photos de grande qualité. La preuve: le U12+ s’en sort très bien, même quand les conditions de luminosité ne sont pas terribles. C’est généralement le signe que l’appareil photo va réussir la plupart de ses clichés, et c’est finalement tout ce qu’on lui demande. La présence de deux capteurs permet de jouer sur la profondeur de champs, ce qui est devenu pratiquement la norme cette année.

Sur la face avant, on a droit à deux capteurs aussi. Vos selfies seront plus nets, et dans l’écrasante majorité des cas, ils seront très réussis, comme s’il s’agissait d’une photo ‘normale’.

Bref, la partie photo est pratiquement aussi bonne que sur le Huawei P20 Pro, le champion 2018 du smartphone.

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Même à l’avant, il y a deux capteurs photos performants

Au niveau logiciel: un peu encombrant

HTC fait partie de ces fabricants qui ajoutent de nombreuses fonctionnalités et applications maison au-dessus d’Android. Il ne le fait pas au point de Samsung, champion toute catégorie, mais l’idée est de fidéliser (enfermer?) le client pour l’inciter à acheter à chaque fois un HTC: que ce soit pour la sauvegarde de données, l’agenda, les contacts, le clavier… tout est ‘HTC’. Certains constructeurs, et on les remercie, font confiance à Google: tout est alors transposable d’une marque à l’autre très simplement.

Au-delà de ça, il y a deux autres fonctions installées d’office et qui demandent un tas d’autorisations. Blinkfeed, depuis quelques années, est un écran sur la gauche des écrans d’accueil, qui rassemble un tas d’infos en provenance de votre appareil HTC, de vos réseaux sociaux, de fils d’actualités personnalisables comme News Republic (qui contient des pubs), etc. On imagine que certaines personnes apprécient encore ce genre d’agrégateurs de contenus très diversifiés, mais personnellement, on s’en passerait très volontiers. Il n’est pas obligatoire, ceci dit, et on peut supprimer cet écran.htc006

HTC a également mis au point depuis l’an dernier un genre d’assistant personnel, baptisé ‘Sense Companion’. Pas très bien traduit en français, il a cependant l’ambition de vous donner des petites infos personnalisées tout au long de la journée: trafic pour se rendre au travail le matin, activité physique, rendez-vous prévus, etc. Il fournit également un tas de recommandations pour des restaurants, des activités à faire durant le w-e prochain. Un peu trop ambitieux pour être utile, c’est surtout un aspirateur à données personnelles, et on ne sait pas vraiment où elles vont (il y a forcément des sites/partenaires tiers qui en ont besoin pour fournir des infos…). Uniquement pour les fans de HTC qui comptent rester fidèle à la marque à vie, et qui ont envie de le laisser tout savoir…htc007

On comprend que dans le monde très concurrencé des smartphones, il est logique d’essayer de se démarquer en proposant des fonctionnalités inédites. Mais souvent, c’est beaucoup d’efforts pour rien: qui utilise réellement ces options ? Si on devait caricaturer: la majorité des gens utilisent l’appareil photo, les applis de chaque réseau social séparément, Netflix et Spotify pour du contenu, quelques jeux vidéo pour s’amuser et d’autres applications utiles (banque, transport, etc). Le reste est superflu et/ou encombrant.






Samsung sort enfin un smartphone avec un bon rapport qualité/prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juillet 2018 10h32 | Ajouter un commentaire

Vous cherchez un smartphone Samsung pas trop cher? Le Galaxy A6+ est le meilleur rapport qualité-prix de la marque, nous l'avons testé (PHOTOS)

J’ai déjà répété plusieurs fois que les smartphones de Samsung étaient devenus un peu chers pour ce qu’ils étaient. Le géant sud-coréen vient de me prouver le contraire: pressé par une concurrence chinoise qui ne cesse faire baisser les prix, Samsung a sorti un Galaxy A6+ disponible dans certaines grandes enseignes belges pour 322€ actuellement. Un des meilleurs rapports qualité-prix de cet été.

