Archives du janvier, 2016

Enfin une smartwatch qu’on pourrait presque acheter

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Mobilité, Test , le 28 janvier 2016 21h21 | Ajouter un commentaire

Cette fois, c’est la bonne: après 6 modèles en un peu plus de deux ans, Samsung a sorti sa ‘smartwatch’ la plus aboutie à la fin de l’année 2015. La Gear S2, à partir de 349€, allie les avantages des fonctionnalités et du design d’un belle montre connectée, à ceux d’un bracelet de suivi d’activité. J’ai pu la tester en profondeur et (au bas de l’article) en vidéo. ver

Si elles existent depuis quelques années, la plupart des ‘montres intelligentes’ restent des gadgets qu’on a du mal à recommander. Lors de nos tests, il est amusant d’en passer une au poignet durant quelques jours, mais on est souvent content de la rendre, tant leur utilité est contestable, leur encombrement trop important et leur recharge trop fastidieuse.

Mais comme dans tous les domaines, les appareils s’améliorent avec les années. Et Samsung, l’un des premiers à avoir soutenu une technologie en sortant plusieurs modèles par an, a sans doute enfin trouvé la formule magique: la Gear S2.

SamGear001Une vraie montre (à bague)

C’est la première fois que nous recevons un compliment sur une smartwatch. Les « pffft, c’est quoi ce nouveau gadget » ont laissé la place à un plus agréable « elle est belle, ta montre« .

Ecran rond, bague pivotante, design discret mais élégant… La Gear S2 ressemble à une (belle) montre, à l’instar de la Huawei Watch dont nous vous avons déjà parlé (mais qui tourne, elle, sousAndroid Wear, le système d’exploitation de Google pour les wearables, les objets connectés et portés).

Il y a différentes finitions et bracelets disponibles, dont la « Classic » – celle que nous avons essayée – avec une bague en métal et un bracelet  en cuir noir de bonne qualité. Elle est vendue 399€ mais il y a moyen de trouver des promotions.

La particularité de la dernière montre de Samsung, c’est donc cette bague encerclant l’écran, qui permet une navigation alternative pratique en la tournant vers la droite ou la gauche (un peu comme la molette de l’Apple Watch).

Une alternative qui, accompagnée de deux boutons, rend la navigation nettement plus facile qu’avec les uniques mouvements du doigt, souvent délicat sur la concurrence sous Android Wear (on pense à nouveau à la Huawei Watch).

Plus de fonctionnalités qu’Android Wear

L’autre intérêt d’utiliser Tizen (l’OS maison de Samsung, qu’on retrouve sur certaines smartphones et certaines télévisions), c’est de pouvoir proposer sa propre vision de la montre connectée, sans devoir se contenter de ce qu’Android Wear propose (et qui n’est pas très fourni actuellement).

Il existe donc des applications propres à la Gear S2, qu’il faut télécharger via l’application ‘Samsung Gear’, disponible sur le Google Play Store (également sur l’App Store de l’iPhone dans quelques semaines). Il y a par exemple des infos de CNN, ou l’application Nike+.

Un petit ‘store’ qui devrait être fignolé: il est automatiquement en néerlandais et nous n’avons pas réussi à en changer la langue, après avoir eu quelques difficultés pour s’inscrire.

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La santé, avant tout

Mais Samsung a déjà préinstallé un bon nombre d’applications dédiées à sa Gear S2 (il n’y en a pas des milliers…). L’une des plus utiles est sans conteste S Health, l’appli santé de Samsung, qui va afficher toutes les infos captées par la montre: le nombre de pas et de kilomètres parcourus à pied, les séances de vélo, les pulsations cardiaques, etc…

Lors de notre test, la montre a détecté automatiquement notre demi-heure de vélo, qu’elle a su différencier du nombre de pas effectués, ainsi que du petit jogging. L’application fait le bilan de votre activité, et vous savez où vous en êtes par rapport à votre objectif quotidien ou hebdomadaire.

