Archives du juillet, 2015

Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau Windows 10

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 30 juillet 2015 08h36 | Ajouter un commentaire

Alors qu’elle est disponible au téléchargement gratuitement depuis ce mercredi matin, la dernière version du célèbre système d’exploitation pour ordinateur (et désormais pour tablette et smartphone), baptisée Windows 10, a été essayée durant un mois par RTL info. Nous avons également rencontré le responsable de son lancement, qui nous a dit qu’il s’agissait « du meilleur de Windows 7 et de Windows 8 ». Alors, promesse tenue ?

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Microsoft connait un nouveau tournant déterminant dans sa tentative de (re)séduction du grand public. Après avoir profité d’une situation de quasi-monopole sur nos outils informatiques jusqu’à la fin des années 2000, Windows n’est plus le système d’exploitation le plus populaire.

La faute à l’explosion de l’usage des appareils mobiles (smartphones, tablettes et autres objets connectés), qui a fait d’Android, utilisé par la plupart des grands fabricants, le système d’exploitation le plus vendu dans le monde (même si Windows 7 reste l’OS le plus utilisé pour aller sur internet, par exemple).

L’ordinateur (portable et de bureau) est cependant très loin d’avoir dit son dernier mot. Au travail ou à la maison, la plupart des gens utilisent toujours un PC, que ce soit pour jouir d’un espace de travail plus grand avec un clavier et une souris, ou simplement pour avoir davantage de souplesse dans l’installation de logiciel ou les options de connectivité.
Windows 8 n’a pas convaincu

Les ordinateurs ont donc survécu aux tablettes, même s’ils n’ont pas été aidés par Windows 8, sorti en 2012. Microsoft a été un peu trop vite à l’époque, tentant d’imposer une interface conçue pour un usage tactile. Aussi jolie et intéressante fut-elle, elle n’a pas convaincu la majorité des utilisateurs en trois ans d’existence.

D’abord parce que les fabricants et le grand public n’ont pas été aussi enthousiastes que le géant du logiciel: les grands ordinateurs portables traditionnels, surtout en Belgique, ont continué à se vendre nettement mieux que les nouveaux modèles hybrides ou « 2 en 1 » (l’écran pouvant se détacher et devenir une tablette).

Du coup, et c’est la deuxième raison de l’échec de Windows 8, les utilisateurs ont été décontenancés par une double interface (les grosses tuiles conçues pour un écran tactile qu’ils n’avaient pas, et la version traditionnelle du bureau) pour le moins délicate à appréhender. Les allers-retours incessants entre les deux interfaces n’avaient – et n’ont toujours – aucun sens en termes d’efficacité et d’homogénéité de l’expérience utilisateur. Or, avec son iPhone lancé en 2007, Apple avait justement mis cette expérience utilisateur au centre de son iOS, le rendant simple, accessible et « intuitif ». Avec le succès qu’on lui connait.
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Windows 10 devrait (enfin) nous réconcilier

Le relatif échec de Windows 8 devrait être gommé par la sortie (gratuite, voir plus bas) de Windows 10, disponible au téléchargement depuis ce mercredi 29 juillet.

Afin de vous faire découvrir la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft, nous avons testé un ordinateur équipé de l’une des dernières « preview », après avoir assisté à son lancement sa présentation à la presse il y a quelques jours.

Windows 10 « réunit le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« , nous a expliqué Jean-Benoit Van Bunnen, responsable des produits Windows au sein de Microsoft Belux.

C’est en effet ce qu’on est tenté de dire après quelques minutes d’utilisation. Premier soulagement: la double interface a disparu. Il y a un écran principal, qui n’est autre que le bon vieux « bureau » avec sa barre des tâches. Cette double interface impliquait également la présence de deux versions différentes d’Internet Explorer, autre symbole de confusion. Tout cela est de l’histoire ancienne.

