Archives du avril, 2015

Un smartphone courbé et… en cuir: voici le LG G4

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 30 avril 2015 12h08 | Ajouter un commentaire

Le constructeur coréen avait du pain sur la planche pour concurrencer un Samsung Galaxy S6 qui est promis à un succès international. Si le G4 (649€ – 699€) de LG n’aura pas l’appui marketing et commercial de son concurrent, il n’en demeure pas moins un des plus élégants smartphones jamais construits, avec un dos… en cuir. J’ai assisté à son lancement à Londres, et j’ai pu le tester pendant quelques minutes.

G3VOn vous le répète chaque semaine: il est de plus en plus difficile de se démarquer dans la jungle des smartphones sous Android. Le succès des marques chinoises est venu compliquer la tâche des « anciens » comme Samsung et LG.

Le premier coréen a ébloui la galerie il y a quelques semaines avec un Galaxy S6 Edge à l’écran courbé sur les côtés. Le second a présenté, ce mardi à Londres, le successeur d’une gamme qui a permis à LG de se faire une solide place sur le marché: les G2, G3 et désormais, G4.

Des courbes, du cuir

En Angleterre, la presse européenne a découvert un smartphone… en cuir (sur le dos, bien entendu). Il a fallu 12 semaines à LG pour intégrer du cuir dans son G4. Une matière qui serait « sélectionnée à la main« , et aurait subi « un traitement spécial pour être résistant« , à en croire les intervenants de la conférence de presse, qui se tenait dans l’église désacralisée One Marylebone, à côté de Regent’s Park, au cœur de Londres.

L’idée est plutôt originale, est correspond bien au concept du design « Slim Arc » que la marque veut imposer, même sur ses modèles entrée de gamme. Un arc léger, c’est finalement ce qu’est le LG G4. Son écran est très subtilement courbé. A l’inverse de Samsung qui a arrondi les bords verticaux, LG « plie » légèrement l’ensemble du smartphone, mais dans l’autre sens. A l’œil, on ne voit rien. Mais si on dépose l’écran sur la table, on aperçoit un espace.

Tout ça pour quoi ? Surtout pour le design et pour la prouesse technique (car mine de rien, ça complique un peu les choses de plier un téléphone). LG annonce cependant une durée de vie améliorée de 20%, surtout grâce au fait que la prise en main étant améliorée par la courbure et par le cuir (ça ne glisse pas), on le laissera moins vite tomber. De plus, son écran se griffera moins car il n’est pratiquement pas en contact avec la table.


Un très bon appareil photo

Beau, le LG G4 l’est assurément. Il serait d’une « élégance confortable« : le marketing a bien bossé en Corée.
Son dos en cuir, inédit dans le monde en ébullition des smartphones, ne passe pas inaperçu et offre, il est vrai, une préhension améliorée. Mais LG ne peut se contenter de ça pour concurrencer le Galaxy S6, le HTC One M9 et l’iPhone 6.

Il a donc, à nouveau, évoqué longtemps les mérites de l’appareil photo de son nouveau flagship. Comme sur le G3, on parle ici d’autofocus au laser. Un terme barbare qui signifie qu’en 0,276 seconde, la mise au point est faite. C’est sûrement vrai, mais on n’a jamais remarqué une différence notable avec la concurrence (du moins sur le modèle précédent).

Il n’y a pas que ça: une double pression sur l’un des boutons de volumes (toujours situés au dos de l’appareil chez LG, très pratique), et l’appareil photo entre en action. « Cela prend 0,6 seconde« , nous a-t-on promis. Plus ou moins équivalent à ce que fait le Galaxy S6 de Samsung, et la plupart des smartphones de Sony.

g4compaMême dans la pénombre

A chaque sortie de smartphone, ces derniers mois, on évoque des « photos exceptionnelles, même lors d’une faible luminosité ambiante« . L’ouverture (F 1.8) permet d’aller chercher « 80% de lumière en plus« , tandis que la taille du capteur (1/2.6 ») est « 40% plus grande« . Tout ça en comparaison avec la moyenne des smartphones haut-de-gamme actuels.

