Archives du juin, 2017

Audi connect: quand le GPS va chercher la bonne destination dans votre calendrier

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 juin 2017 14h43 | Ajouter un commentaire

La plupart des constructeurs préfèrent développer leur propre « système embarqué », un terme qui regroupe désormais beaucoup de chose: musique, navigation, connexion autonome au réseau 4G, liens avec votre smartphone… C’est devenu assez complexe et de l’aveu même d’Audi, la moitié seulement des utilisateurs s’inscrivent sur la plateforme myAudi pour relier leur voiture à internet.

Pour des raisons de sécurité surtout, en effet, les constructeurs ont tous leur propre interface, application pour smartphone, ordinateur de bord et option de connexion. Ils construisent et améliorent ce système d’année en année, mais les utilisateurs les plus jeunes se retrouvent vite face à des interfaces dépassées, pas assez modernes ou connectées.

Audi s’en sort plutôt bien et s’il n’est pas simple de relier son compte myAudi (site web), son application Audi MMI connect et sa voiture, une fois que c’est le cas, on a quelques subtilités intéressantes.

On vous passera les traditionnels liens entre la musique et la téléphonie du smartphone (on peut diffuser sans problème ses playlists Spotify et contrôler la musique à partir de l’interface de la voiture), la vérification à distance du statut de la voiture (verrouillée, entretien, etc), pour évoquer quelques options sympas.

audi002Trois options originales

L’application Audi MMI connect, qui relie finalement votre compte myAudi avec la voiture, peut par exemple envoyer votre calendrier dans la voiture, et celle-ci peut donc vous afficher les prochains rendez-vous. Mieux encore, si vous avez proprement indiqué un ‘lieu’ à votre rendez-vous, celui peut devenir la destination du GPS en un clin d’œil. Assez pratique, car entrer une destination dans le système de navigation reste encore trop compliqué à l’heure actuelle, même avec la commande vocale…

On peut également, mais c’est plus accessoire, ajouter des flux RSS (la liste des derniers articles d’un site web, par exemple) à la partie ‘Actualités’ de Audi connect. On peut alors lire ou faire lire par l’ordinateur de bord les titres de ces articles. Il faut passer par le site myAudi pour configurer tout ça.

Autre option intelligente: l’envoi d’une destination à l’avance via Google Maps. Vous être très nombreux (et vous avez raison) à utiliser la cartographie de Google pour chercher des adresses, des commerces, etc. A partir de votre PC ou d’un smartphone, vous pouvez envoyer une destination à votre Audi, à condition d’avoir préalablement lié votre compte Google à la plateforme web myAudi.

Bref, quelques options qui nous ont frappés, parmi tant d’autres plus ou moins utiles. Sachez également que Audi connect accepte les smartphones Android et les iPhone (via câble USB), qui peuvent alors transformer votre ordinateur de bord principal en Apple Car Play ou Android Auto.

Trop complexe ?

On reprochera toute de même à Audi de compliquer un peu trop les choses (sécurité oblige, sans doute) pour relier un compte ou un smartphone à la voiture. Il y a de nombreuses étapes, des utilisateurs administrateurs et d’autres pas, c’est une usine à gaz.

Il y a également trop d’options éparpillées entre la plateforme web myAudi, l’application Audi MMI connect et l’ordinateur de bord lui-même. On s’y perd facilement et on ne sait plus qui fait quoi, à la fin…

D’autres constructeurs premium que nous avons essayés semblent plus pragmatiques, plus directs, quitte à être moins exhaustifs dans les services et options fournis.

Par contre, j’ai apprécié les commandes, très ergonomiques, que ce soit au niveau du volant ou de la zone tactile, des boutons, etc. Bon point également: l’écran derrière le volant, que l’on peut paramétrer à sa guise, pour afficher la carte, la musique, les réglages, en grand ou en petit. 

Huawei va lancer sa Watch 2 en Belgique (et de l’argent par les fenêtres?)

