IoT

Après Mario, Luigi devient… Lego

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Jeu vidéo, Test , le 3 septembre 2021 14h00 | Ajouter un commentaire

Il y a environ un an, j’évoquais l’évolution de Lego et son succès, dû en partie à la diversification de ses activités (jeu vidéo, dessin animé, licences multiples, création d’univers propres, etc). Et ça passait par une alliance avec Nintendo pour inventer un mélange de construction, de déplacements d’une grande figurine Lego Mario et d’une application pour guider et trouver de nouvelles idées de jeu.

Et le concept, bien que parfois un peu complexe à bien appréhender pour les moins de 8 ans, m’avait séduit. Je suppose que les ventes sont bonnes du côté de Lego, car Mario vient d’être rejoint par son frère Luigi, qui a lui aussi droit à une figurine connectée.

Rappel: comment ça marche ? 

En deux mots, et si vous n’avez pas le courage d’aller lire mon test de Lego Mario, le principe du jeu est de construire des niveaux qui font penser à une carte des jeux vidéo Super Mario. Dans les différentes boites (à acheter séparément), il y a des « épreuves » pour Mario, qui lui permettent généralement de scanner un code avec le petit capteur situé sous les chaussures de la figurine connectée.

Des épreuves et des déplacements qui vous permettent de ramasser des pièces d’or, le plus possible. Le résultat d’un niveau (60 secondes), ainsi que d’autres informations liées aux actions de Mario, s’affiche sur le petit écran couleur de la figurine. Il est également possible de connecter l’application pour afficher d’autres options, des idées de ‘construction de niveau’, des challenges, etc. L’application fait également office de mode d’emploi pour construire les kits.  

A deux, c’est mieux ?

Alors que vient faire Luigi dans l’histoire ? Une simple variante colorée ? Non, heureusement, même si ça aurait pu exister car on trouve des extensions pour à peu près tous les personnages récurrents, amis ou ennemis, de la plus célèbre franchise de jeu vidéo.

L’arrivée de Luigi correspond à celle d’un nouveau mode, le ‘2 joueurs’. Il est vrai que Lego Mario est une expérience plutôt solo, dans la mesure où on assemble son niveau, puis on débute la ‘partie’ en scannant le tunnel vert, avant d’atteindre le drapeau noir en tentant de collecter le plus de pièces possibles.

Avec Luigi, on peut donc connecter simultanément à l’application deux personnages (ils arborent alors un genre de foulard sur leur petit écran), et cela s’accompagne par de la coopération. C’est-à-dire qu’il y a de nouvelles manières de ‘réussir’ certaines actions, de franchir certains obstacles, de terrasser certains ennemis.

L’idée est amusante et dans les vidéos promotionnelles, ça a l’air super cool et simple. La réalité est un peu plus compliquée, car le schéma de jeu change. Au lieu de faire son petit parcours tout seul, il faut (plus ou moins) attendre l’autre et (plus ou moins) finir en même temps. Je mets des parenthèses car ça n’est pas figé, on peut choisir mais si on veut battre des records de pièces, il faut avancer ensemble.

Les actions de collaboration ne sont pas évidentes car endéans le délai imparti de 60 secondes, il faut se rassembler autour d’une structure et coordonner les mouvements. Avec des enfants de 6 et 8 ans, je peux vous le dire, c’est pratiquement impossible. Il faut plutôt viser les 10 ans, car par rapport au ‘solo’, ça demande plus de dextérité et de coopération.

 

Une petite caméra de surveillance très… inspirée

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Test , le 14 juin 2021 15h03 | Ajouter un commentaire

Reolink est une petite entreprise chinoise qui mise tout sur l’exportation directe depuis les usines et son site web. Elle ne travaille pas avec des distributeurs physiques en Belgique (pas de présence en magasin), mais on peut les acheter via Amazon.fr, par exemple.

Cette manière de procéder, associée à une fabrication à moindre coût, permet à l’entreprise de proposer des produits de qualité à des prix raisonnables. Je viens d’essayer l’Argus 3 Pro (145€), dernier modèle en date.

Dans le nom et dans le look de la caméra, on pense tout de suite aux excellentes caméras d’Arlo, une entreprise américaine pionnière dans le domaine, dont j’ai essayé le modèle Pro 3 fin 2019. Il y a les mêmes LED qui s’allument lorsque c’est nécessaire, permettant l’enregistrement en couleur dans la pénombre. La stratégie de Reolink est borderline, et rappelle les premiers smartphones chinois copiant ouvertement les produits d’Apple… Entre copie et inspiration, la marge semble légère.

En option, vous pouvez vous procurer le panneau solaire pour un chargement continu (30€)

Pas besoin d’abonnement

Le principe d’enregistrement est cependant assez différent d’Arlo, car les caméras de Reolink peuvent travailler en ‘local’. C’est-à-dire que les séquences ne sont pas obligatoirement envoyées et stockées dans un cloud payant par abonnement, mais sur une carte micro SD à insérer directement dans la caméra. C’est une option intéressante car plus économique, mais ça suppose que les éventuels voleurs ne partent pas en arrachant la caméra, et qu’il n’y a pas de bug de lecture ou de « panne » de la carte de stockage.

Pour le reste, la caméra fonctionne comme la plupart des caméras de surveillance sans-fil et sur batterie:

  • Enregistrement de séquences vidéo lors de la détection de mouvements, et quand le planificateur est réglé en mode surveillance (horaire à personnaliser jour par jour). Une notification apparait dans la foulée sur le smartphone via l’application. Application qui permet de revoir les séquences sous forme d’un calendrier des évènements.
  • Possibilité de visionnage en direct, et de dialoguer (il y a un petit haut-parleur de qualité moyenne, et une micro) si la caméra n’est pas placée trop loin de l’interlocuteur.
  • Vous pouvez également faire retentir une (petite) sirène via l’application pour tenter de déranger les éventuels intrus.

Quoi de neuf ?

Rien de révolutionnaire au niveau du fonctionnement. Mais l’Argus 3 Pro de Reolink a quelques qualités au niveau de sa fiche technique: une résolution du capteur vidéo de 2560 x 1440 pixels, une vision nocturne couleur grâce à deux LED qui s’allumeront en cas de mouvement (assez puissants, voir ci-dessus), un zoom (digital, donc pixellisé) jusqu’à 16X, des alertes plus intelligentes (voiture, personne ou autre) et la compatibilité avec les assistants vocaux de Google d’Amazon.

Globalement, je suis satisfait de cette petite caméra de surveillance vendue environ 145€ (elle est actuellement en rupture de stock sur internet…). Un seul reproche, et il est très important de le savoir, le ‘grand angle’ n’est pas aussi large que sur les caméras d’Arlo. Le capteur plafonne à 122° chez Reolink, contre 160° chez Arlo. Conséquence: pour avoir une vue complète de son jardin ou de son allée de garage, il faudra éloigner le plus possible la caméra, soit en hauteur, soit en largeur (ce qui rend donc l’option ‘dialogue’ plus compliquée).

Voici la vue en plaçant la caméra à l’arrière d’une maison, à environ 2,5 m de hauteur (c’est un peu juste et on doit choisir les zones à surveiller, le jardin ou la terrasse):

Google sort un routeur Wi-Fi: que vaut-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, IoT, Pratique, Test , le 2 juin 2020 08h16 | Ajouter un commentaire


On connait tous, régulièrement, des problèmes d’accès au réseau Wi-Fi d’une maison ou d’un appartement. Peu performants, les modems/routeurs fournis par Proximus et Voo peuvent être améliorés de différentes manières. Mais rares sont celles qui s’avèrent aussi efficaces que ce que propose Google, qu’on n’attendait pas forcément sur ce marché. Voici mon avis sur le Nest Wifi (159€ ou 259€ en kit avec son point d’accès supplémentaire et intelligent), que j’ai essayé durant deux semaines.

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises des possibilités qui s’offraient à vous pour améliorer le réseau local d’une maison ou d’un appartement. Dans la majorité des logements, effectivement, la connexion internet initiale (celle qui « sort » du câble de Proximus ou Voo, habituellement) est d’environ 55 Mbps à la base, mais elle passe vite à 20 Mbps en réalité, donc sur votre smartphone ou ordinateur portable, car le signal du WiFi s’épuise très vite dans l’espace et n’aime pas certains obstacles.