Lors de notre prise en main, nous avons en effet remarqué quelques belles performances, mais cela demande un test plus approfondi, dans quelques semaines on l’espère.

Il y a également un mode manuel, qui permet de retarder la vitesse d’obturation, afin d’obtenir des photos avec de jolis effets (comme par exemple les phares de voitures d’une autoroute qui font des lignes jaunes et rouges).

Ajoutez à cela une stabilisation de l’image renforcée (avec un axe supplémentaire), et vous avez là un très bon « photophone », qui conviendra parfaitement aux amateurs comme « second appareil », à côté de leur gros reflex.


Et l’interface ?

LG continue d’améliorer des fonctions déjà présentes sur le G3, et mais en a rajoutées quelques-unes:

« Galerie photo »: pour visionner des photos organisées selon une ligne du temps ou en albums, en fonction de la date et du lieu

« Event Pocket »: pour créer un seul calendrier unifié en glissant/lâchant les rendez-vous et événements depuis de multiples agendas et sites sociaux.

« Smart Notice »: pour recevoir des notifications personnalisées (météo, voyages, etc) en fonction des habitudes de l’utilisateur.

Il y a également la suite Google Office préinstallée, et une bonne intégration de celle-ci dans le smartphone. De plus, les utilisateurs du G4 recevront un espace de stockage additionnel gratuit de 100 Go sur Google Drive pendant deux ans.

Enfin, avec l’option MirrorLink, les propriétaires d’une Volkswagen (et peut-être bientôt d’autres véhicules) pourront afficher une version ‘voiture’ de l’interface de leur G4 sur l’écran embarqué de leur véhicule: affichage des contacts, GPS, musique, etc.


lgpConclusion

En 2015, c’est LG qui a dégainé le dernier, après HTC et Samsung, pour présenter son nouveauflagship. Le G4 était attendu au tournant et d’après ce qu’on a vu à la conférence de presse, et notre première prise en main, il a réussi son pari.

Au niveau du design, le constructeur coréen a opté pour une finition en cuir (disponible dans de nombreuses couleurs, mais uniquement en brun et noir chez nous) et une courbe qui donnent au téléphone une fière allure.

Au niveau du matériel, il s’est concentré sur l’appareil photo, et il a plutôt bien fait ça.

La batterie de 3.000 mAh amovible ne fera pas de miracle (une bonne journée d’utilisation), mais il y a un port pour carte microSD, que Samsung a du abandonner sur son Galaxy S6.

Reste le prix: LG, qui avait toujours été un cran en-dessous de Samsung, l’a désormais rejoint. Le G4 en finition « Cuir Brun » ou « Cuir Noir » sera commercialisé fin mai en Belgique au prix de vente recommandé de 699 euros (32 GB). Pour être moins cher que le Galaxy S6 (32 GB), il faudra opter pour la finition en plastique « Metallic Grey », à 649 euros.

C’est le plus gros défaut du G4, à côté du fait qu’il n’y a pas de lecteur d’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone.

Voici le meilleur moyen de transformer votre tablette en outil de travail !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2015 16h03 | Ajouter un commentaire

Il n’y a rien de plus agaçant que d’essayer d’écrire un texte (email, document Word, etc) sur une tablette. Trop grandes ou mal placées, les touches tactiles ne sont jamais pratiques à utiliser, sans oublier que le clavier occupe la moitié de l’écran ! Le fabricant suisse Logitech vient de sortir un clavier portable et compacte, compatible Android et Windows. Nous l’avons essayé.

l1Une fois n’est pas coutume, nous écrivons cet article sur un petit clavier portable, compatible avec les appareils sous Android (tablettes et smartphones) et Windows (tablettes, ordinateurs, smartphones).

Il s’agit d’un clavier belge avec batterie intégrée (elle se recharge en 2,5 heures), et qui se relie en Bluetooth aux dispositifs compatibles. Et vous l’avez compris, ils sont assez nombreux.

