Archives du mai, 2017

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d’ouvrir votre porte à distance

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 23 mai 2017 09h57 | Ajouter un commentaire

FLIPPANT? La serrure connectée Nuki vous permet d'ouvrir votre porte à distance, nous l'avons essayéePour 229€, vous pouvez vous offrir un petit boitier ‘made in Autriche’ qui se fixe sur le côté intérieur de votre porte d’entrée. L’installation est facile, et c’est dès lors une simple application sur un smartphone qui permet d’ouvrir, verrouiller ou déverrouiller la porte via Bluetooth (dans un rayon de 10 mètres maximum). Et pour quelques dizaines d’euros de plus, cette serrure se connecte à internet, décuplant son accès à distance et son potentiel. Flippant, vous pensez ? J’en ai parlé avec le fondateur, Martin Pansy.

La smarthome, ou ‘maison intelligente/connectée’, n’en est qu’à ses débuts. Consacrée ‘nouvelle tendance’ il y a quelques années, elle a attiré de nouveaux acteurs qui ont vendu tout et n’importe quoi très rapidement. Ce qui a finalement détourné l’intérêt du grand public, qui n’y a vu que des gadgets inutiles.

D’autres entreprises, comme Nest (propriété de Google/Alphabet), sont plus prudentes et pensent d’abord aux besoins réels des consommateurs. Nest sort assez peu de produits (un thermostat originel, suivi d’un détecteur de fumée et de caméras de surveillance), mais quand il le fait, c’est d’une simplicité et d’une intuitivité déconcertante. Et surtout, c’est pratique, ce n’est jamais un gadget.

Petit-à-petit, d’autres produits vraiment intéressants apparaissent sur le marché. Le meilleur moyen de se faire une idée de l’intérêt du public et donc du potentiel de réussite, c’est de lancer une campagne de crowdfunding. C’est comme ça que l’aventure de Nuki, une petite entreprise autrichienne, a débuté.

« Tout a commencé il y a trois ans. On trouvait qu’il était stupide d’avoir plusieurs clés à la maison, de devoir toujours chercher après. Et avec le développement de la smarthome, on s’est dit qu’on pouvait se débarrasser d’une clé physique », m’a expliqué Martin Pansy, le CEO de Nuki, en visite à RTL House.

L’idée d’une serrure connectée était née. « Mais il fallait qu’elle soit rétrocompatible avec les portes, clé et serrures existantes, et facile à installer, genre en trois minutes et sans outil« .

Nuki a récolté un franc succès sur Kickstarter. « On a reçu 400.000 euros en 2015, c’est le record pour un produit qui n’est lancé qu’en Europe« , car en effet, toutes les serrures ne sont pas les mêmes. « Aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins sécurisé: les clés ne tournent qu’à 90°, contre 720° chez nous« . Ce simple détail change tout dans le développement du produit, car la serrure connectée de Nuki intègre un moteur et un mécanisme conçus pour faire plus de tours de clés. Le tout étant optimisé pour gérer au mieux l’énergie mise à disposition par les 4 piles AA fournies.

Le succès a perduré dans la réalité. « On a commencé par l’Allemagne et l’Autriche en novembre dernier, et là on s’étend. On a déjà 10.000 serrures connectées en peu de temps« , ce qui est beaucoup pour « un produit de luxe, pas de première nécessité« , reconnait son créateur.

La start-up viennoise compte 22 employés actuellement, qui travaillent déjà sur de nouveaux projets. « L’idée c’est de collaborer avec des PME pour gérer les accès des employés, ou encore avec Airbnb, ce qui éviterait par exemple la prise de rendez-vous pour la remise des clés, et enlèverait des problèmes de sécurité« .

socle
Les socles, la serrure et le bridge. Un pack à 299€…

Une installation enfantine

La plus souvent, l’installation de produit pour la maison connectée est fastidieuse. Il faut le mettre au bon endroit, le connecter à un boitier servant de relais avec le routeur, appuyer sur des boutons, installer l’application, configurer l’utilisation de l’appareil, etc.

Mais Nuki tient ses promesses: en trois minutes, c’est prêt à l’emploi. L’avantage, c’est que les cylindres en Europe sont tous les mêmes (sauf en Suisse, parait-il). Ils ont cette forme typique qui a permis à Nuki de développer un socle standard.

