Archives du septembre, 2013

Nokia Lumia 925: un « photophone » abordable

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 27 septembre 2013 12h28 | Ajouter un commentaire

Quelques mois après la sortie du Lumia 920, qui a été très difficilement disponible en Belgique à cause de son succès sur des marchés plus importants, Nokia se rattrape avec le Lumia 925.

Ce smartphone est, finalement, une version amincie du 920, qui était tout de même un peu encombrant et un peu lourd. Il mesure toujours 13 cm sur 7 cm, mais son épaisseur est passée à 8,5 mm, et son poids à 139 g. Des mensurations tout à fait raisonnables.

 

Des spécificités proches du 920

Les composants sont les mêmes:

  • taille et définition de l’écran (4,5″, 1280 x 768)
  • processeur Qualcomm Snapdragon S4 (Double cœur, 1,5 GHz)
  • mémoire vive (1 GB RAM)
  • batterie (2000 mAh)

La prouesse de Nokia, c’est d’avoir mis, au chausse pied, le petit capteur photo qui est l’un des meilleurs du marché du smartphone.

Un capteur qui est bien exploité par la partie logicielle. La dernière version de Windows Phone 8 (la mise-à-jour Amber) équipe forcément le Lumia 925, et elle est livrée avec des logiciels de prise de vue et de retouche d’excellente qualité.

 

Excellent Smart Cam

L’application Nokia Smart Cam, à utiliser pour la prise de cliché en mouvement, vous donne une multitude d’options après avoir pris une dizaine de photos. Vous pourrez, par exemple, afficher plusieurs fois l’objet en mouvement, choisir le meilleur cliché, mettre du flou artistique sur la zone immobile, etc. S’il a fallu plusieurs sauts pour immortaliser notre test (voir photo ci dessous), après quelques tentatives, on trouve le truc.

L’application n’est cependant pas des plus intuitives. Une fois que le cliché « Smart Cam » est pris, vous avez une liste de photos (selon l’option qu’on souhaite). Il faut alors appuyer dessus pour pouvoir l’apprécier, la modifier (par exemple, choisir la meilleure image du plongeon, et retirer éventuellement les autres) et enfin la sauvegarder.

 

Retouche intégrée

Le Studio créatif a également été mis à jour, avec plus d’options de retouche et de collage de photos.

Du bon travail, tout ça au sein de l’environnement Nokia et Windows Phone: pas besoin de télécharger d’autres logiciels indépendants.

Un vrai plus pour un smartphone et un prix en baisse (environ 449€). Notez tout de même que le Lumia 920, qui a les mêmes caractéristiques techniques et qui peut être mis à jour vers Amber en Belgique, a vu son prix dégringoler aux alentours de 300€ sur le web. Il est plus lourd et plus épais, mais les différences s’arrêtent là.

Certes, le Lumia 1020, avec son capteur de plus de 40 MP, et ses impressionnantes capacités de zoom qui en découlent, fera nettement mieux en terme de photo. Mais à 599€, il est équipé du même OS et est nettement plus encombrant.

 

Arrêtez de faire des smartphones pour géant !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 septembre 2013 11h20 | Ajouter un commentaire

Alors que tout le monde grandit ou veut grandir, certains constructeurs pensent encore à ceux qui n’ont pas des mains de géants, ou qui veulent simplement pouvoir mettre le téléphone en poche sans se casser le bassin.

C’est le cas de HTC, qui a choisi de décliner une version plus petite de son porte-étendard, le HTC One. Il l’appelle donc le HTC One Mini. Pour environ 400 euros, vous aurez un téléphone élégant, rapide et dont la surcouche (l’interface Sense 5) enjolive brillamment Android 4.2.2.

 

Pas mal de différences avec le « Maxi »

Les différences par rapport au One « normal » ?

L’écran 4,7 pouces 1920 x 1080 pixels est remplacé par une dalle HD IPS 4,3 pouces en 1280 x 720 (d’une qualité rarement observée sur un smartphone);

Le processeur Qualcomm Snapdragon 600 (quadri-cœur à 1,7 GHz) et ses 2 Go de mémoire RAM sont remplacés par un Snapdragon 400 (double-cœur à 1,4 GHz) et 1 Go de mémoire;

La capacité de stockage est limitée à 16 Go (attention, 4,5 Go sont  réservés au système d’exploitation et il n’y a pas de port micro-SD).

 

Du haut-de-gamme

Pour 99% de la population, ces caractéristiques sont largement suffisantes et on est bel et bien dans du haut-de-gamme. La finition est exemplaire, le look très soigné et l’interface tout le temps fluide. Il y a même quelques petites exclusivités propres à HTC.

Par exemple: sur le « panneau de gauche », un flux d’informations mélangeant intelligemment des tweets, des statuts ou photos Facebook, des actus, votre agenda, etc… Tout ça est paramétrable et devient vite votre écran préféré quand vous avez 3 minutes à perdre.

 

Ça fait du bien

Le sujet de cet article, c’est la taille – enfin normale – de l’HTC One Mini. Un « downsizing » qui va à l’encontre de la tendance « photophone » lancée par le Samsung Galaxy Note il y a quelques années, et qui fait des émules (Nokia et Acer, par exemple, sont sur le point de commercialiser un smartphone XXL sous Windows Phone et Android).