Le « Keys-to-go » du fabricant suisse Logitech se définit comme un « clavier ultra-portable », ce qui explique sa taille ridicule: une longueur d’à peine 24 cm, et une largeur de 14 cm (dont 3 ne sont pas dédiés à la frappe car la batterie s’y trouve on présume).

l2Un excellent rapport confort / encombrement

Malgré sa taille de guêpe, et contrairement à de nombreux claviers pour tablettes que nous avons déjà pu essayer, le Keys-to-go est étonnamment facile à utiliser. Il bénéficie d’un revêtement baptisé « FrabicSkin », résistant à l’eau et aux tâches: il sera facile à nettoyer.

Il est assez lisse mais suffisamment rugueux que pour permettre une bonne frappe. Les touches ne ressortent pas mais s’enfoncent de quelques millimètres: ça n’a l’air de rien mais à l’usage, c’est amplement suffisant et après quelques secondes, on retrouve les mêmes réflex qu’un clavier classique.

Il n’y a pas de « trackpad », ou de zone tactile pour la souris. C’est plutôt normal, Android n’est pas prévu pour ça et le clavier se contente du service minimum pour rester très compact.

De toute façon, sur des dispositifs tactiles tels que des tablettes ou des smartphones, l’usage d’un pointeur est plutôt délicat.

l3Conclusion

Le Keys-to-go de Logitech devient vite indispensable à tous ceux qui doivent travailler sur une tablette (ou un grand smartphone, mais c’est plus rare), ou simplement ceux qui écrivent beaucoup d’emails. Quelques secondes d’utilisation suffisent pour taper correctement: à la fin de cet article, nous ne faisions déjà plus de mauvaises frappes. C’est sa grande force, car c’est une prouesse de garder une telle ergonomie dans un format si compacte, qui vous permet de l’emmener partout.

L’autonomie est de trois mois en usage (chiffres de Logitech). Il se recharge à l’aide d’un petit câble micro-USB fourni (à brancher à un transfo non fourni ou à un ordinateur), et est livré avec un support pour maintenir dans la bonne position la plupart des smartphones.

Seul bémol: un prix assez élevé: 59€ pour un petit clavier sans fil, ça n’est pas rien…

Sachez enfin qu’une version iOS existe déjà depuis quelques temps.

Philips Fidelio B5: un kit home cinéma portable et polyvalent

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 avril 2015 08h51 | Ajouter un commentaire

p2Philips persiste sur un marché de plus en plus concurrencé: celui des barres de son.

Tous les fabricants veulent vous vendre un truc discret pour améliorer le son des TV qui sont de plus en plus fine. Il faut désormais être original pour convaincre. Des grands noms comme LG et Samsung sont venus concurrencer Yamaha, par exemple.

Philips avait présenté au CES son « Fidelio B5 », qui est plutôt un kit de son pour TV, car la barre est accompagnée de deux enceintes satellites et d’un caisson de basses.

Où est l’originalité, dès lors ? Dans le fait que les deux enceintes et le caisson fonctionnent sans-fil, mais surtout qu’ils disposent d’une batterie leur permettant de fonctionner une petite dizaine d’heures. Après cela, il faut les remettre sur leur base de recharge, très simplement.

Ce qui peut être très pratique pour ne pas devoir mettre le son trop fort. Il suffit d’approcher au maximum les enceintes, par exemple tout près de votre divan, à hauteur de vos oreilles.

Il sait où se trouvent les enceintes satellites

p1Philips a pensé à tout: l’unité centrale, la barre de son, sait où se trouvent les deux satellites et adapte leur volume en fonction, afin de livrer un son équilibré et bien balancé.

Sachez également que les enceintes peuvent fonctionner en Bluetooth de manière autonome. Vos enfants peuvent en prendre chacun une, et y relier leur smartphone ou leur tablette.

Bref, un produit très pratique, au design étudié, et avec un son d’excellente facture.

Un seul défaut: son prix, de 789€… C’est un investissement conséquent, alors qu’il y a des barres de son correctes qui se vendent à 200€ (mais la spatialisation est nettement moins bonne, et les basses moins profondes que sur le Fidelio B5).