Archives du avril, 2013

Pourquoi Mobistar a-t-il supprimé ses adresses emails ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 29 avril 2013 12h35 | Ajouter un commentaire

L’opérateur belge de télécommunication a décidé de mettre un terme à un ensemble de services (mail, contact, agenda) qu’il ne voulait plus développer ni supporter. Explications.

Pourquoi et comment Mobistar a-t-il décidé de mettre fin à ces services supplémentaires que sont les adresses email (@mobistar.be ou @mobistarmail.be), l’envoi de SMS via le site, l’agenda et le carnet d’adresses en ligne ?

Ils étaient disponibles pour les abonnés ADSL de l’opérateur (ils étaient 70.000 en mars 2013), mais aussi pour tous les clients mobiles, sur simple inscription via le site de Mobistar. Cela concerne, au total, « quelques milliers de personnes« , selon Mobistar.

 

Pas assez d’utilisateurs

« On a décidé d’arrêter le service pour des raisons techniques. On ne fait plus de développement. Le coût pour mettre à jour le service, et pour le faire évoluer, est trop important par rapport au nombre d’utilisateurs« , nous a expliqué Mathieu Van Overstraeten, porte-parole de Mobistar. « Fin mai, les gens n’auront plus accès à leurs mails via le site habituel. Mais ils pourront, à l’aide d’un client mail (comme Outlook, NDLR), y accéder jusqu’à la fin de l’année« .

A la lecture du courrier envoyé aux intéressés, on constate que c’est un ensemble de services bien encombrants dont se débarrasse le deuxième opérateur belge de téléphonie mobile. « Les services mail (@mobistar.be ou @mobistarmail.be), l’envoi de SMS, l’agenda et le carnet d’adresses de votre Espace client ne seront plus disponibles à partir du 29 mai 2013« , peut-on lire sur le site de Mobistar.

 

Tendance logique mais…

Cette tendance est, dans une certaine mesure, compréhensible. A l’heure actuelle, les mails, l’agenda et le carnet d’adresse font partie de l’écosystème que vous avez peut-être choisi: Apple (iCloud sur ses Mac, iPhone, iPad), Google (tous les services de Google sur les smartphones et tablettes Android, sur les Chromebook) ou Microsoft (Outlook.com et SkyDrive sur les smartphones, tablettes et ordinateurs équipés de Windows ou Windows Phone).

Ces géants du web ont des services très performants, sont généralement intercompatibles et tiennent en lieux (très) sûrs toutes vos données. Mais le risque zéro n’existe pas et vu leur popularité, ils sont plus facilement la cible des hackers.

 

On change souvent d’opérateur

Il est, par ailleurs, plus prudent d’avoir un compte de messagerie indépendant de l’opérateur auquel vous êtes abonné. Car si vous décidez de passer de Belgacom à Voo pour l’ADSL, par exemple, votre messagerie @skynet.be est supprimée après 6 mois (voir cet article de 2011).

De surcroît, la nouvelle loi des télécommunications, qui permet à chacun de changer d’opérateur après une période de maximum 6 mois, a augmenté la volatilité de la clientèle. Bref, on peut changer d’opérateur comme de chemise, ce qui est plus délicat avec une adresse email, que l’on préfère garder le plus longtemps possible.

 

Mobistar vous prend (un peu) par la main

Mobistar, en ces temps difficiles où les recettes diminuent mais pas les investissements (lire à ce sujet « La téléphonie mobile enfin abordable« ), arrête donc des services qui ne concernaient pas la majorité de sa clientèle (nous n’avons pas eu plus de précision que « quelques milliers« ).

Ce n’est pas dramatique, ni stupide, de mettre fin à des services que l’on enrichit plus. Autant laisser cela à d’autres, comme le très bon – et gratuit – Gmail de Google, et se concentrer sur le déploiement du meilleur réseau mobile possible. Mais certaines personnes qui comptaient dessus se sentent logiquement lésées.

On reconnaîtra cependant à l’opérateur la délicatesse d’avoir prévu l’accompagnement des « victimes ». Elles ont reçu une lettre explicative et, en surfant sur mobistar.be/arret-des-services, apprendront à faire la transition en douceur.

 

Mathieu Tamigniau (vos questions sur Twitter: @mathieu_tam

 

Comment répare-t-on un smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique , le 25 avril 2013 16h11 | Ajouter un commentaire

Cet autodidacte de la région bruxelloise a appris lui-même à remplacer les écrans cassés, les batteries faibles ou les boutons défectueux. Rencontre.

Vous n’êtes pas sans savoir que les smartphones et les tablettes prennent une place de plus en plus importante dans la vie des gens. Remplaçant de l’agenda, du bloc-notes, de l’ordinateur (pour certaines tâches), et de bien d’autres choses, ces appareils mobiles ont une grande faiblesse: leur fragilité.

