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Test HTC 10: le plus solide des smartphones (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Pratique, Test , le 28 avril 2016 20h58 | Ajouter un commentaire

HTC connait une année pleine d’espoirs. Après plusieurs bilans financiers délicats, et des ventes au niveau mondial très décevantes (de 10% en 2011, la part de marché de HTC au niveau des smartphones a chuté à 2% en 2015), le salut pourrait venir de la réalité virtuelle.

Le casque HTC Vive, dont on va bientôt vous parler en détails, est considéré comme le meilleur de sa catégorie. Reste à rentabiliser plusieurs années couteuses de recherche et développement.

Parallèlement, HTC a continué à concevoir des smartphones. Loin derrière Apple, Samsung, Huawei ou même LG, le constructeur taïwanais tente de se refaire une place au soleil.

Et cela doit passer par de bons flagships, ces appareils haut-de-gamme très chers qui ne seront pas vendus par milliers en Belgique, mais qui sont des vitrines servant à vendre les autres smartphones de la marque. C’est comme les millions dépensés par Ferrari en F1…

Voici mon avis sur le HTC 10, le dernier fleuron. Beaucoup de qualités, mais quelques défauts. Au final, on l’aime, mais de là à dépenser 749€, c’est une autre histoire. C’est le plus cher des smartphones Android de 2016. A titre de comparaison, l’excellent Galaxy S7 de Samsung et le LG G5 sont à 699€, le Sony Xperia X à 599€ et le Huawei P9 à 549€. Ils offrent tous 32 GB de stockage, et des puissances relativement comparables. Seul l’iPhone 6S (749€ pour 16 GB) est moins intéressant.

 

Ce que j’ai aimé

Une finition exemplaire. Le HTC 10 est le seul smartphone capable d’allier un design élégant et soigné et une impression de robustesse à toute épreuve. Il ne risque pas de plier dans la poche, celui-là. Même s’il n’est pas spécialement épais, il est doté d’un corps en métal d’une seule pièce (unibody) qui respire la solidité. L’épaisseur et la densité du métal utilisé doivent y être pour quelque chose.

Un look&feel attirant. Le HTC 10 fait partie de ces smartphones qui sont aussi des beaux objets. Le dos est particulièrement soigné et original, avec un métal « moussé » qui tranche avec des arêtes largement biseautées et brillantes. C’est beau, tout simplement. La face avant, en revanche, est un peu trop conventionnelle.

HTC a enfin intégré les boutons Android (Accueil, Précédent et Multitâches) en-dessous de l’écran. Le bouton d’accueil est désormais physique, et intègre d’ailleurs le capteur d’empreintes. Cela libère de l’espace pour l’affichage des applications. Huawei et LG devraient en prendre de la graine.

Le capteur d’empreintes, justement, est d’une grande efficacité. Il nous a semblé plus réactif que celui du Galaxy S7. A peine déposé sur le capteur, le pouce déverrouille automatiquement l’appareil, pas besoin d’appuyer sur le moindre bouton. Le tout en une fraction de seconde.

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La surcouche HTC Sense 8 est toujours aussi réussie. L’agrégateur de contenus, qui mélange les infos de votre choix (en provenance de News Republic) et celles issues de vos réseaux sociaux, est assez agréable à utiliser, sans être indispensable. Android 6 est bien intégré, ni trop ni trop peu, et HTC a confié à Google le soin de gérer les applications de galerie photo ou de document, par exemple. Une bonne idée. Enfin, on note la personnalisation extrême des écrans d’accueil. Les nombreux thèmes disponibles peuvent être modifiés et les icônes peuvent être remplacées par des sortes d’autocollants de grande taille faisant office de simples raccourcis. Déconcertant, mais original. C’est la fonction ‘FreeStyle’ (photo ci-contre).

L’appareil photo, qui marque le retour de la célèbre technologie « UltraPixel » 12 MP de HTC, est de très bonne facture. Selon nos tests, il est meilleur que le Huawei P9, qui se veut pourtant un « photophone ». Même dans la pénombre, les clichés sont de qualité. On est presque à la hauteur d’un Samsung Galaxy S7.

La partie audio atteint également des sommets. L’amplificateur est vraiment plus puissant que la moyenne, et on s’en rend compte en reliant le smartphone à sa voiture via une prise mini-jack. Idem pour les écouteurs fournis et certifiés « hi-res », qui font du très bon boulot. Cela reste anecdotique pour le grand public, cependant.