Deuxième soulagement: le menu « démarrer » fait son retour. Mais il a bien changé. Forcément: il intègre (ou pas, c’est à vous de le configurer à votre guise) les tuiles colorées et dynamiques que l’interface moderne de Windows 8 a tenté d’imposer. Si vous aimez ça, vous aurez donc un immense menu démarrer qui occupera l’ensemble de votre bureau… Si vous n’aimez pas, vous aurez un menu démarrer plutôt classique, bien que largement remanié au niveau du design et des fonctionnalités. Microsoft le reconnait: « Les Belge adorent les gros ordinateurs portables de 17 pouces, avec pavé numérique. Pour eux, Windows 10 aura un écran principal assez similaire à Windows 7« , ce qui va plaire à des milliers d’utilisateurs…

Jean-Benoit Van Bunnen tient également à rassurer ceux qui possèdent des PC sous Windows 7 ou 8. « La mise-à-jour vers Windows 10 est gratuite, et on encourage les gens à le faire, même sur des machines plus anciennes. Il faut aller voir dans la boite de dialogue qui s’ouvre lorsqu’on clique sur l’icône de mise-à-jour, en bas à droite du bureau. De plus, il n’y a que très peu de matériel ou de logiciel qui pourraient ne pas fonctionner avec Windows 10. Un test de compatibilité sera effectué avant de commencer la mise-à-jour qui se fera en toute transparence: personne ne perdra de données« .
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Quelles sont les principales nouveautés ?

La fin de la double interface et le retour d’un menu démarrer largement revisité sont les deux principales nouveautés de Windows 10, une version qui marque un changement dans la stratégie de Microsoft car elle sera mise-à-jour continuellement (ce qui justifie peut-être le saut de Windows 8 à 10). « L’OS va s’améliorer tout le temps. Et il ne s’agira pas uniquement de mises-à-jour de sécurité et de correctifs… On va offrir régulièrement de nouvelles fonctionnalités« , a-t-on appris lors de la présentation au Microsoft Executive Briefing Center de Bruxelles.

Mais il y a bien entendu d’autres nouveautés qui valent la peine d’être mises en avant.

L’une des plus intéressantes, mais qui demandera quelques tests pour en approuver l’efficacité, c’est le côté « multiplateforme » de Windows 10, qui équipera également les smartphones, dans une version qu’on nous promet pratiquement identique. Selon notre présentateur du jour, « on pourra faire tourner les mêmes applications sur les différentes plateformes« . Lors de la démo, on a aperçu une synchronisation entre l’application Mail : on pourrait donc commencer un email dans le métro avec son smartphone sous Windows 10 (dans un premier temps les nouveaux Lumia de Microsoft, issus du rachat de Nokia), et le terminer chez soi sur son ordinateur ou sa tablette tournant également sous Windows 10. Reste à voir si et comment les développeurs d’applications utiliseront ce (gros) potentiel.

On a également aperçu Cortana, le nouvel assistant personnel de Windows 10, dont le nom est issu d’un personnage féminin de Halo, le célèbre jeu vidéo de Microsoft sur Xbox et PC. « Elle sait ce que je fais, et qui je suis. En disant simplement, ‘Hey Cortana’, on peut lui poser tout sorte de questions« . Cela fonctionne à peu près comme le Siri d’Apple, avec un langage naturel. Un exemple assez sympa tirait profit du côté multiplateforme de Windows 10. « Je peux demander à Cortana de me rappeler de dire à mon frère d’acheter des fleurs pour notre mère, la prochaine fois qu’il me téléphone« .

Lorsqu’on effleure le côté droit de l’écran de l’extérieur vers l’intérieur, on fait apparaitre un nouveau centre de notifications et de gestion des paramètres, qui fait penser à ce que l’on voit sur les smartphones. Assez pratique, il affiche des notifications paramétrables issues des applications internes ou téléchargées via le Store de Windows (voir plus bas). On peut également activer ou désactiver plusieurs options.

Parmi les options, il y a le « mode tablette« . En réalité, Windows 10 est devenu malin: il reconnait le type d’ordinateur que vous utilisez, et ses capacités à se transformer en tablette. Dès lors, si vous déclipsez l’écran de votre « 2 en 1 », ou si vous retournez l’écran de votre portable « 360 » pour le mettre en mode chevalet, le système d’exploitation le sait et active le mode « tablette ». On a l’impression alors de retrouver le Windows 8 dans sa version moderne, avec toutes les tuiles dynamiques et colorées que vous avez configurées dans votre menu démarrer, mais qui apparaissent en plein écran. Windows bascule automatiquement vers ce mode dans certaines conditions, mais pouvez également l’activer ou le désactiver via le menu rapide des réglages.

