Mobilité

Des oreillettes SANS fil mais AVEC réduction active de bruit: une première

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 14 août 2019 08h35 | Ajouter un commentaire
Les tests de Mathieu: que valent les Sony WF-1000XM3, des écouteurs entièrement SANS fil mais AVEC réduction active de bruit ?

La réduction active de bruit, on a l’habitude de la voir dans des casques bien recouvrants signés Bose ou Sony. Mais le constructeur japonais, qui mise beaucoup sur ce segment, a surpris tout le monde en faisant entrer cette technologie isolante dans des oreillettes aussi légères que discrètes. Un pari audacieux. Mon verdict après deux semaines de test.

Si c’est Bose qui a épaté tout le monde il y a quelques années avec un casque audio sans fil à réduction active de bruit, le japonais Sony occupe ce marché depuis 1992. Ce n’est pourtant que l’an dernier que son WH-1000XM3, que nous avions essayé dans un hélicoptère, a à son tour conquis les critiques et le public. Résultats: une croissance de 100% en un an pour Sony sur ce secteur d’activité.

Cet été, le groupe japonais qui retrouve des couleurs en se réorganisant intelligemment (il n’y a plus que sa division smartphone qui perd de l’argent), veut surfer sur son succès et sa réputation dans le domaine de l’audio à réduction active de bruit. Il a donc lancé les WF-1000XM3 (oui, une seule lettre change avec le casque recouvrant, avec un F pour freedom, liberté en anglais). Il s’agit de la deuxième version d’écouteurs Sony dits True Wireless, c’est-à-dire qu’il y a deux oreillettes entièrement sans fil (un concept en très forte croissance). Son prix est d’environ 250€, ce qui est finalement raisonnable car vous allez le voir, il n’y a pas de concurrence dans cette catégorie.


Sans-fil, sans bruit

Lors de l’annonce des WF-1000XM3, j’étais un peu dubitatif quant à sa capacité à être de bonnes oreillettes sans fil capables de restituer un bon son, tout en étant équipées de micro analysant le bruit ambiant en continu pour l’annuler. Pour deux petits objets si légers, ça semblait ambitieux.

En réalité, le pari est réussi. Pour 4 raisons :

La réduction active de bruit, nerf de la guerre, fonctionne. Malgré l’encombrement et le poids très réduits, ces oreillettes parviennent à pratiquement éliminer les basses fréquences (le brouhaha ambiant, le bruit de fonctionnement de l’avion, du train ou de la voiture). Pour les voix et les sons aigus, donc les hautes fréquences, ça reste très compliqué car leur analyse et traitement, plus fastidieux, entraîneraient une latence (un retard) dans la réduction effective du bruit, et donc une inefficacité totale. Les oreillettes de Sony isolent, donc, mais restons clairs: on est en deçà de ce que propose un casque recouvrant comme le WH-1000XM3 ou le QC35 de Bose. Mais les deux processeurs QN1e (un dans chaque oreillette) s’en sortent assez bien.

Une attention particulière a été accordée à la stabilité et la qualité de la connexion Bluetooth. Le son est transmis de l’appareil émetteur (smartphone, tablette, ordinateur) vers chaque oreillette simultanément, au lieu de passer de l’une à l’autre. La latence diminue grâce à cela de 75%, mais il reste impossible de l’éliminer entièrement à cause du trop grand nombre d’applications (Spotify, Netflix, YouTube, etc) et de version d’Android en circulation. Il y aura donc toujours un très léger décalage qui se pourra se ressentir (surtout lors des dialogues en gros plan).

L’autonomie est préservée grâce un boîtier de rangement équipé lui aussi d’une batterie, et qui est donc capable de recharger entièrement vos oreillettes trois fois. Avec la réduction active de bruit enclenchée (c’est le cas par défaut), comptez 24 heures d’utilisation (un cycle complet représente 6h d’utilisation, rechargeable à trois reprises en rangeant les oreillettes). S’il m’a fallu du temps pour finaliser cet article, c’est parce qu’après deux semaines d’utilisation quotidienne, les écouteurs étaient toujours utilisables. Donc c’est très, très honnête, surtout si on tient compte de la taillée et du poids des WF-1000XM3.

Un mot sur l’ergonomie et le maintien des écouteurs dans l’oreille. Sony les a testés sur 10.000 types d’oreilles différents dans ses laboratoires au Japon. L’insertion doit se faire en appliquant une petite rotation pour que les oreillettes soient bien stables et ne tombent pas si vous vous penchez ou marchez rapidement. Il faut veiller à bien choisir la taille et la matière des caoutchoucs. Plusieurs sont fournis pour que vous soyez le plus à l’aise possible. Vu le poids très réduit, cependant, aucun risque qu’ils ne s’échappent facilement. En trouvant la bonne taille et en les insérant correctement, vous aurez également les meilleurs résultats au niveau de la réduction active du bruit.

Enfin, derniers détails: il y a des détecteurs de proximité sur chaque oreillette. Elle s’éteint donc dès que vous la retirez, ce qui est important car il n’y a pas d’interrupteur ON/OFF. Et si vous utilisez Google Assistant, vous pouvez l’activer directement sur les écouteurs, qui vous proposeront alors de lire les messages reçus, de poser toutes vos questions, de commander votre maison connectée. Sachez également que vous pouvez téléphoner avec les WF-1000XM3.

Quelques petits défauts

Vous l’avez compris, l’expérience globale de l’utilisation des WF-1000XM3 est plus que satisfaisante. Sony a trouvé la formule pour réduire le bruit ambiant avec des petits écouteurs intra-auriculaires entièrement sans fil, très légers et faciles à recharger grâce à leur petite boîte intelligente. En réalité, il n’y a pas de concurrence dans cette catégorie. Il existe bien quelques modèles d’écouteurs entièrement sans fil (chez Apple et Samsung, notamment), mais ils ne sont pas à réduction active de bruit. Un modèle de Bose est attendu pour 2020.

Si on doit reprocher quelque chose à la paire de Sony, c’est avant tout la puissance de sortie. Il est impossible de régler le volume via les écouteurs, tout se fait à partir de la source (votre smartphone par exemple). En le mettant au maximum, j’ai trouvé que ça restait un peu faiblard. A voir avec d’autres smartphones et d’autres applications, mais des confrères présents à l’évènement partageaient mon avis.

Les commandes tactiles demandent une période d’adaptation. Le rond présent sur chaque oreillette et effectivement sensible et permet de contrôler la musique ou de mettre hors/sous tension la réduction active de bruit. Mais il n’est pas évident à trouver et manipuler. Tout cela est heureusement paramétrable dans l’application Headphone Connect, indispensable pour une bonne utilisation des WF-1000XM3.

En parlant de cette application, sachez qu’elle n’est pas un modèle de simplicité ni d’ergonomie. Au moins a-t-elle le mérite de pouvoir tout configurer et même d’éteindre les écouteurs, qui rappelons-le n’ont pas de bouton ON/OFF.

Les sportifs passeront leur chemin. Ces oreillettes ne sont pas destinées au sport, et n’ont aucune certification IPX. Pas de problème pour une randonnée mais si vous faites 10 km de jogging et que transpirez beaucoup, ça pourrait endommager les WF-1000XM3.

Dernier bémol, mais il est directement lié au concept de ‘Truly Wireless’: faites attention à ne pas égarer vos oreillettes. Mieux vaut garder la boîte de rangement/chargement dans la poche ou à proximité.


Comment fonctionne ce portefeuille connecté et équipé d’un code secret?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 juin 2019 10h45 | Ajouter un commentaire

Je ne parle pas souvent des portefeuilles sur RTL info. Ce n’est a priori pas un sujet très technologique. Mais comme d’innombrables autres objets de la vie de tous les jours, des entreprises essaient de les rendre plus intelligents.

Ögon est une marque française, qui a lancé dans les années 2000 la mode des portefeuilles plus modernes, plus pratiques, et plus orientés sur les formats « carte à puce ». Identité, banque, fidélité, accès à des bâtiments: ces cartes prennent de plus en plus de place dans un portefeuille et il est donc logique d’y consacrer d’avantage de place qu’aux billets ou à la monnaie.

Récemment, Ögon a affublé un de ces portefeuilles de nouvelles options: la protection par un code secret et la présence d’une petite puce de traçage, pour le retrouver plus facilement s’il est égaré. J’ai essayé tout ça pour voir si c’était vraiment pratique.

Un verrou assez sensible

Plutôt grand (10 x 9 x 2 cm), le Code Wallet ressemble effectivement plus à un portefeuille qu’à un porte-cartes. Il rentre dans les poches mais il est nettement moins discret que les petits formats que tout le monde connait. Il y a 7 compartiments et dans chacun d’eux, on peut aisément glisser deux cartes si on le souhaite.

Un petit système de verrou mécanique est intégré, autorisant ou empêchant le mouvement de la gâchette d’ouverture. Il s’agit de trois roulettes avec 10 chiffres chacune. Pour définir votre code, il faut ouvrir le portefeuille et insérer une aiguille fournie, tout est expliqué dans le petit manuel fourni. Sachez que si vous oubliez votre code, il y a une astuce pour l’ouvrir sans le détruire. On ne la dévoilera pas ici, mais elle est indiquée dans le mode d’emploi.

