Comparatif

Quelle tablette choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 4 février 2011 09h31 | 2 commentaires

ipad1Les tablettes, on en parle depuis des années. L’arrivée de l’iPad, en mai 2010, a fixé les nouveaux standards. Depuis, les constructeurs cherchent à se tailler une part du gâteau, avec plus ou moins de succès. Un seul concurrent pour l’instant: Android, l’OS de Google prévu pour les smartphones, qui ne s’en sort pas trop mal sur les Galaxy Tabs de Samsung, par exemple (mais à quel prix). En réalité, on attend… une nouvelle version d’Android, prévue pour le printemps et destinée aux tablettes ; la tablette de BlackBerry, et celle de Motorola. Quant à Microsoft, on parle de Windows 8 pour avoir un vrai OS tactile pour tablette. En espérant qu’il ne sorte pas en même temps que l’iPad 3, qui aurait à nouveau un train d’avance. Car vous l’avez compris, Apple n’attend pas sagement que la concurrence s’aligne pour améliorer sa tablette. L’iPad 2 devrait sortir en mai ou en juin.

Pour patienter, voici mon choix à l’heure actuelle :

1. l’iPad – 8/10

La tablette d’Apple a défini, comme l’iPhone il y a plus de trois ans, un nouveau segment dans la jungle des appareils high-tech. Riche d’un système d’exploitation qui a fait ses preuves sur le célèbre smartphone, l’iPad transcende l’utilisation des nombreuses applications de l’App Store grâce à un écran de 25 cm pour 1 024 sur 768 pixels. Toujours aussi réactif et précis, il permet un surf optimal et insuffle un vent nouveau dans la consultation d’information. Apple oblige, l’iOS est fermé et l’iPad n’a pas de sortie HDMI ni de port USB. (16 Go avec Wi-Fi pour 499 euros ; avec Wi-Fi et 3G pour 599 euros)

Les plus:

  • Un prix abordable dans les versions de base
  • Qualité de fabrication digne d’Apple
  • Finesse et légèreté

Les moins:

  • Pas de caméra devant ni derrière
  • Pas de prise en charge de Flash pour le surf
  • Une connectique très limitée, un OS fermé

2. Samsung Galaxy Tab – 7/10 : le meilleur concurrent de l’iPad tourne actuellement sous Android. Plus compact mais bien fini, il intègre d’office le 3G, la webcam et la gestion du Flash pour un surf plus pertinent. (16 Go, 749 euros).

3. Archos Tablet Internet 7o – 6/10 : une alternative abordable tournant également sous Android. Mais dans une version plus limitée, sans 3G et sans accès au « Market » permettant de télécharger de nombreuses applications. Très fin et léger, son écran est moins réactif et son interface plus saccadée. (8 Go, 249 euros)

Découvrez la Nintendo 3DS en vidéo

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Jeu vidéo, Pratique , le 19 janvier 2011 08h59 | 6 commentaires

La Nintendo 3DS a dévoilé ses secrets, mercredi lors d’une conférence de presse européenne. Il redore son blason de fabriquant de console de jeu, alors que la DS et la Wii se font vieille. A partir du 25 mars, et pour un prix tournant sans doute autour des 250 euros, vous pourrez jouer en 3D à toute une série de titres. Les plus grands franchises sont de la partie, certains reviennent (Dead or Alive ou PES), d’autres poursuivent et se transforment en 3D (Les Sims 3, NintenDogs parmi tant d’autres). C’est de la vrai 3D, pas de la simili 3D. Avec l’interrupteur, vous réglez l’intensité de l’effet. Quand il est au minimum, vous jouez en simple 2D. Efficace, simple… Nintendo, quoi.

En dehors des jeu qu’on a pu voir et essayer, il y a l’aspect « hors-jeu » qui reste flou, et qui n’est sans doute pas terminé. Photo 3D (il y a deux capteurs photo en façade, et un à l’intérieur), socialisation (chat), jeu en « réseau » actif ou passif (vos trophées affrontent ceux des autres, même si la console est éteinte, pour peu que vous soyez à proximité d’une autre 3DS), contenu 3D exclusif (des reportages Eurosport, des court-métrages exclusif du créateur de Wallace et Gromit – Shaun the Sheep sera la star dédiée) et réalité augmentée (des cartes peuvent être filmées, et en sort un monstre à abattre)…

Du bon boulot

Ils ont bien travaillé, chez Nintendo ! Ils innovent dans le bon sens et surtout, ils rendent la 3D abordable. Il faut environ 2000 euros pour jouer à la PS3 en 3D (tout compris). Cela vous en coûtera 249 euros (sans doute) pour le faire sur la 3DS… L’image est moins grande, certes. Mais l’effet est le même, je vous le promets. Et ça, c’est beau…

Quant à l’expclication de la technologie qui permet l’affichage en 3D, voici les mots de Veerle van der Jeugt, responsable PR de Nintendo Benelux: « La technologie Parallax Barrier permet à chaque œil de capter un ensemble de pixels différents, ce qui crée un effet en trois-dimensions. On pourrait comparer ceci avec des stores verticaux où l’on sait ajuster la quantité et l’orientation de la lumière entrant dans un endroit. En orientant les images séparées pour chaque œil, l’effet de profondeur en trois dimensions est créé« .