Il y a de nombreuses solutions pour améliorer la situation et dernièrement, j’ai testé celle de Devolo (kit MagicMagic WiFi Mini ou LAN), celles de Lynksys et Synology et il y a plus longtemps celle de Fritz. La plupart d’entre elles fonctionnent relativement bien, mais j’ai chaque fois constaté des difficultés pour l’installation et la configuration, ainsi que des soucis récurrents dans l’utilisation (des petites pannes à droite ou à gauche, des dysfonctionnements avec certains appareils connectés, etc).

Un nouvel acteur vient de débarquer en Belgique, et il s’agit de… Google. Le géant américain du web conçoit et commercialise son propre matériel depuis quelques années: smartphones (pas encore en Belgique) et tablettes, enceintes intelligentes, boitiers pour connecter une TV (Chromecast) et manette de jeu vidéo. Avant la sortie d’un Chromebook, on a droit, dans notre pays, à un nouvel appareil dans la gamme Nest, donc celle qui concerne la maison connectée (thermostat, caméra, détecteur de fumée). Il s’agit donc, vous l’aurez compris, du Nest Wifi, un routeur vendu seul (159€) ou en kit (259€) avec un point d’accès supplémentaire faisant office d’enceinte connectée (avec le fameux Google Assistant). Ce point d’accès peut s’acheter individuellement (139€) pour étendre davantage votre réseau.

Il veut remplacer le Wi-Fi de votre modem/routeur

Contrairement aux autres solutions qui étendent (ou s’intègrent dans) votre réseau Wi-Fi actuel (celui émis par la Bbox de Proximus, par exemple), le Nest Wifi a l’ambition de le remplacer complètement. Rien d’obligatoire, cependant, mais vu qu’il faut placer le boitier principal (routeur) à portée de câble de votre modem, ce serait stupide d’émettre deux signaux sans fil à partir du même endroit.

De toute façon, sachez-le, l’une des grandes qualités de la solution Nest Wifi, c’est d’être assez beau et discret que pour être déposé sur un meuble (et non caché dans un tiroir), ce qui augmentera immédiatement ses performances sans fil (car il n’y a plus d’obstacle). Donc autant couper le réseau Wi-Fi de votre modem Proximus ou Voo.

L’installation est assez simple: une prise électrique (oui, encore une à trouver dans le même coin de votre maison, où se trouvent souvent déjà le modem, la télé, le décodeur, la console, etc) et une prise réseau à insérer, je viens de le dire, dans un des ports Ethernet du modem/routeur de votre fournisseur d’accès à internet.

Une application exemplaire

Comme toujours, la spécialité de Google, c’est la partie logicielle, soignée par son armée de développeurs répartie dans le monde entier. Tout est clair, simple, intuitif. Les informaticiens passeront leur chemin: il n’y a pratiquement aucun réglage technique possible, tout doit être compréhensible par tout le monde…

L’application Google Home est nécessaire pour installer votre réseau, mais ça ne prend que quelques minutes. C’est très basique et si vous avez déjà une maison intelligente contrôlable par l’assistant Google (ce qui est mon cas, forcément), le routeur apparait comme un objet connecté supplémentaire. On peut vérifier la connexion et lancer un test de débit, par exemple:

Bizarrement, il faut une autre application, Google WiFi, pour accéder aux options les plus intéressantes, parmi lesquelles Wi-Fi familial, qui permet de bloquer les contenus pour adultes (activation de SafeSearch), d’identifier les appareils connectés, et éventuellement leur restreindre l’accès à internet à certains moments de la journée. J’ai essayé et c’est diablement pratique et facile à mettre en place.

L’idéal serait que Google affine le filtrage, par exemple pour cibler l’accès: interdire Instagram et Netflix mais autoriser des recherches sur internet pour les ados, ça arrangerait beaucoup de parents. Tout cela est sans doute compliqué à mettre en place, mais ça rendrait la solution de Google diablement puissante :


Un point d’accès qui intègre un assistant vocal et donc une (petite) enceinte

Malin, Google propose un kit Nest Wifi à 259€ (celui que j’ai testé), qui intègre un « point d’accès » (photo ci-dessous) servant initialement à étendre le réseau Wi-Fi de votre maison. Il s’agira alors d’un réseau maillé (mesh), donc le nom de réseau émis par le point d’accès est identique à celui émis par le routeur de Google. Et vos appareils se connectent toujours, de manière transparente, au dispositif qui lui donne le meilleur accès au réseau. Contrairement aux autres solutions essayées auparavant, je n’ai remarqué aucune interférence avec les nombreux appareils connectés de ma maison (enceintes, ampoules, machines, prises, etc). Donc Google gère mieux, à nouveau, l’aspect logiciel qui structure le réseau maillé.

Je l’ai mis dans le coin opposé de ma maison par rapport au routeur initial (idéalement il faut le mettre plutôt au milieu pour mieux propager), donc à l’étage, dans un bureau. Et toute ma maison (environ 250 m2 sur 3 niveaux) est couverte avec du Wi-Fi à 65 Mbps, donc de la cave au grenier. C’est mieux que ce que j’ai pu observer avec toutes les autres solutions que j’ai déjà testées ces dernières années. Le test a été réalisé à partir d’une application (Fast) sur smartphone, dans différents endroits de ma maison.

Ces débits, je pouvais parfois, à certains endroits, les atteindre avec les autres solutions dont j’ai parlé plus haut. Mais pas de manière aussi stable. Et le routeur de base de Google est bien plus performant que votre Bbox ou votre modem Voo, même sans extension.

Remarque importante, pour ceux que ça intéresse (vous n’êtes pas encore très nombreux en Belgique), le point d’accès supplémentaire fait office de Nest Mini, donc de petite enceinte connectée. Le Google Assistant, à qui on peut demander un tas de choses (questions, tâches, commandes des appareils connectés, voir mon test) est présent, grâce à des micros multidirectionnels et un haut-parleur à la qualité très relative (le son n’est pas terrible pour profiter de sa musique préférée, mais pour la radio, ça passe).


Conclusion

J’étais plutôt sceptique par rapport au routeur de Google, qui existe déjà depuis quelques années dans d’autres pays. Mais le Nest Wifi, qui est la deuxième génération de ce produit, s’avère diablement efficace.

Tout d’abord, il s’installe très facilement, même le point d’accès supplémentaire. Il remplace alors (pour toujours, c’est sûr) votre Wi-Fi de base, donc celui du modem/routeur de votre fournisseur d’accès à internet. Il est tout simplement plus rapide et plus fiable, notamment parce que, élégant et discret, vous n’allez pas le cacher dans une armoire ou un bureau.

Ensuite, le nouveau réseau créé fait preuve d’intelligence. Premièrement, il peut effectuer un travail de filtrage, afin de verrouiller/programmer, via une application, la consommation internet des utilisateurs du réseau (c’est idéal pour les parents qui veulent garder le contrôle sur leurs ados). Deuxièmement, équipé d’un micro et d’un haut-parleur, le point d’accès (en option ou en kit) fait office d’enceinte intelligente exploitant Google Assistant, le fameux assistant vocal du géant américain.

Je n’ai trouvé qu’un défaut: l’absence de port réseau sur le point d’accès. J’ai un vieil ordinateur de bureau qui n’est pas équipé du Wi-Fi et qui aurait adoré se relier directement sur le point d’accès. Mais ce dernier est dépourvu de toute connectique.

Dans le commerce, vous trouverez le routeur seul (159€) ou en kit avec le point d’accès (239€, idéal pour les maisons). Ces points d’accès peuvent s’acquérir à la pièce pour étendre encore davantage votre couverture Wi-Fi au prix de 139€.

Devolo miniaturise sa solution « Magic » pour sauver votre Wi-Fi

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 13 février 2020 14h41 | Ajouter un commentaire

Ces kits font partie des accessoires réseaux les plus vendus en Belgique. Ils permettent d’avoir un bon signal internet dans tous les coins de la maison, mélangeant CPL (réseau électrique) et Wi-Fi. Un petit nouveau vient de faire son apparition: le Wi-Fi Mini.

L’entreprise allemande Devolo est pionnière dans le domaine des accessoires réseaux, et même leader sur ce marché européen. Il est plutôt rare qu’une entreprise de nos régions soit performante dans les produits électroniques grand public, donc saluons la réussite de l’entreprise basée à Aix-la-Chapelle (tout près de la Belgique) et qui emploie environ 300 personnes.

Un des responsables m’a rendu visite dernièrement car l’entreprise est parvenue à miniaturiser ses fameux ‘boitiers CPL’ (courant porteur en ligne) baptisés Magic, des blocs blancs qu’on fixe dans une prise murale, et qui permettent de créer un réseau via votre circuit électrique.