Cette option de verrouillage est une bonne idée sur le papier, même si dans les faits, on se dit rarement qu’on en a besoin ; et qui si on se fait voler ce portefeuille, en forcer l’ouverture n’a rien de chinois avec un outillage basique (je le suppose, je n’ai pas essayé). C’est donc plus pour des cas spécifiques (des enfants qui jouent avec à la maison, par exemple), que pour éviter les vols.

Seul reproche: les molettes ont tendance à tourner toutes seules quand on manipule le portefeuille. Dès lors, le verrou s’enclenche et il faut remettre votre code. De quoi vous faire perdre un peu de temps quand vous devez payer au magasin, par exemple.

Un traçage « Bluetooth » via une pastille

Pour le traçage du portefeuille, Ögon n’a pas développé sa propre solution, on peut le comprendre. En réalité, cette option « tracker » se coche avant de finaliser la commande (19€). Et cela ajoute à votre livraison une pastille de la marque TrackR. Il s’agit du « pixel », de la taille d’une pièce de monnaie mais un peu plus épais. On la collera sur le portefeuille avec l’adhésif fourni. Il vaut mieux le faire à l’extérieur pour augmenter la portée du Bluetooth, mais à l’intérieur ça fonctionne aussi (et en plus il y a de la place sur les parois).

Il ne s’agit pas d’une balise GPS, dont les besoins en énergie ne permettraient pas une taille si réduite. Le TrackR est une pastille Bluetooth qu’il faut relier à son smartphone et à l’application éponyme. A travers cette application, la balise envoie sa position de manière régulière quand elle est à portée de Bluetooth, donc quelques mètres maximum. Si le Bluetooth reste activé sur votre smartphone, et si l’application n’est pas fermée automatiquement par votre système d’exploitation, le TrackR va envoyer la localisation de votre portefeuille régulièrement.

Donc, si vous oubliez votre portefeuille dans un restaurant, qu’avant de partir, il a envoyé sa position, vous la verrez sous l’onglet « Vu pour la dernière fois ». Et vous pourrez le retrouver.

Si votre portefeuille est à portée de Bluetooth mais que vous ne le voyez pas, vous pouvez le faire sonner (la pastille émet alors un petit bip qui s’entend dans un environnement peu bruyant, pas dans un bar ou une boite de nuit).

L’option de traçage est donc intéressante dans les conditions optimales, donc si le Bluetooth est activé en permanence (c’est souvent le cas) et si votre application TrackR tourne en arrière-plan sans interruption. Il est hélas fort probable que vous ne pensiez pas à lancer cette application régulièrement et à chaque redémarrage. Dès lors, si vous perdez votre portefeuille, la fonction « Vu pour la dernière fois » ne vous aidera pas beaucoup, et pour le faire sonner, il faudra être à portée de Bluetooth, donc quelques mètres.

Conclusion

Plus robustes qu’auparavant grâce à la présence d’un mécanisme d’ouverture en métal, les portefeuilles/porte-cartes d’Ögon sont désormais plus sécurisés. Du moins le Code Wallet (79€), qui est équipé d’un mécanisme de verrouillage à trois chiffres. L’usage est finalement assez limité car on peut le forcer assez facilement en cas de vol. De plus, les molettes sont un peu trop sensibles (elles bougent et verrouillent toutes seules le portefeuille).

La marque française propose également un TrackR en option (19€) qui permet, dans des conditions idéales, de retrouver un portefeuille égaré. Il faut pour cela coller une pastille où bon vous semble sur le portefeuille, et utiliser régulièrement l’application TrackR pour garantir le suivi continu de la position. A portée de Bluetooth de votre smartphone (quelques mètres), cette pastille peut émettre un son permettant de retrouver un portefeuille perdu.

Des options plutôt pratiques dans l’ensemble, et qui ne font pas trop augmenter la facture…

Voici le premier smartphone pliable, le Galaxy Fold (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2019 07h21 | Ajouter un commentaire

On a testé le Samsung Galaxy Fold, le premier smartphone PLIABLE: que vaut-il ? (vidéo)

J’ai eu l’occasion d’essayer en primeur ce que Samsung appelle « la nouvelle catégorie » de smartphone, celle qui offre un grand écran de 8 pouces qu’on peut plier en deux pour glisser dans la poche. Une prouesse technique qui n’a a priori que des avantages, à part un prix très élevé: 2.020€. Pas de chance pour Samsung: quelques jours avant la date de lancement prévue, plusieurs journalistes américains réputés qui testaient chez eux le Galaxy Fold ont relayé de grosses pannes matérielles d’écran. La sortie de ce nouveau produit est donc reportée. 

Samsung est bel et bien de retour ! Le géant sud-coréen a connu un année 2018 qu’on peut qualifier de difficile, avec une baisse de ses parts de marché au niveau mondial, au profit de marques chinoises de plus en plus agressives, Huawei et Xiaomi en tête.

Mais 2019 commence bien. Au niveau des chiffres, difficile de se prononcer (le groupe a annoncé au début du mois qu’il anticipait un plongeon de 60% de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre, en raison du ralentissement de son activité de puces mémoire, plombée par une demande en berne). Mais au niveau du matériel, c’est une année faste. Pour le grand public, il y a la nouvelle série A (40, 50, 70 et 80): c’est du milieu de gamme mais Samsung semble avoir augmenté la qualité de ce segment, sans toucher au prix. On en parlera dans un test plus poussé d’ici quelques semaines.

Un nouvel objet du désir, pliable

Si l’année est faste pour le géant sud-coréen de l’électronique grand public (pour autant que le lancement ait bien lieu…), c’est aussi et surtout parce qu’il est le premier à commercialiser un nouveau genre de produit, « une nouvelle catégorie« , a insisté un responsable de la marque lors d’un évènement à Londres auquel j’ai assisté. Il s’agit du Galaxy Fold, le premier smartphone pliable du marché. Il aura fallu 7 ans et des dizaines de prototypes pour parvenir à cette vitrine du savoir-faire sud-coréen. C’est « le flagship de nos flagships« , assure-t-on au département marketing…

Nous avons pu tester durant une demi-journée cet OVNI, de quoi se faire une première vraie impression sur ce produit étonnant à plusieurs points de vue. C’est avant tout un objet « waouw », un objet du désir, un smartphone que tout le monde va regarder de près et vouloir ouvrir.

Fermé, il est épais et avec un petit écran peu pratique

Replié, le Fold est plus épais que la moyenne mais il est aussi plus étiré verticalement. Il tient étonnamment bien dans la main malgré un encombrement certain (17 mm au niveau le plus épais, pour 263 grammes). La finition est du niveau de Samsung, à savoir excellente.

Dans cette position la moins impressionnante, il est tout-à-fait possible d’utiliser le smartphone, sur un premier écran tactile de 4,5 pouces environ, positionné assez en hauteur, et donc peu pratique à prendre en main. C’est petit mais toutes les applications peuvent être lancées, et il y a les traditionnels boutons virtuels de navigation. « Surtout utile pour décrocher, prendre une photo rapidement, consulter des messages et y répondre« , a précisé Samsung lors de la présentation. On est bien d’accord.

Ouvert, il offre une nouvelle manière d’utiliser un smartphone

Sans surprise, c’est lorsqu’on ouvre le Galaxy Fold que la magie opère. Aimantées, les deux parties nécessitent un léger effort pour s’ouvrir. Il y a un accompagnement mécanique pour fixer la position finale, mais c’est en douceur et ça respire la maîtrise technique. La charnière semble être une œuvre d’ingénierie digne des montres suisses.

On dispose de 7,9″ de surface de travail au format inédit 14:10. La définition de l’écran est de 2152 x 1536 pixels. C’est presque carré et donc, il y a beaucoup de place. Toutes les applications peuvent se lancer car sur Android, elles doivent pouvoir s’adapter à de nombreuses diagonales depuis longtemps, sur smartphone comme sur tablette.

Certaines d’entre elles comme YouTube, Facebook et Instagram, nous a précisé Samsung, ont été légèrement retravaillées esthétiquement pour s’étendre verticalement, on aperçoit donc la grosse encoche sur la droite. D’autres, comme celle de RTL info, s’affichent dans un format ‘smartphone’ étiré, et non dans le format plus agréable que l’on retrouve sur les tablettes Android. La preuve que le Fold est un smartphone avant tout.

Après une heure d’usage intensif, on ne peut qu’apprécier cette nouvelle surface de lecture très confortable, que l’on peut plier et mettre en poche très facilement. Même une vidéo YouTube en 16:9 est plus grande, plus immersive. Un jeu vidéo de voiture très poussé au niveau graphique s’affiche en plein écran, et on en prend plein les yeux. On a tout essayé et on n’est pas parvenu à prendre en défaut le format 14:10.

Le côté « carré » ouvre même de nouvelles opportunités pour le multitâche. C’est certainement la plus grande qualité du Fold: permettre d’afficher, par exemple, son flux Twitter sur la gauche, tout en ouvrant sur la droite WhatsApp et un navigateur (maximum 3 applications peuvent tourner en même temps, l’une en affichage intégral, les autres étant divisées en deux dans le sens de la hauteur). Ça n’a l’air de rien, mais pensez au nombre de fois où vous devez passer d’une application à une autre. Ou entrer un numéro de compte reçu par email dans une application bancaire. L’interface de ce multitâche, de plus, a été peaufinée: on peut facilement interchanger et redimensionner les applications ouvertes.

