Archives du novembre, 2013

Sonos Play:1, l’enceinte « réseau » enfin accessible…

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 25 novembre 2013 12h31 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Sonos règne plus ou moins seul en maître dans un domaine bien précis, que nous appellerons « système musical en réseau ».

Il est en effet l’une des rares marques à proposer des enceintes de bonne qualité à relier au réseau domestique (votre Wi-Fi, pour faire simple), et qui fonctionne uniquement avec les applications prévues par le constructeur.

Après avoir installé et configuré (un modèle de simplicité) votre ou vos enceintes, il suffit de lancer l’application – prenons le (bon) exemple de l’iPad – pour profiter de toute la musique possible et imaginable.

 

L’application rassemble toute votre musique

L’appli Sonos est ce qu’on peut appeler un « agrégateur de musique ». Elle peut rassembler et donc diffuser sur la ou les enceintes reliée(s) au réseau:

  • La musique présente sur votre iPad/iPhone/Android/PC/Mac
  • La musique d’une bibliothèque distante, par exemple celle de votre ordinateur, pour autant que celui-ci est relié au même réseau (il suffit de définir un ou plusieurs dossiers)
  • Par extension, n’importe quel dossier d’un disque dur, s’il est relié au réseau.
  • Des stations de web radio, via TuneIn qui est intégré.
  • La musique et les playlistes de votre compte Spotify, Deezer, etc (pour autant que vous ayez un abonnement)

En fait, il est difficile de ne pas trouver son compte: toute votre musique, plus toutes les radios du monde entier: vous pourrez tout diffuser à partir de l’application Sonos, qui est de plus en plus pratique et agréable à utiliser.

 

Son et design soignés

Sonos, depuis le début, soigne la qualité du son, le design et la finition. D’où un prix assez élevé jusqu’alors: 399€ pour le Play:5, 299€ pour le Play:3. Avec le Play:1, qui ne coûte « que » 199€, le constructeur s’attaque donc à une cible plus large.

Rassurez-vous: dans une pièce standard (un salon par exemple), le Play:1 est largement suffisant. Les basses sont étonnamment justes et les aigus, précis. Seule concession: il n’y a pas de simulation de stéréo, contrairement aux autres modèles, qui parviennent à « envoyer » le son à droite et à gauche à partir d’une enceinte unique.

Elle est aussi compacte que discrète, et se fond dans n’importe quel intérieur.

 

Le multiroom

199€, ça reste une somme, mais Sonos a un atout de plus comparé à une simple enceinte reliée en Bluetooth à votre smartphone ou votre tablette: son application gère le multiroom. C’est un terme utilisé pour évoquer la possibilité de diffuser des musiques différentes dans chaque pièce équipée d’une enceinte.

Lounge dans la salle de bain, électro dans la salle de fête, chanson française dans la cuisine… tout est possible, même la mise en stéréo de deux enceintes dans une même pièce.

Tout est modulable, et vous pouvez construire votre système au fur et à mesure.

 

Le Bridge est gratuit

Attention, cependant, il n’y a pas de liaison directe possible en Bluetooth: il faut utiliser le réseau local pour accéder aux enceintes. A moins de trimballer un routeur en vacances, ça va être compliqué d’emporter partout son système Sonos.

Enfin, sachez que les enceintes Sonos ne se connectent pas elles-mêmes au réseau sans fil. Il faut passer par un Sonos Bridge, dont le prix a enfin diminué (mais reste à 49€), ou les relier directement au routeur avec un câble réseau. Cependant, j’ai remarqué qu’actuellement, sur le site belge de Sonos, le bridge est offert à l’achat d’une enceinte.

 

Conclusion

Sonos a bien fait de faire un petit frère aux Play:3 et Play:5. La version 1, à 199€, est certes une enceinte un peu moins puissante, mais garde un design et une finition soignés. Surtout, elle fonctionne avec la même application, qui est complète, pratique à utiliser et d’une grande évolutivité car régulièrement mise à jour.

Sonos rend donc accessible un système très pointu de diffusion et de gestion de sa musique, sans faire de compromis sur la qualité du son. Seul bémol: l’application et la mise en réseau sont indispensables…

Garmin HUD: le GPS s’intègre dans votre pare-brise

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 21 novembre 2013 18h44 | Ajouter un commentaire

On parle de plus en plus de HUD, pour Head Up Display, ou Affichage Tête Haute, en français. Une technologie qui vient de l’aviation militaire: la projection d’information de navigation devant les yeux du pilote, pour ne pas qu’il doive détourner la tête du ciel en regardant des écrans de contrôle.

