Archives du février, 2020

Sony continue de faire des folies avec ses smartphones…

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 25 février 2020 07h59 | Ajouter un commentaire

A cause de l’épidémie de coronavirus, le Mobile World Congress, plus grand salon mondial dédié aux technologies mobiles, a dû être annulé. Si c’est principalement un lieu de négociations entre professionnels du secteur, c’est aussi, traditionnellement, l’occasion pour certaines entreprises de présenter de nouveaux produits, souvent des smartphones.

Ce lundi 24 février, Sony et Huawei ont donc fait une « conférence de presse » uniquement retransmise en ligne. S’il y a nettement moins d’ambiance qu’à Barcelone, il s’agit tout de même d’une première prise de connaissance des nouveaux smartphones.

Les folies de Sony

Le géant japonais de l’électronique brille par son matériel haut de gamme en photographie, sa division PlayStation et ses accessoires audio à la réputation inchangée depuis des dizaines d’années. En revanche, au niveau des smartphones, c’est la galère.

L’an dernier, je vous parlais des Xperia 1 et 5, deux appareils de bonne facture mais au positionnement délicat. Prix élevé, fiche technique dans la moyenne, et choix surprenant au niveau des fonctionnalités mises en avant.

Le succès n’a pas été au rendez-vous ces dernières années. Je pensais que 2020 allait marquer un nouveau départ, vu que l’entreprise Sony Mobile (anciennement Sony Ericsson) a été intégrée complètement dans une division restructurée de Sony, pour faciliter le partage de technologies issues des différents départements.

Même le nom est « niche »

Force est de constater que Sony, assez têtu, a décidé de ne pas changer sa stratégie. A tel point qu’on se retrouve avec un Xperia 1 II (comme les appareils photos, ‘Mark II’ signifiant la deuxième version d’un produit), nom assez peu évocateur pour le grand public, et qui renvoie vers le côté ‘matériel haut de gamme’.

Il s’agit d’un appareil résolument premium, ce qui est logique pour un flagship à 1.199€. Sony semble ne pas réfléchir au prix ni à la cible potentielle de ses appareils, mais uniquement à sortir un smartphone d’ingénieurs, avec des qualités spécifiques en vidéo, par exemple, grâce à l’ajout de technologies issues des appareils photo de la marque (notamment l’autofocus en vidéo, plus performant et qui se concentre sur les yeux du sujet filmé).

Le design et la finition sont soignés (j’ai pu le manipuler, éteint car encore à l’état de prototype), mais Sony n’aimant toujours pas les encoches, il y a des bordures au-dessus et en-dessous de l’écran de 6,5″. Rien de dérangeant, finalement, et ça permet d’avoir un écran 21:9 toujours complet. Mais les Xperia n’ont dès lors pas l’air très moderne.

A l’intérieur, Sony a mis quelques bons composants: la dernière puce de Snapdragon (865) avec son modem 5G, 256 GB de stockage et 8 GB de RAM, l’étanchéité certifiée IP68, une batterie de 4.000 mAh, une prise mini-jack bien calibrée pour un son garanti ‘hi-res’, deux petits haut-parleurs frontaux.

Un écran qui n’est pas 90 Hz

Petit bémol au niveau de l’écran: on est sur de l’OLED 4K HDR calibré pour les professionnels, mais son taux de rafraîchissement n’est pas de 90 Hz, ce qui est pourtant devenu un critère important pour une fluidité optimale (ça se voit). Sony prétend combler le problème grâce à un système de « réduction des flous », mais ça demande un test.

Au niveau des optiques, développées avec l’entreprise Zeiss (comme celles des appareils photo de la marque), Sony a été raisonnable: les trois capteurs semblent excellents mais ne font pas la course au zoom et au mégapixel (ils ont tous les trois une résolution de 12 MP). Là aussi, il faudra un test pour se faire une idée mais sur le papier, c’est l’autofocus qui est mis en avant.

Le prix un peu dingue se justifie, en partie, par la présence de la 5G, qui dans notre pays n’a pas beaucoup d’intérêt pour l’instant. Une chose est sûre: à 1.199 euros, le Xperia 1 II est plus cher que l’iPhone 11 Pro, et se situe entre les tarifs des Galaxy S20 Plus et Galaxy S20 Ultra. Et il n’a pas, à mes yeux, d’arguments suffisants pour détourner le public des appareils très populaires et performants d’Apple et Samsung…

Deux appareils plus raisonnables

A côté du Xperia 1 II, Sony a présenté un Xperia 10 II, plus raisonnable mais également avec un écran 21:9, l’étanchéité certifié, une puce Snapdragon (665), une bonne batterie, une prise mini-jack pour un son de qualité et trois optiques à l’arrière. Son prix est de 369€.

