Archives du mars, 2014

Enfin abordable, la domotique ? Voici le « chauffage connecté »…

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 28 mars 2014 14h10 | Ajouter un commentaire

Vu le prix des carburants, il est essentiel de limiter au maximum sa consommation. Par exemple, en contrôlant la température souhaitée dans chaque pièce de sa maison, et à distance si besoin. Futuriste ? Plus maintenant…

On vous en parle très souvent: la domotique se démocratise. Il s’agit de cet ensemble de techniques de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique et des télécommunications, dont le but est de permettre aux utilisateurs de prendre le contrôle de leur maison.

La domotique était réservée aux « riches », jusqu’à présent. Elle nécessitait du matériel coûteux, une installation (souvent câblée) fastidieuse, une longue mise en place par un spécialiste.

Mais avec l’évolution de la transmission de données sans fil (Wi-Fi), la miniaturisation des composants électroniques, et la bonne gestion des besoins en électricité, la donne est en train de changer. Avec un dernier argument fondamental: le coût de ces technologies a largement baissé.

La théorie, c’est bien. Des exemples concrets, c’est mieux. Nous avons donc testé pour vous les nouveautés qui sont disponibles sur le marché à des prix abordables, et qui, surtout, vous permettent d’économiser de l’argent…

 

Mieux gérer le chauffage dans son habitation

Les principaux arguments pour amener les gens à investir dans la domotique sont la sécurité et les économies. On a parlé récemment des caméras de surveillance réseau, évoquons dès lors un moyen de consommer moins de mazout ou de gaz. Comment ? En installant un thermostat « intelligent » dans votre salon. Par intelligent, on entend deux choses.

Tout d’abord, celui-ci est connecté au réseau, via ce qu’on appelle un « gateway » (une passerelle). C’est un petit appareil qui permet de relier votre thermostat à votre routeur, et donc à internet. Le but de la manœuvre, comme toujours quand on relie un appareil au réseau, c’est de le commander à distance, et de le faire de manière intelligente.

Concrètement, si on prend l’exemple du pack qu’Electrabel propose à ses clients (120 € TTC pour un thermostat sans fil et un adaptateur Honeywell, plus un gateway), cela permet deux choses intéressantes.

Tout d’abord, sur le site d’Electrabel, où vous devez configurer votre semaine-type (telle température, tel jour et de telle heure à telle heure). Rien de révolutionnaire, cela existe depuis longtemps, sur certains thermostats.

 

Contrôler le thermostat avec un smartphone

En revanche, ce que permet de vraiment nouveau ce « gateway », c’est de contrôler la température à distance, via son smartphone ou sa tablette. Il suffit de lancer l’application (gratuite) « Smart Energy » d’Electrabel, disponible sur Android et iOS. Vous pouvez alors changer manuellement la température demandée, voir la température mesurée et d’autres informations utiles (si votre chaudière tourne, le prochain changement de programmation, etc). Vous pouvez également changer de mode: revenir en « programmation hebdomadaire », mettre le mode « vacances », etc.

Electrabel parle d’une économie de 10% sur la facture de mazout ou de gaz. Tout d’abord parce que votre semaine est programmée: le samedi à 6h, le chauffage ne mettra pas en route. Mais bien le mercredi après-midi. Une bonne gestion de la température évite les pics et les chutes non désirées, ce qui consomment beaucoup de carburant.

Ensuite parce qu’à distance, vous pouvez vérifier si votre habitation n’est pas chauffée pour rien. Dès que vous ne suivez pas votre horaire-type, ce qui arrive finalement assez souvent, l’idéal est d’ajuster votre thermostat. Et donc, de le diminuer. Ce qui, semaine après semaine, correspond à plusieurs dizaines de litres de mazout…

 

Contrôler chaque pièce de sa maison

Mais il est possible d’aller un pas plus loin, avec du matériel de pointe. Honeywell est visiblement le seul à se lancer dans ce créneau, et donc à proposer des nouveaux produits accessibles.

Son thermostat à grand écran couleur (ATP921R2100, 299€ HTVA), et ses vannes thermostatiques électroniques sans-fil (HR92WE, 75€ HTVA), poussent le concept de contrôle de la température au maximum. L’idée de la marque américaine est de « rentrer dans la maison connectée », nous a expliqué Peter Raes, un des ingénieurs de l’entreprise qui a des bureaux à Diegem.