Même si vous en prenez grand soin, en achetant une housse ou d’autres types de protection, il arrive souvent, vu leur manipulation très fréquente, qu’on les laisse tomber, qu’on les griffe ou qu’on leur donne un petit bain involontaire.

D’autant qu’il existe désormais de nombreux jeux, même pour les plus petits, ceux-ci étant déjà très à l’aise avec l’usage du tactile, et très demandeurs pour utiliser le téléphone de papa.

 

En 2013, on répare…

Il y a quelques années, réparer l’écran d’un smartphone coûtait plus cher que de le remplacer, et prenait de longues semaines. Car rien, ou presque, n’était organisé. On pouvait le renvoyer, via l’endroit où on l’avait acheté, au constructeur. Mais il fallait compter plusieurs centaines d’euros, ce qui excédait parfois la valeur de l’appareil. La faute aux frais de port, et au manque de procédure. Du coup, l’envie de mettre quelques euros de plus pour avoir un nouveau modèle prenait le dessus.

Mais nous sommes en 2013 et les choses ont changé. On ne rachète plus, on répare. C’est la crise, bien sûr, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a une explosion des smartphones en Belgique ces dernières années, voire ces derniers mois. Certains d’entre eux sont chers et difficile à obtenir (on pense à l’iPhone, mais il n’est plus aussi seul qu’avant). Et surtout on ne peut plus s’en passer…

Il y a donc, depuis quelques temps, des « laboratoires » en région bruxelloise, qui peuvent réparer certains smartphones ou tablettes dans l’heure, pour un prix relativement raisonnable. Nous avons rencontré un petit nouveau, iFixTech.

 

D’où vient l’idée de Jeremy ?

Peu motivé par deux années d’étude en Ingénieur commercial, Jeremy Golender a eu l’idée de se lancer dans la réparation de smartphones et de tablettes suite à une amère expérience. « Mon téléphone ne fonctionnait plus. Je l’ai amené chez le revendeur qui m’a fait un devis de 300€, avec une attente de quelques semaines. J’ai décidé de trouver une solution moi-même. J’ai été voir sur le web et j’ai trouvé une vidéo qui expliquait comment résoudre le problème. Il fallait faire un point de soudure sur la carte-mère du smartphone. J’ai acheté les petits outils nécessaires et, avec un peu d’aide, j’ai réussi à le réparer« , nous confie-t-il dans son petit bureau/atelier d’Overijse.

Puis, avec le bouche à oreille, il a réparé ceux de ces connaissances. « J’avais une petite clientèle. A l’époque (il y a un an, NDLR), c’était plutôt rare comme service. J’ai ensuite monté ma société, pour structurer tout ça« . Et à ce jour, l’activité est soutenue: « J’envisage de trouver quelqu’un, car je ne veux pas trop faire attendre les gens qui déposent leur appareil. Ça fait partie du concept« .

 

Quel genre de réparation ?

A priori, iFixTech peut réparer toutes les tablettes et tous les smartphones. Et assez rapidement, si les pièces sont de stock, ce qui ne concerne que les produits Apple. L’iPhone et l’iPad ont ce drôle de rapport popularité/prix/rareté, poussant leurs nombreux propriétaires à les réparer au lieu de les remplacer.

« Les écrans, les boutons d’accueil et les batteries des iPhone et iPad, ce sont des remplacements ou des réparations fréquentes. On peut le faire dans l’heure« , nous explique Jeremy.

Dans cette jeune enseigne, cependant, toutes les marques sont concernées. « Samsung, BlackBerry, Nokia… on peut tout réparer« . Mais dans ces cas de figures, hélas, il n’y a pas de stock. Car il y a trop de gammes et de modèles différents parmi la petite dizaine de fabricants populaires en Belgique. Le stock serait pratiquement impossible à gérer. « On fait d’abord un devis, puis on commande la pièce. Cela prend alors plus de temps, environ une semaineMais aucun téléphone n’est impossible à ouvrir et donc, à réparer« . Et le meilleur assistant de Jeremy, « c’est YouTube« , admet-il.

 

Pour une fois, Apple est moins cher

Les pièces de rechange, de l’écran au bouton en passant par la batterie, Jeremy les commandes sur le web. « On achète des pièces OEM (« Original Equipment Manufacturer », fabricant de pièces détachées plus ou moins officielles) de qualité équivalente aux originales. Elles viennent d’Asie, et elles sont garanties six mois« .

