Archives du décembre, 2013

Vraiment sociale, la PlayStation 4 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Pratique, Test , le 30 décembre 2013 19h27 | Ajouter un commentaire

La nouvelle console de salon de Sony, quatrième génération de la célèbre PlayStation, a été prêtée à la rédaction de RTL info durant quelques semaines. Premier aspect testé: la PS4 est-elle une console vraiment « sociale »?  

Le côté social de la PlayStation 4 se manifeste principalement par la fonction « En direct de PlayStation ». Cet écran, accessible dès l’accueil de la console, rassemble toutes les parties qui sont « streamées » (diffusées en direct) par les joueurs. Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez les regardez en direct, et les commenter.

Classées par défaut selon leur popularité (nombre de spectateurs), ces parties en direct peuvent être considérées comme du simple divertissement (vous vous amusez en regardant jouer d’autres personnes), de la curiosité (vous découvrez à quoi ressemble le jeu avant de l’acheter) ou comme un tutoriel en direct (vous apprenez à jouer en regardant les ‘pros’).

 


FIFA 14, le plus populaire ?

Lors de notre test, le stream surnommé « Ibracadabra » était le plus regardé. 234 personnes suivaient cette session de FIFA 14 (un jeu de football). Le joueur était en pleine partie et faisait des commentaires sur son style de jeu, via un micro-casque optionnel relié à la console.

Plus intéressant: le deuxième stream le plus populaire était une partie de Call Of Duty Ghost, un jeu de tir à la première personne. Entre deux fusillades, El_Maton (le pseudo du joueur) communiquait avec les spectateurs via l’espace de commentaires.

Le joueur lisait à voix haute les questions, puis y répondait. Didactique, communautaire et pratique, cette fonction de la PS4 est une vraie valeur ajoutée.

 

« Filtrer » par langue

La plateforme « En direct de PlayStation » est internationale: les diffusions sont donc principalement en anglais, mais il y a quelques francophones qui partageaient leur partie multijoueur, en ayant par ailleurs activé la caméra. On pouvait donc observer la tête du joueur en pleine action, ou, entre deux parties, l’entendre crier « chut! » à son enfant qui pleure (authentique).

Pour trouver ses parties francophones, il faut actuellement faire une recherche par mot-clé, en tapant par exemple « FR » ou « France ».

Remarque: tout ça est gratuit, mais il faut lier son compte Twitch ou Ustream pour interagir, donc pour commenter. Ce sont des plateformes de streaming très populaires que Sony a intégré à la PlayStation 4, au lieu de mettre sur pied sa propre structure. Une politique prudente et intelligente.

Pour diffuser vos parties, c’est très simple. Il suffit appuyer sur le bouton « Share » de la manette en cours de jeu, puis de lier son compte Twitch, par exemple. Votre partie est « online », et vous voyez le nombre de personnes qui vous regardent, et les commentaires éventuels.

 

Partage de photo ou de vidéo

L’autre aspect « social », également accessible en cours de partie depuis le bouton « Share », c’est le partage d’une « copie d’écran » ou d’une séquence vidéo. Vous venez de marquer un beau but ? Vous avez trouvé un moyen extraordinaire pour réussir une mission ? Il est très simple de partager, soit sur votre réseau PlayStation (voir plus bas), soit sur vos comptes Facebook et/ou Twitter, la photo ou la vidéo qui épatera la galerie.

A partir du bouton « Share », vous choisissez par exemple « Télécharger en amont le clip vidéo », et vous pourrez, après un léger montage (pour donner un début et une fin), partager au maximum les 15 dernières minutes de jeu qui sont automatiquement enregistrées par la console.

Pour la capture d’écran, c’est encore plus rapide.

Le tout est stable, fonctionnel et à nouveau, ça rend le jeu plus social, et ça flatte l’égo des joueurs ayant réussi une prouesse.

 

« Nouveauté » dépend de vos amis

La PS4 est également « sociale » d’une manière plus classique. Sous l’onglet « Nouveauté », elle rassemble toute l’actualité de vos sessions de jeu et de celles de vos amis PlayStation 4.