Enfin, détail important: Samsung assure  de l’écran. Si vous étiez en mode déplié sur l’affichage d’une carte de Google Maps, l’application continuera de s’afficher sur le petit écran en mode replié, vous permettant par exemple de suivre un itinéraire tout en marchant.



Une énorme fiche technique pour justifier le prix

Le Galaxy Fold n’est pas équipé du processeur maison de Samsung, mais du dernier Snapdragon 855 de Qualcomm. Une puce surpuissante épaulée par 12 GB de RAM (de quoi faire tourner d’innombrables applications en même temps), et 512 GB de stockage interne. Pour justifier le prix très élevé (2.020€ en Belgique), Samsung a donc bien rempli son Fold. Il y a également une double batterie affichant 4.380 mAh au total, 6 caméras (dont le trio qu’on retrouve sur le dos du S10+) pour pouvoir faire des selfies quand le smartphone est ouvert ou fermé. Ajoutez à cela une paire de Galaxy Buds (écouteurs sans fil, rechargeables sans fil également), et une housse à moitié souple en motif carbone, et vous avez une expérience Samsung de premier ordre.

Le grand écran de presque 8 pouces n’est pas en verre (impossible de le rendre suffisamment souple), mais en « couches de polymère avancé« . Il est donc nettement plus fragile que sur un smartphone classique, mais quand il n’est pas en main, il est généralement replié. De plus, ouvert, l’écran présente des bordures saillantes qui le protègeront même si vous le retournez, face contre la table.

La rumeur prétendait qu’on apercevait une ligne blanche au niveau de la « pliure » de l’écran. En effet, quand l’écran n’est pas complètement ouvert, donc dans une position intermédiaire impossible à utiliser, on voit que son pli central déforme l’affichage. C’est logique, et quand il est bien ouvert, on ne voit plus rien. Pas d’inquiétude de ce côté. D’autant que, généreux, Samsung offre un an de garantie complète maison (incluant une réparation de l’écran si vous le cassez).

Conclusion

Les précommandes pour le Galaxy Fold de Samsung devaient débuter le 26 avril en Belgique. Il devait être disponible exclusivement dans 20 boutiques Proximus jusqu’en juillet, puis dans d’autres enseignes. Mais ne vous attendez pas à le croiser partout: Samsung a annoncé un retard, et de toute façon, il avait prévu de limiter la production du Fold (la Belgique n’aurait droit qu’à quelques centaines d’exemplaires par mois, d’après nos informations).

Après une demi-journée d’utilisation, il est difficile de se faire un avis catégorique sur le Galaxy Fold. La grande surface d’affichage est certes confortable, mais en a-t-on besoin pour afficher son fil d’actu Facebook ou ses emails ? Chacun devra se faire un avis, mais souvenez-vous qu’il y a 3 ans, on riait devant les écrans de 5 pouces de diagonale (et ils en font souvent 6 désormais).

Le Galaxy Fold est avant toute chose une vitrine technologique, une mise au point de Samsung face à ses détracteurs et concurrents chinois qui lui reprochaient un manque d’innovation. Pliable, le Fold n’est pas très encombrant dans une poche de jeans, mais ouvre la voie à une nouvelle manière d’utiliser un smartphone, grâce à un vrai multitâche sur son écran déplié de presque 8 pouces de diagonale.

Prouesse technique et grande première mondiale, le Fold n’affiche pas le meilleur rapport qualité-prix de l’année, c’est logique. Il est destiné à ceux qui veulent être les premiers, qui veulent susciter un effet « waouw » autour d’eux et… qui ont 2.020€ à consacrer à un smartphone.

Vaut-il cette somme colossale ? Si on tient compte des 7 ans de recherche et développement, oui, à n’en pas douter. Il serait cependant plus raisonnable d’attendre un ou deux ans: si le concept prend (Huawei, Xiaomi et d’autres vont imiter Samsung dans les prochains mois), les prix vont baisser très rapidement.

Notez bien que Samsung a dû se résoudre (le 22 avril) à repousser la sortie du Fold, un nouveau coup dur dont les conséquences restent à déterminer, trois ans après le fiasco des batteries explosives du Galaxy Note 7. Selon le communiqué du groupe, l’écran semble bel et bien présenter des fragilités, en particulier au niveau de la charnière, où des « impacts » peuvent se former. Le groupe évoque aussi un cas où des « substances trouvées à l’intérieur de l’appareil ont affecté la performance de l’écran ».







Xiaomi débarque en Belgique avec 2 smartphones et 1 bracelet

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 avril 2019 14h09 | Ajouter un commentaire

Xiaomi débarque officiellement en Belgique: comment fait-il pour être le nouveau roi du smartphone 'low-cost' ?

En moins d’un an, Xiaomi est devenu le 3e vendeur de smartphones en Espagne. Sa stratégie est claire: écraser la concurrence avec des prix très contenus, tout en maintenant un bon niveau de qualité. En Belgique comme ailleurs, la marque va opter pour le bouche à oreille, les réseaux sociaux et la présence dans (presque) toutes les grandes enseignes. Nous avons discuté de l’arrivée du géant chinois avec un de ses responsables à Amsterdam.

C’était un petit évènement : la marque chinoise Xiaomi (prononcez ‘CHI-A-O-MI’) a officialisé sa présence en Belgique à la fin du mois de mars.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de cette jeune entreprise à la stratégie assez inhabituelle, vous allez le voir. Logique : depuis une grosse année, elle a quitté sa Chine natale pour débarquer en Europe. Au niveau des smartphones, son business initial, elle aurait déjà atteint la 3e place en Espagne, la 4e en Italie et la 5e en France.

Déjà accessible chez nous en passant par des importateurs indépendants ou des boutiques chinoises (mais sans aucune garantie sur le matériel, le logiciel et le passage des douanes), les appareils de Xiaomi vont désormais être distribués officiellement en Belgique.

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©RTLINFO

Qui est Xiaomi et que va-t-il vendre en Belgique ?

« Xiaomi signifie initialement ‘petit grain de riz’, on est en effet parti de rien il y a 9 ans, on était une start-up, fondée par une bande de geeks qui voulait vendre des produits électroniques de qualité mais accessibles à tout le monde« , nous a expliqué Alvin Tse, sympathique responsable marketing pour l’Europe.

Le coeur du business de Xiaomi, une entreprise de 20.000 personnes active dans 80 pays, est le smartphone, c’est à partir des millions d’exemplaires vendus en Chine qu’il a bâti sa notoriété et son écosystème d’objets connectés. Son slogan ‘Great value for money’ ne laisse pas de doute sur son approche du marché : proposer des appareils de qualité pour un prix raisonnable.

C’est en effet le cas du Mi 9 que nous avons pu essayer brièvement. Pour 449€, il a une fiche technique très flatteuse: 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne, la dernière (et excellente) puce Snapdragon 855, un triple appareil photo dont un capteur de 48 MP qui semble performant, la charge sans-fil la plus rapide du moment avec 20W et un design dans l’ère du temps. Il est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix du moment, même si un test plus poussé est nécessaire (il devrait arriver dans les prochaines semaines) :

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©RTLINFO

Dans un premier temps, en Belgique et via un réseau de distribution assez classique (la plupart des grandes enseignes sauf MediaMarkt), Xiaomi ne vendra que le Mi 9 dont on vient de parler, mais également le Redmi Note 7 (un autre smartphone affichant aussi un excellent rapport qualité prix à 199€) et le Mi Band 3 (un bracelet d’activité complet, avec capteur cardiaque et batterie longue durée, à seulement 29€).

Cependant, une boutique physique Xiaomi pourrait voir le jour dans notre pays et aux Pays-Bas, ainsi qu’une boutique en ligne (dans un premier temps mi.com/nl). D’autres produits pourraient donc être distribués, et Xiaomi en a des dizaines sous le coude.

Lors de la présentation à Amsterdam, on a effectivement vu des trottinettes, diverses lampes et ampoules, une petite enceinte Bluetooth, des ordinateurs sous Windows, des purificateurs d’air, une bouilloire, un aspirateur robot, un projecteur vidéo laser. Mais en Chine, il y a des dizaines de produits et catégories différents, dans le hardware, le software et la distribution. Le tout avec la même philosophie, ‘Great value for money’:

ecosystems

Quels sont les secrets de Xiaomi ?

Xiaomi, d’après des chiffres fournis lors de la présentation, serait le 4e vendeur de smartphone dans le monde, grâce à une solide assise chinoise, bien entendu. Il en a écoulé 122,6 millions en 2018, contre 292 pour Samsung (en baisse), 208 pour Apple (en baisse) et 206 pour Huawei (en hausse de 33%).

Comment parvient-il à de tels résultats ? Et comment peut-il proposer autant de produits différents ? La première raison, c’est que si Xiaomi développe (ou co-développe) tous ses produits, ceux-ci sont exclusivement assemblés en externe. « Nous sommes une entreprise internet (‘Internet company’, concept assez flou…), c’est différent d’une entreprise de matériel (‘Hardware company’) ».

« Tout est confié à des usines, des partenaires comme Foxconn pour les smartphones, au sein desquels nos équipes sont présentes et impliquées« . Vous avez bien lu : Xiaomi ne fabrique rien lui-même.