Et dans le domaine des pièces détachées, Apple est pour une fois le moins cher. Bien entendu, le géant californien n’a rien à voir dans la distribution de ces pièces de rechange. Il préfère bien entendu que les gens achètent un nouveau modèle. Mais la gamme d’Apple est plutôt homogène (l’iPhone 4 et 4S sont encore en vente, et partagent de nombreuses pièces ou formats de pièces).

Ces tablettes et smartphones sont, de plus, très répandus dans le monde entier. La demande est grande, l’offre suit, les quantités augmentent et les prix diminuent. CQFD. Sur Amazon.fr, on peut ainsi trouver un kit complet (les deux faces de l’iPhone 4S, plus les outils), pour 45€. Evidemment, il faut la patience et l’habileté pour le faire soi-même.

Cette grande disponibilité des pièces détachées n’existe pas chez la concurrence. « Un écran de Samsung Galaxy SIII est plus rare, donc ça coûte plus cher« . Soit 259€… Pour un iPhone 4 ou 4S, il faut compter 130€, or il faut tout démonter. Avec l’iPhone 5, cependant, les prix s’envolent: « L’écran seul coute plus de 200€… »

 

Comment ça marche ?

Sans dire que c’est facile, le démontage et le remontage d’un smartphone ne demandent pas de connaissances poussées en micro-informatique. Il « suffit » de suivre les tutoriels que l’on trouve sous forme de vidéos sur le web, en toute gratuité. « Une fois qu’on a ouvert plusieurs appareils de marque différentes, on note des similitudes dans les composants et l’assemblage. Les réparations les plus fréquentes peuvent être faites en une heure. Quand il y a eu un contact avec du liquide, cependant, il faut plus de temps à cause de l’oxydation« .

Nous avons observé le travail minutieux de Jeremy. Ses outils de précision sont maniés avec dextérité, car certains composants sont fragiles. Ils doivent être démontés l’un après l’autre, dans un ordre précis, comme si on changeait la boite de vitesse d’une voiture.

Et certains appareils, même les plus chers, sont parfois mal montés. « Certaines têtes de visses sont inutilisables. Il faut alors utiliser une pince« . Patience, délicatesse et doigté sont les meilleures vertus si vous désirez tenter l’aventure.

Sachez que ce réparateur autodidacte n’a jamais rien cassé. « Je touche du bois« , conclut-il.

Quel abonnement choisir pour votre smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Mobilité , le 18 avril 2013 13h29 | Ajouter un commentaire

Avec cette baisse des prix continue depuis quelques mois en Belgique, la téléphonie mobile devient enfin avantageuse. Selon une étude du gouvernement belge, notre pays est même très bien placé en terme de rapport qualité/prix, au niveau européen. Depuis peu, Base a du réagir et revoir ses abonnements pour garder son étiquette du « moins cher ».

Il y a de nombreuses formules, selon vos besoins (voir plus bas en image). J’en ai épinglé trois, celles qui me semblent les plus intéressantes, par thème. J’ai volontairement omis tous les opérateurs « virtuels », car la comparaison devient impossible. Mais jetez un oeil à l’offre d’Allo RTL, qui reste intéressante.

 

1. Vous cherchez le moins cher: Base B-9

Base a encore abaissé le prix plancher d’un abonnement correct. Pour 9€/mois, vous avez 120 minutes d’appel vers tous les réseaux, les SMS illimités et 50 MB d’internet mobile. De plus, le week-end, vous appelez les autres clients Base gratuitement, de manière illimitée. Difficile de faire mieux. Sachez cependant qu’avec 50 MB de data par mois, vous n’irez pas loin. Pour consulter quelques emails, afficher votre flux Twitter, surfer (un peu), ça ira. Mais pas plus. Sachez que mettre une photo sur Facebook, Twitter ou Instagram, selon votre appareil, c’est entre 1 et 5 MB. Idem si vous ouvrez une photo en pièce jointe d’un email.

 

2. Vous voulez appeler le plus possible, en payant le moins possible: Mobistar Kangourou 16

Mobistar se détache pour ceux qui aiment parler. Pour peu que vous vous engagiez sur une durée de 6 mois, avec le Kangourou 16. Pour 16€ par mois, vous pouvez téléphoner durant 240 minutes, soit 4 heures. A ce prix, vous recevez 500 SMS, mais vous ne pourrez pas surfer.

 

3. Vous cherchez le meilleur rapport qualité/prix pour faire « un peu de tout »

C’est là que ça se corse. C’est l’abonnement « Best value », celui que tous les opérateurs cherchent, le Graal: la meilleure combinaison entre appels, SMS et internet mobile, pour plaire au plus grand nombre. Et là, c’est assez serré. J’ai botté en touche et choisi deux cas de figure. Dans le premier, vous êtes un consommateur moyen d’internet mobile: alors je conseille le Proximus Smart+ 15, à 15€ par mois. Vous avez 120 minutes d’appel, les SMS illimités et 500 MB. Suffisant pour la plupart des utilisateurs.

