Archives du mai, 2014

Logitech Powershell: faut-il craquer pour cette manette iPhone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Mobilité , le 28 mai 2014 18h06 | Ajouter un commentaire

Depuis la sortie d’iOS 7, la dernière version de l’interface des iPhone et iPad, il est possible d’y connecter une manette de jeu. Mais cela en vaut-il la peine ?

Les accessoires pour iPhone ont toujours été un marché très juteux. La raison principale: le grand nombre d’appareils présents dans le monde entier, et surtout une continuité dans le design sur deux générations.

Les iPhone 4 et 4S (depuis 2010) ont gardé un format similaire sur deux ans, et Apple continue d’en construire et d’en vendre. Il en existe donc des dizaines de millions sur terre.

 

5 et 5S, le nouveau duo gagnant

Les iPhone 5 et 5S (le modèle actuel) ont également des mensurations identiques, ce qui a ouvert la voie pour une nouvelle génération de housse, coque, station d’accueils, réveil, etc…

La concurrence change de format et de design à chaque génération: il suffit de voir les Samsung Galaxy S 2, 3, 4 et 5 depuis quatre ans. Ce qui est moins encourageant pour les fabricants d’accessoires, qui en produisent en quantité moindre, et donc à des prix plus élevés.

 

Powershell pour iPhone 5/5S

Il n’y a donc logiquement que pour l’iPhone 5/5S que des fabricants ont osé commercialiser une « coque batterie et manette de jeu ». Nous avons testé le Powershell Controller + Battery du suisse Logitech, spécialisé dans les accessoires.

Il faut la voir comme une manette de jeu pour iPhone (à partir de iOS7), dans laquelle vous devrez d’ailleurs insérer le smartphone. Elle a une batterie intégrée pour recharger durant un certain temps votre iPhone.

 

Maniabilité à revoir

L’idée de Logitech est bonne, mais il faudra sans doute attendre la prochaine génération pour corriger quelques défauts. A commencer par la maniabilité. Le curseur doit être enfoncé avec une certaine force pour agir, ce qui peut être gênant dans certains jeux.

De plus, il manque cruellement un « stick » comme sur les manettes de PlayStation et Xbox. C’est dommage, surtout pour les jeux en ‘3D’ comme GTA San Andreas.

 

Pas assez de jeu

L’autre problème de cette manette est le manque de jeux compatibles. Mais ça n’est pas de la faute de Logitech.

Les développeurs ne prennent pas forcément la peine d’inclure cette option dans leur jeu, sans doute parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de manettes sur le marché. Bref, c’est l’histoire de l’œuf et de la poule…

On retrouve tout de même une centaine de titres sur cette page: http://gaming.logitech.com/fr-fr/microsite/powershell-game-list, parmi lesquels GTA San Andreas et Sonic. Mais c’est trop peu…

 

Conclusion

La meilleure chose à savoir sur cette manette de Logitech, baptisée Powershell Controller + Battery, est que son prix a fortement baissé depuis son lancement il y a quelques mois, à cause des défauts qu’on vient d’avancer.

Du coup, à environ 50€ sur Amazon, ça devient une bonne affaire, ne fut-ce que pour sa batterie de secours intégrée.

La concurrence est plutôt limitée: la Moga Ace Power coûte 99€.

 

Samsung Galaxy S5 + Gear Fit: le couple idéal ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 14 mai 2014 14h05 | Ajouter un commentaire

Vous avez déjà tout lu et entendu sur le Samsung Galaxy S5, le dernier « porte-drapeau » du constructeur coréen, qui sort chaque année un nouveau smartphone haut-de-gamme. Le design n’a pas tellement changé, mais l’interface colorée est rafraichissante, les menus d’Android bien aménagés, et la fluidité sans faille, grâce à un moteur bien puissant.

En 2014, Samsung a consacré « son petit plus » à la santé, équipant son téléphone d’un capteur de rythme cardiaque et d’une application S Health enrichie. Mais c’est surtout couplé à sa dernière « smartwatch » (appelée Gear Fit) que le S5 devient un vrai compagnon de route. On a testé durant deux semaines l’alliance ultime des geeks et/ou des fans de « santé électronique ».

 

Gear Fit combine, et ça c’est malin

Gear Fit est sans doute le modèle de « smartwatch » le plus abouti. Car contrairement aux autres modèles, qui doivent choisir entre « écran déporté pour smartphone » ou « bracelet d’activité », la Gear Fit s’offre le luxe de faire les deux.