Il y a tout de même 20.000 personnes qui travaillent pour l’entreprise, on l’a dit. Xiaomi a beaucoup de boulot au niveau logiciel, car il développe entièrement MUI, l’indispensable surcouche à Android pour être utilisable en Chine (où les services de Google sont interdits).

Son personnel travaille également à la diversification. « Une fois qu’on détecte une opportunité avec, par exemple, un fabriquant de machine-à-laver, on identifie les experts et on investit. On ne rachète pas, on développe un produit Xiaomi ensemble« , a précisé Alvin Tse. Une stratégie inédite mais qui fonctionne déjà « avec près de 100 partenaires différents« . Elle limite grandement la prise de risque et permet de ne jamais devoir investir lourdement dans des chaînes de fabrication/assemblage, très coûteuses on le sait.

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Nous avons discuté avec Alvin Tse, responsable du marketing pour l’Europe

La plupart (80%) des produits sont développés en interne, tandis que d’autres catégories plus exotiques relèvent finalement plus de l’apposition du logo Mi sur des produits blancs.

Et pour garder des prix si bas, Xiaomi a également une stratégie de communication très précise. « En Chine, l’an dernier, on avait un budget marketing de 0€ ». Comme OnePlus dont on a déjà parlé, Xiaomi construit une base de « Mi Fans » et comptent sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille pour étendre la notoriété de l’entreprise.

Il n’y aura donc pas d’autres formes de communication, via des publicités traditionnelles. De là à dire que le budget marketing est de 0€, c’est un raccourci. Créer et gérer des communautés de fans, être très actif sur les réseaux sociaux dans toutes les langues, payer des influenceurs: tout cela a un prix, forcément.

« En fait, c’est comme ça qu’on se différencie, c’est notre seule manière de faire« , précise Alvi Tse, qui avoue « ne pas avoir le choix« . Ce qu’il faut comprendre: si Xiaomi avait une approche traditionnelle de sa croissance mondiale, il devrait investir de grosses sommes dans la publicité pour se faire connaître. Ses prix grimperaient, et il ne pourrait pas se différencier.

Dernier détail, mais qui a de l’importance: « Depuis 2018, on ne dépasse plus jamais les 5% de marge, c’est coulé dans les fondations de l’entreprise« . Petite marge mais gros volume, c’est comme ça que Xiaomi paie ses employés et assure sa croissance, malgré des prix très contenus.

Conclusion

Les consommateurs doivent toujours se réjouir de l’arrivée d’une nouvelle marque dans leur pays. Qui plus est sur un marché aussi dynamique que celui des smartphones, car l’ensemble des prix et promotion pourrait en être affecté.

Cela fait déjà quelques années que Huawei a débarqué, grignotant sans cesse des parts de marché à Samsung principalement, et mettant encore plus les acteurs historiques en difficulté (Sony, LG, HTC, etc). Il était temps qu’un nouveau fabricant retape un coup dans la fourmilière…

Plus de concurrence, c’est toujours bon pour les prix. Et Xiaomi ne fait pas dans la dentelle: il a une stratégie bien rôdée qui lui permet de garder des prix très contenus. Or, c’est l’un des arguments essentiels pour le grand public.

Nous n’avons pas (encore) pu essayer en détails le Mi 9, un smartphone très puissant vendu 449€. Mais nos premières impressions sont bonnes. Quant au Redmi Note 7 (199€), il écrase la concurrence sur le papier.

En revanche, nous avons pu essayer durant quelques jours le Mi Band 3, un bracelet d’activité vendu 29€. Et c’est sans surprise un incroyable rapport qualité prix. Concurrent direct du Fitbit Charge 3 (149€), il a des caractéristiques très similaires. Certes, il n’a pas la même qualité de fabrication et de design, et l’application Mi Fit liée n’est pas aussi agréable à utiliser et aussi bien fignolée que celle du leader américain du marché. Mais il coûte 5 fois moins cher. 5 fois…

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Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d’Android ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 13 mars 2019 13h02 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: deux semaines avec le nouveau Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d'Android ?

Comparé aux années précédentes, Samsung a bousculé ses codes pour la sortie de son 10e flagship. Le Galaxy S10 est l’un des meilleurs smartphones tournant sous Android, et intègre toujours plus l’écosystème du géant sud-coréen, qui passe cette année par un assistant personnel omniprésent qui parle désormais français. J’ai passé deux semaines avec le S10 Plus, variante haut-de-gamme à 999€.

Depuis quelques années, il est devenu très difficile de s’y retrouver dans la jungle des smartphones Android. C’est peut-être ce qui explique en partie le succès d’Apple: il suffit de changer d’iPhone (et d’avoir le portefeuille qui le permet) ; vous n’avez qu’à choisir un numéro et plus il est élevé, plus l’appareil est cher. Mais vous restez toujours en terrain connu.

Avec les innombrables fabricants de smartphone tournant sous Android, c’est nettement plus complexe. Il y en a pour tous les gouts et toutes les bourses, mais on ne sait pas toujours sur quoi on va tomber.

Samsung, N.1 mondial des vendeurs de smartphones (en nombre d’unités vendues annuellement), essaie de suivre la recette d’Apple. A savoir: créer un écosystème fort et complet qui vous rend dépendant, pour que vous n’ayez jamais envie d’acheter une autre marque.

Oubliez le Galaxy Fold, ce n’est qu’une vitrine technologique peu pratique et très chère. C’est bien le S10 qui reste le smartphone vedette du géant sud-coréen, celui qui se vendra le plus, et qui a bien l’intention de contrer la folle montée en puissance de la concurrence chinoise, Huawei en tête. J’ai pu essayer le S10 Plus (999€) pendant deux semaines. Il s’agit de la version la plus chère de la gamme qui inclut le S10E (749€), le S10 (899€). Il n’y a pas d’énormes différences entre les trois modèles: seules la taille de l’écran, la mémoire vive et la batterie changent.


Un écran plus que parfait

Le S10 Plus a un look ravageur, c’est indéniable. C’est l’un des plus beaux smartphones que j’ai pu manipuler. Son écran Infinity, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, y est pour beaucoup. Difficile de trouver mieux en terme de pourcentage d’occupation de la face avant par la dalle de 6,4″ Super AMOLED, certifiée HDR10+, et avec 3.040 x 1.440 pixels (19:9). On est à près de 94% !

L’effet d’immersion est bien là, et il y a beaucoup d’espace d’affichage dans la paume de la main. C’est un travail d’orfèvre de la part de Samsung, qui en a profité pour réduire la lumière bleue qu’on dit mauvaise pour les yeux. Malgré tout, l’écran affiche des couleurs sublimées, d’excellents contrastes et une forte luminosité maximale.

Impossible de ne pas évoquer le « double trou » dans l’écran, au niveau du coin supérieur droit. C’est là que Samsung a décidé de loger ses deux caméras frontales dédiées aux selfies (normal et grand angle). Ce trou ne m’a pas dérangé dans l’absolu, cela donne un look original et dans la plupart des applications, on ne le remarque pas. Des petits malins ont même adapté des fonds d’écran pour que le ou les trous soient bien intégrés (les yeux de Wall-E par exemple).

Mais quand on joue ou qu’on regarde une vidéo, on se rend compte que ce n’est pas forcément pratique. Selon l’application, le contenu sera zoomé (on aura alors un « trou » dans le contenu affiché) ou coupé (l’affichage de l’application s’arrête en ligne droite sous la zone avec les caméras). Rien d’alarmant, mais le fait de placer la ou les caméras dans l’écran n’est sans doute pas la meilleure idée. D’autres constructeurs travaillent sur des caméras rétractables, on devrait en voir une sur le OnePlus 7 d’ici quelques semaines.

Ajouter à cet écran un dos en vert (toujours à la mode malgré les risques de griffes et les traces de doigts), et un cadre en aluminium poli, et vous avez un S10 Plus à la finition définitivement haut-de-gamme.

Enfin une nouvelle interface, avec du Bixby en français

Sans doute par peur de brusquer son public, Samsung n’a pas beaucoup touché à son interface maison, assez imposante, qui vient en surcouche à Android. Jusqu’au Galaxy S10, du moins. Car on a désormais droit à « One UI », qui rebat les cartes, intégrant un « nouveau Bixby » qui parle enfin français (même si c’est en beta):bixby

Pour être honnête, je ne suis pas fan des surcouches logicielles imposées par les constructeurs. Pour moi, elles alourdissent l’interface, font doublon avec tout ce que proposent Google et Android nativement. Leur but est souvent de vous « emprisonner » dans une marque en utilisant le Samsung Cloud (sauvegarde des fichiers), Samsung Pass (gestionnaire de mot de passe), SmartThings (la maison connectée de Samsung), l’assistant maison Bixby, le magasin d’applications parallèle de Samsung, etc… Huawei tente de faire la même chose, et je trouve ça tout aussi inutile. On peut bien entendu désactiver tout ça, et utiliser un maximum d’applications et services de Google, mais alors ça ne sert sans doute à rien de payer 999€ pour un Samsung.

