Archives du juin, 2014

Canon PowerShot N100 : l’appareil photo spécial selfie !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 juin 2014 09h50 | Ajouter un commentaire

On vous en parle assez souvent, votre fil d’actualité Facebook ou Twitter en est rempli, et même les Diables Rouges s’y mettent : le fameux selfie.

Vous avez besoin d’une définition (vraiment?) : pour faire simple, c’est un autoportrait à bout de bras, réalisé avec l’appareil photo d’un smartphone.

 

Les fabricants d’appareil photo s’y mettent !

Alors qu’on pensait le selfie limité aux téléphones, les voilà qui débarquent, sous une forme légèrement différente il est vrai, dans les rayons des spécialistes de la photographie, dont ceux de Canon, éternel rival de Nikon.

Rassurez-vous : le PowerShot N100 est avant tout un appareil photo compact milieu de gamme (349€), doté d’un zoom 5x à l’avant et de modes de prises de vue (uniquement) automatiques.

 

Un capteur… à l’arrière

Samsung avait intégré sur un de ses modèles, il y a quelques années, un mini écran sur la face avant de l’appareil, ce qui permettait de cadrer (un peu) mieux les autoportraits.

Canon prend le problème dans l’autre sens, si l’on veut : il a ajouté un capteur sur la face arrière de l’appareil. Selon le communiqué de presse, l’idée est « d’enregistrer simultanément les émotions du photographe et du sujet ».

 

Comment ça marche ?

L’appareil photo est équipé d’un sélecteur inédit, qui permet de prendre deux photos en même temps : celle du paysage que vous venez de cadrer de manière traditionnelle, avec le bel écran Full HD ; mais également, et c’est là que le selfie nous rattrape, une photo de votre tête au moment ou vous prenez le cliché.

L’appareil ajoute ensuite votre petite tête dans le coin supérieur droit de la photo. Vous l’aurez compris : il vaut mieux éviter la grimace genre « ébloui par le soleil » ou « est-ce que j’ai bien cadré, je ne suis pas sûr de comprendre ?»

Un autre mode enregistre une petit vidéo de votre tête durant les quelques secondes que durent la prise de vue (mise au point, déclenchement, etc). Cette option nous semble un peu tirée par les cheveux…

 

Conclusion

Le Canon PowerShot N100 surfe de manière plutôt originale sur la vague du selfie. Le résultat est plutôt amusant. Nous l’avons testé lors de la rencontre Belgique-Tunisie, où il prend tout son sens : une photo du terrain et du stade, avec dans un coin, votre petite bouille ravie de supporter les Diables.

Cette idée du « dual shot » existe au travers de plusieurs applications pour smartphone, comme la « belge » Frontback. Moins narcissique que le « selfie » traditionnel, ce principe de mettre deux photos en une permet surtout de raconter une histoire. « J’ai été voir les Diables Rouges au stade, regardez comme ils sont beaux. Mais en plus, moi, je me suis bien amusé« …

Rassurez-vous: il ne s’agit que d’un « mode » pour ce compact à la finition exemplaire. Le N100 peut tout aussi bien faire office d’appareil photo traditionnel doté des dernières fonctionnalités, et il fera tout aussi bien son job. Son prix devrait tourner aux alentours des 349€, prix de lancement.

 

50 tables de kicker contrôlées avec une application Facebook: « On nous a pris pour des fous »

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 13 juin 2014 13h35 | Ajouter un commentaire

Ils sont fous, ces Allemands ! Une agence de pub a mis au point une compétition de kickers qui se contrôlent à distance, via Facebook. 50 tables se trouvent dans un hangar à Francfort. On a été jeté un oeil…

Il est probable que vous en ayez déjà marre qu’on vous serve de la Coupe du Monde à toutes les sauces…

Mais ce que nous avons pu visiter ce mercredi 11 juin, à la veille du coup d’envoi de l’évènement sportif le plus regardé au monde, n’y est que lointainement lié. Or, il devrait intéresser tous les amateurs de nouvelles technologie et de réseaux sociaux.

Un tournoi international de « kicker » (vous allez comprendre les guillemets), qui se joue via…. Facebook. A la clé ? Quelques cadeaux pour les participants, et pour la nation victorieuse de la finale, « on ne sait pas encore, mais il y aura quelque chose », nous a promis Sarah Thomas, responsable Facebook du groupe Lidl, commanditaire de ce projet complètement fou.

 

Comment ça marche ?

Dans un hangar perdu au milieu d’un vieux zoning industriel de Francfort, on trouve 50 petites tables de kicker, divisées en deux parties. Chacune d’elles est un espace de tir au but, façon penalty (un tireur, un gardien, un goal et un ballon, donc).

Ces tables sont des concentrés de mécaniques et de nouvelles technologies. Caméras, bras articulés, modem, tableau électrique… Il y a tout ce qui faut pour permettre aux fans de la page Facebook du géant allemand de la grande distribution de s’affronter à distance, via le réseau social.

 

Pas vraiment un kicker un direct

Un duel se résume à trois penaltys par joueur, tour-à-tour gardien puis buteur. Le contrôle est forcément limité, « et se base sur un penalty dans FIFA 14 » (un jeu vidéo de football sur console), nous a expliqué Dominik Heinrich, le responsable de ce projet, travaillant pour une célèbre agence internationale de publicité.

En gros : vous cliquez au bon moment pour choisir la direction, et ensuite pour la puissance de la frappe. Votre adversaire en fait autant avec la direction du plongeon, et sa rapidité. « C’est donc surtout de la chance », reconnaissent volontiers les concepteurs.

 

Tout est automatique

Il n’y a aucune intervention humaine, mais la scène du penalty est bien réelle. Tout est automatisé, y compris la vidéo filmée en direct, et qui est montrée aux opposants quelques secondes plus tard.

Le hangar de Francfort cliquote donc dans tous les sens, mais le bruit des cinquante tables de kicker est contenu, car limité à des petits bonshommes qui touchent (assez mollement) une balle en plastique. Une scène assez surréaliste, à vrai dire…

 

8 mois de travail

L’agence de pub et ses créatifs ont bien bossé entre le début du projet (novembre 2013) et son lancement (juin 2014).

« Au début, on était environ 6, pour créer le prototype et le montrer à Lidl. Ensuite pour la production en série, 54 personnes ont bossé pendant plusieurs mois. C’est un projet d’envergure ».

Un gros projet, mais surtout un concept unique. Fou, d’accord, mais unique en son genre…

 

Tout ça pour une campagne Facebook

Le marketing a bien changé, diront certains. En effet, consacrer un tel budget (les chiffres ne sont pas dévoilés) pour amuser les fans d’une page Facebook, c’est clairement une première dans le monde de la grande distribution.

« Le but n’est pas de gagner encore plus de fans », explique Sarah Thomas, qui est tout de même très fière de nous annoncer que le cap est 11 millions (sur 23 pays) est atteint. « C’est de les fidéliser, de les divertir ».

 

Étonnant de la part de Lidl ?

Une ambition qui peut étonner, vue de Belgique, où Lidl a (de moins en moins) une image « discount » qui n’a rien à faire, a priori, avec une campagne à plus d’un million d’euros.

« Ce n’est pas pour autant que nos prix vont augmenter », nous garantit-on du côté de Lidl Belgique. « On a de bonnes parts de marché, qui permettent d’investir dans d’autres domaines, comme le marketing et la communication », nous a expliqué Julien Wathieu, porte-parole.