Archives du juin, 2016

Les interphones vidéo se mettent enfin à la page

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Pratique, Test , le 28 juin 2016 18h36 | Ajouter un commentaire

Une solution de pointe (celle de Panasonic, à environ 600€, hors installation), et une plus accessible et plus moderne (celle de Ring, environ 300€, à installer soi-même): faites votre choix, mais réfléchissez si vous devez remplacer votre sonnette. Autant la rendre un peu plus « smart ».

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Vous avez forcément remarqué que n’importe quel petit appareil électronique du quotidien pouvait désormais se connecter au réseau et devenir, d’un coup, « smart ». On entend par là qu’il devient intelligent, car il est connecté et donc contrôlable à distance, souvent à l’aide d’un smartphone.

Cette règle s’adapte également aux sonnettes des maisons, appelée « carillon » en bon français. Et il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas rendre plus intelligent un des objets qu’on utilise pratiquement tous les jours, qu’on soit celui qui sonne ou celui qui entend la sonnette.

Deux exemples – très différents l’un de l’autre au niveau de la forme, mais pas au niveau du fond – vont vous permettre d’y voir plus clair.

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Le Panasonic comprend un traditionnel élément pour l’intérieur avec boutons, à fixer au mur

La Rolls de l’interphone vidéo

Vous l’ignorez sans doute, mais le constructeur japonais Panasonic est l’une des marques les plus réputées en matière d’interphonie vidéo. Et c’est normal, sa gamme s’adresse avant tout aux professionnels, aux électriciens / électroniciens, aux spécialistes de la domotique.

Ceci étant, il nous semblait important d’évoquer l’un des derniers modèles, le VL-SVN511. Il s’agit d’un système d’interphonie vidéo traditionnelle (avec fil, donc), auquel Panasonic a ajouté une touche de connectivité.

L’installation n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais avec la documentation explicite en français, quelques mètres de câbles (non fournis, car cela dépend de la distance entre votre porte/barrière et votre séjour, mais cela nous a coûté 5€ pour 20 mètres), une fiche et un tournevis, il ne vous faudra que quelques heures pour installer le tout: l’interphone, le moniteur, le transfo et le relais.

C’est aussi pour cette raison que Panasonic ne s’adresse pas directement aux particuliers. Cependant, n’hésitez pas à le faire vous-même ou à demander à votre électricien d’installer les modèles du constructeur japonais, car ils sont réputés pour leur fiabilité et leur longue durée de vie. Un installateur des alarmes nous a confirmé que 20 ans plus tard, les caméras et les interphones Panasonic fonctionnaient toujours…

L’interphone vidéo de Panasonic fonctionne… comme un interphone vidéo. On appuie sur l’unique bouton du portier et cela fait sonner le moniteur principal, où l’on peut voir qui est à la porte grâce à la caméra (très, très) grand angle: 170° à l’horizontale, et 130° à la verticale. L’image est bonne et même si votre interlocuteur est sur le côté, vous le verrez distinctement. Libre à vous d’ignorer la sonnette, ou d’appuyer sur le bouton ‘TALK’ pour dialoguer. Il est également possible d’ouvrir la porte à distance si vous avez prévu une gâche électrique à relier également au moniteur principal (via le relais).

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Il permet de visionner les images enregistrées dès que quelqu’un sonne

Traditionnel, mais avec des options

S’il l’on parle de cet interphone, c’est parce qu’il a quelques options supplémentaires non négligeables. Tout d’abord, il enregistre systématiquement plusieurs images à chaque fois que quelqu’un appuie sur la sonnette. Cela permet de savoir, le soir par exemple, si des gens ont sonné à votre porte, si effectivement le facteur a essayé de vous faire signer le recommandé ou s’il l’a glissé directement dans la boite aux lettres, etc. Ces images sont consultables sur le moniteur principal, dont l’écran n’est pas tactile, hélas, et la navigation un peu archaïque. A nouveau, Panasonic mise sur la fiabilité et la durée de vie, plus que sur des fonctions spéciales ou sur une interface tendance.

L’autre atout « moderne » de cet interphone classique, c’est qu’il existe une application « Video Intercom » de Panasonic, sur le magasin d’applications de Google et d’Apple. Pour faire communiquer ce petit monde, il faudra d’abord relier votre moniteur principal en Wi-Fi à votre routeur. Ensuite, l’application fera office d’écran secondaire: vous pouvez vous en servir pour voir qui est à la porte, pour dialoguer et même pour ouvrir à distance si vous avez prévu une gâche électrique.

Une solution qui est assez chère mais, on vous l’a dit, durable. Il faut compter environ 650€ HTVA. Vous pouvez le trouver sur internet ou demander à votre installateur de se fournir auprès de Panasonic.

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Parmi les alternatives plus « 2.0 », il y a Ring, contrôlable uniquement via smartphone.