Ceci étant dit, One UI de Samsung est rafraichissant et très paramétrable au niveau graphique. Les thèmes modifient l’apparence en profondeur. L’assistant Bixby, accessible via un bouton sur la tranche, s’illustre régulièrement sous forme de routines que vous pouvez configurer vous-mêmes (ou attendre que le smartphone le fasse pour vous). Exemple: la nuit tombée (à une heure précise, donc), la luminosité diminue fortement, le fond d’écran des menus devient sombre, le mode silencieux est activé, etc. Ça en deviendrait presque pratique, mais ça reste un peu gadget et il faut le dire, parfois un peu envahissant.

Durant deux semaines, j’ai donné quelques ordres à Bixby et il m’a bien compris. L’avantage, c’est qu’il contrôle la partie matérielle du smartphone, donc on peut juste appuyer sur la touche et lui dire, par exemple, de couper le volume, allumer la torche, baisser la luminosité, etc. A ce niveau, c’est pas mal. Pour le côté « Assistant vocal », on est loin de la polyvalence de celui de Google, nettement plus intelligent et capable de contrôler la plupart de vos objets connectés (c’est limité du côté de Bixby pour le moment).

Performances au top, tout comme les photos

Sans surprise, dans cette gamme de prix, les performances sont au top. L’Exynos 9820 fait des merveilles au quotidien, épaulé par 8 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, l’étanchéité certifiée et une flopée de caméra. Celles à l’arrière incluent un capteur très grand angle, toujours pratique pour avoir plus d’image dans le plan. Il y a aussi un grand angle à l’avant pour mettre tous vos copains dans vos selfies.

Les photos sont pratiquement toutes réussies, quelles que soient les conditions lumineuses. On est dans la même veine que le Mate 20 Pro de Huawei, une des références en la matière.

Je tire mon chapeau à l’optimisation de la batterie. Samsung est parvenu à faire rentrer au chausse-pied une grosse batterie de 4.100 mAh, bien épaulée par un logiciel affuté au fil des ans. Tenir deux jours n’est pas du tout un problème, et la charge rapide est… rapide. A l’instar du Mate 20 Pro, on peut le charger sans fil et inversement, utiliser la batterie du S10 Plus pour charger sans fil d’autres smartphones ou accessoires (notamment les nouveaux écouteurs et smartwatches de Samsung).

Bref, c’est du très bon boulot.

J’ai noté deux petits défauts ergonomiques: le capteur d’empreintes digitales intégrées sous l’écran est trop bas (il oblige une gymnastique du pouce parfois désagréable), et il n’est pas toujours évident à trouver (il ne se met pas assez vite en surbrillance quand on manipule le smartphone). Notez cependant que ce capteur dit ultrasonique n’a pas besoin de s’allumer pour regarder votre empreinte, contrairement à la concurrence (mais ça ne le rend pas plus performant). Parallèlement, j’ai trouvé que le bouton physique principal (ON/OFF, verrouillage) était quant à lui trop haut sur la tranche droite du téléphone: il ne tombe pas naturellement sous le pouce, ce qui est toujours ennuyeux :chargeur

Conclusion

Le S10 Plus de Samsung est sans conteste l’un des meilleurs smartphones Android de l’année 2019, même si elle ne fait que commencer. Beau, élégant, étanche, performant, il est accompagné des fonctionnalités dignes des smartphones haut-de-gamme, comme le capteur d’empreinte intégré, la charge sans fil et inversée, l’écran splendide, les photos au top. Rien de surprenant dans cette gamme de prix (999€).

C’est au niveau de l’interface que Samsung a fait le plus de changement. One UI donne un coup de frais à l’écosystème sud-coréen, désormais épaulé par un Bixby qui comprend le français. Il faut aimer les assistants vocaux ‘propriétaires’ (c’est-à-dire non compatible avec d’autres marques de smartphone), mais celui de Samsung est de plus en plus pertinent. On reste cependant dans une politique « fermée » similaire au Siri d’Apple, contrairement à Google Assistant ou Amazon Alexa, qui sont intégrés par la plupart des fabricants d’objets connectés.

Donc en conclusion, si vous aimez Samsung et que vous avez 999€ à consacrer à un smartphone, vous ne serez pas déçu, que du contraire. Si vous vous en fichez de l’écosystème Samsung, ou si vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix de l’année, passez votre chemin: il y a mieux (et moins cher) ailleurs. Il y a notamment un OnePlus 7 qui sera présenté dans quelques semaines, et on l’espère, le Xiaomi Mi 9, présenté à Barcelone.

Le Galaxy S10 Plus n’est pas spécialement le nouveau roi d’Android, car sa surcouche logicielle est tellement présente qu’on peine à voir du Google là derrière. Il y a d’autres marques qui mettent bien davantage Android à l’honneur, notamment Nokia et Motorola, n’ajoutant qu’une ou deux applications ou fonctionnalités maison. On attend toujours que Google prenne la peine de commercialiser ses Pixel chez nous, ce sera peut-être pour 2019…

Le S10 Plus est en revanche le meilleur concurrent de l’iPhone, au niveau des ambitions et de l’écosystème complet.
 

Motorola G7 Plus: de l’Android « pur » au meilleur prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2019 11h16 | Ajouter un commentaire

Année après année, Lenovo tente de se faire une place sur le marché des smartphones avec Motorola, marque dont il détient les droits, les brevets, l’expertise. Le G7 Plus, vendu 299€, m’a convaincu. Il offre le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois, avec des grandes qualités au niveau de la photo et de l’audio, notamment. Reste à convaincre les consommateurs…

Motorola ne rencontre pas le succès qu’il mérite. L’entreprise, américaine à la base, est passée sous giron chinois depuis quelques années. Certes, il y a eu ces changements stratégiques incessants par rapport à l’appellation (Motorola > Lenovo > Moto > Motorola). Et cette belle – mais vaine – tentative de smartphone modulaire avec accessoires clipsables sur le dos.

Pour le reste, rien à reprocher aux smartphones sortis depuis quelques années. Le rapport qualité/prix est excellent, la finition est soignée et surtout, surtout, il n’y a aucune surcouche logicielle apposée par Motorola. A part quelques petites options (contrôle par les gestes, capture d’écran, etc), on est sur de l’Android pur et dur, en version 9 dans le cas du G7 Plus que j’ai pu essayer.

Le design du G7 Plus est très ‘Motorola’, reconnaissable notamment au niveau du cerclage des capteurs photos à l’arrière. La finition en verre est soignée, sans être particulièrement originale. La livrée rouge foncé de notre modèle de test est très élégante.

Une très bonne fiche technique, d’excellentes photos

A 299€, le G7 Plus de Motorola aurait pu être radin sur quelques lignes de sa fiche technique. Mais hormis une puce Snapdragon 636 qui date un peu, on n’est pas volé: écran 6,2″ Full HD+ avec une petite encoche, 64 GB de stockage interne, 4 GB de RAM, grosse batterie de 3.000 mAh, charge rapide (chargeur 27W), double capteur (16 MP et 5 MP pour la profondeur) à l’arrière.

Certes, la qualité de l’écran est en deçà des ténors. Et on a déjà vu de meilleures photos dans de faibles conditions lumineuses. Mais pour le reste, c’est un excellent rapport qualité prix.

D’autant qu’en plein jour, les photos nous ont convaincus à tous les niveaux: couleurs, contraste, piqué. Il y a même un zoom 2X, un stabilisateur et quelques fonctions amusantes au niveau de l’enregistrement de vidéos. Le mode portrait est particulièrement efficace dans cette gamme de prix.

Seul les selfies sont un peu à la ramasse. La caméra frontale de 12 MP montre ses limites, et c’est largement surexposé.

Mention spéciale pour l’audio

Le G7 Plus, et c’est rare dans cette catégorie de prix, est équipé de deux haut-parleurs. De quoi écouter de la musique ou regarder vos vidéos en stéréo, sans casque. Le son est certifié Dolby Audio, et ça se remarque à l’usage: la qualité générale est nettement au-delà de la moyenne. On le remarque au niveau de la puissance, et donc du sentiment d’immersion.

Il y a une prise mini jack, mais également le Bluetooth 5.0, pour profiter pleinement de la qualité sonore supérieure, en enfilant un casque avec ou sans fil. Bravo Moto !

Conclusion

Il n’y a rien à jeter dans le Motorola G7 Plus. A 299€, c’est le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois. Fiche technique très correcte, photo et audio particulièrement soignés, design élégant: c’est bon, et c’est pas cher.

Le seul problème de Motorola, c’est son image de marque. Pour beaucoup, la marque s’est perdue et n’a pas franchi le cap du GSM. C’est complètement faux: soutenue par l’énorme groupe chinois Lenovo, elle a tous les moyens nécessaires pour proposer de la qualité à bon prix. Et c’est exactement ce qu’elle fait.

Bien sûr, cette stratégie ne remplira pas les caisses du groupe. Vendre des smartphones à 299€ avec une telle fiche technique, ça laisse peu de place pour les bénéfices. Mais le groupe a de solides assises financières, de grosses capacités de production. Lenovo peut se permettre de continuer à jouer des coudes, là où d’autres sont sur le point d’abandonner la course aux smartphones (on pense à HTC et LG qui éprouvent de grosses difficultés en Europe).