Deux styles de fixation s’offre à vous. Soit votre cylindre dépasse, à l’intérieur, de plus de 3 mm par rapport à la porte. Dans ce cas, vous fixez le socle sur le cylindre avec les trois petites visses incluses (tout comme la clé de serrage). Si, comme c’est souvent le cas, votre cylindre est pratiquement à fleur de la porte (entre 0 et 3mm), alors vous collez simplement le socle, en retirant la protection du puissant autocollant situé dans son dos. Lors de notre test, il s’est littéralement scotché à la porte.

Il suffit ensuite de mettre la clé dans la serrure à l’intérieur, et de mettre le boitier par-dessus, comme expliqué dans la petite notice. On télécharge l’application pour configurer la smart lock et la relier au smartphone, et c’est fait.

Un cylindre à ‘double embrayage’ est nécessaire

Remarque essentielle: il est pratiquement indispensable d’avoir un cylindre de porte dit ‘à double embrayage’ ou ‘d’urgence’, c’est-à-dire un cylindre qui peut être actionné avec une clé même si une deuxième clé est insérée de l’autre côté de la porte.

Une option très pratique qui éviterait bien des ennuis à tout le monde, mais qui n’est pas encore assez répandue chez nous. Selon des chiffres fournis par Nuki, « 50% des cylindres de porte en Belgique » sont ‘à double embrayage’, contre « 70% en Allemagne« , où l’entreprise s’est lancée dans un premier temps.

Avec un simple cylindre, vous seriez obligé, une fois à l’extérieur, d’ouvrir la porte avec l’application uniquement. Et en cas de panne, de bug ou de smartphone sans batterie, vous serez coincé. Avec un cylindre à double embrayage (on en a trouvé un de marque Abus à 30€ sur Amazon…), vous pourrez continuer à utiliser votre clé pour rentrer chez vous. Pensez-y.

porte

Comment ça marche ?

Une fois connectée, votre téléphone ou tablette peut désormais, en lançant simplement l’application, déverrouiller votre serrure dans un rayon de quelques mètres, car par défaut, elle utilise une connexion Bluetooth pour s’authentifier et déverrouiller la porte.

Le fonctionnement de la smartlock de Nuki est on ne peut plus simple: la partie externe de votre clé, à l’intérieur de la maison bien entendu, est insérée dans la fente du boitier, qui intègre un petit moteur faisant simplement tourner la clé dans tel ou tel sens, pour verrouiller/déverrouiller/ouvrir la porte d’entrée, selon l’action que vous demandez via le smartphone. Vous pouvez également appuyer sur le bouton rond de la smartlock, elle va alors verrouiller ou déverrouiller la porte.

Tout est transparent: on voit la molette encerclant la diode lumineuse qui tourne, entraînant la clé. On peut donc également tourner cette molette à la main, pour verrouiller ou déverrouiller la porte sans user les 4 piles AA fournies (non rechargeables).

Quelques options sympas: elle s’ouvre toute seule !

La base de Nuki est donc assez simple, finalement. L’application, très basique et épurée, permet d’ouvrir une porte avec un ou plusieurs smartphones. En effet, on peut « inviter » les membres de la famille, ou la femme de ménage, pour que leur appli sur leur téléphone soit capable d’ouvrir la porte. Il est même possible de limiter cet accès à une certaine plage horaire.

Si on se limitait à cela, avouons-le, l’intérêt serait assez mince. Cela prend souvent autant de temps de trouver ses clés que son smartphone, et le temps de lancer l’application et que celle-ci soit opérationnelle, on a aussi vite fait d’ouvrir la porte de manière traditionnelle. Pour les plus fainéants, cependant, c’est un bon moyen d’ouvrir la porte à quelqu’un sans se lever. Ou de vérifier si on a verrouillé correctement la porte d’entrée avant de s’endormir.

Mais il y a plus. On peut par exemple activer un mode de (dé)verrouillage automatique (Auto-Unlock) lorsque le smartphone s’approche de la porte, quand on rentre chez soi. Explications détaillées ici. L’idée est très sympa: quand on s’éloigne de plus de 100 mètre de sa maison, et qu’on y revient, une notification de l’application Nuki retentit sur le smartphone, et sur Android 7, on peut, à partir de cette notification, « ouvrir la porte ». En réalité, il ne vaut mieux pas utiliser cette notification, sinon la porte va s’ouvrir plusieurs fois. En effet, la porte s’ouvre toute seule quand on s’approche d’elle… pour peu qu’on lui laisse le temps. D’après mes tests, après environ 20 secondes, la porte était ouverte sans qu’on ait à toucher au smartphone. C’est du vrai ‘auto-unlock’, mais il faut avoir un peu de patience…

appli

Avec le Bridge, la serrure se connecte à internet: « Au voleur » ?

