Archives du novembre, 2018

Fallout 76: le multijoueur imposé dans le célèbre jeu vidéo post-apocalyptique

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 23 novembre 2018 16h23 | Ajouter un commentaire

Je vous préviens tout de suite: Fallout est tout simplement mon jeu vidéo préféré, depuis 20 ans. Fallout, c’est la plus connue des franchises de jeu vidéo post-apocalyptique. Elle a même inventé le concept en 1997, tandis qu’à l’époque, il s’agissait d’un jeu de rôle en 2D isométrique. Les graphismes n’étaient pas terribles: c’est l’ambiance qui comptait, les décors nucléaires, les personnages et animaux atypiques…

Avec Fallout 3, en 2008, les nouveaux éditeurs (Bethesda) se lancent dans le FPS (vue de tir à la première personne). Un pari risqué mais qui fait mouche, car si le style change, l’ambiance reste très fidèle à l’esprit original, et la mayonnaise prend. Fallout 4 va dans le même sens en 2015, mais avec des graphismes nouvelle génération (pour Xbox One et PlayStation 4).

Dès lors, on attendait un Fallout 5. Mais il faut se contenter de Fallout 76, qui ose imposer (oui, imposer…) un mode multijoueur.

Pas vraiment multijoueur, pas vraiment solo

Certes, l’idée de parcourir les terres désolées des Appalaches (on est en Virginie Occidentale, dans les Etats-Unis en 2102) avec des amis peut être amusante.

Hélas, les mécanismes multi-joueurs sont limités, et on peut tout-à-fait terminer le jeu en mode solo – même s’il faut un abonnement Xbox Gold (ou l’équivalent PlayStation) pour lancer le jeu. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’intérêt à se grouper, à part pour finir certaines quêtes plus facilement.

Ce qui me fait dire que Fallout 76 est finalement un genre d’extension, une option multijoueur de Fallout 4 dont il garde la majorité du gameplay et de l’interface (avec ses défauts).

Personnellement, la solitude fait partie de Fallout. Se sentir seul et perdu dans un monde dévasté, et devoir s’en sortir à tout prix, c’est ce qui est le plus jouissif dans la franchise. Je me suis joint à un groupe, mais chacun évolue où il veut sur la carte, et partage son inventaire. Je préfère me débrouiller tout seul…

Du craft omniprésent

Fallout 76 impose également davantage le craft, c’est-à-dire le fait de construire et réparer des objets (armes, armures, bâtiments). Il faut pour cela sans cesse récupérer plein de bibelots, qu’il faut ensuite recycler dans un établi pour en extraire la matière première.

Le joueur doit y consacrer beaucoup trop de temps à mon goût, car sa capacité à transporter du matériel est limitée…

Mais c’est indispensable, car vos armes et armures tombent en rade assez vite. C’était déjà le cas pour les armures dans Fallout 4, mais pas les armes. Celles-ci s’abiment souvent de manière injustifiée dans Fallout 76, après une seule baston. Et j’ai déjà laissé tomber des bons flingues tellement j’en avais marre de les réparer…

Des bons côtés, tout de même

Heureusement, le monde ouvert de Fallout 76 est vaste, riche et beau. Les décors sont variés (voir une petite partie de la carte ci-dessus), les ambiances changeantes, les ennemis plus moches les uns que les autres. Comme dans Fallout 4, il existe d’innombrables missions secondaires très riches, qui n’ont souvent rien à voir avec la quête principale (dont on ne vous révélera rien, mais elle est assez classique).

Grosse particularité: il n’y a plus de personnages non joueurs. C’est-à-dire qu’à part vos amis et des quidams croisés par ci, par là, vous n’échangerez pas avec d’autres humains. Il y a certes des robots, des messages, un tas de quêtes liées à l’histoire de la région, mais jamais des missions où il faut interagir, tuer ou communiquer avec d’autres personnages plus ou moins humains, comme dans Fallout 4.