Les progrès dans le domaine sont constants pour Devolo et ses concurrents. Vitesse de transmission, stabilité du réseau, facilité d’installation: il y a toujours moyen de faire mieux. De plus, nos usages changent également: les appareils connectés se multiplient (smartphones de toute la famille, tablettes, ordinateurs, consoles de jeux, télévisions, décodeurs, etc…), nos besoins aussi.

La série Magic inaugurée en 2019 par Devolo combine CPL et Wi-Fi, avec des performances plus élevées que la moyenne. « Pour y arriver on utilise les puces de deuxième génération de la technologie G.hn« , m’a expliqué Marcel Schüll, responsable des relations publiques de Devolo. Il s’agit d’une « nouvelle norme technique qui augmente considérablement la vitesse (jusqu’à 2,4 Gbits par seconde, en théorie), la stabilité de la connexion et la portée (jusqu’à 500 mètres)« .

Couplé à la technologie de Mesh Wi-Fi (réseau sans-fil maillé, voir les infos dans ce test), « c’est ce qui se fait de mieux sur le marché domestique, et c’est surtout utile dans un pays comme la Belgique où les gens ont des maisons assez grandes et construites solidement, avec des murs, du béton, etc… », rappelle la marque, étonnée d’être la seule à combiner ces technologies.

Mini mais toujours Magic

L’utilisation de la technologie G.hn a un désavantage: il n’y a pas de compatibilité avec des boitiers (de marque Devolo ou autres) qui utilise la technologique CPL traditionnelle.

Raison pour laquelle, quand Devolo a lancé ses Magic l’an dernier, c’était en kit. En 2020, la marque étend son catalogue G.hn avec le Wi-Fi Mini, un boitier qui peut être acheté à la pièce (69€) et qui a l’avantage d’être plus petit et plus discret, idéal quand il est visible dans un salon ou une chambre.

Important à savoir: il n’est pas aussi puissant que ses grands frères de la gamme Magic 2, mais les 1.200 Mbits/s (vitesse maximale théorique, rappelons-le) sont largement suffisants. Autre élément à ne pas négliger: il n’a pas de prise de courant intégrée, il faudra donc lui en consacrer une.

Rappelons que ce petit boitier Magic Wi-Fi Mini sert à transmettre du réseau (sans fil ou à l’aide d’un câble) dans une zone de votre maison en allant chercher le signal par le circuit électrique. Il faudra donc un adaptateur initial utilisant la technologie G.hn, relié à votre routeur internet. Raison pour laquelle le Wi-Fi Mini se retrouve aussi dans des kits de Devolo (99€ pour le kit avec un Mini, 159€ pour le kit avec deux Mini). Seuls ceux qui ont déjà un kit Magic préexistant (qu’on relie au routeur) peuvent acheter le Wi-Fi Mini à l’unité, au prix de 69€.

70€ la petite extension, ça peut sembler cher. Mais d’expérience, je peux vous dire que le matériel de Devolo est meilleur que la plupart des concurrents. Peut-être parce que les produits sont conçus en Allemagne et que nos installations électriques sont sensiblement différentes des autres régions du monde.

Stable et rapide

En effet, ce qui me frappe, c’est la stabilité. La plupart des systèmes concurrents fonctionnent, mais il n’est pas rare de constater des pertes de connexion ou de vitesse. Ce qui rend leur utilisation agaçante, pour ne pas dire impossible (dans le cas d’un décodeur TV qui a besoin d’un signal constant).

Quant à la vitesse, elle est effectivement de 1 Gbps (si vous branchez un appareil avec un câble au boitier Mini), ce qui très rapide bien sûr, mais uniquement pour faire transiter des infos (fichiers, etc) à l’intérieur de votre réseau local. Si votre connexion Proximus ou Voo est de 70 Mbps, ne pensez pas qu’elle va s’améliorer. Elle sera par contre aussi rapide à la cave ou au grenier qu’à côté du routeur qui amène le signal internet chez vous.

Une application et une extension qui pourraient être plus clairs

La seule chose qu’on reprochera à Devolo, c’est que l’application pour la gestion et la configuration des boitiers CPL n’est pas des plus claires. Tout est très simple si vous configurez votre réseau pour la première fois (il y a la documentation de base et l’utilisation de l’application n’est nécessaire que pour changer des paramètres tels que le nom/mot de passe du Wi-Fi et les options).

En revanche, pour l’installation d’un nouveau produit Magic sur un réseau existant, c’est déroutant. Il faut brancher l’appareil et dès que la led du CPL (la petite maison) clignote en blanc, il faut aller appuyer sur le bouton identique d’un adaptateur déjà branché sur le réseau. Ensuite, via l’application, l’adaptateur apparaît et il est possible de le configurer. J’ai trouvé cette solution dans le manuel d’utilisation complet à télécharger sur le site support de Devolo.

Pour ceux que ça intéresse, mais c’est moins le cas pour le grand public belge, Devolo a également lancé le Magic 2 LAN Triple. Il s’agit d’un kit CPL qui ne propage aucun Wi-Fi. C’est donc utile pour des consoles de jeux, des décodeurs ou des télévisions (le boitier relais dispose d’ailleurs de 3 ports réseau), mais pas pour les appareils mobiles ni les objets connectés sans fil (139€) :

Le robot-tondeuse 4×4 et ultra-connecté d’Husqvarna grimpe tout

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 5 septembre 2019 08h44 | Ajouter un commentaire

On voit de plus en plus de robot sauter sur un banc ou décapsuler une bière. Mais les seuls espèces qui rencontrent un succès commercial sont celles qui remplacent l’homme dans des tâches jugées ingrates: laver la vaisselle ou le linge, passer l’aspirateur et… tondre la pelouse. J’ai donc laissé ma tondeuse au garage cet été pour essayer le dernier né de la gamme Automower d’Husqvarna, le 435X AWD (4.999€). Une machine redoutable capable de franchir les plus grosses bosses. Mais qui s’avère aussi très connecté et équipé pour le futur. Explications.

Le marché des robots de tonte est en forte croissance depuis quelques années. On parle d’une évolution de plusieurs dizaines de pourcents en 2018 (par rapport à 2017), et d’après nos informations, 2019 devrait battre à nouveau des records. En partie grâce… à notre pays.

« La Belgique est un des pays leaders en matière de tonte robotisée, et les tendances sont en nette hausse, que ce soit au niveau de ceux qui achètent leur première maison et optent pour un robot, ou pour ceux qui ont toujours utilisé une tondeuse thermique et qui se tournent vers la robotisation« , m’a expliqué Bart van Hal, responsable du marketing d’Husqvarna pour le Benelux.

Les robots tondeuses (appelons-les comme ça) ont le vent en poupe. J’en profite donc pour publier mon premier test d’un appareil de ce genre ; et pour ce faire, j’ai pris le dernier modèle de Husqvarna, qui est un des leaders sur ce secteur, en Belgique et dans le monde. Si j’ai choisi ce modèle haut-de-gamme, c’est entre autre car il est bourré de connectivité et qu’il est compatible avec la domotique.

Il s’agit de l’Automower 435X AWD, vendu juste sous la barre des 5.000 euros, ce qui en fait un des modèles les plus onéreux du marché. Mais aussi l’un des plus capables, voir le plus capable: c’est le premier robot tondeuse grand public équipé de quatre roues motrices et d’un corps à deux éléments articulés. Ce qui lui permet de gravir des pentes de 70%, une prestation unique en son genre, et utile pour tous ceux dont la maison est bâtie sur une butte (avec gros dénivelé de jardin, à l’avant par exemple), ou simplement dont le jardin présente différents niveaux, avec des portions abruptes entre ceux-ci.