C’est au tour du GPS pour voiture de s’y mettre, et c’est Garmin qui dégaine, avec le HUD (149€), qui est un accessoire et non un GPS à part entière.

 

Projection d’informations sur le pare-brise

L’idée est de projeter des informations de navigation sur votre pare-brise, à l’aide d’un petit appareil à placer sur le tableau de bord, derrière le volant. Il est livré avec une petite vitre en plastique, à clipser au-dessus, si vous préférez ne rien projeter sur votre pare-brise (mais je vous la déconseille).

Vous garderez donc les yeux rivés sur la route, tout en voyant les indications suivantes:

  • Une ou plusieurs flèches avec le sens de la prochaine bifurcation et/ou la bande de circulation à tenir
  • La distance restante avant cette bifurcation ou ce changement de bande
  • Le temps restant avant l’arrivée
  • La vitesse du véhicule par rapport à la vitesse autorisée, avec un point rouge si vous la dépassez

 

Comment ça marche ?

Le HUD de Garmin ne fonctionne qu’avec des smartphones (ou des tablettes, mais on s’en sert nettement moins comme GPS) équipés de l’une des applications GPS suivantes: GPS Garmin StreetPilot Onboard (79€ sur iPhone pour l’Europe de l’Ouest) ou Navigon (90€ sur l’iPhone pour l’Europe, 69€ pour le Benelux).

Vous l’aurez compris: le HUD est un affichage complémentaire de celui du smartphone. Ce dernier, indispensable au fonctionnement du HUD, sera idéalement placé sur une grille de ventilation ou sur le tableau de bord (avec la nécessité d’un support adéquat), mais pas sur le pare-brise. Car le but est de garder les yeux sur la route, et de ne pas être ébloui la nuit. En réalité, vous pouvez garer le smartphone en poche, ça marchera aussi bien.

 

Le smartphone communique avec le HUD

Il faut donc configurer le trajet sur l’application du smartphone, qui transmet elle-même au HUD (en Bluetooth) les informations de navigation qu’il est capable d’afficher. Au préalable, il faut donc appairer votre smartphone avec le HUD, mais ça se fait très simplement via le menu Bluetooth.

Pour en finir avec l’aspect pratique, sachez que ce petit accessoire nécessite une alimentation permanente. Heureusement, l’allume-cigare fournit offre un port USB supplémentaire pour recharger en même temps votre smartphone.

 

Efficace et performant

Voilà pour le principe de fonctionnement. Et oui, une fois que c’est connecté et configuré, ça marche assez bien.

Le HUD, que nous avons simplement déposé sur notre planche de bord, derrière le volant, projette sur le pare-brise les infos. Une grosse épaisseur de caoutchouc fera en sorte de le maintenir au bon endroit, dans la bonne position (il est composé de deux parties, dont l’une est orientable).

Les infos se mettent immédiatement à jour, c’est rapide et performant. Couplées aux instructions vocales de l’application, cela remplace effectivement et correctement un GPS classique. Du bon travail de Garmin.

 

Plus sécurisé ?

Détourner la tête de la route pour regarder un GPS ou un smartphone équipé d’une application GPS, cela peut être dangereux si le trafic est dense, ou si vous êtes en centre-ville. Ça l’est forcément moins avec la « vision tête haute » proposée par Garmin grâce à cet accessoire surprenant.

Cependant, votre attention est tout de même altérée car vos yeux effectuent la mise-point sur la vitre, au lieu de le faire sur la route, qui devient floue. Il y a donc une perte de contact visuel avec l’environnement extérieur, même si elle est moindre.

 

Conclusion

Chouette innovation que ce Garmin HUD, une première du genre. Ce petit boitier à déposer sur votre tableau de bord fait bien son job: il projette quelques informations de navigation sur le pare-brise, de manière très ergonomique, pour vous éviter de détourner votre vision de la route lorsque vous regardez l’écran de votre GPS.

Le HUD peut s’avérer très pratique, pour ceux qui utilisent le GPS toute la journée, ou pour ceux qui ont un monospace dont le pare-brise (et donc le smartphone affichant la carte) est très éloigné.

Pour les utilisateurs occasionnels, il n’est pas vraiment indispensable, d’autant qu’il est un peu encombrant (un appareil de plus à alimenter, à garder dans la voiture, à poser sur la planche de bord), et qu’il est loin d’être autonome: il faut un smartphone à côté, avec une application que l’on pas forcément déjà achetée (et qui coûte minimum 69€), et idéalement, un support pour ce smartphone (comptez 10€ environ pour un modèle universel bas de gamme).

Son prix à lui (149€) s’avère également assez élevé, mais c’est le prix de l’innovation.