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité , le 14 juin 2017 07h10 | Ajouter un commentaire

J’ai pu assister à Bruxelles à la première présentation de la nouvelle smartwatch de Huawei en Belgique. Vendue 329€ dans sa version Sport sans carte SIM – la seule destinée à notre petit pays – elle intègre Android Wear 2.0, qui semble plus abouti. Mais le marché reste très « de niche »…

watch2001

Contre vents et marées, le chinois Huawei, très présent en Belgique et dans le monde avec ses smartphones au juste rapport qualité/prix, insiste avec les smartwatchs.

Les chiffres n’ont rien de réjouissants, pourtant. Si le public dépense un peu d’argent dans les bracelets connectés (Fitbit, dont nous vous parlions récemment, s’accapare la grande partie du marché), c’est loin d’être le cas au niveau de ces grosses montres connectées sous Android, qu’elles soient fabriquées par Huawei, LG ou Lenovo (qui a d’ailleurs retiré du marché ses Moto 360).

Il se murmure que Samsung, avec son propre système d’exploitation (Tizen), en vend un peu plus que les autres. Mais personne ne communique sur les chiffres, preuve qu’ils sont ridicules en Belgique, un pays qui ne compte pas beaucoup de ‘early adopters’, ces geeks qui dépensent leur argent dans des objets un peu futuristes, pas toujours très aboutis.

watch2002

Une Watch 2 plus aboutie

A l’automne 2015, le chinois Huawei avait présenté en grandes pompes sa première Watch, misant beaucoup sur le côté ‘mode’, faisant d’ailleurs défiler des mannequins. Presque deux ans plus tard, la Watch 2 est une nouvelle tentative, plus orientée sport cette fois, de percer sur un marché compliqué.

Heureusement, Android Wear 2.0 a l’air nettement plus convivial que la première version. Du peu que l’on a vu lors du petit évènement organisé au siège de Huawei Belgique, à Bruxelles, la montre a l’air plus pratique à utiliser (deux boutons au lieu d’un), et mieux équipée, notamment avec le GPS et le NFC intégré, ce dernier servant peut-être un jour à payer avec sa montre dans les magasins ou aux automates.

Le GPS permettra de suivre vos courses à pied ou à vélo sans devoir trimballer un smartphone. Les applications de suivi d’activités sont d’ailleurs nettement plus abouties que sur la génération précédente.

Bien entendu, Android Wear 2.0 est l’écran déporté idéal de votre smartphone Android, vous permettant de le laisser en poche ou dans le sac lorsqu’il y a des notifications, et de consulter celles-ci (lire un message, un email, etc). On peut enfin télécharger des applications depuis la montre, alors que tout devait se faire via le smartphone auparavant.

La version vendue en Belgique ne sera pas celle équipée d’une carte (e)SIM, car les opérateurs ne sont pas prêts à faire des efforts pour rendre cette option disponible. On ne pourra donc pas utiliser le micro et le haut-parleur pour passer des appels.

Par contre, ils serviront à piloter correctement Google Assistant, pour autant que vous soyez prêt à parler à votre montre…

Sachez qu’en juillet, lors du lancement de la montre dans notre pays, des écouteurs Bluetooth d’une valeur de 79€ seront offerts. Ils permettront notamment d’écouter la musique (stockée en mp3 sur les 2 GB de la montre) ou les notifications de certaines applications.

watch2003De l’argent jeté par les fenêtres ?

On a demandé à Huawei si c’était une bonne idée de lancer des produits qui ne trouveront d’office pas un large public.

La filiale belge du géant chinois des télécoms a répondu honnêtement qu’il s’agissait surtout d’être prêt, et d’avoir l’expérience nécessaire, quand le marché sera mature. Pour ne pas se lancer dans la course avec 5 ans de retard, quand les technologies et les usages liés à la smartwatch seront plus aboutis, plus répandus.

Donc les Watch ne sont clairement pas rentables, mais elles préparent (peut-être) l’avenir des fameux wearables.

Je vous en dirai plus sur cette montre lors d’un prochain test.