Le thermostat sans fil tactile est équipé d’un nouveau logiciel, qui permet de programmer individuellement et précisément chaque zone. Une zone correspond en réalité à un radiateur équipé de cette vanne spéciale (voir photo ci-contre). Vous pouvez en installer jusque 12 dans votre maison, et donc gérer indépendamment 12 pièces.

 

40% d’économie ?

Les économies d’énergie augmentent, et ça parait logique: le matin, il vous faut 20 degrés dans la salle de bain, mais 16 suffisent dans le bureau. La journée, c’est l’inverse. Quant à la nuit, la température peut descendre à 16° au rez-de-chaussée, mais pas dans les chambres…

Bref, à l’usage, vous verrez quelle température vous souhaitez, à quel moment de la journée et dans quelle pièce. Finies les mauvaises surprises.

« Une étude anglaise parle d’une économie de carburant pouvant aller jusque 40%« , selon une étude relayée par Honeywell (voir les détails, en anglais).

 

Et les vannes actuelles ?

Certains diront que ça existe déjà, avec les vannes thermostatiques actuelles. Mais la plupart des modèles récents ne sont pas très précis et quand ils le sont, ils ne commandent pas directement le thermostat. Tout simplement car ils n’y sont pas reliés. Ces « simples » vannes s’ouvrent et se ferment en fonction de la température qu’elles mesurent, de manière plus ou moins efficiente.

Pour bien faire, il faut mettre son thermostat sur 30°, et ne travailler qu’avec les vannes, que l’on règle manuellement si on veut plus ou moins de chaleur dans une pièce. Oubliez la programmation, et pensez au risque d’oubli de refermer la vanne, surtout dans les chambres des enfants et des jeunes.

De plus, la consommation de carburant grimpe, car l’eau chaude circule en permanence dans les tuyaux: elle n’est bloquée qu’au niveau des vannes. Elle se refroidit donc naturellement, plus ou moins fort selon votre installation, et doit être réchauffée par la chaudière.

 

Intelligente, verrouillable

Ces vannes « intelligentes » peuvent être verrouillées, au besoin. Par exemple dans les chambres des enfants. Impossible alors de modifier manuellement la température prévue dans la pièce.

Si elle n’est pas verrouillée, la température prévue par la programmation du thermostat est dès lors modifiable, en tournant la molette de la vanne. Mais elle retourne assez vite en mode « automatique ».

Prenons un exemple: votre thermostat est programmé de telle sorte que votre bureau, le mercredi après-midi, ait une température souhaitée de 17° à 15h. Si à 14h50 vous mettez manuellement la vanne sur 20°, elle ne restera que 10 minutes sur cette température, puis suivra à nouveau la programmation prévue, soit 17°.

De même, si la vanne constate une brusque chute de la température, par exemple si la fenêtre située au-dessus est laissée accidentellement ouverte, elle se coupe durant 45 minutes.

Sachez enfin que ces vannes, qui communiquent en ondes radios (870 MHz, portée de 30 mètres) avec le thermostat, ont besoin d’énergie pour fonctionner. Il y a donc deux piles AA, « dont la durée de vie est de deux hivers« , nous a promis l’ingénieur d’Honeywell.

 

Conclusion

Tous ceux qui habitent une maison regardent avec angoisse leur facture de gaz ou le niveau de leur cuve à mazout. Les budgets « chauffage » ont suivi la courbe exponentielle du prix des énergies fossiles. Un litre de mazout coûtait 0,42 euros en mars 2009. En octobre 2012, il a atteint la somme record de 0,94 euros…

Il est donc essentiel de limiter au maximum sa consommation. Si vous ne voulez pas vivre dans le froid, vous pouvez désormais chauffer votre maison avec « intelligence », entendez par-là « à l’aide d’appareils intelligents », qui ont quitté le domaine inaccessible de la domotique hors de prix.

Si votre bourse est limitée, commencez par un kit de contrôle à distance de votre thermostat, à prix abordable. Celui d’Electrabel est la seule formule « grand public » accessible, pour ceux qui ne souhaitent pas passer par un installateur. Mais elle est réservée aux clients du fournisseur d’énergie.

« Près de 5.000 kits ont été vendus lors de la promo, l’hiver dernier », nous a expliqué Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel. Actuellement, il vous en coûtera 120€, plus 3€ mensuels de frais de gestion, pour la plateforme « Smart Energy », qui rassemble plusieurs produits.