Nettement plus grand que la moyenne, et articulé, il a besoin de plus d’espace pour manoeuvrer (© RTL INFO)

Installation: il a toujours besoin d’un câble périphérique

Outre ses capacités inédites de franchissement, le dernier robot d’Husqvarna se veut plus intelligent que la moyenne. Mais à quel niveau exactement ? Commençons par l’essentiel: la tonte de votre jardin. Et dans ce domaine, des performances et de la fiabilité, mais pas vraiment de rupture technologique…

En effet, un câble périphérique doit toujours être installé pour délimiter votre jardin, ainsi que les zones de votre jardin à éviter (un parterre de fleur, un trampoline, un potager, une souche). Husqvarna utilise également un ou plusieurs ‘câbles guides’, qui permettent au robot de rentrer plus rapidement à sa station de recharge. Bref, les robots tondeuses ne semblent pas près de couper le cordon…

« Le câble périphérique est la meilleure solution actuellement pour les jardins privés et les usages professionnels: une fois installé, il garantit les meilleures performances. Et on pense que le câble restera l’option la plus pratique pour les années à venir: c’est la barrière de protection la plus fiable pour la tondeuse et pour le jardin. De plus, le câble permet d’optimiser l’énergie nécessaire. N’importe quelle solution fonctionnant uniquement à partir d’une puce GPS n’est pas assez précise pour opérer sur une pelouse normale, il faudra toujours un moyen de guidance supplémentaire. Cependant, Husqvarna expérimente sans cesse de nouvelles solutions, dans tous les domaines« , se justifie le responsable de la marque suédoise.

L’installation initiale est plutôt simple à réaliser soi-même. Le mode d’emploi est détaillé, et il « suffit » de fixer le câble périphérique au sol avec les pieux en plastique fournis, et de brancher quelques câbles avec les connecteurs, reliés à la station de recharge.

installation

Husqvarna distribue cependant ses tondeuses via des dealers spécialisés: pour les grands jardins (terrain de prédilection du 435X AWD qui peut couvrir jusqu’à 35 ares), ils sont recommandés, car équipés d’une machine à enterrer le câble (photo).

Attention à bien veiller aux distances minimales nécessaires pour les zones plus restreintes (contournement d’obstacles, îlots, etc), car ce robot est plus grand que la moyenne et a besoin de plus d’espace pour manœuvrer, ou pour ne pas perdre le nord dans un ‘couloir’ qui serait trop étroit (moins de deux mètres).

Tonte: plus d’intelligence dans la navigation ?

Les premiers jours, le robot semble un peu perdu dans le jardin. Ses déplacements ont l’air hasardeux et il tourne parfois en rond dans des zones restreintes. Logique: il navigue principalement à l’aide d’un algorithme. Un genre de petit logiciel de routine installé dans ses circuits électroniques, pour faire simple.

« Chaque Automower a un algorithme aléatoire qui guide la machine. Grâce au câble périphérique, il comprend où il se situe dans le jardin. Les modèles de la série X montrent d’ailleurs dans l’application où ils ont tondu récemment« , explique l’employé d’Husqvarna.

Sa puce GPS ne sert cependant pas qu’à le localiser en cas de vol (voir plus bas). Couplée à la mémoire interne, elle donne un peu d’intelligence artificielle au robot en ajustant l’algorithme, si certaines zones sont oubliées ou s’il n’y tond pas assez régulièrement l’herbe.

Autre forme d’intelligence: s’il n’y pas de caméra comme sur les robots-aspirateurs, on trouve néanmoins deux petits sonars qui anticipent le choc avec un obstacle inattendu (une cabane d’enfant, un seau). Le robot ralentit donc avant la « collision », ce qui préserve le pare-choc. Attention, cependant: sa puissance de franchissement est telle avec ses quatre roues motrices qu’il pourrait facilement rouler par-dessus un obstacle plus petit. Dans mon jardin, il a même essayé de grimper une souche, provoquant une erreur de collision, et même une détection de soulèvement, ce qui a entraîné le déclenchement de l’alarme. Alarme qui ne peut pas s’éteindre à distance avec l’application: une intervention humaine sur place est nécessaire…

Ces options de sécurité peuvent être paramétrées et assouplies via l’application. Il faudra cependant être à distance de Bluetooth (quelques mètres) pour accéder à ces paramètres spécifiques. Le reste des réglages et des commandes peut se faire depuis l’autre bout de la planète.

appli
Une application « interface homme-machine » qui pourrait être plus intuitive à utiliser

Connecté et compatible avec la domotique du futur

Car en réalité, le vrai surplus d’intelligence est à chercher au niveau de la connectivité et de sa compatibilité avec les assistants vocaux de Google et d’Amazon.

En effet, l’Automower 435X AWD est presqu’aussi bien connecté qu’un smartphone. Il est équipé d’une carte SIM pour être connecté à internet en permanence, et d’une puce GPS.

Cette connexion à l’internet mobile justifie en partie le prix élevé du robot. Mais elle est essentielle pour pouvoir contrôler et vérifier en permanence l’état de la machine. Où que vous soyez et ou qu’elle soit (au bout du jardin, par exemple), vous pouvez contrôler la tondeuse depuis l’application pour smartphone ou tablette (Automower Connect).

Un contrôle manuel qui n’est pas obligatoire, car il est bien sûr, via l’application, de programmer des périodes de tonte. Selon la taille de votre jardin, il faudra plus ou moins de temps au robot pour entretenir votre pelouse. Via l’application, véritable cerveau commandeur du robot, on peut également configurer des « zones », pour qu’il démarre sa tonte (par exemple une fois sur deux) à l’autre bout du jardin. C’est utile si votre jardin est complexe, s’il entoure la maison, s’il y a des zones plus isolées, etc. L’application permet également de régler la hauteur de coupe, entre 1 et 9 mm.

Via le Google Assistant, vous pouvez également connecter votre compte Husqvarna, auquel est relié le robot. Dès lors, vous pouvez « converser » avec le robot. Soit vous dites « Ok Google, parle avec Automower » pour lancer un genre de conversation de messagerie avec quelques commandes (« garer », « tondre »), soit vous pouvez directement dire à votre enceinte réseau compatible ou à votre smartphone: « Ok Google, demande à Automower de vérifier l’état de fonctionnement » ou « … de tondre la pelouse ». Même genre d’histoire avec Alexa d’Amazon.

ass

Cette compatibilité n’est pas vraiment un argument de vente: peu de gens en Belgique utilisent ces assistants vocaux, qui viennent d’arriver officiellement dans notre pays, et qui sont encore inconnus du grand public. Pourtant, et c’est bien le but de ces assistants, il y a moyen de gagner pas mal de temps si on s’habitue à utiliser correctement les commandes. Dire « Ok Google, demande à Automower de tondre la pelouse pendant 3 heures sur la zone secondaire », ça va effectivement nettement plus vite que de lancer l’application (en devant parfois entrer le code PIN) pour ordonner la même chose en appuyant que 4 ou 5 boutons.

Très sécurisé

Certains diront que les options de sécurité de l’Automower 435X AWD sont aussi une preuve de son intelligence. Car effectivement, de ce côté-là, il se défend bien.

Comme on a pu l’évoquer, par défaut, il faut entrer un code PIN dès qu’on touche au panneau de commande du robot (équipé d’un écran LCD couleur bien défini et d’une molette de commande). Impossible pour un quidam de le contrôler.

Si on soulève le robot à l’aide de la poignée (qui actionne le STOP manuel), afin de le déplacer, on a quelques dizaines de secondes pour le déposer et composer le code PIN. Si on ne le fait pas, l’alarme retentit, une sirène moins puissante qu’une alarme de maison, mais qui s’entend tout de même dans une bonne partie du quartier.

Enfin, la balise GPS intégrée permet, via l’application, de repérer à tout moment la position du robot sur une carte Google, à quelques mètres près. Intéressant pour le retrouver s’il est perdu dans votre grand jardin, ou pour prévenir la police si on vous l’a volé.

Sachez que le déclenchement automatique de l’alarme peut être désactivé, et même la nécessité d’entrer code PIN pour contrôler le robot à la main ; tout se configure via l’application.

eff
Les phares, c’est juste pour le show, car l’Automower n’a pas de caméra (© RTL INFO)

Efficacité redoutable

Je terminerai par l’essentiel: l’Automower 435X AWD s’occupe-t-il bien de votre pelouse ? Oui, indéniablement, son efficacité est redoutable car il est inarrêtable. Il supporte les côtes allant jusqu’à 70%, ce qui est énorme. Il doit cependant, dans une telle configuration, attaquer les montées et les descentes perpendiculairement, et non en oblique. Il y a donc, là aussi, quelques précautions à prendre au niveau de l’installation.

Dans un jardin standard comme le mien (500 m2), il n’a besoin que de 3 heures tous les deux jours pour avoir un gazon parfait. Après 1 mois d’utilisation, on remarque déjà une amélioration de la qualité de la pelouse. Logique: les petits brins découpés finement par les 9 lames (qu’il est conseillé de changer régulièrement pour un fonctionnement optimal) font office d’engrais naturel. L’herbe est plus verte et plus dense.

Et ce n’est pas tout: la mousse disparait, les pissenlits aussi. Même les taupes, parait-il, sont effrayées et changent de jardin.

