Archives du septembre, 2021

Des écouteurs sans fil « symphoniques » qui annulent le bruit ambiant

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 29 septembre 2021 13h13 | Ajouter un commentaire

Il ne se passe pas un mois sans qu’on me propose de tester une paire d’écouteurs entièrement sans fil (true wireless earphones). Toutes les marques ayant un orteil dans le milieu de la téléphonie ou de l’audio s’engouffrent sur ce marché très « dynamique » (comprenez: tout le monde en achète pour le moment).

Je le dis souvent: un des moyens de choisir, c’est de prendre la même marque que son smartphone, car la compatibilité sera meilleure (pas besoin de passer par une application) et la détection/connexion Bluetooth plus rapide.

L’autre moyen, c’est de faire confiance à la renommée ‘audio’ de la marque. Avec Sony, un des meilleurs (si pas le meilleur), aucun risque de se tromper. Idem avec Bose. Et Sennheiser ?

Il réduit le bruit ambiant

Le spécialiste allemand de l’audio (grand public et professionnelle) a déjà sorti quelques modèles d’écouteurs sans fil. Un assez haut de gamme (Momentum à 299€) et un plus abordable (CX True Wireless, 129€). En septembre 2021, il propose le CX Plus True Wireless (169€), qui ajoute l’annulation active de bruit (active noise cancelling), une option autrefois premium, qui se démocratise complètement en 2021.

Ce n’est pas la meilleure annulation de bruit du moment, on trouve mieux ailleurs, mais à des prix souvent plus élevés. Comme souvent, les bruits parasites basse fréquence (frottement, transport en commun, climatisation, bruits de pas) sont bien annulés, mais c’est moins le cas pour les hautes fréquences (voix, sonnerie… tous les sons aigus). Cette ANC a le mérite d’exister et fait son job. On l’active à l’aide des commandes tactiles des oreillettes, qui sont intuitives et simples à utiliser (et paramétrables). Un appui court sur l’oreillette gauche active l’ANC, la désactive ou au contraire, active le mode Transparent Hearing, qui amplifie le bruit extérieur (ça peut être utile dans la rue ou en vélo, par exemple).

Elégants et agréables à porter

Au niveau de l’ergonomie, bon point pour Sennheiser: les CX Plus True Wireless ont beau être équipés d’une partie à rentrer dans le conduit auditif (avec embout en silicone à choisir), ils restent très confortables et agréables à porter. De plus, ils se maintiennent très bien, même après un petit tour en vélo.

Leur forme est assez atypique et propre à Sennheiser. Un choix design, qui a des avantages au niveau du maintien (les écouteurs reposent sur le creux de l’oreille) et au niveau des commandes tactiles: la zone est facile à trouver et si on appuie 1x, 2x, 3x ou de manière prolongée, sur l’oreillette gauche ou droite, on effectue des actions différentes (volume, musique, ANC, assistant vocal, décrocher, etc).

De vrais écouteurs musicaux

Ce qui m’a le plus frappé avec cette paire d’écouteurs entièrement sans fil, c’est la qualité audio. On le sait, Sennheiser est un fabricant allemand historique de matériel audio. Mais la concurrence est telle qu’on pourrait le croire noyé dans un océan de casques et d’écouteurs. Eh bien non, il parvient à s’en détacher, à en croire mes oreilles, grâce à ce que j’appellerais ‘une certaine élégance musicale’.

Si d’autres écouteurs sont très justes, très équilibrés (Sony), ou au contraire exacerbent les basses (Bose), Sennheiser joue sur un autre registre. Celui de la profondeur, de l’espace. J’ai comparé quelques écouteurs récents et le CX Plus True Wireless m’ont enchanté par leur côté symphonie, très musical. C’est une question de goût, mais ça me plait…

Conclusion

Vous ne savez à quelle marque faire confiance pour choisir vos écouteurs sans fil ? Ça ne vous dérange pas de télécharger une application pour les contrôler (ce n’est pas le cas si vous choisissez la même marque que votre smartphone) ? Alors l’option Sennheiser est peut-être la bonne.

