Archives du avril, 2014

A quoi ça sert, une clé USB pour smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 9 avril 2014 17h31 | Ajouter un commentaire

La capacité de stockage des smartphones et des tablettes est un argument important, mais souvent sous-estimé par les futurs acheteurs. On croit souvent qu’on a « bien assez » avec 16GB. Mais après un test de deux semaines, il ne reste déjà plus que 7 GB, après avoir installé plusieurs applications, transféré de la musique et pris quelques photos. Cela va donc vite, de plus en plus vite: les applications sont de plus en plus encombrantes, les photos et les vidéos plus lourdes car de meilleure qualité.

Le plus simple pour augmenter cette capacité de stockage sur un smartphone ou une tablette sous Android ou Windows Phone (l’iPhone est « verrouillé »), c’est de se procurer une carte microSD, dont la capacité atteint désormais 128 GB. Vous pourrez y placer vos médias et des données d’application, mais certaines devront rester sur la mémoire de votre téléphone. Petite parenthèse: c’est à cause de cela que de nombreux appareils sous Android vendus aujourd’hui, équipés de 8 GB, doivent assez vite faire face à ces problèmes de stockage…

 

Double USB !

Une alternative à la microSD, c’est cette clé USB qui a atterri sur mon bureau la semaine passée. Elle est « double »: USB classique d’un côté, micro USB de l’autre. Ça tombe bien: la majorité des smartphones et tablettes actuels (sauf ceux d’Apple, une fois de plus) sont équipé d’un port micro USB pour la recharge et la liaison à un ordinateur.

Vous voyez où je veux en venir ? Cette DataTraveler microDuo de Kingston peut donc faire office de clé USB (2.0) pour un smartphone ou une tablette. Avantage: elle est très compacte, comme un connecteur Bluetooth, mais embarque 8, 16, 32 ou 64 GB de stockage.

Avant d’aller plus loin, sachez qu’elle n’est compatible qu’avec les appareils acceptant la norme « USB OTG », pour « on-the-go ». Ils sont nombreux, heureusement (allez vérifier sur cette page). Sachez enfin qu’il faut une version 4.0 (et plus récente) d’Android pour l’utiliser.

 

Comment ça marche ?

L’intérêt principal de cette clé double USB, c’est la facilité du transfert et du partage de fichiers. Certains appareils sous Android nécessitent un logiciel spécial pour transférer des fichiers, comme HTC et son encombrant Sync Manager. Si vous ne voulez pas utilisez de logiciel, ou si vous n’êtes pas devant votre ordinateur mais celui d’un ami ou d’un collègue, cette clé USB prend tout son sens.

Vous la connectez à l’ordinateur (PC ou Mac), tout simplement. Vous y mettez les chansons/photos/vidéos que votre ami/collègue souhaite partager. Vous la débranchez de l’ordinateur, vous la retournez et vous l’insérez dans votre smartphone.

Le voilà affublé d’un discret appendice, et c’est le même principe qu’une clé USB sur un ordinateur, sauf que vous ne pouvez pas (sans installer un logiciel tiers) parcourir la clé directement.

Vous devez passer par les applications, comme « Galerie » (photos et vidéo) ou « Musique ». Dans celles-ci, le contenu de la clé USB apparait comme un album photos à part, ou est directement intégré à la musique disponible.

Il est possible de copier les photos et vidéos, mais pas les chansons.

 

Installer un File Manager

Mais en chipotant, on peut tout faire. On est sur Android, rappelons-le… Il faudra cependant installer ce logiciel tiers dont je vous parlais. Une application de gestion de fichiers, comme le gratuit mais efficace « File Manager ».

Libre à vous dès lors de parcourir tous les dossiers, y compris ceux de la clé USB. Et de copier ce qu’il vous plait, là où ça vous plait (mais vers les dossiers Photo/Video/Music, c’est plus prudent).

Enfin, soyez vigilant et « démontez » la clé via les Paramètres/stockage avant de la séparer du smartphone.

 

Conclusion

La clé « double USB » (15€ pour la 8GB) de Kingston est une bonne alternative à la carte microSD, qui ne peut pas être insérée dans la plupart des ordinateurs. Le principe très simple de la « petite clé USB » s’adapte donc logiquement aux smartphones compatibles sous Android.