Mais surtout, un downsizing qui fait du bien. Depuis quelques années, je teste en moyenne un smartphone pas mois. Et chaque fois, je constate que la taille de leur écran grandit. Dans mon entourage, les gens sont unanimes: « C’est bien, c’est beau mais… c’est beaucoup trop grand« .

Personnellement, j’ai pris l’habitude des diagonales de 4,5 pouces, et je pensais même avoir du mal à me passer de ce confort de lecture…

 

Plus facile à manipuler

En testant le HTC One Mini, cependant, je me rends compte combien la taille « standard » des smartphones est plus discrète, plus facile à prendre en main, à manipuler, à mettre en poche.

Sur un grand smartphone, il est souvent impossible d’accéder à l’icône située dans le coin supérieur opposé avec une main. Il faut habituer son poignet à des torsions parfois désagréables.

Avec un format « Mini », qui est équivalent à celui des iPhone 1 à 4S, ça n’arrive jamais. Ça parait bête, mais à l’usage, ça change tout.

 

Le haut-de-gamme devient rare

Hélas, la plupart des constructeurs, sauf HTC (et Apple), ne veulent plus sortir des « flagship » (porte-drapeau, vitrine de leur technologie) dans ces tailles pourtant raisonnables. Nokia 1020, Samsung Galaxy S4, Sony Xperia Z1… il s’agit, à chaque fois, de smartphones pour géant.

Les seuls avantages que je vois à ces appareils XXL: regarder un film est plus confortable, parcourir des sites web mal redimensionnés n’est plus un problème, et certaines applications gagnent en clarté.

C’est plus ou moins tout… Car s’il y a plus de place pour mettre une plus grande batterie, celle-ci est davantage sollicitée par l’écran de grande taille et par la configuration souvent boostée (processeur, mémoire, etc).

Conclusion: arrêtez de faire des smartphones haut-de-gamme pour géant, et faites comme HTC: prévoyez des vraies versions « de poche », et pas des Mini qui sont des Maxi appauvris…

Le « fairphone » se dévoile enfin

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 18 septembre 2013 17h57 | Ajouter un commentaire

Enfants exploités dans les mines en Afrique, personnel exploité dans les usines en Asie… l’explosion du marché du smartphone a de sérieux effets secondaires et indésirables. C’est pourquoi on parle de « fairphone » depuis quelques mois.

La start-up néerlandaise à l’origine du projet a présenté pour la première fois cette semaine à Londres son « fairphone« , un appareil écologique, équitable et éthique dont 15.000 exemplaires ont déjà été écoulés sur Internet alors qu’il ne sera prêt à être livré qu’en décembre.

Ce téléphone, au design épuré proche de celui des productions des grands du secteur, promet des performances similaires à celles-ci, tout en respectant certaines « valeurs » liées à l’environnement, le commerce équitable ou la transparence sur la chaîne de production et l’origine des composants.

 

325 €…

Le projet, lancé il y a trois ans par le designer néerlandais Bas van Abel, a été en partie financé par une levée de fonds réalisée directement auprès des futurs propriétaires de l’appareil qui ont dépensé 325 euros sans jamais avoir vu le produit.

Présenté lundi dans le cadre d’un festival de design à Londres, le « Fairphone », qui fonctionnera dans un premier temps sous Android, est encore en phase de test et doit être livré début décembre aux 15.000 personnes ayant fait cet « achat politique », selon la start-up.

 

Quelle configuration ?

Côté « config » du téléphone, on est dans du « milieu de gamme », et bien servi si le prix est effectivement de 325€:

Ecran en verre « Dragontrail », fin et léger de 4,3 pouces, résistant aux griffes.
Puce Mediatek 6589, avec un processeur à quatre coeurs.
16 GB de stockage interne
Deux caméras: une de 8 MP à l’arrière, plus une 1.3 MP pour la visioconférence
Android OS (4.2 Jelly Bean), avec une surcouche développée par Kwame Corporation

 

Pas à 100%

Tout en reconnaissant qu’il est « impossible » de produire un téléphone « 100% fair », Bas van Abel veut « éveiller les consciences » et « influencer » les grandes compagnies, régulièrement accusées de recourir à des minerais issus de zones de guerre et de faire fabriquer leurs appareils dans des conditions de travail exécrables.

Le « fairphone » utilise aussi l’indispensable coltan, minerai extrait dans la région du Kivu et qui se trouve au coeur de la guerre civile en République démocratique du Congo.

 

Gisements certifiés

Mais ses concepteurs s’assurent qu’il provient de gisements certifiés pour ne pas alimenter les bandes armées.

Toujours dans l’optique de « changer les choses au coeur même du système », le « fairphone » est fabriqué en Chine mais dans une usine où les ouvriers peuvent travailler dans de bonnes conditions et profiter d’un salaire plus élevé que la normale.

Sur le plan environnemental, le téléphone est en partie recyclable, simple à réparer, disposera d’une batterie amovible et pourra accueillir deux cartes SIM pour éviter d’avoir besoin de deux appareils.

(Avec AFP)