De plus, esthétiquement, c’est une réussite: la montre très rectangulaire affiche des informations colorées sur un bel écran incurvé de 4,67 cm de diagonale, le design est élégant et discret, le bracelet interchangeable et confortable… Du beau travail.

La montre se réveille et affiche l’heure, la date et la météo sur son écran d’accueil, dès que vous levez le poignet, ou lorsque vous appuyez sur l’unique bouton, situé sur la tranche.

A vous de définir le sens de l’affichage, en mode portrait ou paysage.

 

Une montre connectée

Comme les montres de Sony, par exemple, elle permet de savoir ce qu’il se passe sur le smartphone Samsung (Galaxy S ou Note) auquel elle est reliée de manière permanente en Bluetooth, et d’en prendre (un peu) le contrôle. A vous de configurer les notifications qui vous intéressent, via l’application « Gear Fit Manager ».

Par défaut, il y a les appels entrants (décliner l’appel ou envoyer un SMS prédéfini), les alarmes et les rendez-vous. Ces notifications vibrent légèrement au poignet, s’affichent et font un petit bruit. Pas mal pour les SMS également, que vous pouvez lire, et auxquels à nouveau, vous pouvez répondre par un message prédéfini (impossible d’écrire quoi que ce soit).

Le reste, c’est à vous de voir, mais je vous déconseille d’activer trop de notifications, car vous n’avez certainement pas envie que votre poignet vibre à chaque mail reçu ou à chaque notification Facebook.

Deux autres options sympathiques à l’usage: le contrôle multimédia du smartphone (chanson suivante ou précédente, réglage du volume), et « Localisez mon téléphone » (qui lance une musique sur l’appareil, et allume la torche), au cas ou vous ne le retrouvez plus.

 

La santé, c’est important

La partie « Gear » bouclée, passons à la partie « Fit ». Il s’agit, vous l’avez compris, du moniteur d’activité. Marchez-vous assez ? Dormez-vous bien ? Avez-vous envie qu’on vous encourage à faire des exercices, tout en surveillant votre rythme cardiaque ?

Si les réponses à ces questions sont plutôt « Oui », alors la Gear Fit peut vous intéresser. Elle fonctionne idéalement en symbiose avec l’application S Health (qui veut dire Santé en anglais), qui se chargera de rassembler et d’afficher toutes les données collectées par la montre.

Cette application de Samsung va au-delà des statistiques: vous pouvez enregistrer vos apports caloriques, en indiquant ce que vous avez mangé via une base de données. L’écran d’accueil de l’application, ensuite, indique les calories dépensées et celles ingurgitées. Dans le cadre d’un régime, cela peut servir, et surtout motiver.

 

Un podomètre, mais pas que

Revenons à la Gear Fit: lorsque vous la mettez pour la première fois à votre poignet, il faut lancer le podomètre, qui va ensuite compter tous vos pas. Sur la montre, vous pouvez consulter ce nombre, pour voir où vous en êtes, ou consulter l’historique (nombre de pas par jour).

C’est également sur celle-ci que vous lancerez vos « exercices ». Vous avez le choix entre « Course », « Marche », « Vélo » et « Randonnée », ces deux derniers modes sollicitant également le GPS du smartphone Samsung connecté.

Le cardiofréquencemètre intégré prend ici tout son sens. Il indique votre rythme cardiaque en direct, et si vous optez pour l’option « automatique », il vous indiquera, tenant compte de vos données physiques préalablement enregistrées, si vous devez augmenter ou diminuer votre effort.

Enfin, l’option sommeil, à déclencher quand vous sentez que vous allez vous endormir, vous donne, au réveil, quelques informations sur la nuit que vous venez de passer. Le nombre d’heures (facile vu que vous arrêtez le mode sommeil à la main), mais également votre activité durant la nuit. En gros, cela vous donne le nombre de minutes durant lesquelles vous étiez « agité », et donc quand vous avez bougé les bras. Pas d’une grande utilité, finalement. Il aurait fallu ajouter d’autre mesures, comme le rythme cardiaque, pour analyser plus finement la chose.

 

Conclusion

Contrairement à 2013, où le Galaxy S4 avait mis l’accent sur des gadgets à la limite du ridicule (souvenez-vous du défilement automatique en suivant le mouvement des yeux), Samsung a intégré dans son nouveau porte-drapeau la notion de « Santé ». C’est tout de même un peu plus utile.

Il s’agit à nouveau d’une tendance que Samsung ne fait que suivre, mais le géant coréen le fait bien, grâce à une application « S Health » simple mais efficace. Sachez que le Galaxy S5 permet, lui aussi, de mesurer votre rythme cardiaque grâce à un capteur situé sur le dos de l’appareil, rendant la manœuvre parfois délicate.