Plus mélodieuse et élégante que la concurrence, elle est moyennement performante au niveau de l’annulation active de bruit, mais elle fait son job. De plus, les CX Plus True Wireless sont bien dessinés, confortable dans l’oreille, et pas trop cher: 159€.

Après Mario, Luigi devient… Lego

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Jeu vidéo, Test , le 3 septembre 2021 14h00 | Ajouter un commentaire

Il y a environ un an, j’évoquais l’évolution de Lego et son succès, dû en partie à la diversification de ses activités (jeu vidéo, dessin animé, licences multiples, création d’univers propres, etc). Et ça passait par une alliance avec Nintendo pour inventer un mélange de construction, de déplacements d’une grande figurine Lego Mario et d’une application pour guider et trouver de nouvelles idées de jeu.

Et le concept, bien que parfois un peu complexe à bien appréhender pour les moins de 8 ans, m’avait séduit. Je suppose que les ventes sont bonnes du côté de Lego, car Mario vient d’être rejoint par son frère Luigi, qui a lui aussi droit à une figurine connectée.

Rappel: comment ça marche ? 

En deux mots, et si vous n’avez pas le courage d’aller lire mon test de Lego Mario, le principe du jeu est de construire des niveaux qui font penser à une carte des jeux vidéo Super Mario. Dans les différentes boites (à acheter séparément), il y a des « épreuves » pour Mario, qui lui permettent généralement de scanner un code avec le petit capteur situé sous les chaussures de la figurine connectée.

Des épreuves et des déplacements qui vous permettent de ramasser des pièces d’or, le plus possible. Le résultat d’un niveau (60 secondes), ainsi que d’autres informations liées aux actions de Mario, s’affiche sur le petit écran couleur de la figurine. Il est également possible de connecter l’application pour afficher d’autres options, des idées de ‘construction de niveau’, des challenges, etc. L’application fait également office de mode d’emploi pour construire les kits.  

A deux, c’est mieux ?

Alors que vient faire Luigi dans l’histoire ? Une simple variante colorée ? Non, heureusement, même si ça aurait pu exister car on trouve des extensions pour à peu près tous les personnages récurrents, amis ou ennemis, de la plus célèbre franchise de jeu vidéo.

L’arrivée de Luigi correspond à celle d’un nouveau mode, le ‘2 joueurs’. Il est vrai que Lego Mario est une expérience plutôt solo, dans la mesure où on assemble son niveau, puis on débute la ‘partie’ en scannant le tunnel vert, avant d’atteindre le drapeau noir en tentant de collecter le plus de pièces possibles.

Avec Luigi, on peut donc connecter simultanément à l’application deux personnages (ils arborent alors un genre de foulard sur leur petit écran), et cela s’accompagne par de la coopération. C’est-à-dire qu’il y a de nouvelles manières de ‘réussir’ certaines actions, de franchir certains obstacles, de terrasser certains ennemis.

L’idée est amusante et dans les vidéos promotionnelles, ça a l’air super cool et simple. La réalité est un peu plus compliquée, car le schéma de jeu change. Au lieu de faire son petit parcours tout seul, il faut (plus ou moins) attendre l’autre et (plus ou moins) finir en même temps. Je mets des parenthèses car ça n’est pas figé, on peut choisir mais si on veut battre des records de pièces, il faut avancer ensemble.

Les actions de collaboration ne sont pas évidentes car endéans le délai imparti de 60 secondes, il faut se rassembler autour d’une structure et coordonner les mouvements. Avec des enfants de 6 et 8 ans, je peux vous le dire, c’est pratiquement impossible. Il faut plutôt viser les 10 ans, car par rapport au ‘solo’, ça demande plus de dextérité et de coopération.