Touchons un mot sur la charge rapide « 3.0 ». La batterie de 3.000 mAh ne faisant pas de miracle (une journée d’utilisation soutenue, comme la concurrence haut-de-gamme), c’est une bonne idée de fournir un chargeur compatible. En une quinzaine de minutes environ, on a pu redonner 50% de vie à la batterie. Pratique.

Enfin, la qualité de l’écran Super LCD 5 (2560 x 1440 pixels) nous a plu. S’il est difficile de repérer les pixels supplémentaires par rapport aux écrans Full HD (1920 x 1080), l’ensemble respire le haut-de-gamme avec des couleurs justes, une belle luminosité.

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Ce qui m’a déçu

Le prix, tout d’abord. Être plus cher que le Samsung Galaxy S7, la star du moment, il faut oser. A 749€, pas certain que les acheteurs vont se bousculer. Il vaut mieux attendre 6 mois et les premières baisses de prix très probables.

Ensuite, le fait qu’il lui manque un « petit plus ». Quand on s’attaque au (très) haut-de-gamme, il faut se démarquer. Le Galaxy S7 est étanche et compatible avec la charge sans fil, des options dont on peut se passer, mais qui ont le mérite d’exister. L’iPhone 6S a comme argument principal un système d’exploitation (iOS) d’une grande stabilité, et mis à jour durant de nombreuses années. Le LG G5 s’est lancé sur la modularité, avec des parties interchangeables (on en parlera bientôt). Les smartphones Huawei sont moins chers (le P9 commence coute 549€). Le HTC a certes l’audio « hi-res », mais c’est vraiment un argument de niche, pour les audiophiles.

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Samsung Galaxy S7: est-il vraiment le meilleur ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité, Test , le 10 avril 2016 15h01 | Ajouter un commentaire

Samsung est sur un nuage depuis quelques mois. La division mobile réalise d’excellents chiffres depuis la sortie du Galaxy S6 en 2015. Et les premiers chiffres de vente du Galaxy S7 semblent encore meilleurs, avec un temps record pour écouler le cap symbolique des 10 millions d’exemplaires. Mais est-il vraiment le meilleur ?

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On ne prend pas de risque en disant que les gens considèrent les Galaxy S comme les smartphones haut-de-gamme sous Android par excellence. Peu de gens acceptent de mettre plus de 600€ pour autre chose qu’un iPhone, et quand ils le font, c’est le plus souvent pour ceux de Samsung.

Le Galaxy S7 est donc déjà considéré comme le meilleur smartphone de l’année sous Android par la plupart des médias. Les critiques positives sont légions, et à raison : tout semble réussi, du design au logiciel en passant par l’appareil photo et l’autonomie.

Ce qu’on aime

Les courbes du S7 (encore plus généreuses sur la version Edge) sont toujours aussi agréables à l’œil comme au toucher. La prise en main est excellente, on sent qu’on a quelque chose de solide, de durable. Le poids et la taille sont bien proportionnés. Considération plus subjective : le S7 fait penser à un bijou renfermant un smartphone. Un bien bel écrin…

Samsung a eu la bonne idée de remettre l’étanchéité au goût du jour. On est dans le haut-de-gamme: il n’y a même pas de caches en caoutchouc pour assurer l’étanchéité des ports, ceux-ci sont ‘naturellement’ étanches. Présente sur le S5, cette étanchéité avait disparu du S6 pour mieux revenir sur le S7, tout comme le port microSD, par ailleurs. Si on ne comprend pas la stratégie, on apprécie leur retour.

L’appareil photo fait des merveilles. On vous le dit depuis longtemps, ce n’est pas le nombre de pixels qui compte, mais la capacité du smartphone à lancer l’appareil photo en une seconde (il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton d’accueil), et la qualité des photos en conditions délicates (du mouvement ou une luminosité moyenne). La plupart des smartphones haut-de-gamme se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, tandis que le Galaxy S7 les rassemble. Même le récent P9 de Huawei, qui se veut pourtant un smartphone orienté photo avec ses deux objectifs arrière et son partenariat avec Leica, ne fait pas aussi bien (du moins en faibles conditions lumineuses, un argument de poids) :

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Niveau logiciel, on apprécie que Samsung ait prévu des thèmes pour personnaliser en profondeur l’interface. Sa surcouche est relativement discrète, mais Android 6 est déjà très bien pensé, au niveau de la barre de notifications, des notifications sur l’écran verrouillé, etc…