Mais cependant, certains consomment un peu plus de data – comme moi: 500 MB ne suffisent pas. Dès lors, je conseille le second cas de figure: le Mobistar Dauphin 20 à 20€/mois, avec 150 min, SMS illimités et 1 GB. Mobistar ajoute même les appels illimités vers Mobistar, et Facebook et Twitter illimités pour le data, au cas où le GB ne suffirait pas. Attention, cependant: avec Mobistar, il faut s’engager pour six mois pour bénéficier de ce prix-là.

 

4. Vous voulez le plus d’illimités possible: Base B-39

Avec sa nouvelle grille de tarifs, Base fait fort avec son B-39. Pour 39€ par mois, vous avez les appels illimités, les SMS illimités et 2 GB. Imbattable. La concurrence est nettement plus chère, et les GB par mois en plus ne concernent plus grand monde (au delà de 2 GB par mois, c’est pour ceux qui n’ont pas internet chez eux ni au bureau).

Chez Mobistar, l’illimité est ainsi à 60€ par mois (avec un engagement de 6 mois), et vous avez 5 GB de data. Proximus joue la carte de la 4G: à 65€ par mois, c’est 5 GB de données, comme Mobistar, mais avec l’accès au réseau 4G (l’internet mobile plus rapide), même s’il ne concerne que les grandes villes pour l’instant (sauf Bruxelles).

 

Remarque: la qualité du réseau et le service

Vous l’avez remarqué, et ce n’est pas nouveau, Base est souvent le moins cher. Cependant, la qualité du réseau – selon les régions – et du service clientèle – ça, c’est partout – n’est pas aussi bonne que celle de Belgacom.

C’est d’expérience que je le signale. J’ai traversé la Belgique avec un smartphone sous Base et un autre sous Proximus: la couverture du 3G et sa qualité sont supérieures chez ce dernier, qui reste plus cher dans certaines formules d’abonnement. C’est une question de priorité : certaines personnes sont exigeantes avec la qualité et la vitesse de l’internet mobile, d’autres moins. Sur le site de Belgacom (forcément…), il y a ce comparatif qui cite un bureau d’étude indépendant (CommSquare), et qui confirme qu’en 2012, la vitesse pour envoyer et recevoir des fichiers était plus élevée chez Proximus.

Concernant le service, il faut ajouter que Belgacom, Base et Mobistar (depuis peu) ont des applications pour contrôler l’état de votre facture, la quantité de minutes ou de MB qu’il vous reste pour le mois. Un petit plus.

LES DERNIERS ABONNEMENTS PROXIMUS:

 

LES DERNIERS ABONNEMENTS BASE:

 

LES DERNIERS ABONNEMENTS MOBISTAR:

Les ventes de PC n’ont jamais été aussi mauvaises: voici pourquoi

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 16 avril 2013 14h45 | Ajouter un commentaire

Concurrence, nouveaux marchés, restructurations… les géants HP et Dell sont passés du statut de leader mondial à celui de challenger. Explications.

Steve Jobs, l’ancien big boss d’Apple mort en 2011, avait sans doute vu juste: « Nous sommes dans l’ère post-PC »… Les ventes mondiales d’ordinateurs se sont en effet effondrées de 13,9% au premier trimestre.

Il s’agit de la plus forte chute jamais enregistrée depuis 1994, date de l’éclosion du secteur pour le grand public. Tous fabricants et régions confondus, seulement 76,3 millions de PC ont été vendus dans le monde au premier trimestre, contre encore 88,6 millions un an plus tôt.

Un chiffre révélateur, qui confirme une tendance: c’est le quatrième trimestre consécutif de recul des ventes, et il est très important. A titre de comparaison, pour les trois derniers mois de 2012, la baisse tournait autour des 5%.

 

Pourquoi ?

Si les ventes de PC diminuent, ce n’est pas parce que les gens se désintéressent de l’informatique. C’est qu’ils le font différemment. Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce recul.

En 2013, un smartphone et/ou une tablette, pour un prix raisonnable, peuvent aller sur internet, lire et écrire des mails, utiliser Facebook ou toute autre application avec plus de simplicité et de rapidité que sur un ordinateur. Les thématiques de ces applications sont de plus en plus variées et abordent tous les domaines: jeu, productivité, vie pratique… même travailler est devenu possible, dans une certaine mesure.