3ds

Le direct de la conférence de presse :

19h26: interview terminée, il nous reste à essayer les jeux disponibles en démo, dont le fameux Street Fighter dont nous a parlé le développeur en conférence, plus tôt dans la journée. Pour plus d’infos sur la 3DS, il y a le bilan ci-dessous et le direct de la conférence plus bas ! Vivement le 25 mars.

18h30: avant d’aller dans la « Developper Meeting Room », un premier bilan des impressions sur les jeux, ce qui est quand même le plus important. Mes premiers mots étaient : « ça marche ». Alors que je m’attendais à une pseudo 3D stéréoscopique, genre hologramme (!), en fait. Mais je me trompais. C’est de la 3D, du même style que celle que l’on peut voir sur une TV 3D à 1500 euros, avec des lunettes à 150 euros pièces. Ici, pas besoin de lunettes, mais juste de la console. J’ai déjà essayé PES, avec une vue « joueur ». Bluffant.

Il y a un bouton pour régler l’intensité de la 3D, car visiblement, certains y sont plus sensibles que d’autres. Globalement, chez moi, l’effet était optimal. Identique à celui que j’ai eu en testant les TV 3D de Sony et Panasonic.

Hélas, à la question « Comment ça marche ? », on a du se contenter d’un « On ne peut pas parler de ça ». Dommage, car atteindre une telle efficacité sans lunettes, c’est intriguant. Mais c’est une bonne nouvelle pour l’avenir des TV 3D. C’est donc bien possible sans lunettes, je peux maintenant vous l’affirmer.

16h15: fin de la conférence de presse. A retenir: une nouvelle console disponible le 25 mars à un prix qui doit encore être fixé. Ce sera plus qu’une console de jeux, mais un outil de divertissement complet, avec une interface préinstallée capable de surfer, d’utiliser la réalité augmentée avec des cartes spéciales, de prendre des photos en 3D (il y a 3 caméras en tout). Il y aura des partenariats cinéma et TV (Eurosport), le tout en 3D spécial. Il y a un nouveau système de jeu « en réseau ». Tout est nouveau: le StreetPass (vous combattez sans jouer vraiment, mais vos trophées acquis s’affrontent sans que la console ne soit allumée), le SpotPass (jeu en réseau et socialisation), l’interface avec applications intégrées, etc…

16h13: prix: pas encore fixé. Lancement: le 25 mars 2011. 25 jeux dispos d’ici juin.

16h07: L’interface du système préinstallée :

Marqueur d’activité (mouvement). Photo pour créer des Mii, automatiquement à partir de la photo. Ce sera plus marrant et plus facile.

Réalité augmentée. Ce sera donc un outil de divertissement complet.

Navigateur intégré, mise à jour en ligne, Nintendo eshop pour les download. Tous les vieux titres de game boy seront présents.

Nouveau jeu préinstallé. On peut lancer des trucs sur la tête des Mii.

15h58: Dead or Alive Dimensions, M. Hayashi (Team Ninja). Ce qu’on peut faire avec cette nouvelle console : « Depuis 1996, la série existe sur différente plateformes. Depuis quelques années, nous avons planifié un jeu d’un nouveau genre. Mais sans consoles, ces plans n’étaient pas concrétisés. Jusqu’à l’arrivée de la Nintendo 3DS. Nous sommes sures que c’est la bonne console pour la résurrection de la série Dead or Alive. Mouvements fluides, belles images. Compatible StreetPass. Mode coopératif, Internet Play ». Donc, à nouveau, une nouvelle dimension de battle modes.

15h44: d’autres développeurs de jeu présentent leur idée de la 3DS:

Yves Guillemot, le CEO de Ubisoft. « On a toujours été des fans des Nintendo. Lors des premières vues, on a été épatés par ce monde complètement nouveau. On a vite travaillé dessus. Les possibilités sont infinies. On a développé de nouvelles idées. On voudrait avoir 8 jeux pour la période de lancement. Rayman revient, Combat of Giants, Splinter Celle 3D, Asphalt 3D, Rabbids 3D, Ghost Recon, Driver Renegade, etc. Les capacités d’immersions sont énormes »

Konami (Enomoto, Hatsumi. PES entre autres). « Les capacités de la 3DS ont ouvert mes yeux sur toutes les possibilités. Peu de gens ont la TV 3D. Mais grâce à la 3DS, sans lunettes, la 3D va toucher plus de gens. Je voudrais réinventer les jeux Konami existant, et en créer des nouveaux. Le titre principal au lancement sera PES, Pro Evolution Soccer ».