Bien heureusement, il n’est pas nécessaire de débourser 4.999€ pour obtenir ce genre de résultat. Le 435X AWD est avant tout réservé aux grands jardins (jusqu’à 35 ares) où à ceux comportant de très fortes inclinaisons (jusqu’à 70%). Chez Husqvarna, il y a une entrée de gamme à 999€, avec des fonctions et des capacités de franchissement limitées, forcément. Les autres marques descendent parfois sous la barre des 500€, mais attention à la qualité et à la fiabilité.

Mes recommandations sont simples: basez-vous sur la surface et la simplicité de votre jardin. Un petit espace bien plat de 100 m2 n’a pas besoin d’un redoutable robot. Demandez conseil ou lisez bien le descriptif des tondeuses: la surface et l’inclinaison maximale sont logiquement indiquées.

 

Quand Sonos et Ikea travaillent ensemble, ça fait… baisser les prix

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, IoT , le 9 avril 2019 06h29 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Ikea essaie d’intégrer des appareils de la vie de tous les jours dans sa vaste gamme de meubles et de décoration. On ainsi vu le meuble TV avec TV intégrée, une table d’appoint avec chargeur sans fil pour smartphone ou autre. Le géant suédois de l’ameublement et de la décoration entame sa mutation vers une maison plus intelligente, et non pas uniquement plus belle.

Ce lundi, Ikea et Sonos ont à nouveau évoqué la gamme Symfonisk, qui va être commercialisée à partir du mois d’août 2019. On sait désormais qu’il y aura deux appareils disponibles au lancement: une lampe dont on peut régler la chaleur de la lumière avec une molette intégrée, et une « étagère ».

Pour faire simple, on dira qu’Ikea s’est occupé de l’enrobage, et que Sonos y a placé une enceinte et de quoi la relier au réseau en Wi-Fi. Pour faire encore plus simple, on dira qu’il s’agit de Sonos Play:1 (la plus petite enceinte) déguisée en petite lumière de salon ou en étagère un peu épaisse sur laquelle on peut déposer des livres (ou autre, jusqu’à 3 KG), ou que l’on peut placer à côté de livres.

Des prix très contenus

Cependant, vu les prix annoncés, Sonos n’a probablement pas intégré toute sa technologie à l’intérieur. La lampe Symfonisk coûtera en effet 179€, tandis que l’étagère ne dépasse pas les 100€ (99,95€ pour être précis).

Ikea, on le sait, est connu pour ses prix contenus. Ceux des deux premiers objets de la gamme Symfonisk sont donc égaux ou inférieurs à la Sonos Play:1 (179€), entrée de gamme du constructeur américain (qui grimpe à 799€ pour une grosse barre de son).

Cela va sans dire que ces enceintes tunées seront utilisables à partir de l’application Sonos, un modèle d’ergonomie, comme s’il s’agissait d’enceintes Sonos. On peut même coupler deux lampes/enceintes pour en faire une paire stéréo.

Comment Sonos a-t-il consenti à une telle concurrence, surtout de la part de l’étagère à 99€? Sans doute en intégrant dans les enceintes Ikea une qualité de son un peu moins bonne que sa gamme propre (mais on ne les a pas encore entendues, un prochain test le confirmera).

On imagine en revanche que les assistants vocaux, présents sur la One et la Beam, ne seront pas de la partie (ils requièrent des technologies plus avancées, avec micros et « puces » intégrés). Et les marques n’ont pas mentionné cette fonctionnalité dans leur communiqué de presse commun.

La serrure connectée Nuki s’améliore grâce à des accessoires

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 18 janvier 2019 09h36 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: la SERRURE CONNECTÉE européenne devient enfin utilisable

Nuki vient de sortir une deuxième version de sa serrure connectée. Désormais contrôlable de nombreuses manières différentes, elle peut même (théoriquement) être commandée par la voix, à partir des plus grands assistants vocaux. J’ai pu la tester durant trois semaines et voici mes conclusions.

Ce n’est pas la première fois que nous vous parlons de Nuki. Cette jeune entreprise allemande est l’une des premières à avoir commercialisé une serrure connectée en Europe. En deux mots: un boitier se fixe à l’intérieur de votre porte à hauteur de la serrure, et tourne mécaniquement la clé insérée à votre place. Tout se contrôle via un smartphone et une application, à faible distance (Bluetooth) ou en déplacement (avec le Nuki Bridge, un autre boitier qui se connectera à internet via le Wi-Fi).

On avait apprécié l’appareil, mais on avait noté quelques défauts de jeunesse. Ce qui ne nous a pas empêché de l’utiliser ponctuellement (aller faire un jogging sans clé, ouvrir la porte à l’avance quand on est dans la voiture ou quand on a les bras chargés, etc). Deux ans, 35.000 installations et « aucun problème de sécurité » plus tard, une nouvelle version fait son apparition.

Une Smart Lock 2.0: quoi de neuf ?

La Nuki Smart Lock 2.0, extérieurement, est parfaitement identique à la V1, tout comme sa mécanique interne, m’a confirmé son CEO Martin Pansy, lors d’une visite à RTL.

Sa principale nouveauté: intégrer la norme Bluetooth 5, qui amène une plus grande portée (jusqu’à 50 mètres) que la première version de 2017 (avec Bluetooth 4). De quoi améliorer l’expérience utilisateur, surtout au niveau de la rapidité, qui n’était pas le point fort de cette serrure connectée. « C’est 3 fois plus rapide« , nous promet le patron, précisant que « la partie électronique a été refaite » dans la serrure.

Elle est également compatible avec la norme HomeKit d’Apple, qui l’intègre dans l’environnement smart home de iOS. Via un iPhone, il est possible de contrôler la serrure facilement, sans forcément lancer l’application. Ou via Siri, l’assistant vocal d’Apple présent sur l’iPhone ou l’Apple Watch. On peut donc théoriquement ouvrir sa porte en parlant à sa montre (mais nous n’avons pas testé cette fonction). D’après M. Pansy, « 2/3 des utilisateurs sont sous iOS« , et ils seront donc contents.

Enfin, pour les 5% d’Européens qui en sont équipés, sachez que la V2 est compatible avec les boutons remplaçant la clé pour verrouiller et déverrouiller de l’intérieur.

nuki001
La serrure n’a pas fort changé, mais elle a de nouveaux accessoires, dont le capteur d’état (porte réellement ouverte ou fermée)

Capteur d’état de la porte et clavier externe

J’ai pu tester deux autres nouveautés. La première, c’est le capteur d’ouverture (fourni de base avec la serrure). Il s’agit d’un petit aimant à coller le plus près possible de la smart lock, mais bien entendu sur l’encadrement de la porte. L’idée est de savoir l’état réel de la porte, ouverte ou fermée. Car la V1 ne faisait que tourner la clé: si votre porte est grande ouverte et que vous la verrouillez via l’application, celle-ci va tourner le cylindre et estimer que la porte est verrouillée. Donc avec ce capteur, la serrure (et donc l’application) sait si la porte est réellement ouverte ou fermée, et ne se base plus uniquement sur la position de la clé dans le cylindre.

La deuxième nouveauté, qui date de fin 2018, c’est le Keypad. Vendu à part (79€), ce petit boitier à 9 chiffres (et une flèche pour verrouiller) permet de contrôler la serrure sans devoir lancer l’application. Protégé contre les intempéries, il est recouvert d’un gros caoutchouc, ce qui rend l’appui sur les chiffres parfois délicat, d’autant qu’il faut choisir un code à 6 chiffres (il y a heureusement des LED au-dessus qui confirment chaque appui). C’est une option qui s’avère intéressante, rassurante (par exemple si n’avez pas vos clés et que la batterie de votre smartphone est morte) et surtout très rapide (comparé au lancement de l’application) pour ouvrir ou fermer votre porte. Le Keypad décuple l’intérêt de la serrure connectée, tout comme peuvent le faire les « fob », ces accessoires sous forme de pastilles à accrocher au porte-clé et qui permettent d’ouvrir ou fermer la serrure. Au niveau de la stabilité du Keypad, elle est d’environ 90% d’après notre test durant trois semaines: en effet, parfois, rien ne se passe quand on entre le bon code. Il suffit heureusement de le recomposer pour ouvrir la porte.

nuki002
Le Keypad rend la Smart Lock nettement plus pratique à utiliser

Contrôlable (théoriquement) par la voix: que peut-on faire réellement ?