La montre vous dit également où se situe votre rythme cardiaque (au repos, après l’effort, etc…), par rapport à la moyenne mondiale et à d’autres données statistiques.

On avait toujours dit qu’une smartwatch aurait plus de sens si elle cumulait les fonctions ‘montre connectée’ et ‘bracelet d’activités’. C’est le cas de la Gear S2.

Les infos sur votre activité physique et votre santé peuvent être observées directement sur la montre, ou via l’application S Health du smartphone.

SamGear003D’autres petites fonctions sympas

A côté de la santé, il y a également toutes les notifications d’usage: vous voyez qui vous appelle, vous pouvez lire les nouveaux SMS ou les nouveaux messages instantanés de type WhatsApp, tout comme les nouveaux emails. Pratique si vous ne voulez pas sortir le smartphone de votre poche toutes les 5 minutes. Il n’est cependant pas possible de lancer l’application SMS, WhatsApp ou Email pour consulter votre boite aux lettres.

Cependant, à partir du bouton ‘Amis’, qui rassemble vos contacts favoris, vous pouvez composer un SMS, soit à l’aide de phrase prédéfinies, soit en encodant le texte sur le petit clavier tactile de type (vieux) GSM. Heureusement qu’il y a des suggestions de mots, car la tâche est délicate, mais pas impossible. Mais vu que la montre doit être connectée à votre smartphone, il est certainement plus rapide et plus simple de l’utiliser à la place de la montre pour cette tâche…

Ajoutez à cela un minuteur, un chronomètre, la possibilité de contrôler la musique de votre smartphone (et donc de l’enceinte Bluetooth qui y est de plus en plus souvent reliée), la galeriephotos (à transférer à l’avance via l’application Gear), la météo locale, une carte (HERE) de l’endroit où l’on se trouve, etc… et vous avez l’embarras du choix, même si la plupart de ces applications ne seront que très rarement ouvertes (car à nouveau, c’est nettement plus pratique d’utiliser le smartphone qui doit forcément être dans un rayon de quelques mètres, car c’est par lui que la montre se connecte au réseau).

newseriesConclusion

La Gear S2 de Samsung est la première smartwatch passant dans nos mains qui nous donnerait presque envie d’en porter une. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est essentiel de débourser au minimum 349€ pour s’en offrir une, mais au mois, pour une fois, vous n’aurez pas l’air d’un geek ou d’un frimeur, et elle pourra vous être vraiment utile au niveau du suivi de votre activité physique ou de l’affichage des appels et notifications.

Seule petit différence par rapport à un bracelet d’activité: la Gear S2 et l’application S Health ne calcule pas la qualité de votre sommeil (mouvement, rythme cardiaque, etc…). Mais nous vous recommandons, de toute façon, de déposer la montre sur son socle de recharge aimanté très pratique sur la table de nuit, afin d’être certain de ne pas tomber à court d’énergie l’après-midi (même s’il est possible de tenir deux journées entières, théoriquement).

Notez également que lors du dernier CES, grand salon des nouvelles technologies, Samsung a présenté deux nouvelles finitions plus luxueuses (gris platinium et plaqué or rose, voir la photo ci-contre), qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros supplémentaires. Il a également confirmé que la montre pourrait être utilisée avec un iPhone « plus tard dans l’année« .

Le Coréen nous a également confié, lors d’une récente rencontre, que la Gear S2 était le premier modèle qui se vendait enfin correctement en Belgique (et a fortiori dans le monde).

 

Enfin une solution concrète pour rendre sa maison connectée et intelligente

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Pratique, Test , le 12 janvier 2016 08h00 | Ajouter un commentaire

L’Allemand Devolo s’est lancé dans la course à la maison connectée avec de nombreux produits disponibles immédiatement, à des prix allant de 40€ à 100€. J’ai testé tous ces petits objets qui, une fois installés, doivent être intégrés dans des « Règles » que vous devrez définir vous-mêmes.

On dit que c’est LA grande technologie des 5 prochaines années: l’internet des objets (IoT) sera une nouvelle révolution dans nos habitudes numériques, n’importe quel objet pouvant être connecté au réseau, contrôlable à distance et donc, « smart » (intelligent).