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Il existe bien entendu de nombreuses alternatives. Vous pouvez allez dans un magasin de bricolage ou dans une grande surface et acheter un kit à 150€, mais rien ne garantit la qualité de l’image (souvent, elle ne sera pas ‘grand angle’, car de tels objectifs coûtent assez cher), ni la fiabilité.

Une autre option, c’est Ring. Il s’agit d’une start-up américaine qui a sorti l’interphone vidéo à la sauce 2.0. Intelligent, sans fil (Wi-Fi + batterie intégrée), facile à installer et uniquement contrôlable via une application: ça parait trop beau pour être vrai.

Nous n’avons pas réussi à nous procurer un exemplaire de test, hélas. Mais à en croire plusieurs sites américains, le concept est fonctionnel.

Le principe est le même que chez Panasonic, mais: l’image est de moins bonne qualité, on ne peut pas relier de gâche électrique standard (il faut une « serrure intelligente et connectée » compatible) et la connexion (sans fil uniquement, et via smartphone…) est sans doute moins fiable (le délais entre la pression de la sonnette et l’alerte sur le téléphone peut varier…).

Le côté intelligent, c’est que l’application est très bien foutue. C’est la base du concept, donc elle est forcément soignée, et pleine d’options (on peut définir des alertes en cas de mouvement détecté, revoir les photos prises dès qu’on sonne ou que ça bouge, ouvrir la porte à distance, et configurer le tout).

Cela vous coûtera environ 300€, livraison comprise, avec un an d’abonnement à l’enregistrement des vidéos dans le cloud: quelques secondes d’images dès que du mouvement est détecté, ou que l’on appuie sur la sonnette, et consultable à distance via l’application pour smartphone (vous pouvez télécharger les séquences). Plutôt pratique.
D’autres illustrations de la solution de Panasonic que nous avons testée: 

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Sony avait annoncé une rupture avec le Xperia X: il n’en est rien…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 15 juin 2016 21h05 | Ajouter un commentaire

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Annoncée au mois de février dernier, la nouvelle série de smartphones haut-de-gamme de Sony a mis du temps à se concrétiser. J’ai finalement pu mettre la main sur le Xperia X. Après la longue lignée de Z, on s’attendait à une rupture de la part du Japonais, qui peine à se faire une place sur le marché ultra concurrencé du smartphone.

Mais il n’en est rien: il n’y a que la lettre qui change, et la position, entre le haut de gamme et le moyen-de-gamme.

Le design est identique, les qualités et les défauts aussi. Parmi ces derniers, il y a toujours le prix: 599€, difficile à justifier par les temps qui courent.

Ce qu’on a aimé

Les smartphones haut-de-gamme de Sony sont des appareils qui inspirent la confiance. Ils ont un poids un peu plus élevé que la moyenne (en l’occurrence, 152 grammes), une sobriété à toute épreuve et une finition exemplaire (le dos en métal « mate » est du plus bel effet, sauf pour les traces de doigts).

L’écran Full HD de 5 pouces est de bonne qualité, bien lumineux. Il est recouvert d’un verre en 2,5 D (qui ressort légèrement), ce qui rend la prise en main agréable car il est moins anguleux.

Autre bon point: l’appareil photo de 23 MP (13 MP en façade), qui s’en sort très bien, avec une application très complète, un bon rendu de couleurs. Mais il y a vite du bruit sur les images, dès qu’il fait un peu plus sombre. Il reste un cran en deçà des ténors (Samsung Galaxy S7, Huawei P9, LG G5, HTC 10).

Le capteur d’empreinte digitale, pour déverrouiller l’appareil, est situé sur la tranche, à hauteur du pouce droit. Il a gagné en précision et en rapidité, c’est un bon point. Notons aussi le bouton ‘Appareil photo’: Sony est le seul à le proposer, et il reste pratique pour la simplicité et la stabilité.

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Ce qui nous a déplu

Avec la série X, on s’attendait à de gros changements du côté de Sony. Mais le design est totalement identique à la grosse dizaine de smartphones sortis ces dernières années par le Japonais, alors que les parts de marché ne sont pas glorieuses. Pourquoi ne pas oser la rupture esthétique ? Ce n’est pas ça qui va convaincre de nouveaux clients…

Il y a toujours cette volonté d’envahir quelque peu l’utilisateur avec de trop nombreuses applications maisons, alors qu’on sait qu’elles sont très peu utilisées. L’une d’elles, News Suite, un agrégateur de contenu (actualités, sport, etc), se permet d’insérer plein de publicités dans le fil. Personne ne l’utilisera !

Le Xperia X se contente également d’un port microUSB standard, alors que depuis près d’un an, des smartphones utilisent le port USB Type-C, réversible et donc plus pratique.