Windows Hello est une option de (dé)verrouillage visuel très pratique, grâce à la reconnaissance faciale. La fonction existe déjà sur certains smartphones Android, mais elle n’est pas toujours très performante. Le test auquel nous avons eu droit avec Windows 10 était impressionnant: en un éclair, l’ordinateur s’est déverrouillé dès que notre orateur a regardé l’écran. Une dizaine d’ordinateurs seront compatibles lors du lancement, mais on imagine que ce sera rapidement la norme.

La taille des menus contextuels et des boutons des fenêtres d’application (fermer, agrandir, etc) s’adapte à la manière avec laquelle vous utilisez Windows 10: avec une souris et un clavier, un stylet ou le doigt. Une chose essentielle pour un OS qui se veut utilisable aussi bien sur une tablette que sur un portable.

Certaines applications de Windows, comme Mail, prouvent que Windows 10 est bien multiplateforme. Elle s’adapte en fonction de la taille que vous octroyez à la fenêtre. Les menus et les boutons sont plus ou moins gros selon la largeur de la fenêtre. Réduite au minimum, l’application Mail ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Windows 10 pour smartphone. Cela fait penser à certains sites web qui s’adaptent à la taille de l’écran (smartphone, tablette, ordinateur), afin d’être toujours facilement utilisables. C’est ce qu’on appelle le « responsive design ».

Avec la fonction « Snap« , il est à nouveau possible d’ajuster automatiquement et rapidement la taille de deux fenêtres afin qu’elles occupent chacune 50% de votre bureau. Le but étant de pouvoir écrire un document Word tout en regardant une feuille de calcul Excel, par exemple. Une fonction qui existait sous Windows Vista mais qui avait disparu avec Windows 7. Vous pouvez ainsi afficher facilement jusqu’à 4 fenêtres sans perdre de temps à les redimensionner et à les placer.

L’option « Task View » se veut être un « Alt-Tab » plus moderne. Ce bouton présent dans la barre des tâches, et qui peut aussi être lancé en appuyant sur les touches Windows puis Tab sur le clavier, permet d’afficher les applications ouvertes en cours, et de passer de l’une à l’autre. Cela permet également de créer et de naviguer entre plusieurs « espaces de travail », des bureaux que vous pouvez assigner à certaines tâches, par exemple (privé, loisir, travail, etc).

Il y a également le nouveau navigateur internet de Microsoft, baptisé « Edge« . Il ne remplace pas totalement Internet Explorer, toujours disponible sous Windows 10, mais c’est le browser par défaut du nouvel OS. Une de ses fonctionnalités originales est un mode de lecture intelligent, qui nous a cependant semblé un peu perturbant lors de notre essai: il y a des zooms et des dézooms assez fréquents lorsque vous parcourez un article avec du texte.

Enfin, et même si nous n’avons pas pu l’essayer, il y a le principe de « Universal Windows Plateform », qui permet de connecter un clavier et une souris en Bluetooth à un smartphone Windows 10, et de le relier à une télévision, le transformant, grâce à l’ajustement de la taille des applications, en un véritable ordinateur. Nous avons vu une démo avec une feuille de calcul Excel, et elle démontre un certain potentiel.

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Conclusion

Après quelques heures d’utilisation, et la rencontre avec les responsables belges de Microsoft, le verdict est sans appel: il n’y a que des avantages à télécharger Windows 10 gratuitement si vous avez un ordinateur sous Windows 7 ou Windows 8.

Le slogan fleure bon le marketing de bas étage, mais il est pourtant vrai: « Windows 10 offre le meilleur de Windows 7 et de Windows 8« . On retrouve effectivement l’espace de travail traditionnel de Windows 7, avec un menu démarrer et des icônes d’application. Mais en ouvrant ce menu démarrer, on peut, si on le souhaite, se configurer un genre de deuxième bureau, issu lui de l’interface moderne de tuiles dynamiques que Microsoft a tenté d’imposer avec Windows 8.

Les défauts de Windows 8 (principalement: la double interface très peu pratique) sont gommés, mais les tuiles colorées et affichant du contenu en permanence sont conservées ; tandis que l’interface « traditionnelle » de Windows 7 est complètement revue et agrémentée de nombreuses et nouvelles fonctionnalités très intéressantes.