Mais la smart lock de Nuki prend tout son sens si on installe le Bridge, inclus dans le pack ‘combo’ à 299€ (la serrure seule coûte 229€). Comme son nom l’indique, il sert de pont entre la serrure et l’internet. Vous pouvez donc connecter votre smart lock au réseau, la rendant accessible et ouvrable depuis l’autre bout du monde, toujours via son smartphone. Du moins en théorie, car la connexion n’a pas toujours été possible lors de nos tests en dehors de la maison.

Les plus méfiants d’entre vous (et avec tout ce qu’on entend sur la cybersécurité actuellement, on ne peut pas leur donner tort) soupirent déjà et crient au cambriolage numérique. Impossible en effet de garantir à 100% qu’aucun hacker russe ne pourra jamais ouvrir votre porte à distance.

Encore faut-il qu’il prenne le temps et la peine de le faire pour venir voler chez vous. Si vous avez des œuvres d’art, des voitures de collection ou de milliers de dollars en liquide, il ne faut sans doute pas connecter votre smart lock à internet. Pour les autres, c’est relatif.

Si comme nous, vous aimez le progrès, vous connecterez votre serrure au réseau pour la rendre vraiment accessible à distance. Cela permet non seulement d’ouvrir la porte quand on n’est pas chez soi (ça peut servir, si vous faites confiance à votre belle-famille ou au livreur qui veulent rentrer chez vous, par exemple), mais également, si on va encore un pas plus loin, d’utiliser Nuki Web.

Ce service, hélas inaccessible au moment de notre test, permet de configurer des règles IFTT pour que des appareils connectés parlent entre eux. Par exemple: j’ouvre la porte le soir, donc les lampes connectées Philips Hue s’allument, le thermosat Nest se met sur 20°, etc. Il y a de quoi s’amuser pour les geeks.

Niveau sécurité, Nuki ne plaisante pas et a tenté de nous prouver qu’il n’y avait aucun risque. « La norme Bluetooth 4.0 Low Energy n’inclut pas le cryptage de bout en bout. Nuki a donc implémenté cette fonction lui-même afin d’assurer une totale sécurité à tous les utilisateurs. Un cryptage symétrique de 256 bits (Xsalsa20) est utilisé à cet égard. Le protocole Secure Socket Connections (SSL) contrôle le cryptage de bout en bout entre Nuki, le pont réseau et l’application. Afin d’assurer un fonctionnement fluide, le serveur Nuki fait seulement office de routeur, même si des firewalls sont installés sur le smartphone ou sur l’adaptateur WLAN. Étant donné qu’il ne peut recalculer les crypto-clés utilisées, le serveur est incapable de décrypter les données afférentes. Le même principe vaut pour un intrus qui tenterait d’obtenir l’accès au serveur ou à la connexion internet« .

Voilà pour la théorie. En pratique, c’est comme pour chaque appareil connecté à internet: vous savez qu’il y a toujours un petit risque…

Quelques défauts de jeunesse

Globalement, j’ai été convaincu par le test de la serrure connectée de Nuki. Pouvoir ouvrir sa porte d’entrée à distance n’a rien d’essentiel ou d’indispensable, mais peut faciliter le quotidien par moment. Et si vous osez la connecter à internet, les possibilités d’un vraie smart home se multiplient.

Hélas, lors de notre test, nous avons remarqué quelques défauts de jeunesse, qui peuvent être corrigés ‘facilement’ car il s’agit de software essentiellement. Il s’agit globalement d’un manque de stabilité de l’application et/ou de la connexion entre l’application et la serrure, que ce soit en Bluetooth (10 mètres maximum) ou via internet. Or, quand on parle d’une serrure connectée, on a le droit d’exiger une fiabilité à 100%. On comprend les contraintes de distance ou de sécurité, mais il faudrait que les choses soient plus claires.

Tout d’abord, le plus gênant, c’est le temps de connexion assez long pour que la serrure soit accessible via l’application. Souvent une dizaine de secondes, tout de même, d’après nos calculs. C’est parfois plus long que de prendre ses clés dans une poche et d’ouvrir la porte à la main.