Mais le plus gros défaut du Xperia X, sans conteste, est son prix. 599€, c’est très cher, trop cher. On est au prix d’un Samsung Galaxy S7 (déjà en promo après 4 mois d’existence, or c’est bien lui qui fait référence). C’est 50€ plus cher que le Huawei P9, qui a également convaincu la critique. Et c’est beaucoup plus cher que toutes les marques chinoises qui cassent les prix, à commencer par le OnePlus 3 (399€), qui vient de sortir.

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Conclusion

Le Xperia X est un bon smartphone, avec ses qualités (finition, appareil photo) et ses défauts (trop d’applications maison). Il est beau, agréable à utiliser et à manipuler.

S’il coûtait 399€, on le recommanderait hésiter. Mais à 599€, la pilule est difficile à faire passer, même si la qualité est au rendez-vous. Le problème de Sony, c’est que la qualité est de moins en moins chère.

De plus, Sony n’a pas osé la rupture – il aurait du, selon moi, faire un virage à 180°. Il propose un appareil pour les fans de la marque (ils sont de moins en moins nombreux, au vu des parts de marché): le design est identique à la série précédente.

L’ordinateur portable a-t-il enfin trouvé son remplaçant ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité, Test , le 8 juin 2016 13h46 | Ajouter un commentaire

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Depuis peu de temps, il semble qu’on ait trouvé le successeur du bon vieil ordinateur portable. Les « 2 en 1 », ces tablettes sous Windows qui peuvent se clipser dans un clavier faisant office d’étui de protection et de transport, sont enfin arrivées à maturité.

La raison principale est, comme souvent, à chercher du côté des efforts consentis par les fabricants qui peaufinent année après année leurs appareils, quitte à perdre des millions d’euros avec les premiers modèles peu recommandables.

Si Microsoft a fait du bon travail avec sa Surface, Samsung a été un pas plus loin avec sa Tab Pro S, sous un Windows 10 adapté à ce genre d’appareils. Elle a tout d’une (grande) tablette à la sauce Samsung: un superbe écran (Super Amoled, comme les smartphones) une épaisseur minimale (6,3 mm), une relative légèreté (1 kg) et une belle finition.

La Tab Pro S, vendue 999€, a une taille de 12 pouces et une définition de 2160 x 1440 pixels, soit une belle surface de travail. Ajoutez à cela un processeur Intel Core m3-6Y30, et une puce graphique Intel HD Graphics 515, et vous avez de quoi faire tourner rapidement la plupart des applications de bureau (mais ne soyez pas trop gourmand au niveau de la retouche d’image ou de vidéo, et oubliez les jeux vidéo PC modernes). 

La bonne nouvelle par rapport à la concurrence, c’est que Samsung n’a pas été radin, en incluant la house/clavier (avec pavé tactile pour la souris) d’office. Chez les autres (Microsoft, par exemple), il faut ajouter 149€. Vu qu’elle est pratiquement indispensable pour un appareil sous Windows, c’est une excellente idée de la part du constructeur coréen. Cette housse/clavier aimantée ne se manipule pas très aisément, mais quand on a compris le truc, on peut l’ajuster dans deux positions différentes pour un angle de vue adéquat.

Ceux qui ont opté pour la Surface de Microsoft regretteront l’absence d’un stylet (utile pour certains professionnels), et la connectique assez limitée: il n’y a qu’un port USB Type-C, comme sur les smartphones récents, et il fait également office de port de recharge. Pour le reste, il faudra passer par des adaptateurs.
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La santé connectée: gadget ou avancée médicale ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Pratique, Test , le 1 juin 2016 07h46 | Ajouter un commentaire

A l’heure du ‘tout connecté’, il est temps de s’intéresser à notre santé, et aux appareils qui permettent d’analyser notre corps. Du bracelet à la balance en passant par le tensiomètre et le glucomètre, il est désormais possible d’arriver chez son médecin, et de lui montrer une application qui rassemble les derniers résultats. Mais cela est-il bien utile ?

Vous l’avez remarqué: tous nos objets sont désormais connectés, ou au moins connectable. L’intérêt est toujours le même: faciliter le contrôle qui peut se faire à distance (via smartphone, par exemple), améliorer les options de configuration, faire communiquer entre eux ces objets connectés, etc…

Mais cette recette s’applique-t-elle aux petits appareils permettant de surveiller sa santé, qui se sont démocratisés ces dernières années, et qui sont présents dans certains foyers ?

De quoi parle-t-on ?

Pour le savoir, nous avons discuté avec la société iHealth, qui existe depuis 2009. Elle a été créée dans la Silicon Valley par un grand groupe chinois qui fabrique des millions de tensiomètres, dans le but d’être l’un des pionniers dans le domaine de la santé connectée. En 2013, elle s’est installée également à Paris, pour se rapprocher du marché européen.

