Archives du février, 2013

A quoi ça sert, le NFC ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 27 février 2013 09h12 | Ajouter un commentaire

« Near Field Communication », ou « Communication en champ proche »… vous en avez déjà entendu parler, mais vous ignorez sans doute comment ça marche et à quoi ça sert. Explication avec un exemple concret: la gamme « One Touch » de Sony, présentée cette semaine à Bruxelles. 

Deux fois par an, Sony rassemble tous ses produits et les présente à la presse belge (et aussi aux revendeurs, en fait). C’est l’occasion de voir les projets de la marque pour l’année à venir. Le plus instructif ne se trouve pas toujours sur les rayons, mais plutôt dans l’agencement de ceux-ci. L’accent est ainsi mis sur le « One Touch », en ce début d’année. Et c’est révélateur d’une tendance actuelle: le NFC…

Il s’agit de communication – ou plutôt de connexion – entre appareils. Le NFC est une technologie dont on parle depuis quelques années, sans en connaître vraiment l’intérêt. Les initiales signifient Near Field Communication (communication en champ proche). Intégré dans la plupart des smartphones et tablettes récents, ce protocole de communication doit être considéré comme un « activateur ».

Il ne sert donc pas à faire transiter du son ou de l’image (pour ça, il existe Bluetooth et le Wi-Fi), mais bien à activer une liaison en vue d’une communication. D’ailleurs, il ne réagit qu’entre 0 et 10 cm.

Concrètement, voilà ce que ça donne chez Sony: vous « frappez » (touchez délicatement, c’est mieux) le smartphone Xperia Z sur l’enceinte SRS-BTX500, deux appareils, vous l’aurez compris, équipés d’une puce NFC, comme l’illustre la photo ci-dessus. Ils se reconnaissent et activent automatiquement la diffusion du son du smartphone vers l’enceinte, en Bluetooth.

Voilà l’idée. Rien d’extraordinaire, vous me direz: on peut aussi aller dans le menu Bluetooth de son appareil, chercher les périphériques et les coupler manuellement. En effet, « mais le but est de simplifier au maximum l’expérience de l’utilisateur », m’a expliqué Ann Glorieus, responsable presse de Sony Belgique.

 

Une gamme « One Touch »

Sony a fait de « One Touch » une sorte de gamme: cela concerne une partie conséquente des nouveautés. Même les TV en sont équipées, et l’activation via NFC se fait avec la télécommande: vous l’approchez de la tablette Xperia Z, par exemple, et vous pouvez diffuser les vidéos qui s’y trouvent, ou profiter d’un mode « miroir », qui dupliquera l’écran de votre appareil mobile sur celui de la télévision.

Idem pour les casques audio sans fil, les home cinéma, la nouvelle barre de son… vous pourrez y connecter un smartphone ou une tablette. Sachez que de nombreuses marques ont déjà adopté le NFC, mais faute d’avoir une gamme complète, c’est un argument rarement mis en avant.

 

Vastes possibilités

Notez que l’une des premières applications pour le NFC, c’est le paiement. Il existe déjà des bornes Visa ou MasterCard compatibles dans le monde: y frôler un smartphone équivaut à sortir sa carte et à l’insérer dans le lecteur. Reste à faire votre code, heureusement. Mais on en parle pas encore beaucoup chez nous, où c’est la connexion entre appareils qui prime.

Les possibilités, vous l’imaginez, sont nombreuses. Le métro, les magasins, les aéroports… toutes les bornes, en fait, pourraient être équipées du NFC et communiquer avec votre smartphone simplement en le touchant (ou en l’approchant à moins de 10 cm). Si au préalable, l’application adéquate y a été installée, la borne pourrait « scanner » votre abonnement Stib virtuel, votre carte de fidélité, votre billet d’avion électronique.

 

Conclusion

Pratique et efficace, le NFC se met en place lentement, mais plus vite dans certains pays où des entreprises l’ont déjà adopté. Comme toute technologie, elle attend d’équiper un grand nombre d’appareils avant d’exploser. Ce devrait être le cas dans les mois et les années à venir.