Quand vous jouez à un jeu, quand vous obtenez un trophée ou quand vous partagez une capture d’écran ou une vidéo, la « Time Line » se remplit au fur et à mesure. Le plus intéressant, ce sont bien sûr les actus des camarades de jeu. Et elles dépendent donc du nombre d’amis avec lesquels vous êtes connectés au sein de l’univers PlayStation 4.

Cet onglet est donc un mini réseau social, plutôt confidentiel à moins d’avoir des tas de potes ayant une PS4, ou d’en rencontrer.

 

Conclusion

La PS4 est véritablement une console sociale. La PS3 permettait bien entendu de jouer en réseau, mais sa grande sœur prend intelligemment en compte les envies de partage et de découverte des joueurs.

Regarder une partie, se faire une idée sur un jeu ou des manières de jouer, voire même poser des questions en live: l’univers « En direct de PlayStation » apporte une nouvelle dimension au jeu vidéo.

L’aspect didactique est de la partie: il est même théoriquement possible d’aider quelqu’un en prenant le contrôle de sa partie. Mais il faut posséder le jeu, et il faut des amis dans le besoin. Nous n’avons pas pu essayer cette fonction.

Bien entendu, le social, c’est aussi le partage de ses prouesses en photo, vidéo ou streaming. Enfin, notons que si un abonnement payant à « PlayStation + » est désormais nécessaire pour le jeu en réseau, ce n’est pas le cas pour toutes les fonctions sociales dont on a parlé, qui sont complètement gratuites.

Sony n’a donc pas menti: sa PS4 est vraiment sociale. Les différentes fonctionnalités, déjà bien abouties, ne feront qu’évoluer avec le temps et les mises à jour.

 

Surveillez votre ligne et votre sommeil avec votre smartphone

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 13 décembre 2013 16h09 | Ajouter un commentaire

La grande force des smartphones et des systèmes d’exploitation qui les font tourner, c’est sans conteste l’imagination des développeurs qui trouvent d’innombrables applications.

Certaines d’entre elles sont des extensions de matériel supplémentaire. Au lieu d’intégrer un mini-ordinateur dans chaque appareil, il est nettement plus malin de déporter la partie « informatique » sur l’application d’un smartphone ou d’une tablette.

La gamme iHealth est un bel exemple: à partir d’une « montre » et/ou d’une balance, une application analyse certaines données pour vous encourager à maigrir ou à faire de l’exercice.

 

Comment ça marche ?

Le principe est simple: la balance et la montre communiquent en Bluetooth avec votre iPhone ou votre iPad (ou du matériel Android), pour peu que vous y ayez installé l’application iHealth MyVitals.

Celle-ci est très fouillée, et rassemble de nombreuses informations sur votre état de forme. Elle comporte des écrans d’accueils à personnaliser avec ce qu’il vous semble essentiel de voir ou d’analyser en premier lieu.

Après la création de votre profil (âge, genre, poids, taille, etc), place à l’action: libre à vous de fixer ou non un « plan », avec des objectifs précis: faire 5.000 pas par jour, et/ou perdre 3 kg.

Vous l’avez compris: la montre et la balance transmettent, lors de chaque synchronisation, leurs informations à l’application. Cette dernière se charge de vous les présenter sous forme de graphiques.

 

Gérer ses calories

Très complète, l’appli iHealth MyVitals permet également de gérer les calories brulées et consommées. Il y a différents aliments et activités qui sont déjà préenregistrés, mais tout est en anglais, y compris les types de repas et les marques (ils ne mangent pas vraiment comme nous, les Américains…).

Vous pouvez cependant créer un repas ou un exercice que vous faites régulièrement, et le mettre en favori, afin de le retrouver rapidement.

Reste que tout cela est fastidieux, et demande de passer pas mal de temps sur cette application si vous voulez jouer le jeu jusqu’au bout. Chaque aliment avalé, chaque exercice effectué (même « Faire l’amour » est préenregistré !), doit idéalement être signalé à l’application.