Enfin, il y a le Xperia L4, avec une puce et un écran de moindre qualité. Il sera vendu 199€.

Alcatel sort un 3X remanié à 149€: que vaut-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 19 février 2020 10h16 | Ajouter un commentaire

Dans la jungle que représente le marché des smartphones Android, certaines marques ont bien du mal à se faire de la place. Image de marque, budget publicitaire, positionnement tarifaire, rapport qualité/prix… il existe de nombreux critères qui expliquent le succès ou l’échec d’un smartphone dans tel ou tel pays. n

Certaines marques luttent cependant pour continuer d’exister. C’est le cas d’Alcatel, très discret en Belgique (et même en Europe, en fait). Pourtant, la marque d’origine française, mais contrôlée à 100% par le chinois TCL qui fabrique surtout des écrans, sort en ce début d’année 2020 une version remaniée de l’Alcatel 3X (à ne pas confondre, donc, avec celle sortie l’an dernier…).

Allons droit au but: très peu présent dans les magasins belges, ce téléphone ne risque pas de se démarquer sur un segment dominé par Xiaomi et Motorola, des marques ayant davantage les faveurs du public.

Pourtant, il a quelques avantages donc si vous tombez dessus (le numéro du modèle est 5048Y, pour ne pas vous tromper), considérez cet achat. En effet, il y a 64 GB de stockage interne extensible, 4G de RAM et une batterie de 4.000 mAh. Ce qui n’est pas négligeable pour un appareil qui vaut 149€.

Un niveau moyen mais logique

Il y a trois capteurs à l’arrière, mais ne vous attendez pas à des miracles de ce côté. En plan normal (16 MP), en grand angle (8 MP) ou en zoom (5MP) les photos sont assez baveuses, il n’y a pas de détails sur les contours et tout manque de piqué, de rendu. Les couleurs sont un peu ternes également. Tout cela s’aggrave dès qu’il fait moins lumineux, mais en plein soleil, les défauts se verront un peu moins. Je l’ai comparé à un bon smartphone, et voici les différences (couleurs moins fidèles, balance des blancs, contraste, netteté… ça se voit)

La fluidité n’est pas terrible avec la puce MediaTek Helio P23: passer d’une application à l’autre ne se fera pas en éclair. Idem pour changer de capteur photo quand on passe du normal au zoom ou au grand angle: comptez une bonne seconde et demi de patience. Quant à l’écran, il laisse à désirer en termes de fluidité et de contraste.

Mais ça reste un appareil avec une autonomie respectable (il vous sera possible de tenir deux jours si vous ne l’utilisez pas de trop), un grand écran et un port mini-jack (au-dessus) pour un casque. J’ai regardé quelques vidéos et un épisode sur Netflix, et il n’y a pas eu de ralentissement.

Donc si votre budget est de 150€ environ, que vous voulez une diagonale généreuse de 6,52″ et que vous n’êtes pas trop exigeant en terme de photographie, d’écran et de fluidité, l’Alcatel 3X 2019 est une option.

Devolo miniaturise sa solution « Magic » pour sauver votre Wi-Fi

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 13 février 2020 14h41 | Ajouter un commentaire

Ces kits font partie des accessoires réseaux les plus vendus en Belgique. Ils permettent d’avoir un bon signal internet dans tous les coins de la maison, mélangeant CPL (réseau électrique) et Wi-Fi. Un petit nouveau vient de faire son apparition: le Wi-Fi Mini.

L’entreprise allemande Devolo est pionnière dans le domaine des accessoires réseaux, et même leader sur ce marché européen. Il est plutôt rare qu’une entreprise de nos régions soit performante dans les produits électroniques grand public, donc saluons la réussite de l’entreprise basée à Aix-la-Chapelle (tout près de la Belgique) et qui emploie environ 300 personnes.

Un des responsables m’a rendu visite dernièrement car l’entreprise est parvenue à miniaturiser ses fameux ‘boitiers CPL’ (courant porteur en ligne) baptisés Magic, des blocs blancs qu’on fixe dans une prise murale, et qui permettent de créer un réseau via votre circuit électrique.

Les progrès dans le domaine sont constants pour Devolo et ses concurrents. Vitesse de transmission, stabilité du réseau, facilité d’installation: il y a toujours moyen de faire mieux. De plus, nos usages changent également: les appareils connectés se multiplient (smartphones de toute la famille, tablettes, ordinateurs, consoles de jeux, télévisions, décodeurs, etc…), nos besoins aussi.

