Archives du novembre, 2015

L’OLED de LG permet des folies: nous avons essayé la TV ‘enroulabe’ (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 16 novembre 2015 21h29 | Ajouter un commentaire

Les écrans souples sont déjà une réalité. Le leader mondial de la technologie OLED, le coréen LG, a montré à quelques journalistes un prototype de télévision potentiellement enroulable, même si pour l’instant, elle ne se « plie » qu’à moitié.

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Le géant coréen LG (100.000 employés répartis dans 119 filiales à travers le monde) mise énormément sur l’OLED. L’entreprise, qui est l’une des plus gros producteurs d’écran au monde, commence à bien maîtriser cette technologie (5 ans d’expérience), au point de pouvoir désormais vendre en Belgique un modèle 55 pouces à 2.300€.

Cela reste très cher par rapport aux télévisions LED classiques, mais la différence de prix est justifiée par la qualité de l’image, inégalée (nous vous en avons déjà parlé).

Les noirs sont d’une profondeur incroyable car, comme l’a dit un responsable LG lors d’un point presse, « on peut éteindre les pixels« , alors que les systèmes traditionnels, pour faire simple, doivent « éclairer » un pixel noir (ce qui donne un résultat gris).

Mais l’OLED permet bien d’autres choses que des noirs profonds et des couleurs somptueuses. Il n’y a pas de rétroéclairage (car chaque pixel est allumé ou éteint selon la couleur à obtenir), donc l’épaisseur peut se réduire à la taille du pixel et à l’une ou l’autre couche servant à les maintenir et à transférer le courant.

verticOn enroule !

Du coup, pour l’instant, LG s’amuse à montrer à quoi il faut s’attendre en matière d’écran dans un futur de moins en moins lointain.

A Edegem, au siège de sa filiale belge, un des 4 prototypes de télévision « enroulable » a été présenté à la presse.

Le proto s’appelle « Wall Paper OLED », ou « papier peint OLED ». L’écran flexible, qui a été plié en partie devant nous, est maintenu au cadre de la télévision par des aimants.

S’il peut être plié, c’est parce qu’il ne mesure que 0,9 millimètre, un record absolu, et qu’il n’y a pas de « vitre » au-delà de l’écran, juste une couche de « plastique » souple qui maintient les OLED.

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Bien entendu, à l’heure actuelle, il faut encore embarquer des composants électroniques et des câbles, ce qui ne permet, du coup, de plier que la moitié de la télévision prototype qui nous a été présentée.

C’est donc de la poudre aux yeux (techniquement, ça ne sert à rien), mais cela montre l’étendue des possibilités de l’OLED.

Car cet écran de 0,9 mm a la même qualité d’image que les téléviseurs OLED vendus par LG.

LG a déjà investi 7,5 milliards de dollars dans cette technologie, et compte bien en récolter les fruits dans les années à venir.

Mathieu Tamigniau (Twitter: @mathieu_tam)

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HTC One A9: mon verdict après deux semaines de test

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2015 19h13 | Ajouter un commentaire

Présenté à la presse il y a quelques semaines, le HTC One A9 a fait l’objet d’un de mes tests plus approfondis. Pour la fiche technique détaillée, allez voir cette page officielle.

Le One A9 se place donc juste en dessous du flagship de HTC, le One M9. La preuve: il est plus petit (écran de 5″), son processeur est moins puissant (Snapdragon 617), sa mémoire embarquée moins impressionnante (16 Go de stockage et 2 Go de RAM), et son look moins premium.

Il coûte 599€ en Belgique.

 

Qualités: finition, capteur d’empreinte, Android 6, son

La finition et le design, comme souvent chez HTC, sont au rendez-vous. On a un bel appareil en métal brossé, avec un écran en 2,5D (qui ressort légèrement) offrant une excellente prise en main, même s’il glissera vite avec des mains moites. Le tout est très bien assemblé. Certains disent qu’il ressemble à l’iPhone 6S, et c’est assez vrai. Mais HTC, à bien regarder le design de la série One depuis quelques années, reste tout de même fidèle à lui-même.

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Le One A9 est équipé d’un capteur d’empreinte placé à l’avant, comme chez Samsung et Apple. Ce n’est pas la meilleure place ni la meilleure forme, selon moi (Huawei a mis un rond à l’arrière, au niveau de l’index), mais il a le mérite d’être rapide et performant. Le capteur fait également office de bouton d’accueil, comme sur l’iPhone.

Ce beau smartphone est équipé d’Android 6, la dernière version de l’OS de Google. C’est pas mal pour le mois de novembre 2015, sachant que certaines marques fabriquent encore des modèles avec Android 5. HTC y a ajouté une légère surcouche (Sense), qui est élégante et personnalisable avec de chouettes thème. Mais « Blinkfeed » (qui rassemble les actus en provenance de vos réseaux sociaux et de vos préférences) n’est pas très pratique à utiliser (on a trop d’infos, c’est impossible de les regrouper de manière lisible). Les widgets « Sense Home » sont par contre sympas: ils affichent vos applications les plus utilisées en fonction du lieu où vous vous trouvez: domicile, travail, sorties. Original et finalement pratique.

Autre qualité originale pour ce HTC: le son. Outre le fait qu’il gère les fichiers musicaux haute-résolution (cela concerne une niche d’audiophiles), le One A9 intègre un amplificateur permettant enfin de pouvoir pousser le son. Avec des petits écouteurs intra-auriculaires, c’est parfois essentiel dans un environnement bruyant, même s’il faut faire attention à ses oreilles. Notre test n’a cependant pas montré de prouesse comparé à d’autres smartphones.

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Défaut: prix, bords, couleurs de l’écran

Le premier défaut du A9 est son prix de 599€. Le LG G4 est passé sous la barre des 500€ et le Samsung Galaxy S6 se trouvent facilement à 599€ (32GB). La concurrence s’annonce donc acharnée, d’autant plus qu’Android 6, tant que les fonctions de paiement mobile et de gestion du capteur d’empreinte par les applications tierces ne seront pas accessibles chez nous ou utilisées par les développeurs, offre finalement peu de nouveautés. Or, les deux Coréens font de meilleures photos que le HTC One A9, sont plus grands et mieux équipés.

Ensuite, on pourra également reprocher la présence de bords importants à l’écran. Surtout dans le bas: HTC aurait du intégrer les trois touches tactiles de commandes sous l’écran (il y a de la place), au lieu de les rendre uniquement logicielle (les applications sont donc un peu tronquées et on perd de la place au niveau de la hauteur).

Quant à l’écran lui-même, on est en droit d’attendre mieux pour un smartphone haut-de-gamme à 600€. L’AMOLED permet des noirs profonds, mais les couleurs sont ternes, tirant vers le jaune. Cela manque aussi un peu de brillance. Peut-être une simple correction logicielle à faire, mais on est loin du Galaxy S6 de Samsung.

Conclusion

Comme beaucoup de smartphones dits « haut-de-gamme », le HTC One A9 n’a qu’un seul gros défaut: un prix important. Très élégant et bien assemblé, il est globalement très agréable à utiliser. Il aurait été un maître-achat s’il avait coûté 100€ de moins.

Mais à 599€, il ne parvient pas à justifier une telle différence de prix avec le milieu de gamme (pensez au Samsung Galaxy A5, 315€, ou même au nouvel HTC Desire 626, 299€), ou avec les autres ténors du haut-de-gamme dont les prix ont déjà baissé (Samsung Galaxy S6, LG G4).

Un très bon appareil, donc, mais un prix trop élevé. Espérons qu’il diminue déjà un peu pour les fêtes…