2018 est une année assez délicate pour Samsung, au niveau de la téléphonie mobile. Certes, les chiffres sont bons et le géant sud-coréen reste en tête en Belgique et sur d’autres marchés importants. Mais à trop tutoyer les sommets, Samsung se repose-t-il sur ses lauriers ?

C’est l’avis de certains analystes, qui lui reprochent un manque d’audace alors que la concurrence chinoise ne se contente plus de copier, mais innove (regardez le P20 Pro de Huawei). Ce qui pousse d’autres à estimer que les prix en hausse continuelle des fleurons de la gamme (Note 8, S9) sont difficiles à justifier tandis que ceux-ci, à l’instar des iPhone d’Apple, ne sont que des mises-à-jour des modèles précédents.

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La qualité Samsung à 322€

Réaction de Samsung: un renouvellement intelligent du milieu de gamme. Le A6+ est arrivé à la rédaction de RTL info et nous l’avons testé. On le trouve à 322€ chez Vandenborre, l’enseigne s’alignant généralement sur le prix le plus bas des magasins belges.

La première réaction en manipulant l’A6+, c’est la qualité de la finition. Ceux qui n’apprécient pas trop la tendance actuelle au verre brillant et salissant se réjouiront de constater que l’A6+ est en métal poli, avec un tracé d’antenne original à l’arrière, qui lui donnerait presque un look « rétro ». L’assemblage est très bon, la prise en main aussi, grâce aux arrêtes arrondies.

Étonnamment vu le prix, l’A6+ arbore un grand écran 6″ AMOLED, dont seul Samsung a le secret: des noirs profonds, des couleurs riches. Il est au format 18.5:9 avec angles arrondis et affiche 2220 x 1080 pixels.

Notons également qu’au niveau du logiciel, le coréen ne zappe plus une version pour son milieu de gamme. Le A6+, sorti après le S9, tourne sous Android 8.0, la (presque) dernière version de l’OS de Google. Ce dernier est largement retravaillé pour intégrer la version 9.0 de Samsung Experience, l’imposante surcouche logicielle qui est certes encombrante par moment (l’assistant Bixby n’est jamais loin), mais qui est graphiquement intéressante et qui assure une continuité pour les fans de la marque.

Même la partie photo est de très bonne facture au regard du prix. A l’arrière, il y a deux capteurs: le principal est un 16 MP à ouverture f/1.7 tandis que le second est de 5 MP mais n’est utilisé que pour trouver la profondeur de champ dans le mode portrait (et permettre donc un ‘flou’ artistique en arrière-plan). Les photos de jour sont très bonnes: c’est dans la pénombre que l’appareil montre ses limites. Le capteur frontal de 24 MP fait quant à lui des miracles: les selfies affichent bien les détails et ne sont jamais flous.

Quant à la batterie de 3.500 mAh, elle est bien optimisée et permet de passer une très grosse journée sans problème.

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Des petits défauts vite oubliés

Vendu initialement à 369€ (un peu avant l’été), l’A6+ a rapidement baissé son prix. Il est pour l’instant à 322€ en Belgique, mais il s’agit peut-être d’un prix promotionnel temporaire. Quoi qu’il en soit, vu toutes les qualités qu’on lui a trouvées, on ne peut qu’accepter quelques petits défauts.

Le premier ne se voit pas vraiment: la puce principale est une Snapdragon 450 (couplée à 3 GB de RAM), soit une configuration pas très puissante. Pour toutes les tâches quotidiennes (réseaux sociaux, internet, etc), ça ne posera aucun problème. On a même essayé un éditeur vidéo performant (Quik) et tout s’est très bien passé durant le montage. En revanche, pour certains jeux vidéo très gourmands, il faudra se contenter de graphismes de qualité moyenne. Rien de bien grave, donc, pour la plupart des utilisateurs.

L’autre petit défaut est plus gênant (et étonnant): l’A6+ est équipé d’un vieux port microUSB. Il n’est pas réversible, le débit du transfert de données est moindre, et il ne permet pas la charge rapide:

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Enfin, notons que la mémoire interne n’est que de 32 GB (22 GB effectivement disponibles), ce qui n’est pas énorme. On peut insérer une carte microSD, heureusement.