Finalement, Fallout 76 est un monde post-apocalyptique avec plein de goules, monstres et animaux bizarres, mais les seuls survivants « humains », ce sont ceux de l’abri 76 que vous quittez en début de partie. C’est-à-dire vous, et les autres joueurs du serveur sur lequel vous jouez… N’essayez pas de les tuer, vous perdrez du temps et deviendrez une cible à abattre.

Conclusion

En conclusion, je suis un peu déçu par Fallout 76, qui n’est ni multijoueur (c’est pourtant un mode imposé), ni solo (mais on peut terminer sans se joindre à un groupe). J’aurais largement préféré un mode solo basique, mais je suis sans doute un peu trop vieux jeu…

Certes, l’ambiance est toujours là, et les décors aussi. On se plait à traîner dans les terres désolées où des guerres nucléaires ont transformé à jamais le monde. Mais les nombreuses contraintes (multijoueur, craft, pas de personnage non joueur) n’améliorent pas du tout la franchise mythique.

J’ai hâte de retrouver dans Fallout 5 une vision plus classique du jeu…

Pour un avis plus complet et éclairé, voici celui de la référence JeuxVideo.com :

Envoyez du Wi-Fi dans tous les coins de votre maison grâce à la technologie « mesh »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 novembre 2018 15h39 | Ajouter un commentaire

Comme la plupart des foyers, le vôtre est sans doute équipé d’un modem/routeur qui amène internet chez vous, et qui le diffuse via des ports réseau et le Wi-Fi.

Mais si vous possédez une maison, il est fort probable que dans certaines zones, il n’y ait pas ou peu de signal. Impossible pour un enfant de travailler correctement sur un ordinateur dans sa chambre, ou pour vous de regarder un film sur Netflix dans le lit, via une tablette. De plus, avec l’augmentation des produits connectés dans une maison, avoir du Wi-Fi partout est devenu indispensable.

Jusqu’à présent, il existait des solutions comme le CPL (courant porteur en ligne), qui, via des boitiers placés sur des prises de courant, se servent du réseau de câble électrique présent dans toutes les maisons pour envoyer du réseau partout. Mais cette solution manque souvent de stabilité et de fiabilité, et si le boitier en question est équipé de Wi-Fi, il émet son propre « réseau », différent du principal (le smartphone ou l’ordinateur doit alors passer de l’un à l’autre).

Maillez votre maison

C’est pourquoi la technologie « mesh » (maille en anglais) est en train de faciliter grandement les choses. Son principe de base, c’est d’utiliser tous les émetteurs de signal ou de réseau, et de les fusionner dans un même réseau. C’est principalement du travail logiciel au sein des routeurs et des répéteurs Wi-Fi, mais ça fonctionne drôlement bien.

Pour faire le test, on a pris un répéteur de chez AVM, le fabricant allemand de matériel de réseau est une référence au niveau de la qualité de fabrication de ses appareils et des logiciels qui y sont intégrés.

Il s’agit en particulier du Fritz!WLAN Repeater 1750E (99€), mais d’autres modèles et d’autres marques utilisent la même technologie.

Installation simple, utilisation transparente

La meilleur technologie est la plus simple, la plus invisible. Le principe du mesh, c’est ça. Et avec le répéteur Wi-Fi d’AVM, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de brancher le boitier dans une prise électrique à mi-distance entre le routeur (comme la Bbox 3 de Proximus) et la zone à couvrir. Idéalement, sur le palier de l’étage d’une maison.

Ensuite, vous appuyez sur le bouton de connexion WPS du boitier, et endéans les deux minutes, sur le même bouton WPS situé sur le routeur. Et c’est fait. Sans vous en rendre compte, et sans devoir reconfigurer tout le matériel en le liant à un nouveau réseau, vous avez étendu le Wi-Fi à toute votre maison. Le boitier utilise donc les mêmes SSID (identité de réseau sans-fil), et s’il y en a deux (comme sur les Bbox, un pour le 2.4 GHz et un pour le 5GHz), il va les mixer au mieux pour aller chercher le réseau sur le routeur, tout en le diffusant vers les appareils à connecter.