 

Le poids, surtout

L’argument principal, celui qui sera sans doute le plus utilisé, c’est le suivi du poids. Votre courbe est présentée sous forme de graphique, avec l’évolution de votre poids et de vos masses graisseuse, osseuse, musculaire, votre teneur en eau, etc. C’est très complet.

Dans cette optique, l’usage de l’application et de la balance a du sens. Ça ne prend pas plus de temps de se peser sur la balance iHealth que sur un autre modèle, or ça peut être motivant de voir les centaines de grammes qui se perdent (ou pas…) chaque semaine.

Pour ce qui est de la montre qui mesure votre activité journalière, c’est plutôt limité. Car cela calcule le nombre de pas que vous faites, mais vous devez entrer à la main les activités supplémentaires via l’application. Ceci dit, pour tous ceux qui doivent faire 10.000 pas par jour, pour des raisons médicales, cela permet de savoir où on en est. Et de sauvegarder le tout dans l’application, avec historique à l’appui.

 

Dormez-vous bien ?

Une « montre » qui peut être mise en mode nuit. Tous les matins, vous pouvez regarder votre bilan: durée des phases de sommeil profond, nombre de réveils durant la nuit, le temps qu’il vous a fallu pour vous endormir, etc. Plus ou moins instructif mais, au final, ça ne change pas la vie de savoir qu’on a une efficacité de sommeil de 91% ou 94%. Car on ne sait pas y faire grand-chose, contrairement à l’activité physique en journée.

La balance HS5 de iHealth coûte 119€. Le « traceur d’activité et de sommeil » (qui donne tout de même l’heure), uniquement compatible avec les appareils acceptant le Bluetooth 4.0 – vérifiez avant d’acheter! – vaut 59€. Quant à l’application, elle est gratuite.

Vous trouverez ces produits sur ihealthlabs.be/fr

 

Même les sacs à dos deviennent connectés

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 11 décembre 2013 19h43 | Ajouter un commentaire

Nous sommes de plus en plus dépendants de nos outils informatiques, tels que les ordinateurs, les smartphones et les tablettes.

Il est donc logique d’en prendre soin, et de les transporter de la meilleure manière possible. La marque spécialisée dans le trekking, The Norh Face, a pensé aux amoureux des nouvelles technologies, en sortant le sac-à-dos idéal du geek.

Son petit nom, « Surge II Charged », donne un indice: il intègre une batterie et des connexions protégées, capables de recharger « plusieurs fois » votre smartphone. Dans la pratique, la batterie Joey T1 (lithium polymère, 5 volt, 13Wh) a chargé une fois et demi notre smartphone.

 

De l’espace

Mais c’est également, et avant tout à nos yeux, un sac-à-dos très bien fini, avec 41 litres d’espace total de rangement. De quoi placer votre ordinateur portable dans le compartiment prévu à cet effet, quelques vêtements et une bouteille d’eau dans celui du milieu, et les petits appareils à recharger devant.

Et le tout, sans sentir aucun tiraillement au niveau des épaules, grâce à des technologies qui fleurent bon le marketing: FlexVent (sangles aux épaules) et BackSaver (répartition de poids sur l’ensemble du dos).

Outre les trois compartiments principaux, il y a également des pochettes et des tirettes un peu partout, de quoi trouver son bonheur.

 

Une batterie mal intégrée

Un bémol, tout de même, pour un sac à dos à environ 179€: l’intégration de la batterie, et les pochettes de rangement du smartphone en cours de charge. Car c’est l’idée: bien ranger son appareil durant la recharge. Or, durant notre test, notre téléphone connecté s’est retrouvé perdu dans le fond du sac.

Bref, on aurait aimé que l’aspect « Charged » soit mieux pensé (pourquoi pas des ports extérieurs, une batterie plus puissante et camouflée, etc).

Mais en Europe, The North Face est la seule marque à commercialiser en boutique un sac-à-dos avec batterie.

Lenovo Yoga 10: une entrée moyennement réussie

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 2 décembre 2013 17h55 | Ajouter un commentaire

Lenovo a rejoint en grandes pompes le monde plus ou moins merveilleux des tablettes Android. Hyper concurrencé, avec des prix et des qualités de fabrication allant de catastrophiques à merveilleux, c’est assurément un Eldorado, mais il faut pouvoir se faire remarquer.