Mais concrètement, où en est-on en cette fin d’année 2015 ? La situation avance timidement, il faut le reconnaître, du moins au niveau de l’offre pour le grand public. En cause, sans doute, la coexistence de plusieurs normes de communication entre les appareils, et la mise en place progressive d’un réseau mobile dédié à ces petits objets (Proximus vient d’annoncer son LoRa), qui ne devraient plus automatiquement être reliés à votre réseau, à votre modem.

vertDes stratégies différentes

Certains grands acteurs comme Nest (une société rachetée par Google il y a quelques années) proposent déjà des thermostats, des détecteurs de fumée et des caméras de surveillance pour le salon. Mais Nest ne se précipite pas, et chaque produit est mûrement réfléchi avant d’être commercialisé.

D’autres, comme l’inévitable géant de l’électronique Samsung, ont choisi la prudence. Après avoir acheté Smart Things, le Coréen prend le temps d’adapter cette technologie à nos marchés européens. Il veut également rendre compatible la plupart de ces nouveaux produits (du frigo à la télévision), et ils sont très (très) nombreux.

Devolo fonce, tête (presque) baissée

Et enfin, il y a d’autres acteurs qui décident de se lancer dans l’aventure pour être parmi les premiers. C’est le cas de Devolo, qui nous a présenté son kit ‘Home Control’ et nous a permis d’installer et de tester ses petits gadgets connectés.

De la vanne thermostatique au détecteur de mouvement, le constructeur allemand, qui s’est fait connaître avec ses boitiers CPL (une alternative au Wi-Fi faisant transiter le réseau via l’installation électrique), y a été franchement. Tous les produits sont déjà disponibles, notamment chez Media Markt.

Le système Home Control ne se configure pas à partir d’une application, mais à partir d’un page web, idéalement sur un ordinateur avec souris (sur une tablette, c’est possible également, mais certaines manœuvres seront plus délicates).

Pour l’instant, on ne peut pas parler d’une fonction d’alarme, car il n’y a pas de sirène pouvant s’enclencher si un détecteur de mouvement ou d’ouverture est activé. Au mieux, vous recevrez un SMS (les premiers sont gratuits mais après il faut payer) ou un email. On n’est donc pas dans de la sécurité, comme le kit iSmartAlarm dont nous vous avons déjà parlé.

Un kit de base à 219€

Le kit de démarrage à 219€ comprend le ‘hub’ (cerveau de l’installation, reliée à votre routeur), un détecteur d’ouverture et une prise intelligente.

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Le ‘hub’
 : c’est avec lui que communique tous les appareils de la gamme Devolo Home Control. Cette petite boite blanche se branche directement dans une prise murale, et n’a pas besoin d’être branchée avec un câble réseau à votre modem si celui-ci est déjà relié au réseau électrique par un boitier CPL (Courant Porteur en Ligne, quelle que soit la marque). Plutôt pratique et discret.

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Le détecteur d’ouverture
 : comme son nom l’indique, il est composé d’un petit boitier blanc avec diode rouge à fixer sur l’encadrement, et d’un petit élément à placer sur la porte. Il sait quand elle est ouverte ou fermée. Il peut s’utiliser sur une fenêtre, une armoire, un tiroir… ou tout ce qui s’ouvre et se ferme, a priori. Son installation est simple, car tout est très léger : avec des morceaux de double-face ajustés (fournis) ou des petites vis (fournies également, avec les chevilles). Son rôle est celui de déclencheur d’une autre action au sein du système Home Control, comme l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente. 49€ si vous l’achetez à part.