Pour le jeu vidéo aussi, la tendance se creuse: après les consoles de salon, les consoles portables et les smartphones/tablettes, c’est le jeu « à distance » qui fait des dégâts. Avec un ordinateur « ancien », vous pouvez jouer à de nombreux jeux qui « tournent » sur des serveurs distants, le tout transitant via votre connexion internet.

Enfin, il faut prendre en compte le nombre croissant d’appareils dotés d’un petit système informatique embarqué permettant de le connecter au réseau, de communiquer, etc. Comme la télévision, le frigo, le GPS ou les systèmes multimédias des voitures. Désormais, on est connecté en permanence. Il y a cinq ans, le PC était la seule porte d’entrée au web, aux outils de travail et à la communication digitale. A l’heure actuelle, les nouveaux modèles de TV sont équipés d’une caméra, d’un micro et du logiciel Skype. Et ce n’est qu’un exemple.

 

Qui trinque le plus ?

HP confirme sa première place mondiale au premier trimestre, mais de peu: la chute de ses ventes est estimée à 24%, soit un peu moins de 12 millions d’unités, avec une part de marché estimée environ 15%, contre environ 14,7% pour le chinois Lenovo (11,7 millions d’unités), qui s’en sort assez bien grâce au marché local.

Pour Dell, le numéro trois mondial, la baisse des ventes tourne autour de 11%, avec 9 millions d’unités. La chute est aussi rude pour le numéro 4 mondial Acer (-30% de ventes de PC).

A titre de comparaison, sur cette même période de trois mois, Apple a vendu 48 millions d’iPhone et 23 millions d’iPad.

 

Quelles sont les pistes ?

Il y a pourtant de gros efforts qui sont faits par tous ces géants de l’informatique. Deux éléments ont fait bouger les choses ces dernières années, ou ces derniers mois: Windows 8 (et son interface complètement neuve) et le principe de l’Ultrabook (des ordinateurs portables très fins, avec un démarrage plus rapide).

Il est vrai que d’un côté, Microsoft a donné des idées aux fabricants, avec sa nouvelle interface faite de tuile colorée, et prévue pour un usage tactile. D’ailleurs, de nombreux modèles de portables ont désormais des écrans tactiles. Certains sont même « hybrides »: l’écran est autonome et quand on le détache du clavier, il fait office de tablette. Mais de l’autre, Microsoft a commencé à produire son propre matériel, avec des tablettes Surface qui rencontrent un certain succès. Il fait donc de l’ombre à ses amis les fabricants, qui sont pourtant sa principale source de revenu car ils intègrent d’office Windows depuis de longues années.

Les « Ultrabooks », sponsorisés par Intel qui fournit le processeur et a donné un cahier des charges stricte, permettent plus de mobilité, et parfois d’autonomie, tout en préservant la puissance. De quoi combler en partie le fossé qui les sépare des tablettes, des outils qui sortent de veille en une fraction de seconde, et qui peuvent tenir une semaine sans être déchargés.

La meilleure piste, bien entendu, est d’orienter sa production vers ce qui marche: l’informatique mobile (tablette, smartphone) ou embarquée (télévision, voiture). Mais sur ce marché, de nouveaux acteurs sont apparus, et sont solidement isntallés.

 

Mathieu Tamigniau (twitter: @mathieu_tam)

L’opérateur SNOW est-il victime de son succès ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 10 avril 2013 20h29 | Ajouter un commentaire

Alléchante, la nouvelle offre TV/NET/TEL de KPN, déjà présent en Belgique avec la marque BASE. Mais le service est-t-il à la hauteur des promesses ?

Vous avez certainement entendu parler de SNOW. Il s’agit du nouvel acteur en matière d’offre dite « triple play », combinant la télévision numérique, l’accès à internet haut débit et la téléphonie fixe. La comparaison avec la concurrence est sans appel: à 39€ par mois, le pack est au minimum 16€ moins cher que Voo, Belgacom, Telenet ou Numericable. La seule concession semble être, officiellement, le nombre de chaînes disponibles: une trentaine, alors que les autres en comptent environ 70.

Mais si certaines économies avaient été faites au niveau du service clientèle, de la qualité de l’installation et des infrastructures ? La stratégie « low cost » tient-elle le coup si de nombreuses personnes décident en même temps (au lancement, donc) d’y accéder ?

Partant de deux plaintes arrivées à la rédaction, RTL info a mené l’enquête.

 

C’est quoi, SNOW ?

Il s’agit d’une nouvelle marque, mais pas d’une nouvelle entreprise. C’est KNP Group Belgium qui a lancé SNOW. Un opérateur actif depuis plus de 10 ans déjà sur le marché des télécoms belges, avec différentes marques, dont BASE est la plus connue.