Reste un point que nous avions volontairement oublié: le « Store » de Windows, ce magasin d’applications apparu sous Windows 8, mais qui n’a jamais connu un franc succès. Il est toujours présent et… toujours aussi perturbant. Surtout parce qu’il est destiné avant tout à l’interface dite « moderne » et donc tactile, lourd héritage de Windows 8. C’est grâce aux applications issues de ce Store que vous pourrez configurer des tuiles dynamiques sur votre menu démarrer. Or Windows 10, c’est plus que probable, sera principalement utilisé de manière traditionnelle, avec un clavier et une souris. Dès lors, ces applications n’auront pas grand intérêt. Celle de Facebook est symptomatique: elle est lente et a nettement moins de fonctionnalités que le site facebook.com. Elle n’a donc aucun avantage, sauf si vous êtes sur une tablette (et encore, il est possible d’appuyer sur les boutons via le navigateur…). Pour les autres applications, il en va parfois de même, comme les lecteurs vidéos: autant télécharger un bon vieux .exe de VLC plutôt que de se perdre sur les nombreuses mais étranges applications vidéos du Store de Windows. Il reste bien quelques jeux amusants et gratuits pour le tactile, mais laissons ça aux smartphones. Le Store va sans doute évoluer avec le déploiement qu’on imagine rapide (car gratuit…) de Windows 10, mais dans un premier temps, oubliez-le…

 

Samsung Gear VR: que vaut la réalité virtuelle enfin disponible en Belgique ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Jeu vidéo, Mobilité, Test , le 2 juillet 2015 08h47 | Ajouter un commentaire

La technologie de réalité virtuelle mise au point par Oculus n’est pas encore commercialisée physiquement par cette petite société américaine. Mais le géant Samsung, lui, est déjà présent: son dispositif exploite le travail d’Oculus grâce à un casque et… un smartphone. RTL info l’a essayé durant deux semaines.

s3Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, vous entendez parler de la réalité virtuelle. Vous avez peut-être déjà aperçu des gens portant ces drôles de casques et remuant la tête pour regarder dans différentes directions.

Mais peu de gens savent réellement à quoi cela sert, comment ça marche et les types de contenus accessibles. C’est pour cette raison que RTL info a enfilé le premier casque Gear VR commercialisé par Samsung en Belgique, exploitant la technologie de réalité virtuelle d’Oculus, la plus avancée dans le domaine actuellement.

En attendant 2016…

La société Oculus développe depuis quelques années son propre casque, le Rift. Mais selon leur site web, il faut attendre le début de l’année 2016 pour qu’il soit commercialisé. Il y aura des accessoires compatibles, comme la manette de la Xbox One, des contrôleurs sans fil spéciaux, etc… On a hâte de voir ce que ça va donner.

Samsung était plus pressé, et avec les gros moyens qu’il peut mettre sur la table, il a développé son propre casque. C’était plus facile pour lui, car il a déjà des smartphones sous Android. Si vous avez un Samsung Galaxy S6 (ou S6 Edge), il n’y a plus qu’à acheter le nouveau modèle du casque Gear VR (199€) commercialisé en Belgique depuis peu par le géant coréen.

Impressionnant

En enfilant le casque équipé du smartphone, on entre directement dans une réalité parallèle. Vous êtes dans le salon d’une superbe demeure et devant vous, il y a l’écran d’accueil assez austère, avec les menus Home, Library (tous vos contenus) et Store (le magasin d’applications).

Déjà à ce moment-là, si vous tournez la tête dans tous les sens (ou, comme il est recommandé, si vous tournez sur votre chaise de bureau pour ne pas avoir un torticolis), vous goutez à la réalité virtuelle: le casque suit vos mouvements et affiche le contenu en conséquence, de telle sorte que vous avez l’impression d’être réellement dans la pièce, que vous regardiez en haut, en bas, à droite ou à gauche.

s2Un confort limité

On remarque aussi rapidement qu’on ne tiendra pas des heures dans cette réalité virtuelle. Il y a une zone bien nette au centre de l’écran, mais si vous regardez ailleurs (avec vos yeux, pas en bougeant la tête), cela devient assez vite flou.

On peut parler ici de 3D, forcément, puisque vos yeux sont « isolés ». Ils ont chacun un « écran » affiché sur le smartphone (même si cela ne se remarque pas). Avec tous les effets indésirables que cela impliquent: certains ne le supportent même pas une minute, les plus résistants devront attendre un quart d’heure avant d’avoir un léger mal de tête (ou mal « aux yeux »), sans que cela soit très dérangeant. Des séances de 15 minutes sont davantage appropriées.