Bref, notre conclusion est sans appel: l’A6+ coûte plus de 2X moins cher que le S9 (environ 729€ désormais) voire le Note8 (environ 799€), mais il n’est clairement pas 2X moins bon. Si vous avez l’habitude d’acheter des Samsung, n’hésitez pas, vous en aurez clairement pour votre argent.









Le G7 de LG, premier smartphone équipé d’un bouton Google Assistant (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mai 2018 06h21 | Ajouter un commentaire

Le géant sud-coréen de l’électronique a rassemblé la presse du Benelux à Amsterdam cette semaine pour présenter le G7 ThinQ, nouveau flagship censé pousser la marque sur le marché très délicat de la téléphonie mobile. Mission compliquée en vue, même si un partenaire de marque comme Google s’est immiscé dans la partie…

De l’aveu même d’un responsable LG pour le Benelux, la situation du géant sud-coréen en Europe au niveau du mobile est « difficile« . Alors qu’aux Etats-Unis la marque serait en deuxième position (en valeur) derrière Apple et qu’en Asie, elle performe bien dans certains grands pays, la Belgique ne se passionne pas pour les smartphones de la marque. LG entre et sort du Top 5 régulièrement, se disputant une place honorifique (à défaut d’être lucrative) avec des acteurs comme Sony ou HTC.

Soyons clair: LG perd de l’argent sur le marché de la téléphonie mobile en Europe (il en gagne par ailleurs beaucoup avec ses téléviseurs et autres appareils électroménagers). Pour autant, il ne peut pas vraiment abandonner le smartphone: c’est une vitrine technologique, une présence plus sexy commercialement parlant qu’un lave-linge, et c’est indispensable pour tous les géants de l’électronique. Qui plus est, LG doit continuer à sortir des modèles haut-de-gamme, des flagships, au moins une fois par an. Même s’il ne vendra qu’une poignée de ces téléphones dépassant les 800€. A nouveau, c’est une question d’image.

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LG G7 ThinQ: un flagship prudent

Présenté le 2 mai à New-York, le dernier flagship de LG est le G7 ThinQ. Pourquoi pas simplement G7 ? « ThinQ est notre nouvelle plateforme pour tous nos appareils connectés ou intelligents« , nous a expliqué Jeroen Peeters, responsable LG, à Amsterdam, où la presse du Benelux découvrait l’appareil. Du marketing, donc, pour promouvoir un énième protocole de communication entre appareils d’une même marque, une énième application pour la ‘maison intelligente’. Il y a quatre ans, lors de notre visite des usines de LG à Séoul, on parlait de la norme ‘homechat’ pour une cuisine du futur communicante.

Vendu 849 euros en Belgique à partir de la mi-juin, le G7 succède au G6, ou plutôt au V30, sorti en automne dernier et que nous avons essayé il y a quelques mois. La stratégie de la gamme n’est pas très claire: que ce soit au niveau du prix, de la catégorie et du design, il n’y a pas de distinction entre les séries V et G.

A ce prix-là, le G7 présente une fiche technique haut-de-gamme, sans être exceptionnelle au niveau de la mémoire (4 GB RAM, 64 GB stockage) et de la batterie (3.000 mAh): Snapdragon 845, écran 6,1″ LCD QHD+ (3120 x 1440 pixels) qui occupe une grosse partie de la face avant avec un format élargi 19,5:9, double capteur photo à l’arrière de 16 MP (un normal et un grand angle), Android 8.0.

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Le ‘notch’ peut être transparent (gauche), coloré (droite) ou simplement noir

L’écran, comme souvent chez LG, est de bonne qualité. La luminosité maximale peut atteindre les 1,000-nit si vous êtes dehors en plein soleil, de quoi assurer une lisibilité optimale en toutes circonstances. Pas d’OLED, hélas, ce qui est étonnant alors que la société sœur LG Displays est le roi de l’OLED, une technologie à la demande exponentielle. Le G7 doit donc se contenter du LCD. Ça se ressent principalement quand vous regardez une série ou un film: les noirs sont « éclairés » et donc un peu gris.