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La prise :
rien de bien compliqué, il s’agit d’un adaptateur à brancher dans une prise murale, qui sera donc contrôlée par le hub pour être allumée ou éteinte. On y branchera par exemple une lampe, qu’on laissera toujours allumée, et qui se commandera de manière intelligente via le système Home Control. 49€ si vous l’achetez à part.
Construire sa maison connectée

L’idée et le slogan de Devolo sont : « Construisez vous-même votre maison connectée » en y ajoutant progressivement de nouveaux appareils de la gamme, ceux dont vous pensez avoir besoin. Voici les autres gadgets disponibles que nous avons pu installer :

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Le détecteur de mouvement (69€) :
même principe que le détecteur d’ouverture / fermeture. C’est d’ailleurs un petit boitier au look et aux dimensions identiques. Nous l’avons placé dans un garage et il a parfaitement réagi, même lors de mouvements légers à 3 ou 4 mètres. Son but est également de servir de déclencheur à une action que vous devrez configurer.

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Le détecteur de fumée (59€) :
il est livré avec des petites vis pour un montage facile. Le plastique est de bonne qualité, et l’installation assez simple. Il est forcément équipé d’une petite sirène pour un déclenchement automatique, indépendant de votre système Home Control. En cas de problème, vous serez réveillé avant que n’importe quelle autre action ne puisse se déclencher. Via une règle à configurer, il pourrait déclencher, en cas de problème, l’allumage d’une lampe reliée à la prise intelligente.

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L’interrupteur (49€) et la télécommande (39€)
 : il s’agit simplement de dispositifs permettant de déclencher une action (il y a 4 boutons donc 4 actions que vous pouvez programmer). Leur intérêt : vous éviter d’ouvrir l’application ou la page web de votre système Home Control pour déclencher allumer une prise ou définir une température. Un bon gain de temps à la clé. L’interrupteur est très léger et peut donc se coller n’importe où avec le ‘double-face’ fourni. La télécommande est petite et prévue pour être utilisée en porte-clés.

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La vanne thermostatique (69€):
bel effort de Devolo, qui a pris la peine de mettre au point une vanne thermostatique intelligente qui ouvre et ferme la circulation d’eau chaude dans votre radiateur. La vanne est fournie avec deux bagues, le tout se serrant à la main, et puis de manière plus importante une fois que la vanne est connectée. Il y a un petit écran qui indique la température assignée à la vanne lorsqu’on pousse sur un bouton, et deux flèches pour modifier cette température. En aucun cas cette température sera transmise à votre thermostat de chaudière. C’est une température indicative : si vous la mettez sur 22 degrés, la vanne sera ouverte (laissant circuler l’eau chaude dans le radiateur si la chaudière ‘tourne’) tant que la température n’est pas atteinte. Dès qu’il fait plus de 22 degrés dans la pièce, elle ferme l’arrivée d’eau chaude.

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Le thermostat d’ambiance (99€):
c’est un simple outil d’indication (de la température ambiante) qui peut engendrer d’autres actions. Contrairement aux thermostats de Nest ou de Netatmo, on ne peut pas (pour l’instant) le relier à une chaudière pour qu’il active la circulation d’eau chaude dans les radiateurs, mais il peut par exemple être couplé à une prise intelligente de votre système Home Control qui commanderait un radiateur électrique. On pourrait alors créer un règle : si la température constatée par le thermostat est supérieure à 22°, alors la prise (et donc le radiateur électrique) doit s’éteindre. Le petit boitier se colle ou se fixe avec des petites vis fournies dans n’importe quelle pièce, et est équipé de boutons pour modifier la température désirée.
L’intelligence est… dans votre tête

Tous ces petits appareils de détection ou de contrôle ne servent à rien (sauf le détecteur de fumée) si vous ne créez pas de ‘Règles’ via la page web de gestion de votre système Home Control. Devolo a donc une approche inverse à celle de Nest, par exemple, dont le thermostat s’ajuste automatiquement, et dont le détecteur de fumée et la caméra s’intègrent dans votre maison Nest avec une ‘intelligence artificielle’ (vous ne devez pas leur dire ce qu’ils doivent faire).

Avec Devolo, c’est à vous d’imaginer des règles entre un détecteur (par exemple, l’ouverture de la fenêtre de la salle de bain) et un contrôleur (par exemple, la vanne thermostatique du radiateur de la salle de bain qui se couperait automatiquement en cas d’ouverture de la fenêtre).