On adore l’usage que fait Samsung du capteur d’empreinte digitale, qui sert initialement simplement à déverrouiller le smartphone. Un exemple parlant : le navigateur internet de Samsung vous propose, dès que vous entrez login et mot de passe sur un site, de le faire à votre place la prochain en plaçant simplement le pouce sur le capteur. Une excellente idée qui n’a pas de limite (dès qu’il y a un formulaire login / mot de passe, visiblement). C’est notre fonctionnalité coup de cœur…

Tous ceux qui veulent gouter à la réalité virtuelle ont une raison supplémentaire d’acheter le Galaxy S7 (mais le S6 fonctionnera également). En effet, pour 99€, ils peuvent acheter le casque Gear VR disponible en Belgique, et télécharger sur la plateforme Oculus des jeux et des applications dédiées au casque. La solution de réalité virtuelle de Samsung, développée d’ailleurs avec Oculus, n’est pas la plus puissante du genre, mais c’est de loin la plus abordable et la plus accessible. Un vrai argument supplémentaire.

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Coup de chapeau aussi à l’autonomie. Tout en restant un smartphone fin et élégant, le Galaxy S7 atteint presque les deux jours, ce qui est du à une belle optimisation logicielle.

Bonne idée également d’avoir intégré les touches Android en-dessous de l’écran (et non dans le bas de l’écran comme se contentent d’autres marques premium).

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Ce qu’on aime moins

Parfois, le design se fait au détriment du côté pratique. C’est un peu le cas de la version Edge, dont les arêtes sont si fines qu’elles occasionnent parfois des actions indésirables. Vu que les bords de l’écran sont tactiles et sensibles, le simple fait de le prendre en main peut vous faire quitter une application.

Tant qu’on parle du Edge, les options des bords incurvés de l’écran restent anecdotiques. Certes, on peut y faire apparaître plus d’éléments qu’avant, en touchant simplement le bord (contacts favoris, raccourcis d’applications, calendrier, actualité, météo, etc…). Mais tout cela est un peu « too much »… Ce sont sans doute les menus de trop.

Quant au design en verre, il a un seul petit inconvénient : les traces de doigts permanentes. Maniaques, vous voilà prévenus.

On peut également déplorer l’abondance d’applications maison de Samsung. Surtout le magasin d’applications, le ‘Store’ Samsung (toujours pas totalement accessible en français, le néerlandais semble être la langue de base en Belgique), plus encombrant qu’autre chose. L’écran d’accueil de gauche, travaillant avec Flipboard, rassemble un tas d’informations plus ou moins intéressantes. La plupart des gens ne l’utiliseront pas.

Enfin, léger bémol quant à la position du capteur d’empreinte digitale. Placé sous l’écran, il nécessite une manipulation du pouce pas très confortable, tandis que la concurrence (LG, Huawei) préfère le capteur à l’arrière, sous l’appareil photo, pour l’index. C’est d’autant plus pratique que l’index est toujours bien positionné sur le capteur, il tombe toujours bien dessus, alors que la partie du pouce à toucher le capteur de Samsung est souvent différente. Au final, le capteur est moins efficace (du moins avec mon doigt…)

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Conclusion

Le Samsung Galaxy S7 est sans doute le smartphone Android de l’année 2016. Le Coréen a encore une certaine avance sur la concurrence sous Android en matière de qualité d’écran, de design, d’appareil photo, de finition et d’éco-système (on pense au casque de réalité virtuelle compatible, mais il y a aussi les liens de plus en plus présents avec les télévisions, équipements audio et même de l’électroménager Samsung).

Il n’est pas parfait, et son prix de 699€ est relativement élevé, mais son succès est pratiquement garanti, car il place la barre très haute pour la concurrence, et parce que sa bonne entente avec les opérateurs (pour les offres conjointes) et les distributeurs (Media Markt, Vanden Borre, etc) lui assure une excellente visibilité en Belgique.

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Huawei P9: un smartphone signé Leica avec deux objectifs à l’arrière

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Pratique, Test , le 7 avril 2016 15h20 | Ajouter un commentaire

L’ambition du géant chinois du smartphone (mais également des antennes 4G et des serveurs informatiques) est d’être N.1 devant Samsung et Apple en 2020. Avec le P9, qui a plein de qualités pour un prix contenu de 549€, il fait un pas supplémentaire dans cette direction.