Au niveau du design, LG est resté très prudent. On reste dans la lignée des G6 et V30, avec un écran certes un peu plus grand. La finition est bonne mais on aurait aimé une petite prise de risque pour se démarquer de la concurrence. Faces avant et arrière sont en verre brillant comme d’innombrables constructeurs, et de couleur noir, grise ou bleue.

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Un privilégié de Google Assistant, vraiment ?

Bref, il y a tout ce qu’il faut pour une expérience Android de premier ordre. Mais vu la concurrence dans le haut-de-gamme, il faut se démarquer. Anecdotique: le G7 prétend rendre inutile la petite enceinte Bluetooth grâce à son Boombox Speaker. C’est un mini haut-parleur intégré qui vibre en effet très fort dans le dos: si on le dépose sur une surface massive, l’effet de basse est effectivement augmenté. Encore mieux si vous le déposez sur une caisse de résonnance, comme une guitare, par exemple. Amusant et plutôt efficace.

Et pratique, aussi, pour parler avec Google Assistant: même à 5 mètres du smartphone, on peut le réveiller avec la phrase ‘Ok, Google’ et communiquer avec l’assistant vocal disponible en français « même s’il y a un bruit de fond comme un aspirateur« , d’après LG. Si celui-ci vous répond, vous serez à même le comprendre, même avec un bruit de fonds, grâce à la puissance du petit haut-parleur intégré. On pourrait presque se passer du Google Home ou de toute autre enceinte compatible avec l’assistant de Google.

On en vient à ce point délicat de la collaboration entre Google et LG. Partenaires dans le passé via la conception des Nexus (des smartphones avec une version pure d’Android), les deux acteurs ont semble-t-il voulu construire un lien privilégié entre Google Assistant et le LG G7 ThinQ.

A quel niveau ? C’est assez difficile à comprendre. Il y a bien un bouton supplémentaire sur la tranche (voir photo ci-dessus) qui par défaut lance Google Assistant, mais c’est symbolique: sur les autres smartphones compatibles (ils sont de plus en plus nombreux), il suffit de laisser son doigt appuyé sur le bouton d’accueil ou d’effectuer un petit geste pour parler à l’assistant.

On a appris à Amsterdam qu’il y aurait bientôt des « fonctions exclusives, inédites » pour l’utilisation du Google Assistant sur le G7. Mais on n’en saura pas plus avant la fin de l’année…

Il y a tout de même déjà quelque chose, même s’il faut attendre une mise-à-jour pour le tester: Google Assistant à accès à la partie hardware du G7: il peut en modifier les paramètres, lancer la caméra, le mettre en mode silencieux, etc. A voir dans la pratique si ça peut nous faire gagner du temps.

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De l’AI parce qu’il le faut bien

En automne 2017, Huawei, qui a l’avantage de fabriquer ses propres puces, sortait un Kirin 970 dont une partie de la puissance de calcul est dédiée à l’intelligence artificielle. Elle équipe les Mate 10 Pro et les P20, sur lesquels son intérêt le plus spectaculaire est la reconnaissance de scène. Une plage, un chien, de la nourriture ou un portrait: l’appareil photo adapte ses réglages en un clin d’œil pour prendre le meilleur cliché possible.

C’est exactement ce que nous a montré LG lors de sa petite conférence de presse. Et dans la pratique, le G7 est effectivement capable de reconnaître la scène, mais un peu moins bien que son rival chinois. La faute, sans doute, à l’utilisation d’une « simple » (mais très puissante) puce Snapdragon 845. L’AI Cam est une option, elle n’est pas activée par défaut. Nous l’avons activée et en pointant vers un bureau sur lequel reposait une canette et d’autres petits objets, l’AI a fait apparaître des suppositions improbables: jambon, chou-fleur, groupe de personnes, parking, rivière (voir ci-dessus). Ce n’est donc pas tout-à-fait au point et on se demande quels réglages il applique à quel moment…

Les photos sont cependant très réussies dans l’ensemble, et l’option grand angle reste pratique dans de nombreuses circonstances, dès qu’on se trouve en plan rapproché.