SNOW n’a pas ouvert tous les trottoirs de Belgique pour y implanter son propre câblage, ça aurait coûté bien trop cher. C’est Belgacom qui « loue » ses infrastructures pour acheminer les paquets de données que représente l’usage d’une télévision, d’internet et de la téléphonie fixe. Surtout qu’on peut faire les trois en même temps.

Ce contrat est également important pour Belgacom, car « il lui permet de fournir ses services VDSL2 à un public plus large et de renforcer sa réputation de fournisseur de solutions wholesale (d’entreprise à entreprise, NDLR)de qualité aux opérateurs fixes et mobiles« , peut-on lire dans un communiqué de l’opérateur historique.

 

« L’impression d’avoir été arnaquée »

La théorie est bien belle, mais dans la pratique, certaines personnes ne sont pas satisfaites du produit ou de sa mise en place. « Je suis super déçue« , nous a expliqué une internaute qui a préféré rester anonyme. « Ça fait deux jours que je suis abonnée et je n’ai toujours pas le téléphone. Le service technique, même après une longue attente, ne répond pas. Ce n’est pas au point« .

Elle en conclut que « le prix est intéressant… mais la qualité n’est vraiment pas au top, j’ai vraiment l’impression de me faire arnaquer« .

 

Un futur abonné un peu perdu

Benjamin a aussi expérimenté quelques problèmes avec SNOW. Il a souscrit un abonnement il y a quelques semaines. « On m’a dit qu’il faudra un mois, car il y a une forte demande« . Patient, cet internaute s’est pourtant heurté aux lacunes dans la formation du service clientèle, par téléphone.

Ce futur utilisateur – mais sa patience à des limites – a été contacté par SNOW pour un problème de « CID, pour Circuit Identification« . « L’ancien abonnement était au nom de ma compagne, et le nouveau au mien« . Cela a visiblement causé un incroyable casse-tête. « Belgacom et SNOW se sont renvoyés la balle« .

Finalement, il s’agirait d’une grosse mésentente entre les deux acteurs. « Il y a un gros problème de communication. Les techniciens de SNOW qui devaient venir faire l’installation ne savaient pas à quel câble de Belgacom ils devaient se relier« .

Ce qui l’a le plus surpris, c’est l’incompétence des services clientèles par téléphone. « Celui de SNOW, comme celui de Belgacom, est très incompétent. J’ai eu dix versions différentes sur une même journée. Aucun des deux ne semblait savoir de quoi ils parlaient. Ils manquent de formation. C’est un nouveau produit qui est lancé, mais le service ne suit pas« .

 

Trois problèmes reconnus

Impossible pour l’instant d’avoir le nombre d’abonnés ou d’activations SNOW. « Mais c’est plus que ce que nous avions prévu« , nous a expliqué Sofie Bockaert, responsable de la communication de KPN Group Belgium.

L’entreprise reconnait cependant que le lancement a été un peu chaotique. Elle avoue trois types de problèmes.

Le premier est une histoire de communication. « Des techniciens ont dit que l’installation avait été effectuée, alors que ce n’était pas le cas« . La raison est vague: « Il y a eu un problème. Des gens ont donc attendu, et les techniciens ne sont jamais venus« .

Autres déconvenues du service technique: « dans quelques cas, les installations ont été effectuées mais elles n’étaient pas complètes« .

Le dernier problème, et le plus important, dépend du fait que SNOW utilise le réseau de Belgacom. C’est une histoire d’éligibilité. Certaines zones rurales, plus reculées, n’ont pas accès à la technologie VDSL2 de Belgacom, qui n’a pas ouvert tous les trottoirs et toutes les routes de Belgique pour y mettre les câblages les plus performants. Or, cette norme est nécessaire pour acheminer la télévision HD, tout en surfant à haute vitesse et/ou en téléphonant.

« Des gens ont pu commander SNOW, alors qu’ils n’avaient pas accès à la technologie VDSL2 de Belgacom. Dès lors, l’installation est impossible« .

 

Belgacom fait « mieux que prévu »

Du côté de Belgacom, on se met à l’abri. « Les gens de KPN sont contents de la collaboration. Ils disent que nous faisons plus que prévu dans le contrat« , nous a expliqué Frédérique Verbiest, porte-parole de Belgacom.

« S’il y a des problèmes, ce sont des petits défauts de jeunesse, car beaucoup de gens travaillent ensemble. Il peut y avoir des problèmes de communication, car c’est nouveau« .

 

Conclusion

SNOW souffre de quelques défauts de jeunesse, liés au grand nombre de demandes d’abonnement, et à la collaboration nouvelle avec différents acteurs, dont Belgacom, qui fournit ses services de VDSL2. De là à parler d’arnaque, le mot est largement exagéré.