15h31: Le producteur de Street Fighter (Ono de Capcom). « Au même moment, Nintendo America fait le même event. Mais j’ai choisi d’être ici à Amsterdam ».

« Avant, c’était des face to face, jouant l’un contre l’autre. Dans la version 3DS, il y a un nouveau mode de versus battle, qui vous permet de vous battre n‘importe quand, ou vous voulez »

Grâce au système de récompense par figurine. « Quand on les reçoit, on peut les mettre dans son StreetPass, fermez le système et mettez le dans votre poche et allez dans la rue. Un mode vous autorise à vous battre en sans jouer, mais par rapport aux gens que vous croisez, automatiquement ».

Il y aura évidemment des battle en WiFi contre n’importe qui dans le monde, en mode normal.

On pourra également assister aux battle des autres : « Channel Live ».

15h25: Ce ne sera pas seulement du jeu vidéo ! David Prixton (Aardman) monte sur scène. Il a réalisé Wallace et Gromit. Il va collaborer avec Nintendo. Contenu spécial développé : Shaun the Sheep, un nouveau contenu exclusif sur 3DS. Valable à la fin de l’année. Ce seront des épisodes de 7 minutes à acheter, sans doute. Les premières images font penser à quelque chose d’humoristique.

15h21: StreetPass : connexions entre Nintendo 3DS. Pour jouer et échanger du contenu. Il y a une icône de notification et tout un graphisme dédié à cette interactivité. Pas besoin de jeu, donc. Outil de socialisation, donc. Après le cinéma, la socialisation. On est loin d’une console pour geeks !

15h15: En plus de l’effet 3D entièrement paramétrable, il y a un accéléromètre dans la 3DS.

Il y a 3 caméras, dont 2 orientées vers l’extérieur qui permettent de prendre des photos 3D et de les partager.

SpotPass : il y aura des hotspot dans plusieurs lieux publics. La 3DS pourra recevoir des contenus variés. Europsport (vidéos 3D) fait partie des partenaires de contenus 3D. Sly est concerné en Grande Bretagne.

14h57: la conf va commencer dans quelques minutes. La salle est remplie: toute la presse européenne est présente.

Nous voilà à Amsterdam pour assister à la présentation européenne de la Nintendo 3DS, la remplaçante de la DSi qui promet des jeux en 3D sans lunette. La présentation débute à 15h mais nous pouvons déjà contempler la 3DS, qu’on a déjà vue lors de la présentation au Japon.

A l’arrivée dans la grande salle d’expo, Nintendo annonce la couleur: « 3D Without Glasses ». La 3D sans lunette, c’est l’argument principal du constructeur pour sa nouvelle console.

Premier coup d’oeil, derrière une vitrine, sur le futur des consoles portables selon Nintendo. En primeur, les premières photos de la 3DS (crédit: Sergio des Teknophiles)

nintendo3ds-vitrine-3

nintendo3ds-vitrine-1

Quelle est la meilleure offre de chaînes pour les décodeurs TV ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son , le 27 novembre 2010 15h58 | 18 commentaires

Avec l’arrivée de Mobistar TV, les acteurs à se partager les TV de nos salons ont augmenté. Ils sont désormais 7 à être disponibles en Wallonie et/ou à Bruxelles : Belgacom TV, Voo, Numericable, Billi, Telenet, Mobistar TV et Telesat.

L’un des meilleurs arguments de vente, même s’il n’est pas souvent mis en avant, c’est le nombre de chaînes (intéressantes) disponibles. J’ai donc fait un petit tour des offres en me concentrant sur l’abonnement de base.

Billi et Telesat sortent du lot

Tous ont une offre de base plus ou moins similaire, mais on remarque que certaines chaînes sont gratuites chez l’un, et payantes chez l’autre. Billi, qui se développe doucement en Wallonie pour sa TV (une partie de Liège), est surtout disponible à Bruxelles. C’est le plus intéressant au niveau de l’offre de base.

Plusieurs chaînes de son offre de base sont payantes (inclues dans des bouquets) chez les autres opérateurs. Comme Ushuaia TV, Eurosport 2, Mangas, Animaux, Chasse et Pêche, TCM (VO sous titré), etc. La HD débarque doucement chez Billi, mais ce n’est pas sa priorité. Les chaînes de la RTBF le seront bientôt, pas celles de RTL ni les françaises (TF1 et France 2), comme c’est le cas chez Belgacom et Voo, notamment.