« La santé connectée, c’est complètement nouveau« , nous a confirmé Anne Boché-Hiag, responsable de la communication. « C’est une nouvelle catégorie de produits, et il y a une certaine prise de conscience chez les gens, qui comprennent que cela peut les aider« .

IHealth commercialise plusieurs appareils de mesure dédiés à la santé: cela va du bracelet d’activité au glucomètre (pour mesurer le taux de sucre dans le sang, indispensable pour les diabétiques), en passant par les pèse-personnes, les tensiomètres et les oxymètres de pouls (qui mesurent le rythme cardiaque et le taux de saturation d’oxygène dans le sang, important pour les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire).

Les objets les plus vendus sont « la balance et les bracelets« , nous a-t-on expliqué chez iHealth. Le citoyen est plutôt frileux à l’idée de s’équiper d’appareils plus orientés « suivi de la santé », ou plutôt « suivi des symptômes ». Les chiffres de vente n’ont pas été communiqués, mais on a bien compris qu’on était seulement à l’aube de la santé connectée…

Si on dit que ces objets sont connectés, c’est parce qu’ils communiquent avec une application pour smartphone ou tablette – il y a une application à part pour le glucomètre. Cette appli rassemble de manière très lisible les résultats obtenus par les analyses, mais surtout, elle conserve un historique complet des résultats. C’est cela qui intéresse les médecins.

Qu’en pense un médecin généraliste ?

Luc est médecin généraliste dans le Brabant wallon. A 61 ans, il a une longue expérience du suivi médical des patients atteints de certains types de maladie. Nous lui avons présenté les tensiomètre, oxymètre de pouls et glucomètre connectés.

« Ça me parait intéressant dans la mesure où souvent, pour les patients qui en ont besoin, je leur demande de prendre leur tension régulièrement, et de la noter« , afin de pouvoir surveiller l’évolution lors de la consultation.

« Si tout est enregistré dans une application, c’est sans doute plus pratique et ça évite les pertes de petits papiers, ou les oublis« .

Ce médecin n’est pas du genre alarmiste, et tempère rapidement: « tout le monde ne doit pas s’en équiper, seulement ceux qui ont des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires; et les diabétiques« .

Attention à ne pas devenir hypocondriaque

Si on est en bonne santé, « il ne faut certainement pas commencer à prendre sa tension ou son rythme cardiaque tous les jours, et surtout pas son taux de sucre« .

Selon Luc, cela aurait comme effet néfaste « de rendre parano« , et le but n’est pas « d’avoir encore plus d’hypocondriaques qui viendraient en montrant un résultat inhabituel« .

Les hypocondriaques sont les personnes qui craignent en permanence d’avoir une maladie grave, et qui interprètent le moindre symptôme comme le signe d’un cancer (pour caricaturer).

« Pas là pour remplacer le médecin »

Il existe plusieurs applications iHealth, dont une pour le médecin, qui peut dès lors « se connecter » aux patients et recevoir automatiquement leurs résultats d’analyse lors de la consultation ou de la visite.

Des efforts sont également faits pour intégrer directement les résultats dans les logiciels informatiques utilisés par les médecins (c’est obligatoire depuis quelques années en Belgique). Mais la tâche est fastidieuse car « chaque pays à plusieurs logiciels différents« , nous a expliqué Anne Boché-Hiag. De plus, en Belgique comme en France, la majorité des frais médicaux sont pris en charge par la sécurité sociale. Les gens n’hésitent donc jamais à aller chez le médecin, à visiter un spécialiste.

« Dans les autres pays, la prévention est plus importante car les soins de santé coûtent très chers« . C’est dans ces pays-là que iHealth espère convaincre davantage de gens de s’équiper de ses appareils de santé connectée, pour surveiller ses symptômes avant d’aller faire des visites de routine chez le médecin. Même si « jamais on prétendra remplacer le médecin, on travaille avec, on lui fournit des informations« .

Et dans 20 ans ?

A terme, dans 10 ou 20 ans, avec l’explosion du ‘big data’ (un concept qui consiste en l’analyse des données informatiques de masse, pour faire parler les chiffres), il n’est pas impossible que l’application puisse déduire immédiatement les symptômes à partir de l’ensemble des analyses des appareils de santé connecté.

Imaginons que vous soyez très équipé et que vous mesuriez régulièrement (voir automatiquement, si les appareils deviennent plus performants et sont rassemblés dans un petit bracelet) vos données de santé: il est tout-à-fait possible qu’une application bien faite vous alerte immédiatement d’un problème, en combinant l’évolution de votre poids, votre tension, votre rythme cardiaque et votre activité physique ou votre sommeil.

Mais ça n’est pas pour tout de suite. « On sait où l’on se situe: on ne dit pas comment il faut soigner, on est là pour les données« , a conclu iHealth, dont le concurrent principal est Withings, une société française récemment rachetée par Nokia.