Oui, vous risquez de connaître quelques couacs à l’installation, quelques retards et quelques incohérences auprès des services clientèles peu (ou mal) formés aux nouveautés. C’est sans doute là que sont faites les économies, parallèlement à l’offre réduite de chaînes de télévision.

Mais Belgacom ne bride pas son réseau, et ne met pas de bâtons dans les roues de SNOW, malgré le fait qu’il s’agisse d’un nouveau concurrent. En réalité, Belgacom lui « loue » son réseau de qualité, un business qu’il n’a aucune envie de compromettre.

Par contre, Belgacom a déjà augmenté la bande passante (vitesse de téléchargement) de ses propres clients – de 30 Mbps à 50 Mbps, donc de très rapide à hyper rapide, mais c’est théorique. Histoire de marquer le coup – même s’il est symbolique – et de justifier la différence de prix.

A quel moment un appareil photo devient-il « pro » ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 8 avril 2013 11h14 | Ajouter un commentaire

Panasonic a réussi un joli tournant vers la photographie, il y a quelques années. Tout comme Sony, « Pana » a su tirer profit de son expertise dans le monde de l’imagerie pour proposer des appareils photos performants.

L’un des derniers modèles de Panasonic est le DMC-GH3, un compact à objectifs interchangeables. L’avantage de ce genre d’appareils: ils sont plus légers et moins encombrants que des reflex traditionnels, car ils n’ont pas de mécanisme de miroir intégré. Tout est électronique, même le viseur.

La gamme d’objectifs est très riche chez Panasonic, et vous pouvez même monter ceux de marque Olympus. En kit à 1500€ environ, vous aurez droit au 14/140mm. Ces objectifs sont également réputés pour leur compacité. Vous pourrez les mettre en poche, là où un reflex traditionnel exigera un sac pour trimbaler l’ensemble. En voyage, cela peut s’avérer un argument de taille pour les amateurs exigeants.

1500€ avec un seul objectif, cela paraît cher. Mais le DMC-GH3 est presque un appareil professionnel. Voici pourquoi.

 

Pourquoi est-ce un pro ?

Son boitier robuste a une soixantaine de joints d’étanchéité. Il peut donc résister à la pluie, aux éclaboussures ou aux conditions tropicales (grande humidité dans l’air).

Le système Light Speed AF, permet un autofocus à grande vitesse et à haute précision. Vous pourrez capturer des sujets se déplaçant très rapidement, sans perte de qualité ni de lumière.

La visée est « à 100% »: ce que vous voyez dans le viseur électronique ou sur l’écran LCD est exactement ce qu’il y aura sur la photo ou la vidéo. Ce n’est pratiquement jamais le cas avec des appareils de gamme inférieure. Pour les pros, cela a son importance.

Paramétrage: tous les doigts trouveront un bouton, et il y en a beaucoup. Deux molettes pour sélectionner la scène (automatique, profondeur, etc) ou le mode de prise de vue (rafale, timer, etc). Typique des appareils orientés « pro »: ils sont très paramétrables (ISO, profondeur de champ, focus automatique ou manuel, etc). Et si ça ne suffit pas, il y a sept touches personnalisables.

Il est très performant en vidéo. L’enregistrement se fait en 1080p Full HD dans différents formats. Il est équipé d’un système de dispersion de la chaleur qui permet d’obtenir un enregistrement de longue durée de qualité. Pour peu que vous utilisiez des objectifs intégrant la stabilisation, vous pourrez presque vous passer de trépied. Ce n’est pas négligeable: à nouveau, l’encombrement s’en trouve réduit. Il y a quelques années, en plus de votre reflex et des ses gros objectifs, vous auriez du transporter un caméscope pour filmer.

Conclusion

Le Lumix DMC-GH3 est un appareil photo à objectifs interchangeables réservé aux amateurs exigeants, voire aux pros, qui souhaitent voyager léger sans compromettre la qualité des photos ou des vidéos. Il est le compagnon idéal des aventuriers: son boitier robuste résiste à la pluie et à la poussière.

Un boîtier qui a été entièrement repensé pour intégrer le capteur Live MOS de 16.05 mégapixels, un processeur quadri-core Venus Engine ainsi qu’un filtre passe-bas redessiné (lui, il sert à étaler la lumière qui arrive sur un sous-pixel – une des trois couleurs – pour qu’elle recouvre un pixel entier). Si ces caractéristiques ne vous parlent pas, sachez que tout ça permet des photos et des vidéos de grande qualité.

Bien entendu, tout cela a un prix: environ 1500€ avec un objectif 14/140mm. C’est une somme, mais c’est dérisoire par rapport au prix des appareils professionnels qui, il y a quelques années, faisaient moins bien avec un prix trois ou quatre fois plus élevé.