Telesat se démarque également dans son offre de base :

2 chaînes pour adulte (Dorcel TV, Hustler TV)
10 chaînes musicales (tous les MTV et Direct Star)
8 chaînes pour enfants (Disney Channel (et +1), Gulli, Nickelodeon, Cartoon Network, Manga, Boomerang, Ketnet)
2 chaînes 100% sport (ESPN America, AB Moteurs)
1 chaîne 100% cinéma (TCM)

Voo offre 13e Rue en HD dans son abonnement de base, et cette chaîne n’est pas chez Billi.

Voici un comparatif des chaînes disponibles dans l’offre de base chez Billi, et qui sont payantes chez les autres opérateurs (source: Billi, corrigée par mes soins) :

bonc1

Mobistar et Telesat sont des cas à part. Grâce au satellite, ils offrent des centaines de chaînes étrangères, mais pas spécialement plus de « bonnes » chaînes.

Vérifiez vous-même

PS: il y a peut-être des erreurs, des mises à jours, des abonnements spéciaux, etc… N’hésitez pas à me corriger en laissant un commentaire !

4 raisons de préférer Android à l’iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 10 novembre 2010 12h18 | 35 commentaires

iphoneLe smartphone, ce marché si prolifique dans le monde occidental, est le terrain d’une véritable guerre. Certes, l’iPhone a montré la voie à suivre il y a quelques années. Depuis lors, de nombreux grands acteurs se sont cassé les dents, comme Microsoft et Nokia. Mais Google, sans expérience mais avec beaucoup de moyens, s’est lancé dans l’aventure des OS pour téléphones portables. Avec beaucoup de réussite. Aux Etats-Unis, Android est l’OS le plus répandu sur les smartphones. Il équipe 44 % des smartphones américains, contre 26 % d’iPhone. RIM est juste derrière, avec 24 % de BlackBerry. Vous vous demandez pourquoi ?

Voici 4 bonnes raisons de préférer Android à iOS (l’OS de l’iPhone, pour ceux qui n’ont pas suivi).

4: Open source. Google ne cache pas le code qui de son système d’exploitation performant. Il se fiche que vous piratiez le téléphone que vous avez de toute façon payé, et ne cherche pas à le verrouiller à tout prix. Il en va de même pour l’Android Market, où vous pouvez télécharger des applications. Celles-ci ne doivent pas répondre aux critères très stricts d’Apple pour être mise à disposition du public. On y retrouve de tout et de n’importe quoi (plus de bugs possibles que les applications de l’AppStore), mais au moins, l’utilisateur n’est pas considéré comme un enfant qu’il faut protéger des vilaines applications.

3. Du vrai multitâche. L’iPhone 4 propose certes le multitâche depuis quelques mois. Mais pas aussi véritablement qu’Android. Les applications ouvertes sont libres d’opérer comme sur un PC. Ça peut amener des situations compliquées et un téléphone lent mais au moins, vous êtes libres.

2. Adobe Flash. Android supporte ce format largement répandu sur le web, et permet donc de lire nettement de contenu que l’explorateur de l’iPhone, qui ne veut pas en entendre parler. Vous avez donc accès à tout le web, et vous ne devrez pas télécharger une application pour chaque site que vous voulez consulter. Prenons le cas concret du site RTLinfo. Les vidéos sont illisibles si vous y allez en direct depuis le browser d’un iPhone. Vous devez télécharger l’application. Ce qui n’est pas le cas avec un téléphone équipé d’Android.

1. Le choix de l’appareil. Il y a environ 80 modèles différents de téléphones, toutes marques confondues, qui utilisent Android. C’est nettement plus que les 2 modèles disponibles chez Apple, l’iPhone 4 et le 3GS encore en vente. Qui dit choix dit liberté (écran coulissant, tactile, bien équipé, slot d’extension pour mémoire supplémentaire, etc) et concurrence (prix intéressants).

Maintenant, on est bien d’accord que l’iPhone est un exemple de stabilité, de simplicité d’utilisation et un téléphone haut de gamme. Mais j’en ai déjà assez parlé dans d’autres posts. Il était temps d’évoquer les indéniables qualités d’Android.