Petit bémol, toutefois: le NFC consomme un peu d’énergie. Or, les smartphones et tablettes actuelles ont déjà bien du mal à tenir une journée entière. Du coup, la plupart du temps – à moins d’être un utilisateur quotidien – vous désactiverez le NFC. Il faudra donc l’activer avant de connecter votre smartphone à quoi que ce soit. Ce qui rend directement l’expérience moins convaincante.

Test: que vaut la tablette officielle de Microsoft ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 21 février 2013 19h06 | Ajouter un commentaire

A partir de 479 €, la Surface RT  est le premier « ordinateur », au sens large, conçu et fabriqué par Microsoft. Cette tablette est-elle le plus bel écrin pour Windows 8 ? 

La sortie de Windows 8, l’automne dernier, a marqué un tournant décisif dans la stratégie de Microsoft. Inutile de revenir sur ce nouveau système d’exploitation prévu pour le tactile, avec ses tuiles colorées et dynamiques, vous l’avez sûrement déjà essayé.

L’autre bouleversement, c’est l’apparition d’un matériel fabriqué par Microsoft. Depuis des décennies, Windows est flanqué sur tous les ordis de bureau, ou portables, du monde entier. Un business qui faisait les affaires des fabricants comme de Microsoft.

 

Software et Hardware

Mais les choses ont changé et la firme de Redmond a décidé de voir plus grand. A l’instar d’Apple et de son iPad, de Google et de ses Nexus, il a fabriqué sa propre tablette. J’ai été chez Microsoft Belgique, à Zaventem, pour recevoir durant quelques jours la « Surface ». L’occasion de discuter avec Jean-Benoit Van Bunnen, le responsable Windows.

« Avec la Surface, Microsoft voulait présenter sa vision des choses. Au lieu de confier toujours ça aux autres, on a voulu montrer qu’elle était la meilleure manière d’appréhender Windows 8 sur une tablette. Tout a été étudié: de l’angle du support au format 16:9, en passant par les accessoires et le design ».

 

Une belle Surface

Un design et un look sans défaut, que je trouve très réussis. Sobre, anguleuse, très bien assemblée et composée de matériau de qualité… la Surface a de la gueule, si je puis me permettre. Ajoutez à cela un petit support en plastique intégré, facile à ouvrir ou fermer, et les claviers/protection qui se clipsent parfaitement en dessous, et vous avez un véritable outil de travail.

Il y a le « Type Cover », un clavier dur et des touches en plastique, qui se replie pour protéger l’écran. C’est un peu plus épais, mais aussi plus facile à utiliser que le « Touch Cover », dont il ne faut qu’effleurer les lettres. Gros avantage: ces deux claviers sont équipés d’une zone tactile pour la souris.

 

Vive la souris… 

Une souris très utile quand on passe en mode « Bureau ». La seule Surface disponible actuellement en Belgique, est celle équipée de Windows 8 RT, une architecture plus mobile et moins puissante que la version Pro, mais qui permet néanmoins de retrouver le bureau classique. Avec ses raccourcis, son explorateur de fichiers (vous pourrez brancher un disque dur en USB et faire des copier/coller), son panneau de configuration, etc… De quoi rassurer ceux qui n’apprécient qu’à moitié les tuiles.

Ce bureau, que je pensais à tort voir disparaître sur la Surface RT, se lance d’ailleurs tout seul lorsqu’on veut utiliser la suite Office. Avec Office 2013, prévu pour fonctionner sur différentes plateformes avec une seule licence, Word, Excel et les autres ont une petite option pour l’affichage « souris » ou « tactile ». Ce dernier mode ayant des boutons plus gros, empiétant sur la surface de travail.

L’importance de cette souris pour les tâches sous Office (isoler une case Excel, par exemple) et du bureau pour l’explorateur de fichier, prouve que Microsoft est dans une phase de transition, n’osant pas abandonner complètement les anciennes habitudes de travail. De ce point de vue, l’iPad est plus radical mais plus logique dans la démarche: les applications sont « touch », ou rien.