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Huawei a présenté son nouveau smartphone haut-de-gamme, son nouveau ‘flagship’ destiné au grand public, ce mercredi à Londres. Si le P9 sort quelques mois à peine après le Mate 8, c’est parce qu’il s’agit de la gamme destinée aux particuliers, tandis que les Mate (grosse batterie) sont plus pour les utilisateurs exigeants, voire professionnels.

Une distinction de gamme pas très claire à nos yeux, mais qu’importe. Huawei est devenu l’un des leaders du marché florissant des smartphones, et sa stratégie s’avère finalement, vu l’enchaînement des excellentes résultats financiers de l’entreprise chinoise, payante. Il est actuellement le N3 au niveau mondial et au niveau belge (derrière Samsung et Apple), tant en terme de nombre de smartphones vendus, qu’en terme de valeur (la somme du prix de ces smartphones).
Un argument de poids

Disons-le directement, avec le P9 présenté à Londres le mercredi 6 avril dernier, le géant chinois Huawei, qui est également présent au Belgique auprès des opérateurs (antennes 4G et bientôt 5G) et des entreprises (serveurs informatiques), a frappé un grand coup en insistant sur le partenariat avec Leica, l’un des plus anciens et prestigieux noms de la photographie.

Huawei ne s’est pas trompé : les qualités de l’appareil photo sont un argument de poids dans le choix – de plus en plus cornélien – d’un smartphone. Difficile d’avoir un meilleur argument marketing que de mettre Leica sur l’objectif.

hvertiQuoi de neuf avec le P9 ?

Si le jeu de mot est facile, la tâche de Huawei l’était un peu moins. Le P8, surtout dans sa version Lite, a été un succès mondial. Et en Belgique, il a fait encore mieux : entre son lancement en juin 2015 et le mois de décembre 2015, il a réussi l’exploit d’être le smartphone Android le plus vendu dans notre pays sur l’année entière, « grâce à un excellent rapport qualité-prix », nous a expliqué Jelle Deconinck, marketing manager de Huawei.

Le P9 avait donc la pression, mais il devrait relever le défi sans trop de problème. Il est comme le P8, mais en mieux, forcément. Plus puissant, plus rapide, équipé d’Android 6, son succès est pratiquement assuré grâce à la partie photo largement améliorée. D’autant plus que le prix de la version de base (3 GB de RAM et 32 GB) est de 549€, soit 150€ de moins que les nouveaux modèles haut-de-gamme de Samsung et LG.

Un double objectif « Leica » à l’arrière

Depuis le P6, Huawei fait un effort sur les qualités photographiques de cette gamme ‘P’, que ce soit au niveau de la stabilisation ou des couleurs.

En 2016, le Chinois va encore plus loin : le P9 a la particularité d’avoir deux objectifs à l’arrière, ce qui a quelques avantages (voir plus bas).

Mais pour la première fois, la partie ‘photo’ est signée Leica, ce qui concrétise le partenariat « à long terme » signé entre les deux marques il y a quelques mois.

Les P9 et P9 Plus (il y a deux tailles, voir plus bas, à nouveau) sont ‘co-engineerd’ par Leica. Concrètement, cela signifie que les capteurs sont toujours signés Sony, l’un des fournisseurs principaux d’appareil photo pour smartphone ; mais que les lentilles sont fabriquées par Leica (l’entreprise allemande a commencé en fabriquant des microscopes il y bien longtemps). Elles seraient forcément « de grande qualité »…

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En quoi est-ce un ‘photophone’ ?

L’expertise de Leica se ressent à plusieurs niveaux. Il y a (deux fois) 6 couches pour les capteurs placés à l’arrière.

Les toutes nouvelles optiques de Sony prendraient 90% de lumière en plus qu’un Galaxy S7 et 270% en plus qu’un iPhone 6S. Toute la présentation a été une histoire de comparaison avec la concurrence, d’ailleurs.

Pourquoi deux lentilles ?

Entre autre pour que l’une d’entre elles se concentre sur les couleurs (RGB) et l’autre sur le noir et blanc, ce qui permettrait de capter plus de détails en combinant les images, et plus de lumière.

Huawei évoque également un auto-focus hybride, laser pour les plans rapprochés, et ‘Precise Depth’ pour les plans lointains (ce qui est rendu possible par la présence des deux capteurs). Il y a même un processeur de profondeur intégré, tandis qu’une partie de la nouvelle puce Kirin maison est consacrée à la rapidité du déclenchement, pour les sujets en mouvement rapide.