Y a-t-il des risques à passer à une banque européenne entièrement dématérialisée ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 15 février 2019 06h18 | Ajouter un commentaire

A l’heure où les banques ne peuvent plus offrir gratuitement des services basiques à cause des chutes de leurs recettes sur le marché des particuliers, il est temps de se pencher sur les alternatives « 100% en ligne et mobile ». N26 est le principal acteur global pour le moment. Et il va vite, très vite, pour se faire une place dans les smartphones. Mais comment fonctionne cette banque ? Explications.

On a essayé N26, la banque du futur 100% gratuite: comment fonctionne-t-elle, quelles sont ses limites ?

Vous l’avez forcément remarqué, la banque est l’un des secteurs qui réalise (ou subit, selon les points de vue) l’une des plus grosses transitions numériques. Les agences disparaissent, la dématérialisation s’accélère. Tout cela suit une tendance de fonds: réduction des coûts liés à la chute des recettes sur le marché des particuliers, et exigence croissante des clients par rapport à la facilité d’utilisation de leur argent.

Comme toujours dans les transformations de secteurs d’activité, il y a de nouveaux acteurs qui débarquent avec une vision innovante. Partis d’une page blanche, sans devoir modifier d’innombrables structures, procédures ou autres départements, ils peuvent proposer quelque chose de nouveau, de simple, de centrer les réels besoins des utilisateurs.

La fin des banques gratuites en Belgique: le moment idéal pour essayer N26

Au premier abord, on a tendance à se méfier de N26, un nouvel acteur bancaire d’origine allemande qui prétend révolutionner le secteur. On se demande s’il peut réellement remplacer une banque belge et on est plutôt sceptique, ce qui est une bonne habitude quand on parle d’argent. On a même contacté la Febelfin pour avoir leur avis sur la question, mais la fédération du secteur bancaire n’avait rien à dire à ce sujet.

C’est quand on a remarqué que la jeune entreprise berlinoise avait réussi une nouvelle levée de fonds de 300 millions d’euros qu’on s’est dit qu’il devait y avoir du potentiel… Sa valorisation atteint désormais 2,7 milliards de dollars, de quoi s’attaquer au marché américain. L’objectif des 100 millions de clients est annoncé, très ambitieux. Bref, c’est clairement un service qui s’adresse au grand public. D’où l’intérêt de se pencher sur son cas.

On est parti d’un double constat avant de réaliser ce test. Le premier est personnel: ma banque actuelle a décidé de tarifer une formule restée gratuite de nombreuses années, malgré la présence d’une MasterCard. Je m’en servais comme tirelire et pour la carte de crédit, donc je ne rapportais rien à cette banque ; et je lui coûtais même de l’argent, finalement, car je ne répondais jamais à leurs propositions d’investissement. Bref, cette banque me dit qu’elle va désormais me facturer 8€ par trimestre. Autre actualité: bpost a décidé, à partir du 18 mars, de facturer 50 centimes par retrait d’argent à un distributeur (le premier retrait est gratuit, cependant), et ce pour les clients de son pack gratuit. Ce n’est pas la première banque belge à le faire. Bref: la banque traditionnelle ne rapporte plus assez d’argent que pour offrir des services même basiques à des clients qui s’en servent comme simple tirelire et moyen de paiement.

C’était donc le moment idéal pour passer à autre chose. J’ai clôturé mon compte et je me suis inscrit sur N26, qui vous allez le voir, est une vraie banque…

Une inscription contrôlée

En Europe, il y a des règles pour être titulaire d’un compte en banque. Il faut notamment prouver son identité.

Pour créer son compte N26, il faut télécharger l’application, et suivre la procédure d’inscription, assez fastidieuse. Il faut envoyer une photo de soi, une copie de la carte d’identité, et fournir adresse, numéro de téléphone, etc.

Puis, il faut laisser à N26 le temps de vérifier votre cas, sans doute en le recoupant avec des bases de données de mauvais payeurs, ça doit sûrement exister au niveau européen…

Quelques jours plus tard, la carte N26 arrive. Elle est équipée par défaut de l’option « sans contact », très pratique pour les petits paiements en magasin. Le compte est alors activé, l’application est entièrement fonctionnelle et permet de définir son PIN pour la carte.

A la base, votre compte affiche 0 euro, forcément. Il faut donc faire un virement pour l’alimenter et pouvoir l’utiliser. Nous avons versé 20 euros à partir d’un compte belge et 24 heures plus tard, une notification arrivait sur l’application, signalait la transaction.

Qu’avez-vous avec la formule gratuite ?

Un vrai compte en banque allemand (il commence par DE42), une MasterCard un peu spéciale (voir plus bas), une application N26 très bien foutue (voir ci-dessous), 5 retraits gratuits par mois à des distributeurs de billets en Belgique uniquement (puis c’est 2€ par retrait…). Les retraits à l’étranger sont commissionnés (1,27%) par N26.

Voilà pour la base et c’est déjà pas mal.

Les versions N26 Black et Metal sont payantes et plutôt chères, mais elles offrent des assurances supplémentaires (vol de votre argent après un retrait, vol d’un smartphone acheté avec la carte, retard d’un avion, perte de bagages, etc). C’est assez bien orienté « voyageurs réguliers », ou personne à la recherche de certaines assurances. Tout ça vous coutera alors 9,90€ ou 16,90€ par mois, débité de votre compte N26.

Que peut-on faire avec la banque N26 ?

N26 est à la fois différent d’une banque traditionnelle (aucune agence, tout est dématérialisé et centré autour de l’expérience utilisateur), mais très proche.

Elle offre en effet toutes les opérations basiques: paiement en magasin ou en ligne avec carte MasterCard, virement vers d’autres comptes en banque, retrait d’argent. C’est largement suffisant pour la grande majorité des citoyens. Notez bien cependant que certains commerces n’acceptent pas la MasterCard. Pour prendre un exemple connu: tous les Colruyt de Belgique, qui exigent la carte Maestro. On a essayé, et notre carte N26 a été refusée. Donc renseignez-vous avant d’effectuer un achat en magasin. Dans d’autres pays européens, il est possible de commander une carte N26 Maestro en option, mais ce n’est pas le cas pour l’instant en Belgique.

On vous l’a dit, N26 est une vraie banque: elle vous a donc ouvert un vrai compte en banque au moment de l’inscription. Même si ce compte est allemand, n’importe qui peut vous virer de l’argent dessus, y compris votre employeur pour votre salaire mensuel. Il n’y a pas de frais cachés, les virements dans la zone SEPA (membres de l’Union européenne principalement) sont tous gratuits, dans un sens comme dans l’autre.

La seule limite est le conseil humain (il devra se faire par livechat ou réseaux sociaux, il n’y a pas de téléphone), et les services bancaires plus poussés: oubliez les comptes épargne pour enfant, les comptes de garantie locative, les crédits hypothécaires ou auto, etc… Pour tout ça, il faudra passer par un courtier, par exemple.

Une MasterCard de débit, et pas de crédit: A LIRE ABSOLUMENT

La notion de carte de crédit et de débit est assez claire en Belgique: il y a les cartes Maestro pour le débit (c’est-à-dire pour utiliser directement l’argent disponible sur votre compte) et les Visa/MasterCard pour le crédit (l’argent est retiré d’une limite mensuelle qui n’est pas immédiatement liée à l’argent disponible sur votre compte en banque, ce qui vous permet d’avoir accès à un « crédit » temporaire).

A l’étranger, la notion est un peu différente. Par exemple, en Angleterre, le montant utilisé par la carte de crédit n’est pas ponctionné d’un coup sur votre compte à la fin du mois, mais il peut être réparti sur plusieurs mois.

Cette différence entre crédit est débit est essentielle dans le cas de N26, car la MasterCard offerte est une MasterCard de DEBIT, et non de crédit. C’est indiqué sur la carte, d’ailleurs, dans la zone grise brillante.

Elle reste une MasterCard (vous pouvez la renseigner sur Amazon ou Netflix, par exemple), mais elle agit comme une carte de débit, c’est-à-dire que l’argent est débité immédiatement de votre compte, dont le solde doit être suffisant pour que l’opération soit effectuée.

Pour s’en rendre compte, on a fait quelque chose qu’on vous déconseille de reproduire chez vous.

Alors que notre solde disponible était toujours de 20€, on a passé une commande de 30 € sur Amazon. Voici ce qu’on a constaté, notifications à l’appui. Quelques secondes après notre commande: 1€ de retrait pour Amazon (pour la vérification de la MasterCard, il est rendu 10 jours plus tard). 5 minutes après la commande: 12,74 € de retrait d’Amazon (soit le montant de l’un des deux objets de notre commande). 10 minutes plus tard: « solde insuffisant, votre paiement a été annulé« .

Notre compte Amazon nous disait alors qu’il y avait un problème avec la commande, et qu’il allait réessayer de débiter le compte. On a préféré annuler toute la commande. Tout n’est pas immédiat, bien entendu, et il a fallu quelques temps pour que les serveurs d’Amazon et N26 se mettent d’accord et réparent le bazar qu’on a provoqué en réalisant notre test. Mais tout est rentré dans l’ordre et on a récupéré nos 12,74€.

Tout ça pour nous (et vous) prouver qu’il s’agit bien d’une MasterCard de débit, et non de crédit. C’est très important de s’en souvenir avant de passer à N26.