Le Chinois, leader de la vente des PC dans le monde, a choisi comme arguments l’autonomie de sa batterie (18h selon le fabricant), son design audacieux intégrant un support métallique orientable, et… Ashton Kutcher pour faire la promo.

 

Une béquille sympathique

La Yoga 10″ qu’il nous a été possible de tester est donc équipée d’une béquille amovible. Avec un peu d’exercice, vous parviendrez facilement à la faire sortir de son emplacement original, mais ce n’est pas forcément pratique (un enfant n’y arrivera pas): il faut faire tourner le côté arrondi en le serrant fermement, tout en maintenant la tablette avec l’autre main.

Une fois déplié, ce support permet deux positions: à plat et légèrement relevée, pour taper du texte plus facilement sur un bureau. Ou droite et légèrement inclinée, pour regarder un film, afficher une recette. Une bonne idée, finalement, même si la stabilité en mode « debout » est parfois délicate.

Enfin, si vous n’utilisez pas la béquille, la prise en main s’avère tout de même excellente grâce au rebord arrondi, comme la première tablette de Sony, il y a quelques années. Elle parait moins lourde car son centre de gravité est déporté.

 

C’est quoi, cet écran ?

Si la finition est vraiment bonne, avec ce gros bouton de verrouillage sur la tranche du côté arrondi, l’intérieur de la bête est plutôt moyen. L’écran est sans aucun doute le gros point noir: il ne fait que 1280 x 800 pixels. Si vous avez un smartphone récent, il affiche plus de pixels, pour un écran deux fois plus petit. En 2013, voir des gros carrés sur le détour des icônes d’application, ça ne le fait plus trop. A moins d’être du low cost à 99 €…

Ce qui n’est pas le cas de cette Yoga 10, qui embarque un processeur ARM MTK Quad Core 1.2 GHz, 1 GB de RAM, 16 GB de stockage interne (extensible avec le port Micro-SD). Une config moyenne comparée aux autres marques, mais à 299€, il ne faut pas s’attendre à mieux. L’iPad Air coûte 479€, rappelons-le.

Rassurez-vous, cela suffit pour garantir une interface fluide, mais oubliez les jeux en 3D récents, et les films en Full HD (que son écran ne pourrait de toute façon pas afficher).

 

Autonomie étonnante

Cette configuration (moyenne) et cet écran (très moyen…) ont un énorme avantage: l’autonomie de la batterie monte en flèche. C’est la première fois que je teste une tablette qui est toujours très en forme après une semaine en Wi-Fi. D’autant qu’elle reçoit toutes les notifications Facebook, Twitter et mails…

Lenovo annonce 18h d’utilisation, des sites spécialisés ont mesuré 14h… Selon l’usage qu’on en fait, cela varie sensiblement. Le plus important pour le consommateur, c’est de savoir qu’il ne devra pas recharger sa tablette tous les trois jours, mais plutôt toutes les trois semaines, s’il ne l’utilise pas activement.

 

Android 4.2 criard

Lenovo ne s’est pas trop tracassé et a utilisé un Android 4.2 à peine remanié. Toutes les applications sont sur les différents écrans d’accueil, il n’y a pas de bouton ouvrant une menu qui regroupe toutes applis, comme c’est le cas sur la plupart des versions d’Android (smartphones et tablettes).

Côté look, on est dans les couleurs criardes d’iOS 7. Notez que pour compenser la définition trop basse pour un écran de 10 pouces, il y a une espèce de flou artistique autour des icônes. Plutôt étrange.

 


Conclusion

L’entrée de Lenovo dans le monde des tablettes Android aurait pu être meilleure, même si elle n’est pas ratée. A moins de 300€, ça ne peut pas être parfait, de toute façon.

Si vous cherchez une tablette avec une autonomie excellente et une prise en main bien pensée, tout en soignant le look, alors la Yoga 10″ est faite pour vous.

Si vous cherchez la performance pure, et si vous aimez les écrans bien nets avec une belle définition, passez votre chemin.