Nokia C7 et HTC Desire HD: quel smartphone choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Test , le 5 novembre 2010 14h16 | 6 commentaires
Dans le monde hyperconcurrentiel des smartphones, deux petits nouveaux font parler d’eux. Deux grosses sorties, même si le Nokia N8, grand frère du C7 testé ci-dessous, est la star de l’automne du côté du constructeur finlandais. Le HTC Desire HD est aussi concurrencé, au niveau marketing, par les premiers téléphones du taïwanais tournant sous Windows Phone 7.

htc

HTC Desire HD (600 euros)

Cette semaine, un match de smartphone. Ou plutôt un match d’OS pour smartphone. Puisque nous avons le tout neuf Symbian 3, annoncé par Nokia comme « un grand changement » il y a quelques mois. Et la dernière version sur le marché d’Android, l’OS de Google (2.2 ou FroYo pour Frozen Yogourt).

Commençons par le HTC Desire HD, le dernier monstre du fabriquant taïwanais. On peut parler de monstre vu la taille de l’écran: 4,3 pouces, ou 11 cm ! C’est gigantesque, le plus grand écran pour smartphone que j’ai pu essayer. Peut-être même trop grand… On doit l’utiliser à deux mains car même un grand pouce ne peut atteindre l’extrémité de l’écran. L’atout principal de cet écran géant: il permet un surf optimal. Android 2.2 a amélioré le navigateur, désormais très rapide. Et en plus, son toucher est parfait, comme l’iPhone.

Parmi les autres nouveautés, il y a la possibilité de diffuser du contenu directement sur un téléviseur DLNA, dont on parlait la semaine passée. Ou d’utiliser la connexion 3G de son HTC sur un portable, sans installer d’autre logiciel. Sans oublier Google Maps Navigation, un GPS embarqué qui marche très bien.

Bref, c’est du lourd. Surtout que le capteur est de 8 MP, de quoi faire de belles photos et vidéos avec le flash LED. Tout ça à un défaut: l’encombrement et l’autonomie: un jour d’utilisation et il est plat. Et le prix aussi… comptez minimum 600 euros.

nokNokia C7 (400 euros)

Face à cette Rolls du smartphone, Nokia sort le C7 et le N8. Il communique plus sur le N8, avec lequel il a filmé un court métrage spectaculaire. Le C7 est moins performant mais il est plus élégant. Nokia est doué pour le design, c’est sur.

Passons de suite à ce qui nous intéresse: Symbian 3. Une révolution ? Pas du tout. Chez le constructeur finlandais, on préfère parler d’évolution. D’après les dires d’un product manager de Nokia Belgium que j’ai un peu questionné sur le « nouveau Symbian », Nokia cherche la continuité. « Pour ne pas perturber les habitués ». Il m’a aussi expliqué que Nokia était là depuis longtemps sur la téléphonie mobile, et que les smartphones ne sont que 20% du marché belge. Bref, les ambitions sont timides, je trouve.

Surtout que l’appareil à plus de 400 euros souffre la concurrence. Symbian simplifie son interface. « 200 pop up d’avertissement » assez pénibles ont été retirés. C’est déjà ça. Mais ça reste une interface lourde, avec encore trop de messages inutiles. Pourtant, les idées sont bonnes: plein de widgets/personnalisation des écrans d’accueil. Et une nouvelle fonction GPS : Ovi Cartes. Il permet la localisation, le partage de position, etc. Alors qu’on voudrait s’en servir comme GPS, ce n’est pas le plus simple à mettre en route…

Les idées sont bonnes, mais leur mise en application manque de simplicité. Deux exemples concrets de « la vie de tous les jours » :

Facebook: une petite boite en hp qui s’actualise toute seule. Vous cliquez dessus en pensant arriver sur l’appli facebook, comme sur tout bon smartphones. Mais non, vous ouvrez une application Ovi/Nokia, qui vous demande si vous voulez allez sur Facebook. Con.

Comptes mails : Symbian permet de configurer des boites mails, comme tout smartphone. Pour Gmail aussi, donc, mais sous forme d’une boite mail classique, sans fil de discussion. Ce qui n’arrangera pas tout le monde.

Mais il a un avantage: il est beau et a une belle autonomie. Et il est rapide une fois que l’application est lancée. APN: 8 mégapixels mais des photos moins bonnes que le HTC.

Conclusion

Ces deux smartphones ne courent pas dans la même catégorie, à plusieurs niveaux.

Le prix d’abord: le HTC est 200 euros plus cher que le Nokia.

Le design: Nokia soigne le look et sort un beau téléphone. Le HTC, pour être un smartphone si complet, doit faire l’impasse. Sa « dalle » est une « brique » et ressemble presque à une tablette.

L’OS: Nokia a comblé une partie de son retard, même s’il prétend ne pas vouloir devenir un « iPhone killer » ou un « Android killer ». Reste que c’est un smartphone à 400 euros, et qu’il n’est pas assez intuitif, ergonomique ni « user friendly ».