Précisons que la Smart Lock 2.0 est désormais officiellement compatible avec toutes les « normes » de la maison connectée et intelligente: non seulement Siri, mais aussi les assistants vocaux d’Amazon (Alexa) et de Google (Google Assistant). Elle est également compatible Zigbee, un protocole de communication standard permettant d’être contrôlée via d’autres applications.

Mais concrètement, comment ça fonctionne ? On a connecté la Smart Lock 2.0 à Alexa et Google Assistant. Et c’est loin d’être pratique… quand ça fonctionne.

Avec Google Assistant, c’est décevant. Via l’application Google Home, on peut effectivement lier la serrure, et l’assigner dans une pièce. Remarque: il faut créer un code PIN. Mais il est impossible de la contrôler. Déjà, il faut parler d’une manière atypique à « Ok Google »: « Parler avec Nuki pour verrouiller la porte d’entrée » au lieu de, par exemple, « ouvre la porte d’entrée ». La réponse est navrante: « Nuki n’est pas disponible sur les appareils paramétrés dans votre langue ou pays« .

enr
On vous déconseille de lier votre serrure aux assistants vocaux: galère en vue et peu de réel avantage en retour…

C’est à peine mieux avec Alexa d’Amazon. La liaison est aisée avec la skill dédiée (attention, il y en a deux du même nom…), et nous sommes parvenus à verrouiller la serrure en disant à Alexa « Verrouille la serrure de la porte d’entrée ». Impossible d’ouvrir la porte, par contre : « Ouvre la porte d’entrée » ne donne rien et « ouvre la serrure de la porte d’entrée » donne comme réponse « Cette commande n’est pas prise en charge par l’appareil ». On peut tenter « Déverrouille la porte d’entrée », un code PIN configuré au préalable via l’application Alexa est alors demandé et on doit le dire à voix haute. Mais après une tentative infructueuse, Alexa nous a conseillé de désactiver et réactiver la skill, ce qui nous a fait abandonner la tentative.

Nous n’avons pas été en mesure d’essayer avec HomeKit d’Apple, mais on imagine que ça fonctionne mieux, car la « certification » HomeKit est plus exigeante, plus concrète. Donc, théoriquement, Siri (l’assistant vocal d’Apple) peut déverrouiller votre porte.

De toute façon, soyons clair: pour verrouiller une porte, le recours à l’assistant vocal peut vous faire gagner du temps. Mais les assistants sont stricts au niveau de la sécurité et comme n’importe qui, à l’intérieur de votre maison, peut activer les activer en disant « Ok Google » ou « Alexa », il est pour l’instant impossible (Google) ou difficile (Amazon) d’ouvrir la serrure avec sa voix.

Nuki a sans doute été un peu trop vite en se vantant, y compris sur la boite, d’être compatible. Si cette compatibilité est chaotique, il vaut mieux ne pas en parler. Il s’agit d’une serrure de porte d’entrée, le sentiment de stabilité et de fiabilité devrait être la priorité.

Les défauts de jeunesse ont (pratiquement tous) disparu

Manquant de stabilité et de confort d’utilisation, les débuts de la serrure connectée V1 de Nuki en 2016 ont été délicats, du moins d’après notre expérience. Bonne nouvelle: pratiquement deux ans plus tard et avec la V2, ça va nettement mieux.

Lors de la procédure d’installation via l’application Nuki, on a hélas encore constaté quelques erreurs (sans doute de traduction). Exemple: lors de la configuration du capteur de porte aimanté, l’application demande de « verrouiller la porte » (donc de la fermer à clé). Mais si on le fait, la procédure se met en erreur car la serrure essaie de verrouiller une porte déjà verrouillée. L’application aurait dû indiquer « fermer la porte sans la verrouiller ».

A part ce détail, l’utilisation quotidienne est bien meilleure. C’est aussi dû aux dernières mises-à-jour de l’application, à n’en pas douter. Le smartphone se connecte plus rapidement à la serrure, même si après trois semaines d’utilisation, force est de constater que ce n’est jamais la même chose: éloigné de la maison (donc lorsqu’on accède la serrure via le Bridge), on a parfois été connecté à la serrure en 3 secondes. Alors que dans la maison (donc en Bluetooth a priori), on a parfois du attendre 20 secondes. Mais au final, on est toujours parvenu à s’y connecter pour la contrôler (heureusement…).

Nul ne doute que ces dernières instabilités vont disparaître avec le temps et l’amélioration de l’application. Mais avec un parc de smartphones Android toujours très fragmenté (différentes versions de l’OS, et différentes surcouches logicielles des fabricants), Nuki a du travail. Avec les iPhone d’Apple, la donne est plus simple, et l’application plus stable. Vous voilà prévenu…

nuki003

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti: quels sont ses avantages et comment l’obtenir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Test , le 30 août 2018 07h47 | Ajouter un commentaire

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti et il y a du nouveau: quels sont ses avantages et comment l'obtenir ?

Plus petit, capable de diffuser de la 4K (image de très haute définition) et équipé d’une télécommande Bluetooth: la V6 du décodeur de Proximus a tout pour plaire. Mais comment l’obtenir ?

Pour attirer les plus jeunes qui ont tendance à préférer les vidéos de leurs YouTubeurs préférés sur leur smartphone ou leur tablette, il est important que nos télévisions soient au moins aussi efficaces dans ce domaine.

Mais vous le savez, en Belgique, il est nécessaire de passer par un décodeur pour avoir accès aux chaînes de télévisions traditionnelles. Des décodeurs plutôt encombrants dans votre salon, qui ralentissent la navigation entre les chaînes et manquent clairement de réactivité.

Proximus l’a bien compris et a renouvelé son décodeur. La dernière version (V6) est sortie discrètement cet été, et elle a pas mal d’avantages par rapport aux versions précédentes.

proximus009
Premier constat: la V6 (au-dessus) a perdu du poids par rapport à la V5

Petit mais costaud: 4K !

Le dernier décodeur de Proximus est développé par Huawei, déjà partenaire de l’opérateur historique pour une grande partie du matériel réseau (antennes 4G, etc…). Et c’est une vraie nouvelle version, pas juste une petite mise-à-jour.

Premièrement, c’est le premier décodeur compatible 4K (ou UHD pour Ultra Haute Définition). Il est prêt pour le futur mais ne vous emballez pas: même si votre TV est compatible (elles sont presque toutes estampillées 4K désormais en boutique), les contenus avec des images d’environ 4.000 x 2000 pixels sont plutôt rares. La grande majorité des chaînes de télévision n’a pas les caméras ni les moyens de transmission pour une telle qualité d’image. Il faut passer par Netflix (abonnement le plus cher) ou YouTube, qui ont une partie grandissante de leur énorme catalogue de vidéos en 4K.

Parlons ensuite du matériel: le décodeur V6 est nettement plus petit et plus courbé, car tout se miniaturise. Il prend moins de place sur votre meuble et est plus discret, c’est toujours bon à prendre.

proximus006
La prise Peritel, c’est terminé…

Pas de Wi-Fi intégré, pas de disque dur

Il a toute la connectique nécessaire mais n’intègre pas encore le Wi-Fi pour être placé loin du routeur, l’appareil qui apporte internet dans votre maison. Il faut toujours relier le décodeur à l’aide d’un câble réseau directement à votre routeur, ou via d’autres options de transmission de signal (courant porteur en ligne, adaptateur Wi-Fi) vendues séparément.

Notez que, comme sur la version précédente, il n’y a pas de disque dur intégré. L’enregistrement de vos programmes est donc virtuel: il vous donne droit à un revisionnage à partir des serveurs de Proximus, pour faire simple, et ce durant une période limitée (par défaut: 60 jours).

proximus003
Une télécommande plus pratique

Sa télécommande peut fonctionner en Bluetooth: quel avantage ?

L’une des grosses nouveautés du V6 est anecdotique pour certains: le décodeur et la télécommande peuvent communiquer via Bluetooth (portée théorique: 10 mètres). Il n’est donc plus nécessaire de viser le récepteur infrarouge traditionnel.

Et c’est diablement pratique pour ceux qui cachent ce décodeur dans une armoire (ou qui aimeraient le faire), ou pour les appareils qui ne sont pas placé à côté

Notez qu’il faut activer l’option Bluetooth dans les paramètres, car ce n’est pas le cas par défaut.

Tant qu’on parle de la télécommande, sachez qu’elle a changé après pratiquement 10 ans: elle est plus fine, plus élégante, plus légère.