« S Health » prend tout son sens si vous achetez également la « Gear Fit » du constructeur. En plus d’être un petit écran de contrôle déporté pour votre smartphone (vous pourrez parcourir les notifications, par exemple), c’est un moniteur de vos activités physiques.

Certes, il y a des défauts: il faut recharger un appareil de plus, tous les deux ou trois jours; le prix (199€) est assez élevé; et la montre épuise (un peu) la batterie du smartphone car elle est reliée en Bluetooth en permanence.

On peut également se poser des questions sur l’intérêt, au-delà de l’aspect geek/gadget, d’avoir un compte-rendu détaillé du nombre de pas effectués, du fait que vous ayez bougé durant le sommeil, etc. C’est la tendance du « quantified self »: se mesurer en permanence. Pourquoi pas ?

Mais soyons clair: la Samsung Gear Fit est actuellement le seul modèle qui combine le bracelet d’activité et la montre connectée. Et il le fait très bien.

Sony Xperia Z1 Compact: enfin un smartphone qui rentre en poche

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 5 mai 2014 10h30 | Ajouter un commentaire

Sony cherche sa place dans la jungle des smartphones sous Android. Mais le constructeur japonais, qui jouit pourtant d’une excellente image de marque, a bien du mal.

La faute à une concurrence féroce, avec d’un côté Samsung qui dépense des fortunes en marketing, et de l’autre côté les « Chinois » (Huawei en tête), qui débarquent avec des prix cassés.

Le Xperia Z1 a connu un certain succès l’année passée. Le porte-drapeau de Sony, de grande taille, a su trouver un public avec un design épuré, un bon appareil photo et surtout, une véritable étanchéité. C’est le petit plus de Sony et c’est, selon moi, un argument auquel on ne pense pas assez.

 

Comme son nom l’indique

Le Z1 compact est sorti en février 2014. C’est donc un petit Z1, de 4,3 pouces (contre 5 pour son ainé). Un format presque oublié, tant les marques se jettent sur les phablettes, ces téléphones XXL.

A part cette taille contenue, il a toutes les caractéristiques des smartphones haut-de-gamme. Châssis étanche (norme IP58 pour une immersion jusqu’à 1,5 m pendant 30 minutes) en aluminium et en verre, appareil photo de 20 MP, Android 4.4, un bon processeur garantissant une fluidité constante (Snapdragon 800, quatre cœurs à 2.2 GHz), 2 GB de RAM, 16 GB de mémoire interne et la compatibilité avec la 4G… Bref, du lourd. Mais le prix aussi est « haut-de-gamme »: environ 479€ à l’heure actuelle (prix de départ 549€).

 

Un bon petit gars

Ce Xperia Z1 compact fait très bien son job. Il est puissant, très fiable et toujours en forme, grâce à une batterie de 2300 mAh. La surcouche Android de Sony est discrète, ce qui est généralement un gage de réussite. Il n’y a rien de plus énervant que de personnaliser trop Android, au point de le rendre méconnaissable et donc, délicat à appréhender.

Pour autant, les applis exclusives de Sony ne sont pas transcendantes, et dépendent de vos souscriptions éventuelles à des abonnements (Sony Music ou Video Unlimited).

Parmi les petits détails sympas de l’interface, il y a le mode nuit configurable, qui déclenche des actions dès que vous branchez votre chargeur entre 22h et 7h, et Xperia Transfer, qui se charge d’une transition optimale de vos contacts depuis un ancien téléphone, quelle que soit sa marque.

 

Conclusion

J’aime surtout son format de poche (qui devient bien rare), son bouton dédié qui lance l’appareil photo en une seconde, son étanchéité réelle (on peut le laver en faisant la vaisselle), sa finition impeccable et son design élégant et discret, avec du verre des deux côtés, qui rappelle l’iPhone 4.

Je n’aime pas le prix: c’est le genre de smartphone qui aurait fait un carton à 250€, mais il est très bien équipé et donc son prix grimpe logiquement à 479€ (prix constaté actuellement). Il se retrouve dès lors dans la cour des grands, et doit donc batailler ferme face aux baisses des prix rapides des grosses cylindrées de l’année passée: Samsung Galaxy S4 (on le trouve à 350€ sur Amazon), LG G2 (364€), HTC One 2013 (460€)… Quant à l’appareil photo, il est dans la moyenne, mais ne prenez pas les 20 MP pour une garantie de résultats éclatants.