Mon choix: le HTC, parce que ma priorité reste un OS bien foutu, un grand écran précis et réactif. En revanche, si vous êtes fidèles à Nokia, si vous voulez un téléphone plus classe et plus discret, prenez le Nokia.

Trois caméscopes compacts sous la loupe

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 28 octobre 2010 10h42 | Ajouter un commentaire

La haute technologie se miniaturise, au niveau du stockage de données comme au niveau des capteurs d’images. Les caméscopes numériques avec enregistrement sur carte mémoire en sont la preuve. Petits et légers, ils s’emportent partout. Avec des qualités d’images surprenantes vue la taille de l’appareil.

camescope_sonySony HDR-CX

8/10

Le caméscope HDR-CX115E de Sony, à la finition remarquable, enregistre en Full HD avec un zoom optique 25x. Fidèle à sa réputation, Sony donne un excellent résultat en vidéo grâce à un capteur CMOS baptisé « Exmor R » et une bonne stabilité. La prise en main est intuitive et l’appareil reste assez svelte pour un transport aisé. Le menu tactile est complet et fouillé mais, par conséquent, souvent difficile à utiliser. Comme le Panasonic, il utilise un format d’enregistrement MTS peu pratique pour la lecture sur un ordinateur. Il peut également prendre des photos de 3.1 mégapixels, de qualité honorable pour ce type d’appareil. Il est doté d’un port mini-HDMI non fourni. Il faudra investir dans un nouveau câble assez coûteux. (Sony HDR-CX, 399 euros)

camescope_panaPanasonic HDC-SD60

7/10

Ce caméscope est le plus lourd (300 gr.) et le plus volumineux du comparatif. Cette caractéristique lui procure une prise en main exemplaire, et toute la place nécessaire pour ajouter des boutons physiques à l’écran tactile. La qualité d’image est aussi bonne que celle du Sony, mais le stabilisateur est meilleur, le système baptisé « Power O.I.S. » fonctionnant à merveille. Le Panasonic pêche cependant par un affichage parfois défaillant des menus et surtout, par une qualité catastrophique des photos (malgré les 4,5 mégapixels). Comme les autres appareils de ce test, il est livré avec tous les câbles pour un raccordement au téléviseur (sauf le mini-hdmi), mais sans carte mémoire. (Panasonic HDC-SD60, env. 399 euros).

camescope_sanyoSanyo VPC-SH1

7/10

Sanyo montre tous ses talents de miniaturisation avec ce VPC-SH1. Ce caméscope au zoom optique 23x est presque trop petit pour une main d’adulte. Il n’empêche, une telle compacité force le respect. Il enregistre des vidéo Full HD au format MP4, pratique à lire sur un ordinateur. Hélas, la qualité d’image est en retrait par rapport à la concurrence (couleurs trop froides), et son stabilisateur est moins performant (quelques tremblements si le zoom est élevé). L’appareil se rattrape avec une excellente fonction « prise de vue » (10 mégapixels), digne d’un appareil photo compact. L’ergonomie du menu (écran non tactile) est remarquable et intelligemment simplifiée. (Sanyo VPC-SH1, env. 395 euros)

Comment lire les vidéos de votre ordinateur sur votre PlayStation 3 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Images et son, Jeu vidéo , le 18 octobre 2010 13h35 | 4 commentaires

ps3J’anticipe les hurlements des joueurs blasés: « C’est vieux ton truc !« . Je sais. Cependant, parmi les nombreuses personnes qui possèdent une PS3 en Belgique (il y en a 800.000 dans le Benelux), beaucoup ignorent qu’ils peuvent s’en servir pour lire tout le contenu multimédia de leur ordinateur (vidéo, musique, photo). Et ce, sans devoir les transférer sur un disque dur externe ou une clé USB à brancher directement sur la console.

Voici comment faire:

  • téléchargez un logiciel gratuit qui s’appelle PS3 Media Server (Mac OS et Windows), à cette adresse par exemple.
  • connectez votre PS3 au même routeur que votre ordinateur. Avec ou sans fil, pour les deux appareils.
  • démarrez le logiciel et allumez votre console.

C’est à peu près tout. Vous pouvez configurer les dossiers à partager dans l’onglet « Navigation/Partage de dossiers ». Pour le reste, c’est déjà configuré.

Sur votre PlayStation, dans l’onglet « Vidéo », un serveur distant apparait. Sélectionnez-le. Vous parcourez alors le contenu des dossiers partagés sur votre ordinateur. Sélectionnez un film et lancez-le.

A noter

Il faut savoir que c’est du boulot pour votre ordinateur. C’est lui qui gère une sorte de streaming vers votre PS3. Il doit donc avoir une configuration minimum, un processeur assez puissant et de la mémoire disponible. Essayez et vous verrez.

