Archives du octobre, 2018

Logitech Craft: pourquoi mettre 199€ dans un clavier ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 23 octobre 2018 13h57 | Ajouter un commentaire

L’accessoiriste suisse Logitech, qui utilise désormais la marque ‘logi’ pour son matériel de bureau, a sorti il y a quelques mois le Craft. Un ovni dans le petit monde des claviers sans-fil, un accessoire devenu très pratique car il évite les câbles sur le bureau et n’a besoin que de très peu d’énergie (deux piles = plusieurs années).

Pourquoi un ovni ? Car il coûte 199€ à la base, ce qui est déjà rare pour un clavier. Ce prix élevé a pour cause une finition en aluminium impeccable. On est sur du très haut-de-gamme: le Craft est lourd, bien assemblé, discret. Son look est résolument moderne: aucun problème pour le laisser sur le bureau en permanence, ni pour travailler dans la pénombre car il est rétroéclairé. De plus, il est très silencieux: les touches incurvées très fines s’enfoncent délicatement, c’est agréable pour l’oreille et confortables pour les doigts. Comptez également sur un clavier complet, avec pavé numérique et espace pour les flèches du curseur. Une belle largeur, donc, pour un espace de travail idéal. Sachez également qu’il se connecte en Bluetooth (jusqu’à 3 appareils peuvent être enregistrés) ou via le récepteur USB propre à Logitech (Unifying) inclus. Il est équipé d’une batterie rechargeable par via un câble USB Type-C fourni.

L’autre caractéristique du Craft, c’est la molette « cliquable » située sur le coin supérieur du clavier. Par défaut, elle va régler le volume Windows, ce qui n’est pas terriblement utile sachant qu’il y a des touches pour ça. Mais si vous utilisez l’application Logitech Options (144 MB tout de même), vous pouvez assigner à cette molette toute une série de commandes liées à certains logiciels. La suite Office (Word, Excel, PowerPoint) est concernée, mais ça n’est pas toujours très utile. Par exemple, sous Word, vous pourrez agrandir du texte sélectionné ou changer de police. Le plus intéressant est dans la suite de logiciel de création graphique d’Adobe: Photoshop, Illustrator, InDesign et Premiere Pro (dans leur version CC uniquement). La molette peut être assignée au zoom/dézoom, ce qui est sans doute le plus pratique, car sollicité régulièrement. Elle peut également, en fonction du contexte, modifier la luminosité, la taille de l’image, l’opacité, la taille du texte, etc. C’est pratique mais pas indispensable car dans ces quelques logiciels, il y a de multiples manières/raccourcis pour arriver à un même résultat. Cependant, ça aidera certains d’entre nous à gagner un peu de temps au jour le jour… Notez que d’autres logiciels pourront en profiter à l’avenir, car il y a un kit de développement disponible.

Nos conclusions sur le Craft de Logitech sont mitigées. Il est certes très design mais 199€, c’est une belle somme pour ce qui reste un clavier sans fil. La molette est originale mais elle nécessite l’installation d’un logiciel pour la configurer, et peut s’avérer utile sur un nombre limité d’applications (surtout la suite créative d’Adobe mais uniquement en version CC). Le Craft a du sens pour les graphistes ou ceux qui font de la retouche d’images et qui gagneront du temps. Pour les autres, c’est un peu cher, mais c’est très « exclusif »…

Tomb Raider est de retour : Lara Croft perd son décolleté, et c’est une très bonne chose

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 17 octobre 2018 19h04 | Ajouter un commentaire

Les #MeToo et #BalanceTonPorc ont eu des conséquences plutôt inattendues : les concepteurs du jeu vidéo Tomb Raider ont rhabillé Lara Croft, la célèbre aventurière connue pour ses tenues très moulantes et son décolleté qui n’a rien à faire dans un jeu d’action.

C’est une très bonne chose, d’autant plus que le jeu gagne encore en intensité et en beauté. Résumons rapidement : il y a quelques années, il y a eu un énième ‘reboot’ de la série. Une nouvelle trilogie débutait et se concentrait sur les origines de Lara Croft, sa jeunesse si on veut.

Après une île asiatique pleine de tempêtes, le grand froid et ses gardes immortels, Lara débute le dernier chapitre en Amérique du Sud, au Pérou, dans la jungle.