Bon à savoir: en Allemagne et en Autriche uniquement pour l’instant, il est possible d’activer en ligne une autorisation de découvert. Aller en négatif y coûte cependant de l’argent, N26 charge un taux annuel de 8,9%. Cette option pourrait débarquer chez nous.

Une application qui change tout : chaque mouvement d’argent est notifié immédiatement

L’un des reproches qu’on peut faire aux « vieilles » banques, c’est le manque de transparence des transactions. On voit peu d’informations, et souvent avec un délai de quelques jours (pour les cartes de crédit surtout).

Avec l’application N26, vous recevez une notification dès qu’une transaction a lieu, qu’elle soit entrante ou sortante. Exemple : on a fait un achat sur Amazon avec la carte, et dans la seconde, l’application nous prévenait. Idem pour notre premier versement sur le compte.

C’est une manière simple et très sécurisante de savoir ce qui est fait avec votre argent. En cas de fraude, également, vous pouvez signaler un problème, ou bloquer la carte (de manière temporaire ou définitive).

appli
De gauche à droite: votre carte dans l’appli, la notion d’espaces et la catégorisation des transactions

Toutes les transactions sont labellisées de manière automatique (restaurant, courses, virement), mais vous pouvez créer des catégories vous-mêmes. Il est possible également de créer des espaces, qui agissent comme autant de comptes d’épargne thématiques. Typiquement, vous allez créer un espace « montre » et y mettre de temps en temps de l’argent de côté en un clic, afin de vous en offrir une au bout de l’épargne.

Il y a plusieurs subtilités du genre qui rendent l’expérience bancaire plus intelligente, plus ludique aussi. On pense à « Money Beam » ou « Demande », qui vous permet des transferts instantanés d’argent entre utilisateurs N26 présents parmi vos contacts, comme le permet Payconiq par exemple.

Et il y a bien sûr la base: le virement bancaire pour payer vos factures.

Conclusion

Sans conteste, N26 est une excellente option si comme la majorité des Belges, vous considérez surtout votre banque comme une tirelire et un moyen de (se faire) payer. N26 offre tout ça gratuitement, et même 5 retraits par mois en Belgique pour avoir du liquide.

Et c’est une vraie banque, avec un vrai numéro de compte (allemand, mais ça ne change rien en Europe), une vraie carte de débit (MasterCard, ceci dit, qui est acceptée dans plus d’endroit que la Maestro). Attention, cependant, certains commerces belges (comme les Colruyt) n’acceptent pas la MasterCard, même celle de débit de N26, nous l’avons essayé.

Le gros point fort de N26: une application très bien foutue, orientée « utilisateur », avec de nombreuses options pratiques et qui vous notifie au moindre mouvement sur votre compte.

A la question « Comment N26 gagne-t-il de l’argent si les comptes sont gratuits ?« , des responsables nous ont répondu: « N26 a un modèle commercial principalement axé sur les abonnements premium, tels que N26 Black ou N26 Metal. Nous croyons en la nécessité de mettre en place un modèle simple, transparent et juste, ce qui nous permet de constater que les utilisateurs sont prêts à payer pour les adhésions s’ils reçoivent un produit complet de grande valeur. Ceci est comparable à Netflix ou Spotify, qui a sans doute éduqué leurs industries respectives à cet égard« .

Dernier bémol dans cette expérience globalement très positive: impossible de savoir ce que l’avenir nous réserve. N26 est une ‘start-up’ allemande, elle pourrait disparaître dans 5 ans, ou décider dans 1 an de rendre son compte basique payant.

Mais c’est exactement ce que vient de faire ma « banque traditionnelle » (allemande elle aussi…) en m’envoyant uniquement un email. 

Voici le premier smartphone avec un écran “troué” disponible en Belgique

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 12 février 2019 10h28 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: voici le premier smartphone avec un écran “troué” disponible en Belgique

Le Honor View 20 ouvre le bal des smartphones de 2019. Sorti il y a quelques jours en Europe, il a une particularité inédite: sa caméra frontale est isolée dans l’écran, en haut à gauche. De quoi se passer d’une « encoche » qui ne plait pas à tout le monde. Mais est-ce bien pratique ?

Vous avez sans doute déjà entendu parler de la marque Honor. Elle appartient au groupe Huawei, qui en a fait depuis des années sa marque ‘jeune’ et ‘en ligne’. Il se vend principalement des Honor à l’étranger, car en Belgique, petit pays, la marque Huawei est déjà très présente et assez populaire. Le géant chinois des télécoms n’a donc jamais vraiment pris la peine de lancer en grandes pompes sa deuxième marque chez nous, à part lors de la sortie du Honor 9 que nous avons couverte en 2017.

En 2019, visiblement, Honor veut essayer d’attirer à nouveaux les projecteurs, de faire un peu plus parler d’elle dans notre pays. Le but, sans surprise, est de grappiller des parts de marché à la concurrence Android, donc à Samsung principalement dans notre pays. Les prix avec Huawei se chevauche cependant, on se demande dès lors s’il n’y aura pas un peu cannibalisme, mais les filières de distribution sont en partie différentes.

Pour y parvenir, Honor a lancé son View 20 en Belgique récemment, et il sera disponible dans plusieurs enseignes connues comme Vandenborre. Alors qu’à la base, Honor est une marque ‘en ligne’. Ironie de l’histoire: sur le site de Honor (France, pas le choix), on ne peut pas se faire livrer en Belgique. Bref, on se perd un peu au niveau de la stratégie, mais ça n’a pas vraiment d’importance pour vous, le client final.

549€ pour un écran… troué

Honor nous avait habitués à des smartphones milieu de gamme avec un prix abordable et des performances suffisantes. Rien à voir avec le View 20, que l’on trouve à 549€ chez Vandenborre ou Coolblue. Notez que Krefel distribue aussi des smartphones Honor, mais pas MediaMarkt… Et il s’agit de la version 128 GB. Celle avec 256 GB de mémoire interne se trouve à 649€ sur le web.

Le View 20 est un grand smartphone de 6,4’’, et ce qu’on remarque immédiatement, c’est le ‘trou’ dans son écran. Depuis peu, quelques constructeurs ont préféré ce moyen pour insérer la caméra frontale, tout en évitant la fameuse ‘encoche’ (notch) qui déplait à certains.

D’un point de vue esthétique, c’est plutôt pas mal. Et avec certaines applications (comme YouTube), il est possible d’avoir une sensation d’immersion inédite, car la vidéo occupe tout l’écran (moins le ‘trou’ de la caméra, voir photo). Sur une appli comme Chrome ou RTL info, ça ne change pas grand chose en revanche, et le ‘trou’ de 4,5 mm de diamètre n’est qu’une encoche déplacée.

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Du tout bon, à part l’écran

Concernant le reste de la fiche technique, on est plutôt gâté: puce Kirin 980 à 2,6 GHz (le même que le vaisseau-amiral de Huawei, le Mate 20 Pro), 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne (pas de port microSD mais nanoSD), appareil photo principal de 48 MP (25 MP à l’avant), batterie de 4.000 mAh, dos en verre aux reflets travaillés en forme de chevrons, Android 9.0.

Bref, niveau matériel, on est gâté, tout sera fluide durant quelques années, et le stockage devrait suffire, même pour les plus gros utilisateurs. Quant à la batterie, après 48 heures d’utilisation normale, notre View 20 ne rendait pas encore l’âme. C’est l’un des plus endurants que nous ayons pu tester.

Seul bémol: la qualité de l’écran. La dalle IPS de 1080 x 2310 pixels tire vers le bleu, et elle est loin de l’OLED qui équipe plusieurs smartphones dans cette gamme de prix. Les noirs sont donc gris, les couleurs moins vives, c’est inévitable. La luminosité maximale est heureusement suffisante pour une lecture agréable en plein soleil.

Enfin, et ça justifie en partie l’écart avec les smartphones à 1.000€, il n’y a pas d’étanchéité, pas de capteur d’empreinte intégré à l’écran, pas de charge sans fil (mais bien une charge rapide avec un bloc de 22,5W)

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Et les photos ?

Avec un objectif principal de 48 MP, on s’attend surtout à des capacités de zoom intéressantes. En réalité, Honor est le premier smartphone à être équipé du dernier capteur IMX 586 de Sony.

Un capteur un peu plus grand que la moyenne, qui peut donc capturer plus de lumière. Et c’est très utile pour les photos à l’intérieur, en soirée, de nuit, etc. Tous nos clichés ont été réussis, avec peu de bruit numérique.

A l’extérieur, sans surprise, les photos sont parfaites. Le zoom est x2 sans perte de qualité, car les photos par défaut du Honor View 20 font 12 MP.

Le capteur supplémentaire à l’arrière exploite ce qu’on appelle la technologie ToF (Time of Flight). Il permet principalement de capturer des scènes en 3D, grâce à l’envoi d’impulsions laser et au calcul de leurs rebondissements. Ces fonctionnalités sont intégrées dans l’application ‘Appareil photo’, et notamment dans le suivi de la silhouette, dans la retouche vidéos (détouré du corps en mouvement). La 3D ToF peut également servir dans certains jeux, mais on ignore lesquels…


Conclusion

Belle surprise pour ce début d’année que ce Honor View 20, un appareil haut de gamme vendu 549€, et qui s’oppose donc au très bon OnePlus 6T qu’on a testé récemment.