 

Le Babyphone du futur est-il pour vous ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 8 novembre 2013 14h20 | Ajouter un commentaire

Le célèbre « Babyphone » a du plomb dans l’aile. Ce petit appareil qui permet de surveiller le bruit dans la chambre du bébé a fait du chemin, depuis sa création en… 1937. C’est la date à laquelle l’entreprise américaine Zenith Electronics (désormais filiale de LG) a sorti le Radio Nurse, un système basique « émetteur-récepteur », via les ondes radio, qui n’a pas connu un grand succès. Sans doute parce qu’il captait aussi les stations locales…

Bref, nous voici en 2013 et vous pouvez toujours vous contenter d’acheter un simple kit « émetteur-récepteur » qui transmet le bruit de la chambre du bébé à l’oreille des parents.

 

Geek ?

Ou alors, si vous êtes un peu geek dans l’âme, vous pouvez opter pour un modèle plus dans l’ère du temps, à savoir une petite caméra avec un capteur de température et d’humidité, qui va transmettre à votre smartphone ou votre tablette une vidéo en temps réel du lit de bébé, avec le son.

Philips n’est pas le premier à proposer ce qui n’est qu’une variante d’un système de surveillance réseau traditionnel. Mais son dernier « Ecoute-bébé HD sans fil InSight », nom de code B120E/10, est un bel exemple de ce qu’il est désormais possible de faire en termes de « Babyphone ».

 

Beaucoup de possibilités…

C’est une application iOS ou Android (deux systèmes d’exploitation qui équipent environ 90% du parc des smartphones et tablettes) qui fait office de récepteur. Dès lors, ses fonctionnalités sont riches et peuvent l’être de plus en plus si Philips décide de la mettre à jour en tenant compte de l’avis des utilisateurs.

L’option la plus intéressante: le principe d’alerte. Lorsque la température sort de la fourchette que vous avez définie, lorsqu’il y a trop de mouvement constaté par la caméra, lorsque le bruit atteint un certain niveau, vous êtes alertés par l’application, qui émet un signal sonore et dont une icone devient rouge.

Bien entendu, le mode nuit est de la partie. Automatiquement ou manuellement, la caméra passera en vision « infrarouge » en noir et blanc. Essentiel.

Sachez enfin que vous pouvez observer votre gamin si vous êtes en déplacement, via le Wi-Fi du bureau, d’un ami ou même en 3G. Il s’agira alors de session de 5 minutes maximum. Si vous voulez des accès plus importants, il faudra souscrire à un abonnement de 24$ par an. Une formule payante nécessaire si vous souhaitez accéder à la caméra depuis plus de trois appareils mobiles.

 

… mais il y a des contraintes

Sur le papier, tout ça est bien beau. Dans la pratique, c’est différent. Tout d’abord, on dépend de la disponibilité, de l’état de la batterie et de la réception Wi-Fi du smartphone ou de la tablette. Mises bout à bout, ces nécessités peuvent devenir handicapantes dans certaines circonstances. Si vous souhaitez observer en permanence votre petit bambin, il faudra donc activer l’option « toujours connecté ». Le son sera alors transmis en permanence, mais pour l’image, il faudra configurer la mise en veille automatique de l’écran de votre tablette ou de votre smartphone. Et de préférence, le ou la branchez  à son chargeur…

Pensez aussi au temps qu’il faut pour lancer l’application, trouver la caméra, et enfin pouvoir observer la chambre. Comptez entre 20 et 30 secondes si l’application n’était pas active en arrière-plan. Pour une urgence, c’est rappé.

Cette technologie est également moins fiable que la vieille Radio Nurse de 1937. Durant les premiers jours de notre test, la caméra a « planté ». Ça arrive avec ce genre de matériel, et il suffit de la redémarrer (de retirer puis de remettre la prise de courant de la caméra). Mais cela peut s’avérer très ennuyeux, si ça arrive en pleine nuit par exemple.

 

Conclusion

Tous les amateurs de nouvelles technologies seront enchantés par cet « Ecoute-bébé HD sans fil InSight » de Philips. Pour 169€, ils pourront observer leur bébé nuit et jour, être alerté dans certaines conditions, et tout ça à partir de leur smartphone et de leur tablette.

Seuls ces « geeks » accepteront les contraintes inhérentes au duo « caméra réseau – application mobile », l’équivalent des émetteur/récepteur des Babyphones traditionnels. Temps de connexion, instabilité, disponibilité du smartphone, etc… La facilité d’utilisation n’est pas forcément au rendez-vous.

Les autres, s’ils trouveront sans doute l’idée amusante, ne pourront pas se passer d’un simple Babyphone à 30€, qui transmettra facilement et rapidement le son de la chambre du bébé…