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Conclusion

Le LG G7 est sans conteste un bon appareil haut-de-gamme, du ‘made in Korea’ qui a un prix, hélas (849€). Performant, il vous procurera une expérience Android de premier plan. La partie matérielle est maîtrisée, comme toujours avec LG, mais au niveau du logiciel, on sent quelques approximations, quelques fonctionnalités ajoutées en fin de développement pour ne pas passer à côté des grandes tendances (l’appareil photo dit ‘AI’ pour intelligence artificielle est de la poudre aux yeux). Le grand public ne s’en rendra pas compte, mais l’observateur que je suis ne peut s’empêcher de doucement sourire…

A 849€ prix de lancement, on est au niveau du Galaxy S9 et pas loin du Huawei P20 Pro, et 40€ plus cher que le petit iPhone 8 de 4,7″. Il faut donc se démarquer pour exister, et le Boombox Speaker qui fait du bruit ne suffira pas.

Il y a donc le partenariat avec Google Assistant, que l’on retrouve déjà sur la boite du G7. Quand on déballe et qu’on allume, hélas, on déchante un peu. L’assistant vocal et intelligent a bien droit à un bouton physique dédié sur la tranche, comme le très critiqué Bixby sur les Galaxy S et Note, mais c’est anecdotique. Il aurait un accès inédit aux réglages du smartphone, mais de ce qu’on a pu essayer, l’assistant de Google peut aussi activer le mode silencieux ou la lampe-torche sur un Huawei P20.

On nous a promis des fonctions ‘Google Assistant’ plus percutantes et inédites pour la fin de l’année. En attendant, il s’agit davantage d’un partenariat marketing, l’un servant à promouvoir l’autre. Pas de quoi décupler l’intérêt du G7, donc…

En parlant de marketing, LG va réinvestir en Belgique. Après la coupe du monde de foot où les TV seront au centre de tout, le G7 aura droit à des partenariats avec tous les opérateurs, et à des campagnes publicitaires. Un investissement indispensable pour le Coréen: certains ont oublié qu’il vendait encore des smartphones…

Sony aurait-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 7 mai 2018 13h05 | Ajouter un commentaire
Sony a-t-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ? On a testé les XZ2 et XZ2 Compact (photos)

Les deux smartphones présentés par Sony au dernier Mobile World Congress de Barcelone ont atterri à la rédaction de RTL info. Et c’est la bonne surprise: le célèbre constructeur japonais a gommé les défauts de ses téléphones (design, photographie), qui peuvent enfin affronter sans honte la concurrence…

Cela fait des années que Sony accepte de nous prêter des smartphones pour qu’on les teste et donne un avis aussi neutre et objectif que possible, nous qui essayons ces petits appareils devenus incontournables depuis près de 10 ans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur japonais est persévérant. Car nos conclusions ont souvent été négatives. Sony est une belle marque, qui sort des appareils soignés et très bien finis depuis longtemps, mais qui a toujours un train de retard au niveau des smartphones, un marché atypique où tout bouge très vite.

En tant que marque historiquement premium n’ayant rien à prouver au niveau de l’innovation et de la qualité de fabrication, Sony n’a jamais été pressé de suivre les grandes tendances, essayant d’imposer la sienne, au niveau du design et d’une interface enrichie de tous les services que le conglomérat japonais comprend (cinéma, sport, photographie, partenariat, etc). Cette stratégie est payante pour la PlayStation, pas pour la téléphonie mobile.

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Le grand XZ2 (en noir brillant) et le petit XZ2 Compact (en gris mat)

XZ2 et XZ2 Compact: enfin un design moderne !

Les Xperia XZ2 (799€) et XZ2 Compact (599€) aperçus à Barcelone nous avaient laissé une bonne impression. Elle a été confirmée par le test de ces deux smartphones haut-de-gamme.

Premier constat: Sony a enfin changé de design. Après des années de bords anguleux qui les rendaient reconnaissables mais pas forcément confortables ni modernes, les Xperia s’arrondissent sur les côtés et dans le dos, améliorant considérablement la prise en main.

Contrairement au XZ1 testé il y a quelques mois seulement, le XZ2 augmente enfin la surface occupée par l’écran. Exit les bords d’un centimètre en haut et en bas. L’écran du XZ2 occupe 77% de la face avant (74% pour la version Compact). Ce n’est pas aussi bien que les meilleurs modèles de Samsung (84%) ou Huawei (80%), mais l’effort est à saluer et donne enfin un look moderne à Sony.