Autre avantage de Panasonic, la compacité et le choix des objectifs. Si vous souhaitez investir, n’hésitez pas.

Facebook Home, c’est presque un smartphone…

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 avril 2013 20h09 | Ajouter un commentaire

Facebook Home a été présenté à la presse jeudi soir. Il s’agit d’une couche logicielle qui s’appliquera à certains smartphones tournant sous Android. Explications.

Non, Facebook n’a pas présenté de Facebook Phone jeudi soir. Ce qui s’appelle « Facebook Home » est une surcouche logicielle disponible pour plusieurs smartphones sous Android, à partir du 12 avril.

Ce n’est pas non plus un système d’exploitation, mais une couche supplémentaire appliquée à l’OS de Google, qui par définition est ouvert et peut être modifié à souhait. Dans un premier temps, les seuls smartphones qui pourront installer la couche Facebook Home sont les HTC One et One X, et les Samsung Galaxy SIII, 4 et Note II.

Il y a cependant des partenaires privilégiés, comme HTC et AT&T, un opérateur aux USA. Il y aura donc bientôt, aux Etats-Unis, un HTC First, avec Facebook Home préinstallé. Peter Chou, le boss d’HTC, l’a présenté lui-même (notre photo). Il fonctionnera bien entendu sur le réseau LTE (4G) d’AT&T. Il s’agit donc de commercialisation, et de marketing. Pas d’exclusivité.

 

C’est quoi, Facebook Home ?

L’importance de Facebook dans le monde des applications pour smartphone se traduit dans les chiffres: 23% du temps passé sur des applications, c’est pour Facebook. La deuxième application – Pandora, aux Etats-Unis, n’en rassemble que 7%. Une bonne stat pour Mark Zuckerberg, le big boss, qui a présenté lui-même Facebook Home, dont la principale idée est « de mettre les gens au centre, et non les applications« .

Cela se traduit par un écran d’accueil, celui que l’on voit une centaine de fois par jour, complètement repensé. Ils appellent ça « Cover feed », car c’est un flux d’actualités Facebook qui défile devant vos yeux, lorsque vous déverrouillez votre smartphone.

C’est « la fondation de ce qu’on a construit« , a expliqué un développeur.  « Quand on l’allume, on voit ce qui arrive au gens. On ne ratera aucune actu, car il ne faut rien faire pour les afficher. Tout est là dès qu’on utilise le téléphone. Vous aimez une actu ? Appuyez deux fois dessus équivaut à un ‘like’. Pour la commenter, c’est aussi simple« .

 

Messagerie originale

Au-delà de cette mise en avant de contenus Facebook (et on espère que les pubs n’en feront pas trop partie…), il y a l’intégration de la messagerie instantanée. C’est le « Chat head« : la photo de profil de vos amis apparait sous forme d’une petite bulle, au-dessus de votre application, lorsqu’ils veulent vous parler (via Facebook ou via SMS). Il est bien sûr possible de la déplacer, d’y répondre ou de la supprimer.

Les interactions sont assez fluides, et à partir de l’écran d’accueil, vous pouvez ouvrir rapidement une fenêtre qui rassemble vos applications favorites. Tout est paramétrable, et on se rapproche alors de l’utilisation classique d’Android, les widget en moins.

 

Conclusion

Facebook a eu l’intelligence de ne pas se lancer dans la construction d’un téléphone, ni dans le déploiement délicat d’un nouveau système d’exploitation. Facebook Home est une surcouche logicielle qui annule en quelque sort celle de Samsung ou de HTC. Elle place vos amis Facebook au centre de l’écran d’accueil.

Les gens passent trois fois plus de temps sur l’application Facebook que sur les autres: Facebook Home leur permettra de ne plus devoir lancer l’application, mais d’y avoir accès en permanence, en la mettant au-dessus de tout le reste.

Une idée et un concept qui ont été bien construits. A réserver aux fans de Facebook, forcément. Et ils sont un milliard, ce qui annonce quelques téléchargements de « Facebook Home » sur le Google Play Store, à partir du 12 avril.

Cette annonce est également un sacré coup de pouce à la plateforme Android de Google, car elle risque d’attirer pas mal de monde. Les gros utilisateurs de Facebook, qui veulent en faire le centre de leur smartphone, devront donc privilégier Android. D’autres compatibilités, notamment avec les Xperia de Sony, sont annoncées pour plus tard.

Un anayste prétend cependant que « Google a de quoi s’inquiéter« , car il risque de perdre des parts de la « monétisation liées à Facebook » avec ce nouvel écran aux couleurs du groupe de Menlo Park.

Quoi qu’il en soit, c’est un coup dur pour l’iPhone, pour Windows Phone et pour BlackBerry.