Attention: si votre ordi et votre console sont reliés sans fil à votre routeur, la vitesse de transfert des données diminue. Si vous regardez un vieux DivX, pas de problème. Si vous regardez un .mkv de très bonne qualité, c’est risqué. Il faudra brancher vos appareils en filaire. J’ai fait le test avec un .mkv de 11,7 GB (en 1080p) : même avec des câbles, c’est tout juste… (il y a quelques lags, malgré la puissance de l’ordinateur, un Mac Book Pro récent).

Nouveauté très intéressante : le PS3 Media Server gère les sous-titres. Ce que la PS3 ne fait pas, si vous branchez un disque dur en USB pour visionner votre film.

Bref, que du positif pour ce logiciel, si votre ordinateur est assez puissant et si vous n’êtes pas trop gourmand en qualité vidéo.

Comparatif: quel est le meilleur disque dur multimédia ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 15 octobre 2010 10h47 | Ajouter un commentaire

Avec l’augmentation des vitesses et des quotas de téléchargement, les internautes amassent de plus en plus de contenus (vidéos, musiques, photos). Les disques durs multimédias, qui gèrent désormais la HD, se chargent de diffuser ces contenus sur votre téléviseur. Ils ont des points communs: ils gèrent pratiquement tous les formats vidéo (y compris .iso, DivX et .mkv) et audio, peuvent afficher les sous-titres et se connecter au réseau. Voici un comparatif de trois modèles récents.

emtecEmtec Movie Cube V800H – 8/10

Le Movie Cube V800H est de loin l’appareil le plus complet de ce comparatif: il enregistre tout ! Il ne se contente pas de diffuser en HD sur votre téléviseur vos fichiers multimédias (ce qu’il fait très bien avec de nombreuses options). Il permet, entre autres, d’enregistrer une source vidéo externe, comme un décodeur de télévision numérique, une caméra, votre vieux magnétoscope, etc… Le V800H fait également office de tuner et fonctionne alors comme un décodeur moderne permettant d’enregistrer les programmes. Avec sa télécommande très complète et très plate, vous pourrez tout contrôler et tout configurer. L’interface n’est pas très réactive, mais exploite bien les possibilités de l’appareil doté de 500 GB. (Emtec Movie Cube V800H, 239 euros).

ddm_lacinemaLaCie Lacinema Classic – 7/10

Le truc de LaCie, depuis plusieurs années, c’est le design. Cet argument marketing est mis en avant régulièrement. Et c’est vrai qu’il ne dénotera pas dans un salon, ce Lacinema Classic de 1 TB (1.000 GB), parfait parallélépipède rectangle très anguleux et noir brillant. Côté fonctionnalités, il se contente du minimum, mais le fait très bien. Le menu par icônes est clair, et la liste des films peut se parcourir grâce à des vignettes bien pratiques. Il faut pour cela placer chaque film dans un dossier, et y inclure une image JPG (couverture ou affiche, par exemple). Comme les 2 autres disques de ce comparatif, il lit tous les fichiers audio, photos et vidéo (y compris les .iso) et prend en compte les pistes de sous-titres. Il se connecte également à votre réseau et peut donc être modifié à distance (ajout/suppression de fichiers), et servir de disque dur réseau. (LaCie Lacinema Classic, 149 euros)

ddm_iomegaIomega Screenplay Director – 6/10

Le Iomega Screenplay Director (1.000 GB) veut tout faire, mais n’y parvient pas. Il se veut une vraie plateforme multimédia de salon, avec accès à des flux RSS (articles de sites internets, blogs, etc…), accès à YouTube, téléchargement de torrent, etc. Cette belle initiative sur le papier se révèle décevante au final, tant ces options sont soit inaccessibles, soit très compliquées à configurer (modification nécessaire des paramètres du modem/routeur). De plus, son démarrage est très lent (vérification du disque ?), son interface étrange (quel chemin pour activer les sous-titres) et sa télécommande à double curseur peu pratique. Heureusement, il lit tous les fichiers courants et affiche une image correcte. (Iomega Screenplay Director, 199 euros).