Son principal usage, à mes yeux, est le partage de fichiers avec des ordinateurs différents. Car à la maison, théoriquement, vous avez un moyen plus simple que de chipoter avec une clé USB pour transférer du contenu de votre PC vers votre smartphone (avec ou sans un logiciel de synchronisation).

Mais lorsque vous êtes sur l’ordinateur du travail ou sur celui d’un ami, ou lorsque vous souhaitez transférer rapidement des fichiers volumineux entre deux smartphones… alors le principe d’une clé USB pour smartphone a du sens. Pour les pros, cela peut être très pratique également: au lieu de stocker de la documentation sur une clé USB standard, le faire sur une « double » est plus pratique, au cas où le client n’a pas d’ordinateur.

Les plus geeks d’entre vous passeront sans doute leur chemin. Avec le cloud et le NFC, vous avez déjà des moyens alternatifs pour transférer, gérer ou partager vos fichiers. Mais si ces termes ne vous disent rien, alors essayez cette clé USB, elle pourrait vous aider…

Windows Phone 8.1 arrive bientôt, avec les nouveaux Lumia de Nokia

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 2 avril 2014 22h02 | Ajouter un commentaire

À l’occasion de la conférence Build 2014 de Microsoft, Nokia a annoncé ce mercredi la sortie de trois nouveaux smartphones utilisant Windows Phone 8.1, la future (grosse) mise-à-jour d’un système d’exploitation au succès grandissant (environ 10% en Belgique). Une mise-à-jour prévue « en été ».

Toute les Nokia sous Windows Phone 8 bénéficieront de « Lumia Cyan », qui intégrera au sein d’un même module Windows Phone 8.1 et des caractéristiques propres à Nokia. Parmi les nouveautés de cette mise-à-jour, il y a de nouvelles tuiles dynamiques, un centre de notifications, un nouveau moyen d’entrer du texte avec Word Flow et, aux États-Unis dans un premier temps, l’arrivée de Cortana, un concurrent de Siri, l’assistant personnel de l’iPhone.

Les nouveaux-venus sont les Lumia 930 (haut-de-gamme), 635 et 630 (entrée de gamme).

 

Le 930, 20 MP

Le Nokia Lumia 930, remplaçant du 925, a forcément une fiche technique attractive. Son prix sera de plus de 599€ HTVA, comptez donc un bon 699€ en Belgique, au lancement (mais ça baisse assez vite).

  • Un appareil photo PureView de 20 mégapixels avec objectif stabilisé ZEISS
  • Un design qui marie le métal avec un matériau polycarbonate, et un écran ClearBlack de 5 pouces qui permet d’afficher des images plus lumineuses, même en plein soleil. 5 pouces qui afficheront des tuiles en plus, comme sur la phablette, le Lumia 1520.
  • Un processeur Snapdragon quadricœur à 2,2 GHz
  • 32 GB de stockage interne (pas de port microSD)
  • 2 GB de RAM

 

Les 630, abordables

Ce qui a permis à Windows d’atteindre des parts de marché d’environ 10%, c’est le bas de gamme, les petits Lumia 520. Nokia compte donc fortement sur ses Lumia 630, disponibles à partir de mai 2014 d’abord en Asie, en Inde/Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Europe.

Cet appareil sera proposé à 119 euros pour la version single-sim et à 129 euros pour la dual-sim. Le Nokia Lumia 635 (4G) sera disponible dans le monde entier – y compris aux États-Unis – à partir de juillet 2014, à un prix débutant à 149 euros. Tous les prix cités sont entendus hors TVA. Les prix exacts, les variantes et la disponibilité au Benelux suivront ultérieurement.

Ces Lumia 600 sont forcément moins excitants sur le papier:

  • Ecran 4,5 pouces de 854 x 480 pixels
  • Un processeur Snapdragon quadricœur moins rapide (1,2 GHz).
  • 512 MB de RAM
  • 8 GB de stockage interne, mais avec port microSD.
  • Un design coloré avec des coques échangeables et un écran ClearBlack de 4,5 pouces.
  • Un petit appareil photo 5MP, sans flash.

Nokia Lumia 1520: la phablette Windows s’en tire-t-elle mieux ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 1 avril 2014 20h57 | Ajouter un commentaire

La phablette sous Android essayée le mois dernier nous avait laissé une impression mitigée. Ce qu’on gagne en place sur l’écran, pour afficher plus d’informations, plus d’images, etc, on le perd en place dans la poche et maniabilité d’un appareil pratiquement inutilisable à une main.