Ne vous attendez pas à une révolution dans le gameplay, car l’éditeur ne fait que l’affiner au fil des trois épisodes. Heureusement, celui-ci est diablement efficace, que ce soit dans les déplacements de Lara ou dans ses innombrables tueries de vilains mercenaires.

Le style ne change pas, mais il est propre aux jeux d’aventure modernes : Lara trouve un site historique bien caché, elle y dérobe malgré elle un objet précieux et puis, c’est le bordel.

Shadow of the Tomb Raider est cependant l’épisode le plus sombre de la série, car la plus célèbre des héroïnes de jeu vidéo provoque des cataclysmes, et c’est un peu de sa faute… Elle doit venir à bout du Docteur Dominguez, chef des Trinitaires, un genre de secte qui est l’ennemi fil-rouge de la trilogie.

Un savant changement de rythme

La nouvelle trilogie commencée en 2014 apportait une nouveauté : Lara devait survivre dans des environnements hostiles, explorer, découvrir. C’est un peu comme une trame parallèle à la quête principale (souvent, sauver le monde…), et qui amène un rythme différent, plus lent, mais très bien géré.

Avec son arc à flèche, Lara Croft doit tuer des animaux pour pouvoir se créer des tenues, débloquer des options d’armes, etc… Selon ses envies, le joueur va y consacrer beaucoup de temps pour également trouver tous les défis annexes (des ‘tombeaux’), ou zapper cette partie pour se plonger dans l’action.

C’est tellement beau que la magie opère à nouveau

Des phases de jeu plus traditionnelles qui sont assez nombreuses et très dynamiques. Et même si, comme on l’a dit, on évolue dans une thématique archi-connue, le jeu est tellement beau, les plans et les paysages tellement soignés, la bande sonore tellement adéquate, qu’on est happé par ce troisième opus de l’ère moderne de Tomb Raider, et qu’on ne veut plus éteindre la console.

Donc oui, Lara Croft est plus habillée qu’auparavant, mais c’est tout-à-fait normal et ça ne lui donne que plus de crédit en tant que jeune aventurière incroyablement courageuse et endurante.

Disponible sur PS4, Xbox One et PC pour environ 50€.

Samsung en tête de la course aux capteurs photo: il y en a QUATRE sur le dos du Galaxy A9

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 octobre 2018 08h28 | Ajouter un commentaire

Samsung est pour l'instant en tête de la course aux capteurs photos: il y en a QUATRE sur le dos de son dernier smartphone

Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté ce jeudi à Milan son dernier smartphone, le Galaxy A9. Une gamme située dans le milieu e la fourchette des prix, même s’il faudra débourser 599€ pour s’offrir cet appareil aux dimensions généreuses: 6,3″.

Mais au-delà de ce grand écran Super AMOLED qu’on sait déjà très agréable à l’œil, c’est l’arrière du Galaxy A9 qui attire l’attention, car Samsung compte dessus pour gagner la course au nombre d’appareils photos. On n’en compte pas moins de 4, alors que son concurrent chinois, le Huawei P20 Pro, en avait mis 3 au printemps dernier.

Difficile de savoir exactement à quoi rime cette course… On sait que des smartphones avec un seul capteur sont capables de réussir de très bonne photo. C’est le cas notamment du Pixel 3 présenté cette semaine par Google, et il mise tout sur la photographie !

Tout ce qu’on peut imaginer…

D’après le communiqué de presse, le quadruple appareil photo du Galaxy A9 de Samsung permet un zoom 2X, un grand angle pour capturer une plus grande image, une ‘lentille de profondeur’ (Depth Lens) qui permettrait de régler précisément la profondeur de champ et la zone de mise au point. Quant à l’objectif principal de 24MP, il permettrait de capturer plus de lumière.

Toutes ces promesses doivent se traduire par des avantages concrets pour le grand public, au moment de dégainer son smartphone. Et pour ça, il faudra attendre un test détaillé, prochainement.

Au-delà de cet aspect photographique, le Galaxy A9 est un smartphone avec une fiche technique moyenne: 128 GB de stockage interne et 6G de RAM, puce huit cœurs, batterie solide de 3.800 mAh. Pas d’étanchéité, pas de fonctions avancées de déverrouillage (simple capteur d’empreinte digitale à l’arrière).