Nous avons créé cette autre règle assez simple: lorsque le détecteur de présence placé dans le garage détecte du mouvement, la prise intelligente placée dans le garage, à laquelle est reliée une lampe, s’allume.

Les seules limites sont celles de votre imagination, même si on aurait aimé pouvoir ajouter une plage horaire à la règle de l’allumage automatique de la lampe du garage (uniquement la nuit, idéalement).

Comme vous le voyez ci-dessous, ces règles se configurent assez simplement via cette interface où vous faites glisser des éléments de votre système Home Control.
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Quelques couacs

Durant notre test, nous avons rencontré deux petits problèmes, qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série. La prise, qui permet d’allumer ou d’éteindre l’appareil connectée à cette petite prise murale, a été assez capricieuse. Dans la chambre, lors de notre premier essai (sur un bloc multiprises, mais ça n’est pas déconseillé), elle s’est allumée et éteinte intempestivement, parfois en pleine nuit, alors qu’elle avait pour consigne d’éteindre notre installation TV/Décodeur durant la nuit et une partie de la journée. Vu le petit « clic » qui va avec l’allumage ou l’extinction de la prise, cela a suffi à nous réveiller…

Placée dans le garage pour allumer une lampe qui y était reliée lors de la détection d’un mouvement, elle a fonctionné durant quelques jours avant de devenir « inaccessible » ou incontrôlable à distance, restant parfois allumé toute la nuit.

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L’autre appareil qui nous a posé problème est l’interrupteur. Nous n’avons pas réussi à l’installer, malgré le suivi de la procédure en vidéo. Pire : lorsque nous avons tenté de le réinitialiser en suivant une autre procédure, celle de l’aide en ligne, cela n’a pas fonctionné non plus. Un objet complètement inutilisable.

Deux couacs qui sont peut-être dus à un mauvais numéro de série, mais qui sont révélateurs de la précipitation de Devolo, qui n’a sans doute pas pris la peine de tester tous les appareils dans les moindres détails.

Conclusion

Devolo a beaucoup de mérite à se lancer aussi vite, et aussi fort, dans la course à la maison connectée, celle qui deviendrait intelligente car on lui ajouterait (facilement) un tas d’accessoires gérés par une application, et capables de communiquer entre eux.

Les petits objets proposés par la marque allemande sont nombreux, et leur finition est plutôt bonne. Leur installation ne nous a pas posé de problème, hormis celle de l’interrupteur (voir plus haut).

Mais Devolo a pris le pli de confier l’intelligence derrière sa maison connectée à l’utilisateur, qui doit créer des règles, sinon tous ces objets sont pratiquement inutiles. Si le site web est relativement fonctionnel (même si on retrouve des commandes en allemand par ci par là), il est assez révélateur que l’application ne puisse que contrôler les appareils : c’est assez lourd (et complexe) de configurer sa maison connectée quand on doit penser à tout.

De plus, dans la précipitation, il semblerait que certains appareils soient capricieux, et que certains bugs persistent. Si les prix étaient peu élevés, on le comprendrait. Mais pour couvrir les deux années de développement de la gamme, il faut débourser entre 40€ et 100€ pour agrandir son système Home Control. On n’accepte donc difficilement le moindre bug à ce prix-là, d’autant que les conséquences peuvent être fâcheuses (une lampe qui reste allumée, ou pire, un radiateur électrique). Pour notre « maison connectée », on veut être sûr de son matériel…

D’autres acteurs, comme Nest (Google), sont nettement plus prudents, et vendent nettement mois d’objet car ils entendent fournir l’intelligence qui contrôle ces appareils connectés, et veille à une fiabilité totale.

Nest s’adresse à Monsieur et Madame Tout le Monde, tandis que Devolo est davantage réservé aux geeks / bricoleurs, qui aiment doter leur maison de quelques gadgets, et dont les règles qu’ils devront imaginer eux-mêmes peuvent effectivement faciliter la vie, et rendre la maison plus « smart ».