Quelques petites nouveautés logicielles

Au niveau du logiciel, il n’y a pas de grandes nouveautés. L’interface a été complètement revue par Proximus il y a moins de trois ans et on garde le même graphisme, les mêmes menus.

Il y a cependant un constat très important: le zapping est plus rapide. Difficile de le mesurer mais par rapport à la version précédente, on a encore grappillé quelques dixièmes de seconde. On se rapproche du zapping de notre bonne vieille TV cathodique et analogique, quasiment instantané.

proximus004
On a également noté un nouveau bouton idéalement placé (voir le += ci dessus), entre ceux du zapping et du volume. Il s’agit d’un bouton ‘applications’, qui affiche à l’écran un très petit menu permettant d’aller directement sur Netflix ou YouTube. On aurait aimé avoir directement sur la télécommande des boutons physiques Netflix et YouTube, les deux seules applications vraiment utilisées sur les TV connectées, mais il faut se contenter de ce bouton raccourci intermédiaire, qui a le mérite d’exister. Peut-être que Proximus va agrandir la liste d’applications à lancer via ce bouton à l’avenir…

Comment l’obtenir ?

Et maintenant, la grande question: comment l’obtenir ? La réponse n’est pas simple…

L’opérateur a cessé de vendre ses décodeurs (ça lui a valu des tracas avec Test-Achats): la location est la seule option. C’est 8€ par mois, tout de même (6€ à partir du deuxième décodeur loué). Mais l’avantage, c’est qu’il est garanti tout le temps, et remplacé en cas de problème ou de nécessité (changements techniques du côté de Proximus).

Mais si votre modem actuel fonctionne très bien, et que vous voulez quand même obtenir le V6 qui, on vient de le dire, a quelques avantages importants (surtout si vous possédez la 4K), comment faire ?

On a posé la question à Proximus. Première possibilité: prendre un nouveau ‘pack’: « Tous les clients (anciens et nouveaux) qui prennent un pack Tuttimus, Familus ou Minimus » peuvent demander le nouveau décodeur, nous a expliqué le porte-parole.

Et si vous avez déjà souscrit à l’un de ces nouveaux packs ? « Les clients Tutimus, Familus et Minimus qui louent leur décodeur ont en effet la possibilité de demander l’échange de leur ancien décodeur vers ce nouveau modèle. Ils peuvent pour cela, soit se présenter dans un shop de Proximus, soit appeler le 0800 33 800. Dans les deux cas, le nouveau décodeur sera envoyé à l’adresse du client« .

Donc pour résumer, si vous avez un ancien abonnement ou le plus petit pack actuel de Proximus (Internet + TV), impossible d’obtenir le nouveau décodeur pour le moment. Il faudra attendre que votre décodeur tombe en panne (et que les stocks de ‘vieux’ décodeurs de l’opérateur soient épuisés…).




Ce thermostat permet de contrôler chaque radiateur: vraies économies ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 31 janvier 2018 14h23 | Ajouter un commentaire

Un thermostat intelligent (et 100% européen) permet de contrôler chaque radiateur individuellement: fait-on vraiment des économies d'énergie ?

Les Allemands de Tado débarquent en Belgique avec des solutions pour les particuliers, afin qu’ils affinent le plus possible leur consommation d’énergie lorsqu’ils chauffent leur maison. Leur thermostat intelligent (249€), simple et efficace, se base sur votre position, tandis qu’en option, des vannes thermostatiques (79€ pièce) permettent d’affiner au mieux le chauffage. Mais l’investissement est-il rentable ?

La marque Tado (officiellement tado°) n’est pas encore très connue en Belgique. Cette entreprise allemande basée à Munich existe pourtant depuis 2010, mais n’a lancé son système de chauffage intelligent pour particuliers en Allemagne et en Europe que depuis 2014.

Mais c’est quoi au juste, un chauffage intelligent ? Tout comme Nest qui a plus ou moins inventé le concept à l’époque, c’est l’idée d’avoir un thermostat doté d’un mini-ordinateur, capable de calculer certains paramètres et de se connecter au réseau. La promesse de Nest était, et est toujours d’ailleurs, d’essayer de vous offrir toujours la température souhaitée, se basant dans un premier temps sur la manière dont vous réglez la température manuellement. Le thermostat et les autres appareils de la gamme (caméras de surveillance, détecteur de fumée) permettent également de savoir si vous êtes absent, auquel cas il coupera le chauffage.

Le tout se contrôle de manière très précise à l’aide d’une application pour smartphone/tablette, ou un site web sécurisé.

Dès que vous quittez la maison, il coupe le chauffage

Tado propose autre chose pour se démarquer d’une concurrence de plus en plus féroce, Nest ayant été imité par de nombreux autres acteurs, anciens (Honeywell) ou nouveau (Netatmo).

Le thermostat intelligent de Tado se base sur la localisation du ou des propriétaires, à partir de leur smartphone. Pour faire simple: l’application Tado détermine régulièrement votre position, et si vous avez quitté une zone proche de la maison, elle enclenche le mode absence automatiquement.

L’application intuitive, réactive et facile à configurer (c’est un point essentiel) détecte également quand vous vous rapprochez de la maison et peut recommencer à la chauffer la plus ou moins rapidement à l’avance.

apli1

En soi, l’idée est déjà très bonne, et très simple. Quand vous êtes à la maison, vous avez généralement toujours envie d’avoir la même température. Nest, au contraire, a tendance à passer de 19 à 21 en journée, se basant sur un algorithme, votre manière de régler la température et votre présence. On ne sait jamais vraiment quelle est la température, et le mode ‘absence’ automatique ne s’éteint que lorsque vous rentrez dans la maison…

Le principe de fonctionnement du Tado nous a donc convaincus par sa simplicité et sa stabilité. De plus, son installation est plus simple que celle du Nest, qui a besoin d’un petit boitier supplémentaire près de la chaudière. Le thermostat de Tado n’a besoin que des deux fils qui relient traditionnellement un (vieux) thermostat à sa chaudière. Un jeu d’enfant: il suffit d’un tournevis et de lire les instructions détaillées de Tado, personnalisées en fonction de l’installation actuelle que vous leur communiquerez.

En revanche, le thermostat a besoin d’un ‘bridge’ pour se connecter au réseau. Il s’agit d’un petit boitier à connecter au routeur (genre Bbox de Proximus) à l’aide d’un câble.

Des vannes thermostatiques: ça se complique un peu

Tado ne se contente pas du thermostat intelligent. Il a prévu des vannes thermostatiques tout aussi intelligentes, permettant de contrôler la température des pièces de votre maison indépendamment les unes des autres.

Les vannes thermostatiques actuelles, mécaniques (type Heimeier, par exemple, à 20€) ont un gros défaut: leur approximation est telle qu’elles se rapprochent davantage du ‘on/off’ que d’un contrôle précis de la température.

C’est donc ce que permettent les vannes de Tado (assez chères: 79€ pièce). Elles agissent en réalité comme des thermostats supplémentaires, pouvant demander de l’eau chaude à la chaudière (via le thermostat) afin d’atteindre la température désirée. Lors de notre test, nous avons mis une vanne dans deux chambres d’une maison traditionnelle, avec un thermostat dans le salon.

vanne

Et c’est là qu’on a commencé à se poser des questions. Car ça n’a l’air de rien, mais le fonctionnement d’un système de chauffage peut devenir complexe quand on ajoute des vannes faisant office de thermostat.

Concrètement, la difficulté est de fixer les bonnes températures au bon moment pour les vannes thermostatiques intelligentes des chambres. Sinon, celles-ci pouvant commander la chaudière, elles peuvent causer des hausses indésirables de la température dans d’autres pièces.

Exemple: on a mis une température basse dans les chambres entre 5h et 9h, pour qu’elles ne chauffent pas le matin lorsque les pièces de vie du thermostat principal doivent atteindre 20 degrés. Après tout, c’est l’idée: chauffer au bon endroit, au bon moment, pour économiser.

Dès lors, vers 10h, ces chambres affichent une température de 16 degrés. Si on définit la plage horaire suivante à 18 degrés, la vanne thermostatique du radiateur de la chambre va s’ouvrir et la chaudière va tourner jusqu’à ce que cette chambre atteigne la température souhaitée. Mais tous les radiateurs allumés de la maison vont également chauffer. Et dans le salon, lors de notre test, il fait donc 22 degrés à 11h au lieu de 20. Oubliez dès lors les économies d’énergie.