Les performances sont là, cela ne fait aucun doute. Le design avec reflet en chevrons est particulier, osé, et orienté davantage vers les jeunes, sans doute. Les concessions sont faites uniquement au niveau de l’écran (qui n’est pas OLED) et de quelques options un peu gadget, comme l’étanchéité et le capteur d’empreinte intégré à l’écran. Bref, c’est l’un des meilleurs rapports prix/puissance du moment.

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L’ordinateur de bord de cette Mercedes est aussi grand qu’une télévision: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 janvier 2019 15h49 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, nos voitures deviennent de plus en plus intelligentes. Equipées d’une carte SIM pour se connecter elles-mêmes à internet, d’un port USB pour relier votre smartphone et transformer l’écran (Android Auto, Apple CarPlay), d’une panoplie de capteurs et de gadgets contrôlables via l’ordinateur de bord ou une application sur smartphone, elles sont à l’aube de leur évolution ultime: devenir entièrement autonomes.

Et comme dans une voiture autonome vous ne devez théoriquement plus regarder la route, les constructeurs prennent les devants et élargissent de plus en plus les écrans présents à l’avant des voitures. Ce prototype de Byton, une jeune entreprise ambitieuse présente à nouveau au CES de Las Vegas cette année, annonce la couleur :

Mercedes est forcément plus terre-à-terre. On sait qu’il faut de longs mois pour valider une technologie ou un accessoire présent dans une voiture, pour des raisons de sécurité principalement. Le concept Mercedes Me et les écrans de la Classe A sont cependant déjà impressionnants, comme j’ai pu le constater durant un test de quelques jours.

C’est la taille qui étonne le plus, surtout pour une voiture représentant l’entrée de gamme du constructeur, son plus « petit » modèle (qui ne l’est pas tellement, en fait). En effet, l’espèce de télévision de près d’un mètre de large présente sur la planche de bord renferme en réalité deux écrans distincts, et de grande taille. Ils sont de bonne qualité et en haute définition: on dirait des tablettes…

Celui derrière le volant est plus limité, mais paramétrable à souhait: style, taille des compteurs, infos centrales (GPS ou musique, trajet, etc). Il bien grand, bien visible, et se contrôle à l’aide de la partie gauche du volant: boutons, petit pavé tactile à balayer… c’est précis et complet.

Une bon infotainment

Le plus intéressant est celui qui fait office d’écran principal, d’infotainment, comme on dit. La dalle de plusieurs dizaines de centimètres est tactile, et rassemble toutes les fonctions qu’on est en droit d’attendre en 2019: navigation, musique, accès au téléphone (pour appels/messages mais aussi musique), réglages du véhicules en tout genre (clim, lumière, etc), quelques applications comme un navigateur internet via Mercedes Me (la plateforme cloud qui fait le lien entre vous et votre voiture).

Le tout est animé par une interface fluide et réactive, l’une des meilleures que j’ai pu essayer jusqu’à présent. Elle est assez intuitive et se commande de 3 manières: écran tactile, pavé avec bouton et zone tactile près de l’accoudoir, partie droite du volant (boutons, molette de volume et petit pavé tactile que l’on peut balayer, c’est très bien foutu).

Il est également possible de commander une partie de cette interface avec la voix (Linguatronic). Mais « Bonjour Mercedes » n’est pas toujours le moyen le plus simple d’effectuer une tâche, à part pour appeler un contact dans le répertoire du smartphone relié.

On regrette l’absence d’Android Auto et de CarPlay, Mercedes imposant son interface maison. Pour Spotify, par exemple, il faudra le lancer via le smartphone (mais après, on peut faire défiler les morceaux et gérer le volume via l’interface de la voiture).

Ce smartphone a 4 capteurs photo à l’arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 2 janvier 2019 11h04 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: ce smartphone de Samsung a 4 capteurs photo à l'arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Le Galaxy A9 du géant coréen, qui est toujours la marque la plus populaire en Belgique (devant Apple et Huawei), est-il une démonstration de puissance, une vitrine technologique, ou une réelle innovation qui va bouleverser le monde de la photo sur smartphone ? Poser la question est un peu y répondre…

C’est assez paradoxal: Engadget, un célèbre média spécialisé anglosaxon, vient de décerner au Google Pixel 3 XL le prix du « photophone » de l’année. Ce smartphone, vous l’ignorez sans doute car il n’est pas commercialisé chez nous, n’est équipé que d’un seul capteur photo à l’arrière.

Or, 2018 a été l’année de la course aux capteurs photos placés à l’arrière. Après Huawei et les trois lentilles du P20 Pro et du Mate 20 Pro, Samsung a osé aller encore plus loin en sortant, en cette fin d’année, le Galaxy A9. Cet élégant smartphone que nous avons essayé dans sa version « Lemonade Blue » (dégradé de bleu, vert, jaune) possède en effet 4 capteurs alignés à l’arrière.

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Une fiche technique presque parfaite

Vendu 599 euros, un prix élevé sans être celui d’un flagship, le Galaxy A9 se doit d’avoir une solide fiche technique pou convaincre. Et c’est le cas sur pratiquement tous les points: écran 6,3″ AMOLED (2220 x 1080 px), 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, grosse batterie de 3.800 mAh avec charge rapide, deux ports pour carte SIM et une place pour une carte microSD, finition soignée avec dos en verre.

Ce qu’il laisse à ses grands frères, les Galaxy S9 et Note 9: l’étanchéité, la puissance du meilleur processeur maison (le A9 n’est pas équipé d’un Exynos mais d’un Snapdragon 660 plutôt moyen), la charge sans fil, le stylet, et d’autres petits détails.

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Les quatre capteurs, plus ou moins utiles…

Le Galaxy A9 peut justifier son prix élevé (on est 60€ au-dessus de l’excellent OnePlus 6T) si la partie photo est rendue exceptionnelle grâce aux 4 capteurs alignés à l’arrière. Mais allons droit au but: c’est avant tout une démonstration de puissance. Je m’explique: face aux marques chinoises qui sortent une dizaine de smartphones par an, dont certains « innovent » en multipliant les capteurs à l’arrière, Samsung (à l’instar d’Apple) a été taxé d’immobilisme, d’attentisme. Avec à la clé, un légère diminution des parts de marché.

Vexé, le géant sud-coréen a sans doute voulu montrer au monde qu’il pouvait lui aussi sortir des ‘première mondiale’, et c’est ce qu’il a fait avec le Galaxy A9, qui est effectivement le premier avec autant de lentilles à l’arrière. De là à dire que c’est une innovation majeure, il y a un pas à ne pas franchir.

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L’idée de Samsung, c’est que chaque capteur doit jouer un rôle particulier. Le premier est la « caméra principale » (24 MP, ouverture F1.7): il va prendre l’écrasante majorité de vos photos car peu de gens chipotent dans les réglages.

Le second est « grand angle » (8 MP, ouverture F2.4), et couvre 120°: donc si vous ne pouvez pas vous éloigner d’une scène (ex: vous êtes à table et souhaitez photographier tout le monde), c’est toujours pratique, mais il y un effet arrondi sur les côtés (qui peut être corrigé par après via la galerie).

Il y a également un objectif dit « télé » (10 MP, F2.4): il permet un zoom optique 2X, ce qui, à nouveau, peut être pratique dans certains cas. La qualité de l’image ne se détériore pas comme c’est le cas avec d’autres smartphones qui zooment dans l’image (on appelle ça un zoom numérique).

Enfin, il y a un capteur dit « de profondeur » (5MP, F2.2). Il est là pour réussir les effets « bokeh »: quand vous faites la photo d’une personne ou d’un visage, il permet de détecter la profondeur de champs et donc de flouter l’arrière-plan.

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Les sapins permettent de passer de ‘normal’ (au milieu) à ‘grand angle’ (à gauche, d’où l’effet un peu arrondi) ou à ‘zoom’ (à droite)

Conclusion

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, après avoir joué une semaine avec l’appareil photo du Galaxy A9, on n’est jamais tombé à la renverse, on n’y voit pas de révolution. Certes, on a remarqué que le grand angle, à activer manuellement, était plutôt sympa. Et que le zoom pouvait être utile, même si 2X, ce n’est pas énorme. Enfin, on a noté que les portraits étaient réussis surtout au niveau du contour du sujet, très bien découpé.

Mais Samsung oublie qu’il est possible, avec un bon traitement logiciel, de permettre à un seul capteur de faire de très belles photos, de réussir de magnifiques portraits. Il y a cependant la fonction « grand angle » et « zoom », sur lesquelles Google, par exemple, doit s’avouer vaincu avec son Pixel 3, couronné cependant en 2018 dans la presse spécialisée. Mais rappelons que la plupart des utilisateurs de smartphone prennent leurs photos en mode automatique, sans toucher à aucun réglage, à aucune option.

Donc, a priori, le Galaxy A9 s’adresse aux personnes exigeantes, qui veulent en faire plus avec leur smartphone au niveau de la photo. Il est cependant très élégant et rapide en toute circonstance. Reste un prix élevé (599€), ce qui nous fait dire que Samsung ne va pas écouler beaucoup de Galaxy A9 en Belgique et dans le monde – et surtout que ce smartphone est davantage une démonstration de puissance, une vitrine commerciale qui rappelle que le Coréen sait aussi bousculer les codes.