Particulièrement performant, le Repeater 1750E élargit la portée du réseau local sans fil dans la bande des 5 GHz avec des vitesses pouvant théoriquement atteindre les 1300 Mbit/s (450 Mbit/s pour la bande des 2.4 GHz).

Un port Gigabit sous le capot

Pour plus d’options, il est toujours possible, via le navigateur d’un appareil connecté au boitier avec ou sans fil, d’aller sur http://fritz.repeater afin de configurer, ou de comprendre le « maillage » de votre maison.

Sachez que sous le Repeater 1750E, il y a un port réseau Gigabit, ce qui signifie que vous pouvez brancher un ordinateur, un décodeur ou tout ce qui a besoin d’une bonne connexion câblée.

Bref, c’est simple, on ne se rend pas compte de grand-chose mais ça fonctionne: plus de problème de Wi-Fi…

Que vaut le dernier smartphone de Wiko, spécialiste « français » de l’entrée de gamme ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 9 novembre 2018 13h15 | Ajouter un commentaire

On vous le répète assez souvent, le marché du smartphone est impitoyable. A part Apple qui  accapare l’écrasante majorité des bénéfices grâce à ses iPhone ultrapopulaires (et chers…), Samsung qui est présent depuis très longtemps avec une solide force de frappe commerciale, et Huawei qui ne cesse de conquérir des parts des marché, très peu d’entreprises parviennent à gagner beaucoup d’argent.

Pour y arriver, elles doivent jouer sur les prix, réduire leur marge et miser sur le nombre d’appareils écoulés, tout en étant innovantes en matière de marketing. OnePlus est certainement le meilleur exemple en la matière, on vient d’en parler lors de la sortie du 6T.

D’autres acteurs dits pure player (dont le smartphone est l’unique ou principal objet) parviennent, difficilement parfois, à tirer leur épingle du jeu. Et l’un d’eux est basé à Marseille : Wiko. Rappelons cependant que l’entreprise française est contrôlée à 100% par Tinno, une société chinoise qui lui fabrique ses smartphones.

Depuis toujours, Wiko vise l’entrée et le début du milieu de gamme. La stratégie est théoriquement de monter en gamme, mais c’est très compliqué et la marque reste principalement présente sous la barre des 200€.

Quoi de neuf avec le View 2 Plus ?

Wiko a soigné le look de son View 2 Plus, un appareil vendu 249€ en Belgique. Le dos est en plastique imitation verre poli, et l’effet est assez réussi en gris. La finition est bonne et on a l’impression de tenir un objet solide, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Wiko. Seul hic: le port microUSB, qui en 2018 est devenu assez rare (pas de charge ni de transfert de données rapide, non réversible…).

L’écran d’environ 6″ avec encoche occupe une belle partie de la face avant. Il n’est hélas que HD, c’est-à-dire qu’il a une résolution de seulement 1512 x 720 pixels, ce qui peut se ressentir sur un smartphone de cette taille (on « voit » parfois les pixels).

Bon point: le stockage de 64 GB, la puce Snapdragon 450 épaulée par 4 GB de RAM, la batterie de 4.000 mAh. Tout ça assure un fonctionnement correct au quotidien et une autonomie d’environ deux jours.

Les photos sont toujours le point faible des appareils dans cette gamme de prix, et le View 2 Plus ne déroge pas à la règle. Il est cependant possible de réussir des effets ‘bokeh’ sans trop de souci pour faire de beaux portraits. Pour le reste, de jour, les photos sont agréables, mais dès qu’il fait un peu sombre, on perd nettement en qualité.

En conclusion, faut-il craquer pour le View 2 Plus ? Tout est une question de priorité. Dans cette gamme de prix, il faut accepter les concessions. Celles de Wiko ne sont pas liées à la performance ni au stockage (64 GB, c’est confortable) mais plutôt à l’écran, à l’usage de plastique et à l’absence d’un port USB Type-C (il faut se contenter d’un microUSB).