Si vous voulez aller un pas plus loin et que vous êtes bricoleur, il faudra se rendre dans une enseigne spécialisée, comme Vanden Bergh ou Van Marcke, et acheter le matériel d’Honeywell, nettement plus coûteux: 299€ pour le thermostat, 75€ par vanne… le tout hors TVA. Si un installateur le fait pour vous, n’oubliez pas que cette TVA tombe à 6%, si votre maison a plus de 5 ans.

HTC One 2014: où sont les améliorations ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 mars 2014 14h26 | Ajouter un commentaire

HTC a présenté à la presse, mardi dernier à Londres, son dernier smartphone haut-de-gamme, le One (M8). RTL info y était…

Dans la jungle des smartphones sous Android, il est difficile de se faire de la place. L’omniprésent Samsung, avec sa lourde machine commerciale, a tendance à faire de l’ombre à Sony, LG, Motorola, HTC, Acer, Huawei… bref, à une concurrence pourtant nombreuse.

L’année passée, le taïwanais HTC a sorti la tête de l’eau grâce à un excellent « One », dans sa version baptisée M7. « Le smartphone le plus vendu de la marque », a déclaré Cher Wang, la Chairwoman de HTC, lors d’une conférence de presse à Londres, mardi. Design, prise en main, qualité de la surcouche logicielle « Sense » qui personnalise Android… Le succès fut au rendez-vous.

HTC a donc logiquement présenté un digne successeur, le One (M8). On ne change pas une équipe qui gagne: le design a été légèrement modifié, mais on retrouve le style du modèle 2013. Il y a cependant trois couleurs disponibles dès la sortie: « argent glacé » (proche du modèle précédent), « gris revolver » (ce sera la couleur principale) et « ambre dorée » (avec de reflets légèrement rouges). Son prix est toujours élevé: 699 euros. Il sera disponible en Belgique dès le 4 avril.

 

Toujours aussi haut-de-gamme

Le nouvel HTC One, version 2014, est une vitrine technologique. C’est le concentré du savoir-faire du constructeur, tant au niveau hardware (matériel) que software (logiciel). On vous passera les détails des 140 couches nécessaires pour atteindre le « polish » désiré, qui permet d’obtenir « une pièce sculptée d’alu », nous a confié Graham Wheeler, l’anglais chargé du lancement de ce nouveau smartphone qui n’a rien à envier à l’iPhone d’Apple.

Il a légèrement grandi, le bonhomme, passant de 4,7 pouces à un format plus tendance de 5 pouces. Et à l’intérieur, sans surprise, on retrouve ce qu’il se fait de mieux:

  • Un écran Full HD très lumineux, bien contrasté et avec un angle de vue amélioré
  • Un puissant processeur Snapdragon 801, quatre cœurs, 2,3 GHz
  • 2 GB de RAM
  • Une meilleure gestion de la batterie de 2600 mAh, avec une garantie de 14h de fonctionnement quand le niveau atteint 20%, grâce à un nouveau mode d’économie. Le « fast charge » permet en outre de charger 80% de la batterie en seulement une heure.
  • 4G, LTE, Wi-Fi, Bluetooth, NFC, Infrarouge (pour commander la TV)
  • 16 GB de stockage interne, ce qui est peu pour un appareil à 699 euros. Mais avec un port microSD acceptant les cartes mémoires jusqu’à 128 GB.

 

 

Deux lentilles (mais pas de 3D, rassurez-vous)

L’appareil photo est devenu un élément incontournable des smartphones. Inutile de vous reparler des selfies, ces autoportraits à la mode qui inonde votre fil d’actualités Facebook.

Quand les gens paient 699 euros pour un smartphone, ils attendent des photos irréprochables. Mais HTC « ne joue pas la guerre de pixels », assure cependant Graham Wheeler. C’est donc un capteur de 4 MP, mais avec la technologiue UltraPixel, qui équipe l’arrière de nouveau One. A l’avant, il fait… 5 MP, pour surfer sur l’idée des selfies !

Il fallait donc trouver autre chose et c’est en ajoutant une lentille à l’arrière que le constructeur compte se démarquer.

Il y a donc deux caméras à l’arrière, ou plutôt une caméra et un « sensor », qui travaillent tout le temps ensemble: ce n’est pas une option à activer. Rassurez-vous, la 3D c’est fini.

L’idée du HTC One est de prendre à chaque fois deux clichés, et de les combiner directement. Les avantages sont multiples:

  • une mise-au-point plus rapide: un vrai plus
  • une image plus précise: difficile à voir à l’usage
  • l’ajout de la profondeur de champs qui permet à chaque fois de refaire la mise-au-point par après, au besoin: très pratique et surtout, ça fonctionne…
  • la possibilité de changer l’angle de vue, avec une option appelée « paralax effect »: gadget mais original.