Notez que le format passe au 18:9, qui devient petit-à-petit la norme.

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Le format 18:9, la norme

Performance au rendez-vous

Les deux smartphones ont une fiche technique similaire (à part la taille et la batterie): écran IPS Full HD+ (2160 x 1080 pixels) d’excellente facture, puce Snapdragon 845 (la plus performante à l’heure actuelle), 64 GB de stockage interne (+ port microSD), 4 GB de mémoire vive, un seul capteur photo à l’arrière (19 MP), étanchéité IP68, Android 8.0, capteur d’empreinte dans le dos. Une fiche technique résolument haut-de-gamme: le P20 Pro de Huawei embarque 128 GB de stockage et 6 GB de RAM, mais a été lancé à 899€, soit 100€ de plus. A 599€, la version Comapct du XZ2 offre finalement le meilleur rapport qualité/prix, si les petits écrans (5 pouces) ne vous dérangent pas.

Les performances sont au rendez-vous, que ce soit au niveau de la fluidité du Snapdragon 845, ou des photos, un domaine qui faisait défaut à Sony depuis le début. Le capteur 19MP est enfin bien exploité, sur les deux modèles, et rivalise presque avec le Galaxy S9 de Samsung, qui occupe la même gamme de prix. Détails, luminosité, rapidité: même quand il fait plus sombre, les clichés sont le plus souvent très réussis. On peut filmer en 4K HDR, ce qui est une première pour un smartphone, mais l’intérêt est limité: pour profiter de cette qualité, il faudra un autre écran que celui du smartphone (qui est Full HD, rappelons-le), et le XZ2 ne tient pas toujours la cadence, on aperçoit parfois des petites saccades. Le mode Full HD à 60 images par seconde est suffisant et excellent, avec un bon suivi du sujet principal.

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La bonne affaire, c’est le XZ2 Compact, une « petite » bombe…

Conclusion: le XZ2 Compact, un maître-achat

Le Xperia XZ2, à 799€ prix de départ, se frotte à une concurrence acharnée et nommée Galaxy S9 de Samsung, Mate 10 Pro de Huawei, iPhone 8 d’Apple. Il a certes gommé son retard au niveau du design, mais il reste relativement classique face à des acteurs qui s’imposent depuis quelques années sur le podium des plus gros vendeurs dans le monde (et en Belgique). Son petit plus à part le fait de filmer en 4K HDR ? Il vibre avec le son lorsque vous regardez une vidéo ou écoutez de la musique. C’est plutôt sympa pour les séries ou les films, d’autant que le son est stéréo (il y a deux petits haut-parleurs, en haut et dans le bas des XZ2: pour un épisode dans le bain, c’est nickel). Est-ce suffisant pour battre Samsung et Huawei ? Pas certain, d’autant que le S9, le Mate 10 Pro ou le P20 sont sortis il y a quelques temps et que leur prix va bientôt baisser.

En réalité, le joli coup de Sony, c’est le Xperia XZ2 Compact. A 599€, il faut le considérer comme un gros concentré de technologique miniaturisé, plutôt que comme un petit smartphone. D’autant plus qu’à part une batterie moins imposante (et le fait de vibrer avec la musique…), il est identique à son grand frère en tous points. On lui préfère de plus son dos à la finition mate et non brillante comme son grand frère, ce qui évite les traces de doigts. Le XZ2 Compact est, avec l’iPhone SE dont on annonce une nouvelle édition, le dernier smartphone de taille modeste à être équipé des technologies les plus performantes.

On ne reprochera qu’une seule chose à ces deux smartphones: le positionnement du capteur d’empreinte digitale, pratiquement au milieu du dos de l’appareil pour le XZ2. Votre index ne tombera jamais dessus naturellement. Notez également que le XZ2 Compact fait un peu « petit gros », car il est arrondi à l’arrière tout en étant de taille raisonnable :gros

Galerie photos – XZ2









Galerie photos XZ2 Compact :











MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

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Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

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Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

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L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

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Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

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Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.