Conclusion: il est difficile de paramétrer correctement une maison avec seulement deux vannes thermostatiques. Comme parade, nous avons élevé progressivement le niveau de la température dans les chambres, en espérant que les périodes de chauffe correspondent à celle du salon. Pas très confortable, mais on évite tout de même de chauffer inutilement les chambres le matin, avant les aérer, et donc on économise de l’énergie, en théorie.

La solution ultime est aussi la plus chère

La solution ultime, c’est d’équiper tous les radiateurs de la maison de vanne thermostatique intelligente Tado – même si vous pouvez laisser un petit radiateur de couloir avec une vanne thermostatique mécanique sur la position minimale.

L’investissement financier est important (on le rappelle, 79€ par vanne en plus du kit de démarrage comprenant le thermostat), et vous devrez consacrer du temps et de la réflexion pour que votre maison soit chauffée intelligemment tout au long de la journée et de la nuit.

L’idée, par exemple, est de chauffer les chambres en début de soirée et un peu pendant la nuit, et de faire l’inverse avec la salle de bain et les pièces de vie. A vous de procéder par essai et erreur.

Tado garantit un retour sur investissement très rapidement. Si vous devez sortir 1.000€ pour un kit de départ et 10 vannes, il faudra sans doute attendre quelques années (à moins qu’une nouvelle crise n’impacte le cours du baril de brut). D’autant plus que les vannes sont fournies avec de bonnes  piles Duracell (2 x AA Industrial, fabriquées en Belgique), qu’il faut en théorie remplacer tous les deux ans. Mais on a un petit doute à ce sujet…

chaf
L’assortiment Tado chauffage: le kit d’extension (optionnel), le bridge internet, le thermostat et les vannes

Conclusion

Assurément, Tado fait partie des systèmes de chauffage intelligent les plus aboutis du marché, à côté de Nest, par exemple, qui intègre son thermostat pionnier dans une maison connectée et intelligente (caméras, alarme, sonnette). Si vous souhaitez rendre votre thermostat plus intelligent et contrôlable à distance via une application, c’est une bonne option à prendre en compte. Le kit de démarrage (un thermostat et un petit boitier à relier au routeur) coute 249€. C’est le même prix que l’élégant thermostat avec écran couleur de Nest.

Outre son origine allemande et sa fabrication en Europe qui vous permettent de faire un pied de nez numérique aux Américains qui conçoivent et aux Chinois qui produisent, Tado propose un concept simple et efficace pour vous faire économiser de l’énergie: utiliser (régulièrement) la localisation de votre smartphone pour couper le chauffage rapidement quand vous quittez la maison, et le relancer plus ou moins rapidement avant que vous ne rentriez chez vous. Votre téléphone risque de râler au début et de vous prévenir qu’une application reste fort active en arrière-plan, mais le jeu en vaut la chandelle. Car au jour le jour, c’est très pratique, et Nest n’a pas cette option, du moins pas aussi simplement.

Les vannes thermostatiques de Tado, qui n’ont de sens que si elles équipent la majorité des radiateurs d’une maison, sont cependant la solution ultime pour vraiment économiser de l’énergie. Mais leur prix (79€ pièce au lieu d’une vingtaine pour une vanne mécanique) freine le retour sur investissement d’un tel système.

Enfin, contrairement à l’installation très documentée du thermostat et ses accessoires facultatifs, on regrette le manque d’information pour la configuration des vannes. Le site de support précise que « cela peut être compliqué et qu’il ne faut pas hésiter à contacter le service clientèle par email pour poser des questions« , mais les nôtres sont restées sans réponse. Le plus important à savoir: les vannes agissent comme des thermostats et peuvent faire fonctionner la chaudière même si le thermostat principal du salon affiche la température souhaitée. Pour optimiser tout ça, à vous de trouver la bonne combinaison, en tâtonnant.

Quant à la réponse à la question du titre de cet article: oui, le thermostat intelligent Tado, comme ses concurrents, permet de faire des économies d’énergie, surtout en coupant le chauffage automatiquement dès que les propriétaires quittent la maison. Economiser de l’argent, c’est différent, car il faut tenir compte de l’investissement (au moins 249€ pour le kit de démarrage et 79€ par vanne), de votre équipement actuel, de la taille de votre maison, de votre consommation, de votre isolation.

Après quelques années, cependant, vous y trouverez certainement votre compte…

Notez également qu’en vous liant à un contrat chez Essent (pack Flix de 3 ans pour le gaz et l’électricité), le kit de démarrage Tado et son installation ne coûte qu’un euro. Vous pouvez également opter pour un système original de location des différents appareils.

illu

Huawei va lancer sa Watch 2 en Belgique (et de l’argent par les fenêtres?)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 14 juin 2017 07h10 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister à Bruxelles à la première présentation de la nouvelle smartwatch de Huawei en Belgique. Vendue 329€ dans sa version Sport sans carte SIM – la seule destinée à notre petit pays – elle intègre Android Wear 2.0, qui semble plus abouti. Mais le marché reste très « de niche »…

watch2001

Contre vents et marées, le chinois Huawei, très présent en Belgique et dans le monde avec ses smartphones au juste rapport qualité/prix, insiste avec les smartwatchs.

Les chiffres n’ont rien de réjouissants, pourtant. Si le public dépense un peu d’argent dans les bracelets connectés (Fitbit, dont nous vous parlions récemment, s’accapare la grande partie du marché), c’est loin d’être le cas au niveau de ces grosses montres connectées sous Android, qu’elles soient fabriquées par Huawei, LG ou Lenovo (qui a d’ailleurs retiré du marché ses Moto 360).

Il se murmure que Samsung, avec son propre système d’exploitation (Tizen), en vend un peu plus que les autres. Mais personne ne communique sur les chiffres, preuve qu’ils sont ridicules en Belgique, un pays qui ne compte pas beaucoup de ‘early adopters’, ces geeks qui dépensent leur argent dans des objets un peu futuristes, pas toujours très aboutis.

watch2002

Une Watch 2 plus aboutie

A l’automne 2015, le chinois Huawei avait présenté en grandes pompes sa première Watch, misant beaucoup sur le côté ‘mode’, faisant d’ailleurs défiler des mannequins. Presque deux ans plus tard, la Watch 2 est une nouvelle tentative, plus orientée sport cette fois, de percer sur un marché compliqué.

Heureusement, Android Wear 2.0 a l’air nettement plus convivial que la première version. Du peu que l’on a vu lors du petit évènement organisé au siège de Huawei Belgique, à Bruxelles, la montre a l’air plus pratique à utiliser (deux boutons au lieu d’un), et mieux équipée, notamment avec le GPS et le NFC intégré, ce dernier servant peut-être un jour à payer avec sa montre dans les magasins ou aux automates.

Le GPS permettra de suivre vos courses à pied ou à vélo sans devoir trimballer un smartphone. Les applications de suivi d’activités sont d’ailleurs nettement plus abouties que sur la génération précédente.

Bien entendu, Android Wear 2.0 est l’écran déporté idéal de votre smartphone Android, vous permettant de le laisser en poche ou dans le sac lorsqu’il y a des notifications, et de consulter celles-ci (lire un message, un email, etc). On peut enfin télécharger des applications depuis la montre, alors que tout devait se faire via le smartphone auparavant.

La version vendue en Belgique ne sera pas celle équipée d’une carte (e)SIM, car les opérateurs ne sont pas prêts à faire des efforts pour rendre cette option disponible. On ne pourra donc pas utiliser le micro et le haut-parleur pour passer des appels.

Par contre, ils serviront à piloter correctement Google Assistant, pour autant que vous soyez prêt à parler à votre montre…

Sachez qu’en juillet, lors du lancement de la montre dans notre pays, des écouteurs Bluetooth d’une valeur de 79€ seront offerts. Ils permettront notamment d’écouter la musique (stockée en mp3 sur les 2 GB de la montre) ou les notifications de certaines applications.

watch2003De l’argent jeté par les fenêtres ?

On a demandé à Huawei si c’était une bonne idée de lancer des produits qui ne trouveront d’office pas un large public.

La filiale belge du géant chinois des télécoms a répondu honnêtement qu’il s’agissait surtout d’être prêt, et d’avoir l’expérience nécessaire, quand le marché sera mature. Pour ne pas se lancer dans la course avec 5 ans de retard, quand les technologies et les usages liés à la smartwatch seront plus aboutis, plus répandus.

Donc les Watch ne sont clairement pas rentables, mais elles préparent (peut-être) l’avenir des fameux wearables.

Je vous en dirai plus sur cette montre lors d’un prochain test.