Test de GPS: Tomtom, Garmin ou Navigon ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 5 octobre 2010 17h42 | 4 commentaires

Les GPS ont envahi nos voitures et la concurrence est désormais acharnée. Voici trois modèles récents ayant chacun leur avantage.

tomtom1Tomtom 950 Live – 9/10

Les Tomtom restent au top avec une interface à la fois simple et complète. La navigation, sur un écran tactile de 11 cm, est un exemple de clarté. La fonction Live (3 mois d’essais puis 10 euros par mois) le différencie des autres modèles de ce comparatif. Il fournit, entre autres, des infos trafic détaillées et des alertes de radar mobile. Autre avantage: le logiciel de synchronisation, pour ajouter/retirer des fonctions (souvent payantes). Là aussi, vous vous y retrouverez facilement. Le robuste 950 inclut les cartes d’Europe, mais aussi des USA et du Canada. Il fait office de kit mains libres pour votre téléphone équipé de Bluetooth, et propose les commandes vocales. (Tomtom 950 Live: 299 euros)

garminGarmin nüvi 3790T – 7/10

Garmin est un des pionniers de la navigation au sens large. Ses systèmes sophistiqués équipent de nombreux avions et bateaux. Pour le grand public, Garmin propose des solutions GPS pour les vélos et les randonnées. En ce qui concerne les voitures, la société américaine a sorti récemment le très élégant 3790T, qui se différencie des autres modèles par un design extraordinairement plat. Il se glisse dans la poche d’une chemise ! Son interface comme sa navigation sont légèrement moins intuitives que celles du Tomtom (c’est peut-être une question d’habitude, ou de goût), mais son écran haute définition de 11 cm est le meilleur de la catégorie. Equipé du TMC, qui offre des infos trafic moins précises mais entièrement gratuites, le 3790 comprend la cartographie de l’Europe (y compris la Turquie). Son kit mains-libres et ses commandes vocales fonctionnent parfaitement. (Garmin nüvi 3790T, 349 euros).

navigonNavigon 2510 Explorer – 8/10

Petit poucet de ce comparatif, le Navigon 2510 Explorer propose, à un prix serré, les bases de la navigation en voiture. Il est petit, compact et pas très grand (écran tactile de qualité inférieure, de 9 cm), mais assure l’essentiel: les cartes de l’Europe occidentale et centrale, le TMC ainsi que trois propositions d’itinéraire assez claires (une bonne idée, clairement mise en avant). Son « truc en plus », justifiant la présence d’une lanière et d’une boussole : il fait également office de GPS de randonnée (pour peu que vous utilisiez routes et chemins, et pas de petits sentiers). Mais soyez économe car la batterie n’est pas inusable ! (Navigon 2510 Explorer, 129 euros).

Quelle est la meilleure console portable ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 1 octobre 2010 11h45 | 3 commentaires

La Nintendo 3DS a été annoncée au mois de mars 2011. D’ici là, il y aura les fêtes et il faudra bien choisir un autre modèle de console portable. Voici un comparatif qui pourrait vous être utile.

dsiLa Nintendo DSi XL – 8/10 . C’est une version large de la DSi. Elle propose toujours deux écrans (de 10,6 cm), dont l’un est tactile et s’utilise avec un stylet (qui ressemble désormais à un stylo). Elle pèse tout de même 314 grammes et son autonomie grimpe à environ 10 heures. Ses deux caméras lui permettent de prendre des photos et retravailler les images. La Nintendo DSi XL est un concept à part, tirant profit du double dispositif d’affichage et proposant dès lors une série de jeux totalement originaux. Elle se connecte au web ou à d’autres consoles en Wi-Fi. (Nintendo DSi XL, 179 euros, jeux sur cartouche).

ipodL’iPod Touch d’Apple – 7/10. C’est une console portable à part. Il s’agit avant tout d’un excellent lecteur multimédia (musique, vidéo et web) dont l’interface, très proche de celle de l’iPhone, permet également de télécharger des jeux via l’App Store (mémoire interne à partir de 8 Go). Très variés et très nombreux, ces jeux coûtent généralement entre quelques dizaines de centimes et 8 euros. L’iPod Touch n’a pas de bouton et se contrôle via son écran tactile (8,8 cm) et son accéléromètre (qui tient compte de l’inclinaison de l’appareil). Il est plus compact que ses deux concurrents et ne pèse que 115 grammes. Il communique avec le Wi-Fi et Bluetooth. (Apple iPod Touch, 189 euros pour la version 8 Go).

pspgoSony PSP Go – 7/10. Sony a lancé un grand pavé dans la marre en sortant sa PSP Go, qui n’a plus de lecteur de disques. Les jeux sont uniquement téléchargeables sur le PlayStation Store (mémoire interne : 16 Go). Elle est plus compacte que les modèles précédents : 160 grammes pour un écran de 9,6 cm. Un écran qui est désormais coulissant, cachant les commandes classiques de la console (curseur, mini-joystick et 4 boutons). Conçus pour cette console, de petits jeux (appelés « minis ») sont disponibles au téléchargement, à des prix plus contenus (plusieurs euros tout de même). Pour communiquer, la PSP Go est équipée du Wi-Fi et de Bluetooth. (Sony PSP Go, 249 euros, jeux uniquement téléchargeables).

Un test paru dans le Ciné Télé Revue du mois de juin.