Quelques semaines après sa sortie, nous allons voir ce que vaut la version Windows Phone d’un smartphone XXL.

Le Nokia Lumia 1520 est la seule phablette disponible utilisant le système d’exploitation mobile de Microsoft. Le constructeur finlandais est privilégié: racheté par le géant californien, il a toute la collaboration nécessaire au niveau software et hardware pour sortir ce qui se fait de mieux.

Le résultat est soigné. Nokia ne change pas son design épuré, et le 1520 s’avère être un grand frère du 925. Angles arrondis, grand écran noir, excellente finition… du Lumia haut-de-gamme tout craché.

Toujours aussi grand…

Forcément, la phablette de Nokia est grande. L’écran a une diagonale de 6 pouces, et l’appareil a des mensurations d’armoire à glace: 16 cm en longueur, 8,5 cm en largeur, et 8,7 mm d’épaisseur.

Les problèmes sont donc les mêmes que sur le modèle d’Acer: il faut faire le grand écart du pouce pour atteindre le coin supérieur gauche de l’écran. On ne va pas revenir sur ce problème intrinsèque aux phablettes.

Sachez tout de même que cette taille permet à Nokia d’insérer un gros processeur (Snapdragon 800, 4 cœurs, 2,2 GHz), une batterie de 3400 mAh, 2 GB de RAM, 32 GB de stockage interne (c’est  le double de la plupart des Android Phone, même les plus chers), un port microSD, un appareil photo de 20 MP de type PureView (lire le test du Lumia 1020).

 

Windows Phone se prête bien aux grandes tailles

Le système d’exploitation mobile d’Apple, iOS (iPhone et iPad) se contente d’afficher depuis 2007 les mêmes écrans remplis d’icônes d’applications passives, qui sont de simples boutons de lancement.

Android (avec ses widgets) et Windows Phone (avec ses tuiles dynamiques ajustables) permettent de personnaliser davantage les écrans d’accueil de son appareil.

Le concept de Windows Phone se prête, à nos yeux, parfaitement à une phablette. On aime composer un bel écran, avec des tuiles dynamiques plus ou moins grandes, selon nos préférences. Vous faites de belles photos ? Utilisez alors une grande tuile, qui vous les affichera en boucle en permanence. Vous n’aimez pas spécialement Facebook ? Utilisez la plus petite tuile, qui n’est qu’un bouton de lancement…

 

50% de personnalisation en plus

Cette idée originale, qui fait la force (et le succès relatif mais grandissant) de Windows Phone, est transcendée avec un écran de 6 pouces, qui car l’espace pour agencer ses tuiles est augmenter de 50% en largeur. Pour faire simple, vous pouvez aligner six petites tuiles, ou une grande et une moyenne. Sur les autres Lumia, de 520 à 1020, il faut se contenter de quatre petites tuiles, ou une grande.

Ceux qui aimaient le principe sur les « petits » modèles vont donc adorer le grand Lumia 1520. C’est nettement plus frappant que sur Android, selon nous. Une question de point de vue, car il y a plus de place également sur l’Acer que nous avions testé. Mais un widget un peu plus large, ça ne change pas grand chose. Deux tuiles de plus, oui.

Ce sont, il est vrai, des considérations ergonomiques assez subjectives. Libre à vous d’en juger en magasin.

 

Conclusion

A la fin de ce test, je reste sur un sentiment positif. Autant la phablette d’Acer était délicate à manipuler, avec un bouton de verrouillage difficile à atteindre, en haut du téléphone. Autant le Lumia 1520 gère mieux l’entrée du constructeur dans la cour des (très) grands smartphones, grâce à une ergonomie mieux pensée, et surtout grâce à un OS qui se prête davantage aux grandes dimensions d’écran.

Maintenant, les smartphones qui ne peuvent s’utiliser qu’à deux mains, on aime ou on aime pas. Mais comme les TV, au début, tout le monde dit « c’est trop grand ». En 2014, la taille 46 pouces s’imposera dans les salons…

Vous ne trouverez pas ce Nokia en dessous de 600€, même sur le web. Un prix pas si élevé que ça: les smartphones haut-de-gamme atteignent souvent les 700€. Et le Lumia 1520 a tout du haut-de-gamme…