 

Et Windows 8 RT ?

La grande différence entre Windows 8 RT et « normal », et je n’y arrive que maintenant, elle concerne les applications. Il n’est plus possible d’aller télécharger n’importe quel .exe et de l’installer en quelques clics. Dorénavant, comme Apple et son App Store depuis presque 6 ans, Microsoft entend aussi exploiter cette mine d’or qu’est le « magasin d’applications ».

Il faudra donc obligatoirement passer par la case « Windows Store » pour télécharger le moindre jeu, utilitaire, météo, etc… Vous pourrez en trouver certains sur des sites web, mais il ne s’agira que d’un lien vers le store.

Un magasin un peu pauvre, du reste, surtout si vous ne retirez pas l’option « Simplifier la recherche d’applications dans mes langues préférées« , pourtant activée par défaut dans les « Préférences » du store. En passant outre cette limite de la langue, vous aurez alors plus de choix.

 

Facebook et Twitter s’en foutent

Il y a de plus en plus d’applis, et ça ne fait que commencer. « La croissance est immense. Imaginez le nombre d’ordinateur ou de tablette vendus chaque jour en Belgique! », avance Microsoft.

Oui, on l’imagine, c’est beaucoup. Mais il n’y a toujours pas de Facebook ni de Twitter, par exemple. Pourquoi cette absence incroyable ?

« Car nous essayons de proposer une expérience différente à l’utilisateur. Nous ne voulions pas un copier-coller de l’application Facebook sous iOS ou Android », a expliqué M. Van Bunnen. D’accord, mais du coup, il faut passer par les sites web, et les épingler sur l’écran d’accueil. Des sites qui ne sont pas prévus pour le tactile, avec des petits boutons…

Inutile d’en vouloir à Microsoft, c’est Facebook et Twitter qui ne sont pas pressés d’investir dans une application digne de ce nom. « Parfois, nous collaborons avec certains fournisseurs de contenu – comme RTL.be – pour les aider à développer. Mais de manière générale, nous n’intervenons pas dans les applications tierces ».

On sait qu’il y a des discussions entre les grands chefs. Mais ils n’ont pas encore trouvé « la meilleure expérience Facebook possible sous Windows 8″. En attendant, quand vous êtes sur une page web et que vous désirez la partager, hé bien… il faut copier l’adresse, et la coller dans votre tweet ou votre statut. Oui, oui… alors que Facebook est relié à votre compte pour les contacts, par exemple.

 

Combien ça coûte ?

A 479€, Microsoft propose une très belle tablette avec 32 GB de stockage interne (mais seulement 16 GB de disponible), plus tout ce que SkyDrive peut vous offrir. Le « cloud » maison fera le lien entre tous vos périphériques: ordi au bureau, tablette, smartphone, etc… Si vous comptez utiliser souvent la suite Office bien intégrée (mais payante), il faudra opter pour un pack avec la « Touch Cover », qui fait clavier et protection, à 579€. Le clavier dur est en option à 119€. Rajoutez 100€ pour passer à 64 GB de stockage.

Le matériel est irréprochable, et la puissance suffisante pour faire tourner une vidéo, jouer à des jeux, retoucher des photos (je vous conseille Fotor, gratuit) et aller sur le web. Si vous voulez les détails techniques, c’est par ici.

 

Mon avis ?

La Surface RT est certainement la meilleure manière d’aborder Windows 8. Radicale (vous ne pourrez plus installer n’importe quoi), elle est plus fermée mais également plus logique avec elle-même. Le plus bel écrin de Windows 8 ? Sans doute. Le plus cohérent ? Certainement.