Nous avons également peiné à configurer le Bridge: il n’y a pas de message de confirmation lorsqu’il est connecté à la smart lock, et quand on veut le ‘gérer’, il faut le remettre en mode de configuration initiale. Pas très clair, tout ça, mais on peut heureusement voir comment l’application est connectée à la smart lock, via Blutooth ou via internet.

Plus flippant: si quelqu’un est chez vous, il peut réinitialiser la smart lock en appuyant 5 secondes dessus et en la connectant à l’application de son propre smartphone. Nous l’avons essayé avec deux smartphones différents et en effet, il est très simple de réinitialiser une serrure et de la coupler à un autre téléphone.

Enfin, avouons que nous ne sommes jamais à l’abri d’une ouverture de porte involontaire. Imaginez qu’en vacances, un enfant joue avec votre application et appuie sur le bouton « ouvrir ». Si comme nous, votre porte d’entrée est à serrage, lorsque la smart lock tourne le dernier quart, le pêne de base (le triangulaire donc, pas le ‘verrou’) est déplacé et la porte s’ouvre physiquement de quelques centimètres au moins. On pourrait donc se retrouver avec une porte grande ouverte sans possibilité de la fermer à distance… Un raison de plus pour bien sécuriser son smartphone.

Deux bons smartphones à moins de 300€: lequel choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 15 mai 2017 06h54 | Ajouter un commentaire

Moto G5 Plus, Xperia XA1: quel est le meilleur de ces deux smartphones à moins de 300€ ?

Ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas forcément mettre 800€ pour avoir un smartphone élégant et fonctionnel. Ce n’est que du côté photo, sans surprise, que le fossé est grand par rapport aux ténors du secteur. J’ai pu comparer le Moto G5 Plus de Lenovo et le Xperia XA1 de Sony, deux smartphones qui viennent de sortir. Un match très serré.

Alors qu’on est en pleine saison de sorties en grandes pompes de nouveaux smartphones haut-de-gamme (Huawei, LG, Samsung et bientôt HTC), des appareils très chers, il est bon de regarder à nouveau dans le milieu du tableau.

Car ne l’oublions pas, le grand public ne met pas souvent 800€ pour un nouveau smartphone qu’il changera probablement deux ans plus tard, âge moyen de nos précieux petites dalles tactiles. Et il a raison. Ces dernières années, on trouve généralement les meilleurs rapports qualité-prix entre 199€ et 299€.

Deux appareils de ce genre sont arrivés à la rédaction de RTL info cette semaine: le Lenovo Moto G5 Plus (299€) et le Sony Xperia XA1 (279€). Que valent ces deux appareils à moins de 300€?

sonyd
Look épuré tout en finesse du côté de Sony

Sony Xperia XA1: design parfait, écran et appareil photo très moyens

Lorsqu’on déballe le Xperia XA1, on a du mal à croire qu’on tient en main un smartphone à 279€. Il est fin et léger, mais la finition en métal et l’assemblage rigoureux typique de Sony lui confère une prise en main et un look dignes des plus grands. Et l’écran de 5″ occupe toute la largeur du smartphone, ce qui est très agréable à l’œil.

Seuls les grands bords au-dessus et au-dessous de l’écran trahissent une position dans le milieu de gamme, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digital pour le déverrouillage, une option pratiquement indispensable en 2017. On notera tout de même la présence du port USB Type-C réversible et plus performant.

La fiche technique est prometteuse: Android 7.0 Nougat est plutôt bien animé par une puce mobile Mediatek Helio P20, composée d’un processeur à 8 cœurs Cortex A53 cadencés à 2,3 GHz et d’un GPU Mali T-880 MP2 à 900 MHz. La RAM est de 3 Go, et le stockage interne de 32 Go extensibles via carte microSD. La batterie est de 2.300 mAh (elle est assez endurante), et la résolution HD (1280 x 720 pixels) plutôt logique en regard du prix contenu. Bref, c’est très honnête.

glo
Un beau smartphone à qui il manque un capteur d’empreinte

Les plus gros défauts du XA1 se situent du côté de l’écran, dont le contraste est ridicule, et la gestion de la luminosité catastrophique. En plein jour, on a l’impression qu’il n’est pas assez rétroéclairé. En pleine nuit, il fait mal aux yeux tellement il reste trop lumineux, malgré le capteur qui l’adapte automatiquement.