 

 

BlinkFeed ?

HTC a toujours été connu pour sa surcouche « Sense » sur ses smartphones Android. L’OS de Google, vous le savez, est « ouvert ». On peut donc le prendre tel quel ou le modifier pour le personnaliser. Graphismes, ergonomies, paramètres, widget…

HTC Sense 6 est toujours aussi pratique à utiliser, et améliore grandement la version 4.4 d’Android. Mais c’est avec le widget « BlinkFeed » que le Taïwanais compte à nouveau se démarquer.

Il s’agit d’un écran d’accueil dédié à « tout ce qu’il se passe actuellement, et que vous aimez regarder« . « On pense aux gens qui regardent leur smartphone en moyenne près de 150 fois par jour« , a poursuivi M. Wheeler.

Au lieu de nous faire ouvrir chaque application l’une après l’autre (l’agenda, puis Facebook, puis Twitter, puis une application d’actualités sportives, etc…), tout est rassemblé sur un unique écran, à faire défiler avec le pouce. L’importance des actualités, leur taille et leur pertinence a été repensée avec la version 2014.

Les sujets d’actualité sont plus précis. « On peut choisir d’afficher les dernières infos de Ferrari ou d’Anderlecht, et plus des voitures de sport ou du football ».

Un « BlinkFeed » plus intelligent, qui s’adapte en fonction de votre comportement.

 

On va (enfin) entendre parler de HTC en Belgique

Si on entendait peu parler de la marque HTC en Belgique, c’est parce qu’il n’y avait pas d’équipe commerciale locale. Marketing, relations avec les revendeurs… rien n’y fait, pour vendre, il faut être là. « Il y a une volonté de s’investir sur le marché belge, avec une stratégie spécifique. On va augmenter notre présence, on va investir« , nous a confié Laurent Guérisse, le Channel Manager pour la Belgique et le Luxembourg.

A la question « Pourquoi un intérêt soudain pour notre pays? », HTC rétorque: « Pourquoi pas ? Cela fait en réalité un an qu’on a une équipe pour la Belgique, mais c’est la première fois qu’on rencontre la presse, et on va seulement commencer à communiquer« .

Quant à la stratégie proprement dite, pour concurrence un Samsung omniprésent: « D’abord l’innovation, vous l’avez vue avec le nouveau HTC One et ses accessoires. Mais ce n’est pas de la technologie pour de la technologie. Nos innovations on du sens, et on est très à l’écoute du consommateur« , précise-t-il.

 

Le haut de gamme ? « En hausse »…

Et le marché belge, justement, à quoi il ressemble ? « Le segment bas prix (des smartphones à moins de 120 euros, NDLR) est toujours de plus de 50%, mais il est en chute libre. Alors que le segment premium (des smartphones à plus de 350 euros) est en hausse« . On peut donc en conclure que les Belges acceptent de plus en plus de mettre le prix fort pour avoir du bon matériel.

Et si HTC ne compte pas « inonder le marché » comme le fait Samsung, il y aura une gamme plus conséquente en Belgique. Le Desire 810, par exemple, coûtera 399 euros, avec un large écran de 6 pouces et de bonnes spécificités, mais une finition en plastique.

« HTC va également lancer un téléphone accessible, à 169 euros. C’est la première fois qu’on joue dans ce segment ». On attend de voir…

Boom des caméras IP: comment ça marche et à quoi ça sert?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 21 mars 2014 15h28 | Ajouter un commentaire

On vous en parle tous les jours: les appareils « connectés » inondent notre quotidien. Pour le bonheur des uns et le malheur des autres, il est désormais possible de relier n’importe quoi à son réseau domestique. Dans le but, ensuite, d’y accéder à distance au moyen d’un smartphone, et de le commander de l’autre bout de la planète.

Depuis quelques années, un appareil à la cote: la caméra réseau, appelée aussi caméra IP, car comme tout appareil relié à internet, on lui flanque une adresse IP. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une caméra à placer dans votre maison et à relier à votre routeur. Le but est de pouvoir regarder ce qu’il se passe dans le salon, la chambre, le garage ou même à l’extérieur, à partir d’un smartphone ou d’un ordinateur.

Si elles connaissent un grand succès, c’est parce que leur prix a baissé, et qu’elles se sont améliorées: pour un peu plus de 100€, il est désormais possible de trouver un modèle Wi-Fi et dotée de la vision nocturne.