La série Magic inaugurée en 2019 par Devolo combine CPL et Wi-Fi, avec des performances plus élevées que la moyenne. « Pour y arriver on utilise les puces de deuxième génération de la technologie G.hn« , m’a expliqué Marcel Schüll, responsable des relations publiques de Devolo. Il s’agit d’une « nouvelle norme technique qui augmente considérablement la vitesse (jusqu’à 2,4 Gbits par seconde, en théorie), la stabilité de la connexion et la portée (jusqu’à 500 mètres)« .

Couplé à la technologie de Mesh Wi-Fi (réseau sans-fil maillé, voir les infos dans ce test), « c’est ce qui se fait de mieux sur le marché domestique, et c’est surtout utile dans un pays comme la Belgique où les gens ont des maisons assez grandes et construites solidement, avec des murs, du béton, etc… », rappelle la marque, étonnée d’être la seule à combiner ces technologies.

Mini mais toujours Magic

L’utilisation de la technologie G.hn a un désavantage: il n’y a pas de compatibilité avec des boitiers (de marque Devolo ou autres) qui utilise la technologique CPL traditionnelle.

Raison pour laquelle, quand Devolo a lancé ses Magic l’an dernier, c’était en kit. En 2020, la marque étend son catalogue G.hn avec le Wi-Fi Mini, un boitier qui peut être acheté à la pièce (69€) et qui a l’avantage d’être plus petit et plus discret, idéal quand il est visible dans un salon ou une chambre.

Important à savoir: il n’est pas aussi puissant que ses grands frères de la gamme Magic 2, mais les 1.200 Mbits/s (vitesse maximale théorique, rappelons-le) sont largement suffisants. Autre élément à ne pas négliger: il n’a pas de prise de courant intégrée, il faudra donc lui en consacrer une.

Rappelons que ce petit boitier Magic Wi-Fi Mini sert à transmettre du réseau (sans fil ou à l’aide d’un câble) dans une zone de votre maison en allant chercher le signal par le circuit électrique. Il faudra donc un adaptateur initial utilisant la technologie G.hn, relié à votre routeur internet. Raison pour laquelle le Wi-Fi Mini se retrouve aussi dans des kits de Devolo (99€ pour le kit avec un Mini, 159€ pour le kit avec deux Mini). Seuls ceux qui ont déjà un kit Magic préexistant (qu’on relie au routeur) peuvent acheter le Wi-Fi Mini à l’unité, au prix de 69€.

70€ la petite extension, ça peut sembler cher. Mais d’expérience, je peux vous dire que le matériel de Devolo est meilleur que la plupart des concurrents. Peut-être parce que les produits sont conçus en Allemagne et que nos installations électriques sont sensiblement différentes des autres régions du monde.

Stable et rapide

En effet, ce qui me frappe, c’est la stabilité. La plupart des systèmes concurrents fonctionnent, mais il n’est pas rare de constater des pertes de connexion ou de vitesse. Ce qui rend leur utilisation agaçante, pour ne pas dire impossible (dans le cas d’un décodeur TV qui a besoin d’un signal constant).

Quant à la vitesse, elle est effectivement de 1 Gbps (si vous branchez un appareil avec un câble au boitier Mini), ce qui très rapide bien sûr, mais uniquement pour faire transiter des infos (fichiers, etc) à l’intérieur de votre réseau local. Si votre connexion Proximus ou Voo est de 70 Mbps, ne pensez pas qu’elle va s’améliorer. Elle sera par contre aussi rapide à la cave ou au grenier qu’à côté du routeur qui amène le signal internet chez vous.

Une application et une extension qui pourraient être plus clairs

La seule chose qu’on reprochera à Devolo, c’est que l’application pour la gestion et la configuration des boitiers CPL n’est pas des plus claires. Tout est très simple si vous configurez votre réseau pour la première fois (il y a la documentation de base et l’utilisation de l’application n’est nécessaire que pour changer des paramètres tels que le nom/mot de passe du Wi-Fi et les options).

En revanche, pour l’installation d’un nouveau produit Magic sur un réseau existant, c’est déroutant. Il faut brancher l’appareil et dès que la led du CPL (la petite maison) clignote en blanc, il faut aller appuyer sur le bouton identique d’un adaptateur déjà branché sur le réseau. Ensuite, via l’application, l’adaptateur apparaît et il est possible de le configurer. J’ai trouvé cette solution dans le manuel d’utilisation complet à télécharger sur le site support de Devolo.

Pour ceux que ça intéresse, mais c’est moins le cas pour le grand public belge, Devolo a également lancé le Magic 2 LAN Triple. Il s’agit d’un kit CPL qui ne propage aucun Wi-Fi. C’est donc utile pour des consoles de jeux, des décodeurs ou des télévisions (le boitier relais dispose d’ailleurs de 3 ports réseau), mais pas pour les appareils mobiles ni les objets connectés sans fil (139€) :