Quant aux photos, les 23 MP annoncés n’ont finalement qu’un seul avantage: pouvoir zoomer plus que les autres smartphones de la catégorie. Pour le reste, on est plutôt déçu de la qualité générale des photos, et par une certaine lenteur dans le traitement et le visionnage des clichés, comme s’il y avait trop de pixels pour la puce graphique. Bémol: dans le noir, il absorbe plus de lumière, mais cela correspond également à un lissage excessif. Bref, c’est moyen.

Côté interface, Sony soigne de plus en plus sa surcouche, la rendant un peu plus discrète, même s’il y a encore une dizaine d’applications préinstallées, aussi inutiles et encombrantes que AVG, Xperia Lougne, PlayStation, Amazon etc. Mais elle est esthétique, par contre: les ajouts de couleurs par-ci par-là sont bien dosés. Une expérience globalement agréable.

moins
Le Lenovo est moins élégant, mais plus fonctionnel

Lenovo Moto G5 Plus: plus performant, mais moins beau

Le fabricant chinois Lenovo souffre en Belgique d’un manque d’image, du moins au niveau des smartphones (pour les PC, il est assez bien apprécié). Après avoir racheté Motorala il y a quelques années, il a finalement décidé, après plusieurs hésitations, de ne plus vraiment utiliser le nom de la marque. On parle donc du Lenovo Moto G5 Plus.

Le gros avantage des smartphones de Lenovo, comme la plupart des marques chinoises, c’est le prix contenu par rapport aux performances. Le G5 Plus ne déroge pas à la règle.

Mais contrairement au Xperia XA1, le design n’a rien de très attirant. C’est du métal qui ressemble à du plastique, le look est un peu grossier par moment, et ne fait pas dans la finesse. Quant aux bordures de l’écran, elles sont épaisses de tous les côtés… On préfère nettement le Moto Z Play de l’an dernier.

Par contre, côté écran et appareil photo, Lenovo fait un peu mieux que Sony. Les 5,2″ affichent du Full HD (1920 x 1080 pixels) avec un meilleur niveau de luminosité, même si on est très loin de la qualité des dalles du haut-de-gamme. L’APN de « seulement » 12 MP a donné de meilleurs résultats que les 23 MP du Xperia. Les couleurs étaient plus soignées, plus fidèles, tandis qu’il y avait plus détails dans les photos, et moins de lissage et de bruit.

meilleur
Le meilleur d’Android avec une touche subtile de Lenovo

Le Moto G5 Plus a une fiche technique du même niveau que le Sony, avec une puce Snapdragon 625, 32 GB de stockage interne, 3 GB de RAM. Mais il a la décence d’être équipé d’un capteur d’empreinte digitale à l’avant. Il faut par contre se contenter d’un port micro-USB largement dépassé. On ne peut décidément pas tout avoir.

Côté interface, on est dans de l’Android 7.0 « stock », c’est-à-dire dans la version la plus pure du système d’exploitation de Google, avec le minimum d’ajout logiciel de la part de Lenovo (pas d’application maison, juste un ou deux widgets et des mouvements pour lancer l’appareil photo, par exemple). On peut également se servir du capteur comme unique bouton de navigation Android (home, retour, multitâches), comme sur le Huawei P10. Bref, c’est du tout bon.

Conclusion

Difficile de les départager, ces deux-là. Le Xperia XA1 de Sony (279€) a pour lui un look et une finition très soignés, mais un écran et appareil photo décevants, tout comme l’absence de lecteur d’empreinte digitale, devenu pourtant indispensable en 2017.

Le Lenovo Moto G5 Plus (299€) n’a pas les défauts du Sony, mais son look est assez passe-partout, voire grossier quand on évoque les bordures de l’écran. Son point fort, c’est son interface très proche de la version pure d’Android 7, avec des ajouts très intelligents, comme un lecteur d’empreinte pouvait faire office de navigation Android à un pouce.

Votre choix se portera sur votre préférence: un look nickel ou un capteur d’empreinte intelligent ?

De notre côté, on préfère le déverrouillage par empreinte. En 2017, pour un smartphone à plus de 200€, on ne peut pas s’en passer…

ccl
S’il ne faut en garder qu’un, on prend le Lenovo pour son écran et son capteur d’empreinte