« C’est l’un des marchés hardware (matériel, NDLR) qui grandit le plus. Les enquêtes parlent d’une augmentation de 20% par an, depuis trois ans. TRENDnet connait une croissance de 25%, et on s’attend à une telle augmentation pour les trois années à venir« , nous a expliqué Zak Wood, directeur du marketing de TRENDnet, une marque californienne créée en 1990, spécialisée dans le matériel de réseau.

 

Tout le monde s’y met

Il suffit de faire un tour sur Amazon pour constater que ce marché est en plein croissance. Et d’y voir un tas de marques chinoises inconnues, affichant des prix invraisemblables. Un petit détour par les commentaires laissés par les acheteurs de ces caméras suffit: elles ne sont pas fiables…

Il faut donc se tourner vers des marques de confiance, mais il n’y en a pas beaucoup, car les grands acteurs de l’électronique grand public n’ont pas encore franchi le pas. Samsung laisse un peu de place à la concurrence, on ne s’en plaindra pas… mais pour combien de temps ?

A côté de Logitech, qui a sorti il y a quelques années un modèle plutôt encombrant, on trouve quelques caméras de Sony (mais les prix sont élevés), beaucoup de D-Link (prix moyens) et de plus de plus de TRENDnet, dont le premier prix est d’environ 50€.

 

Intégrée dans les portes !

« Les clients ont le choix parmi les spécialistes des réseaux, comme TRENDnet, mais également les marques de domotique, les fabricants de porte d’entrée, les professionnels de la sécurité, et même des marques de grande surface… Il y a des marques qui se lancent dans ce segment grandissant, avant de se rétracter… », poursuit Zak Wood.

Pour parler concrètement des caméras IP, nous avons installé le dernier modèle de TRENDnet, la TV-IP762IC. Il s’agit d’une caméra jour/nuit, dont l’image peut être de qualité HD (720 pixels de « haut »).

 

Beaucoup d’options

Mais nous vous le disions, les caractéristiques évoluent. Ce modèle est donc équipé d’un port pour carte microSD, qui permet de stocker un certain nombre d’heures d’enregistrement (selon la qualité de l’image choisie). Sa vision nocturne est étendue à cinq mètres: on peut voir facilement l’ensemble d’une pièce intérieure, en pleine nuit.

Il y a également un micro et un haut-parleur: vous pouvez donc, au moyen de l’application pour smartphone et tablette, écouter ce qu’il se passe dans votre salon. Et faire « Bouh » si vous voulez effrayer votre famille à distance, ou faire fuir un intrus…

Côté application et installation, on a déjà vu plus simple. Ça fonctionne, heureusement, mais on voit que TRENDnet fait ses premiers pas en Europe, où le consommateur est plus exigeant en terme de finition, d’interface et d’explication. Il existe de trop nombreuses applications de caméra TRENDnet sur les stores de Google et Apple, et même les logiciels PC (pour les Mac, vous oubliez, malgré ce qui est inscrit sur la boite…) sont étranges. Il existe une version « pro » très fouillée, mais pas de version « simple »: il faut passer par la page web qui permet de diffuser l’image de la caméra, pour y modifier éventuellement les options (aller directement dans « options avancées »).

 

Conclusion

Les caméras IP, en plein boom, sont en effet devenues abordables, et permettent de « sécuriser » votre maison. Ou plutôt de vous rassurer. Si vous entendez un bruit en bas, si vous êtes en vacances et que votre alarme sonne, si vous voulez surveiller quelque chose (ou quelqu’un)… c’est très pratique de lancer une application sur son smartphone et de voir ce qu’il se passe chez vous, de jour comme de nuit.

La baisse des prix (environ 50€ pour les moins chères) est accompagnée d’une hausse des spécificités. Plus besoin de tirer des câbles Ethernet: il existe des modèles Wi-Fi accessibles. Et pour la sauvegarde des images, un détecteur de mouvement intégrer peut enregistrer chaque déplacement dans votre salon sur une carte micro-SD, ou même sur votre NAS, si vous êtes équipés….

Les caméras de TRENDnet sont sans doute un bon compromis entre les constructeurs haut-de-gamme (très chers) et les sombres modèles chinois (trop peu chers…). La finition de l’appareil est bonne, mais les applications (gratuites pour les opérations de base) et la page web de maintenance de la caméra auraient besoin d’un petit lifting.

Exemple d’une capture d’écran en plein jour: