Archives du septembre, 2014

Un mois avec la Surface Pro 3 de Microsoft: tablette ou PC?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 23 septembre 2014 08h32 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Microsoft s’est lancé dans un marché très concurrentiel: celui de constructeur de « tablette » (vous allez comprendre les guillemets) et de smartphone.

S’il a racheté Nokia et ses téléphones Lumia pour devenir un challenger d’Android et d’Apple, Microsoft s’est lancé seul dans le monde des tablettes/ordinateurs.

Et c’est finalement bien logique: qui mieux que celui imagine un système d’exploitation peut concevoir l’appareil supposé l’utiliser de la meilleure des manières ? Le succès des iPhone et iPad a sans doute poussé le créateur de Windows dans cette direction…

Mais ça n’est jamais simple… Même après avoir changé de direction et restructurer ses activités, on ne passe pas aussi facilement du rôle de créateur de système d’exploitation à celui de concepteur d’un produit fini.

 

Du beau matos

Après avoir décliné sa Surface en deux versions (dont une avec Windows RT, qui ne permettait d’installer des programmes qu’à partir du ‘store’, et non des .exe traditionnels), Microsoft rationalise sa gamme et ne propose plus qu’un seul modèle.

Notre exemplaire de test que nous avons utilisé durant 1 mois est le milieu de gamme: processeur Intel Core i5, 128 GB de disque dur SSD, 4 GB de RAM. Son prix est de 999€, ce qui positionne immédiatement la Surface dans la catégorie des ultrabooks, ces ordinateurs ultraportables mais performants.

L’écran est plus grand (12″), mais plus fin (9,1 mm), et ne pèse que 800 grammes.

C’est donc un bel objet, performant et bien pratique couplé à son bon clavier ‘type cover’ (vendu séparément à… 129€), qui peut désormais se replier légèrement sur l’écran pour une meilleure stabilité quand vous l’utilisez sur les genoux. De plus, le pied intégré se plie à présent dans tous les sens: vous trouverez facilement votre position préférée.

 

Une position délicate

Mais à minimum 799€ (processeur i3 et 64GB de stockage, dont une trentaine utilisée par Windows 8.1), on peut difficilement recommander la Surface à ceux qui cherchent une nouvelle tablette. L’iPad dernier cri coute pratiquement la moitié.

Selon la responsable de Microsoft qui nous a présenté la machine, « c’est un ordinateur et une tablette », et on achète donc deux outils en un.

Cet argument est sans doute valable pour les professionnels, qui ont besoin de travailler sur un ordinateur complet sous Windows, mais qui souhaitent également une interface tactile agréable pour le divertissement et certaines tâches professionnelles comme les emails, le calendrier, les démos, etc.

Parmi ces travailleurs modernes, quelques-uns seront ravis de se servir du stylet intelligent fourni. Celui-ci permet notamment de gribouiller des notes ou des croquis assez précisément sur l’application One Note à laquelle il est intimement lié (il suffit d’appuyer sur un de ses boutons pour la lancer).

Pour le grand public, l’argument du ‘2 en 1’ tient moins la route. Pour 930 euros (le prix de la Surface la moins chère et du clavier), une famille a tout intérêt à acheter un ordinateur portable classique à 500€ et un iPad à 430€…

 

Conclusion

La Surface Pro 3 de Microsoft est avant tout un très bon ordinateur ultraportable. Son clavier en option, qui inclut désormais une souris tactile (touchpad) d’excellente facture, la transforme en véritable outil de travail, dans toutes les positions envisagées (bureau, genou, avion, lit, etc…). Le tout avec une excellente gestion de l’autonomie.

A configuration égale (i5 et 128 GB), cependant, le MacBook Air d’Apple coute 899€, contre 1.129€ pour la Surface avec clavier. Certes il n’est pas tactile et n’a pas de stylet, mais bon… Microsoft aurait du se retenir de faire une publicité comparative (voir plus bas).

Les clients fortunés (surtout des professionnels) seront sans doute ravis de pouvoir l’utiliser comme une (grande) tablette.

Reste que Windows 8 n’est pas le système d’exploitation rêvé pour une tablette: le magasin d’applications est à des années lumières de celui d’iOS (pour l’iPad). De plus, vous repasserez régulièrement, même sans le vouloir (pour certaines configurations ou applications), sur l’interface traditionnelle du bureau Windows, qui n’est pas du tout conçue pour un usage tactile.

Microsoft fait donc le pari risqué qu’il existe une clientèle prête à mettre le prix pour avoir un ordinateur ultraportable qui puisse devenir une tablette. Au vu du succès des précédents modèles de la Surface, il est probable que le géant du logiciel se trompe. Mais rassurez-vous, ce n’est pas là son business principal. Les Surface sont des vitrines et des porte-drapeaux pour Windows 8, et bientôt Windows 9.

 

Lenco mélange les genres: une enceinte Bluetooth portable qui recharge votre téléphone

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 22 septembre 2014 08h25 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, les fabricants d’électronique grand public proposent toujours plus d’enceintes portables.

La plupart d’entre elles fonctionnent donc sur batterie, pour être emmenée partout avec vous et rester à proximité de votre smartphone ou de votre tablette, qui diffusent leur musique via Bluetooth.

Un produit bien pratique mais qui a un gros inconvénient: il vide encore plus vite votre batterie. Tenir une journée devient un challenge, même avec un smartphone tout neuf.

Le produit proposé par Lenco, une marque connue pour ses prix planchers, tente de résoudre le problème.

 

Une autonomie d’une dizaine d’heures

La Grid-7 est une enceinte portable, d’une autonomie d’une dizaine d’heures. Mais qui permet également de recharger la batterie de votre smartphone. Cette autonomie baissera donc de manière inversement proportionnelle à celle de votre téléphone, mais ça vous l’aviez deviné. Il y a un port USB classique auquel vous brancherez votre précieux téléphone, comme s’il s’agissait du petit transformateur.

Côté connectique, c’est assez complet en plus du Bluetooth: lecteur de carte microSD, entrée auxiliaire, sortie casque, NFC (pour lier un smartphone en le touchant).

Une bonne idée de la part de Lenco, mais qui, à 119€, a forcément quelques défauts.

 

Deux bémols

Le premier est l’encombrement: le look est sympa mais l’appareil est plutôt gros (25 x 10 cm) et lourd (1,1 kg). Il est cependant livré avec une bandoulière, qui s’avèrerait indispensable en déplacement car il n’y a pas de poignée.

Le second bémol est la qualité du son. Ça n’a jamais été le point fort de Lenco et cette enceinte ne déroge pas à la règle. Malgré la taille, les basses sont terriblement légères. Et les aigus, pas assez perçants. La voix du chanteur ne se détachera pas. Bref, on ne s’improvise pas mélomane, soyez averti.