On aura également l’impression d’être un pro en réussissant facilement ses Bokeh (flous artistiques), une technique qui consiste à rendre nette la partie que l’on veut photographier, et floue le reste (sans recourir forcément à des traitements logiciels par après). Test à l’appui, c’est un très bel argument…

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La sauce Leica

Le partenariat avec Leica se ressent dans le résultat, d’après notre première prise en main. Netteté, couleur et qualité d’image sont à la sauce Leica. Il y a même des modes pour les couleurs Leica, y compris le noir et blanc très prisé des professionnels et des artistes. Le menu de la caméra, le bruit du déclencheur… c’est aussi à la sauce Leica. Tout comme le mode ‘professionnel’ qui est réservé, comme son nom l’indique, à ceux qui savent régler manuellement les paramètres.

Le « niveau supérieur » en terme d’expérience photo sur smartphone, selon Richard Yu, un des grands responsables de Huawei, c’est le côté ‘artistique’. L’idée, c’est que les qualités de l’appareil photo vont vous aider à en faire de plus belles, de plus créatives, etc…

Oliver Kaltner, patron de Leica (photo ci-dessus), est monté sur scène pour parler de ce partenariat Huawei / Leica « qui n’en est qu’à ses débuts ». On a eu droit au beau discours sur le « partage de la vision » entre Huawei et Leica, deux entreprises « concentrées sur l’expérience photographique et artistique de l’utilisateur ». N’empêche, cette alliance est un joli coup stratégique pour les deux parties.

Du beau matériel

Full metal unibody, belle impression de solidité : Huawei a insisté sur la qualité de finition de son nouveau P9. Il affiche en effet un joli corps en métal brossé, avec des tranches bien biseautées. Le design est cependant d’une grande simplicité: une dalle avec des bords arrondis…

L’écran Full HD, qui n’a rien d’inoubliable (comparé à Samsung), occupe une grande partie de la face avant de l’appareil, avec des arêtes pratiquement invisibles de 1,7 mm, ce qui est très agréable à l’œil – mais pas toujours pratique car sujet à des manipulations involontaires.

Notons également la batterie géante de 3000 mAh qui permettrait de tenir « 1,6 jours » en usage intense, tout en n’empiétant pas sur l’épaisseur du P9. Quant au chargement en USB Type-C (enfin un port réversible), il serait 180% plus rapide que l’iPhone 6S. 80% de la batterie chargée en une heure. Pas mal.

La nouvelle puce Kirin 955 (produite par Huawei) anime le smartphone. Elle est remplie de processeurs (même un i5) et de noyaux pour plus de rapidité.

Sans oublier les grandes qualités réseaux du P9, comme le Mate S, qui nous avait étonné par ses grandes qualités d’accroche du réseau (3G, 4G, voix, Wi-Fi, etc). C’est du en partie à la présence d’une triple antenne, ce qui est une première.


Deux bémols

Pas grand chose à dire sur le P9, à part une partie logicielle qu’on aimerait un rien plus sexy, un rien plus original. Il y a certes les nouveautés d’Android 6, mais Huawei n’a pas beaucoup touché à sa surcouche depuis le Mate S. Emui est passée de la version 3 à 4, mais il y a très peu de changements visuels.

Une surcouche qui est toujours discutable au niveau du design (les icônes sont intégrées dans un carré arrondi coloré), mais il y a les nombreux thèmes qui permettent de personnaliser la chose. On est également en droit d’être un peu déçu d’avoir des boutons Android (retour, accueil et multitâches) intégrés dans l’écran tactile, et non déplacés en-dessous, ce qui diminue l’espace de travail.

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Un P9 Plus et un nouveau TalkBand…

Le grand frère du P9 est le P9 Plus. Il est ‘Plus’ en tout : écran, batterie, son (deux petites enceintes) et enfin la fonction Press Touch (niveau de pression de l’écran pour des options de manipulation supplémentaires), pourtant annoncée sur le Mate S en septembre dernier. Il y a même… l’infra-rouge, comme sur le LG G5, pour commander vos appareils TV et audio. Le prix est ‘Plus’ également: de 549€, on passe à 699€

Enfin, Huawei a présenté son nouveau TalkBand B3 : design en métal, écran incurvé, oreillette qui se détache pour décrocher et parler sans devoir sortir ou toucher son smartphone. Un ‘bracelet’ qui se veut également ‘suiveur d’activité’.