Le casque est bien fait, et très bien arrimé à votre tête. Il ne fera jamais mal.

Il est équipé de deux grosses loupes qui zooment sur l’écran du smartphone, c’est pour cette raison que la réalité virtuelle est pour l’instant « pixélisée » (on remarque vite les petits carrés).

Des jeux vidéo

En allant faire un tour dans le store, on constate que les premiers jeux vidéos sont là. Mais aussi qu’on en est vraiment au début: les graphismes n’ont rien de terribles, ni l’interface. L’idéal pour le jeu vidéo est d’utiliser la manette de Samsung, avec des curseurs et des boutons.

Nous avons essayé un jeu d’horreur « de couloir ». L’immersion est terrifiante, on a réellement l’impression de traverser un château hanté et d’y croiser quelques horreurs. Le jour où les graphismes seront à la hauteur, ça sera vraiment effroyable… Pour avancer, on utiliser les joysticks de la manette, mais pour choisir la direction dans laquelle on avance, il faut tourner votre corps (et non la tête), soit en étant debout, soit en étant sur une chaise de bureau pivotante.

s1Des « films »

A côté des jeux vidéo, il y a beaucoup des « films » ou des « trailers ». Jurassik World (550 MB pour deux minutes de « séquence ») en a fait un: vous observez un dinosaure se réveiller, et vous renifler. Pas d’interaction, mais quelques frissons lorsque l’immense bébête se rapproche de vous.

Idem pour « The Avenger » (plus de 2 GB à télécharger): vous observez au ralenti l’attaque des superhéros. En regardant autour de vous, vous « vivez » vraiment l’assaut. C’est comme si vous étiez un acteur du film, perdu en plein milieu de l’action. Au préalable, vous avez ressenti ce que vit Tony Stark, celui qui dirige Iron Man dans les films éponymes, quand il est à l’intérieur du robot. Mythique, mais trop court, trop limité et pas du tout interactif. Vivement la suite !

Il y a également quelques séquences vidéo (Le Cirque du Soleil) spectaculaires, jouant sur la 3D.

Enfin, il y a le « cinéma » d’Occulus, où dans un cadre amusant (la lune, une maison, un jardin au proportion d’une fourmi, etc), des films peuvent être « projetés ». L’idéal est qu’ils soient en 3D, comme les quelques séquences des films de Dreamworks qu’il est possible de télécharger.

Amusant, mais sans plus. Et à nouveau, on ne vous conseille pas d’utiliser le Gear VR pendant plus de 15 minutes, sans pause. Du coup, regarder un film en entier sera compliqué.

Conclusion

La réalité virtuelle est bel et bien accessible. Elle ne coûte que 199€, mais il faut le dernier smartphone de Samsung (Galaxy S6 ou S6 Edge, minimum 550€) pour faire office d’écran, en le clipsant sur le casque Gear VR.

En attendant l’arrivée du casque d’Occulus, dont la technologie est exploitée par Samsung pour l’instant, c’est le seul moyen de goûter à cette plongée dans un monde parallèle.

Un monde assez limité pour l’instant: quelques jeux amusants, des séquences d’immersion, des vidéos « 360 degrés »… il ne faut pas être trop gourmand. « La sélection comporte pour l’instant plus de 50 titres gratuits et payants« , nous a expliqué Samsung, ajoutant que « vu l’intérêt des développeurs pour cette nouvelle technologie, ce nombre devrait croître rapidement dans un avenir proche« .

Le contenu est limité car très lourd à construire: il ne faut pas créer (ou filmer) un plan de 2000×1000 pixels, mais bien un monde entier à afficher différemment au moindre mouvement de la tête ou du corps.

Si le dispositif mis au point par le géant coréen est confortable, la réalité virtuelle, soit les images que vous apercevez sur l’écran du smartphone à travers deux loupes, n’est pas encore parfaite. Un peu floue sur les côtés, relativement pixélisée (forcement, vous êtes à 2 centimètres de l’écran…), on ne tiendra pas plus de 15 minutes sans devoir retirer le casque.

Mais le résultat est déjà bluffant: l’immersion est totale, quel que soit l’environnement (un jeu, un film d’animation, une vidéo, etc). On attend avec impatience que cela s’améliore, et que le contenu s’étoffe. Les domaines d’applications sont infinis, et on est sur le point de vivre la plus grande révolution de l’histoire du jeu vidéo…