Le bureau classique subsiste discrètement, mais ce n’est que pour les applications Office, qui permettent par ailleurs de travailler correctement. Un excellent produit, à qui il ne manque qu’un plus grand nombre d’applications. Un défaut délicat, en 2013…

 

Sony a (plus ou moins) présenté sa PlayStation 4

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 21 février 2013 17h20 | Ajouter un commentaire

Sony a dévoilé sa vision du jeu vidéo pour les quelques années à venir, mercredi soir lors d’une conférence de presse à New-York.

La PlayStation 4 a bel et bien été « présentée » par Sony mercredi soir, même si on n’en a vu que le contrôleur, la manette Dual Shock 4, avec un zone tactile, une prise casque, une barre lumineuse, un bouton « partager ».

La console en elle-même n’aura sans doute plus de disque optique (pas de Blu-ray comme la PS3, ni de DVD comme la PS2, ni de CD comme la PS1), mais bien un gros disque dur capable de contenir tous les jeux que vous devrez télécharger.

Epaulé d’un processeur et d’un moteur graphique costauds (pas de détails pour l’instant), la PS 4 aura surtout 8 GB de RAM, capables de stocker l’entièreté du jeu dans la mémoire vive, et donc de (pratiquement) éliminer les temps de chargement.

Pas encore de look arrêté, ni de spécifications précises. La console semble donc au stade du développement. Elle sortira cependant pour les « vacances de 2013 », ce devrait être pour la fin de l’année. J’oubliais, Sony a tout de même montrer une sorte de Kinect, une double caméra à placer au-dessus du téléviseur.

 

Des fonctions nouvelles et… plein de jeux

Sony a beaucoup insisté sur le « cloud », le « stream » et « social ». On pourra commencer à essayer un jeu en cours de téléchargement, se faire aider par des amis en « direct », qui prendront le contrôle de votre jeu à distance, ou encore partager rapidement une partie en la diffusant sur un « stream », en collaboration avec Ustream, par exemple.

Bien entendu, il y aura les grosses franchises habituelles, comme un nouveau inFamous, Killzone, Final Fantasy, etc… Sony a montré beaucoup de vidéos de jeux à venir, mais pas grand chose de concret. On dirait que Sony a voulu parler de sa PS4 avant que Microsoft n’évoque sa prochaine Xbox…

Les fabricants de consoles sont en effet en train de renouveler leurs appareils, dont la dernière génération avait plus de six ans. Un autre japonais, Nintendo, avait tiré le premier en mettant sur le marché en novembre sa Wii U. Et les analystes s’attendent à ce que le troisième grand acteur du secteur, l’américain Microsoft, lance cette année une nouvelle version de sa Xbox.

Le photovoltaïque débarque dans l’écran des smartphones

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 19 février 2013 22h44 | Ajouter un commentaire

Ce que tout le monde attend d’un nouveau smartphone, ce n’est pas un processeur surpuissant, ni un appareil photo de 13 MP, et encore moins la reconnaissance vocale. C’est une batterie qui permette de tenir plus d’une journée…

Et pour ça, de Samsung à Apple en passant par Sony, HTC et Nokia, personne n’a pas encore trouvé la solution. Finalement, c’est de pire en pire. Car les smartphones sont des petits ordinateurs que l’on utilise pour regarder ses mails, aller sur Facebook, prendre une photo et la partager. Bref, pour beaucoup de choses, et toute la journée.

Du coup, les batteries ont beau grossir (jusque 3300 mAh sur le Motorola Razr Maxx, en 2012), elles ne font pas de miracle. Certes, il existe des batteries de secours, et des « coques-batteries ». C’est plutôt encombrant et assez contraignant.

 

Le sauveur ?

Mais une technologie pourrait changer complètement la donne: l’énergie lumineuse. Le groupe français Sunpartner développe depuis longtemps des matériaux petits, fins et légers, capables de capter la lumière et de la transformer en énergie.

Ils sont sur le point d’intégrer une fine couche de « cellules photovoltaïques » transparente au niveau de l’écran. Il suffirait de laisser son téléphone sur une table, l’écran vers le haut, pour que celui-ci se recharge à la lumière naturelle ou artificielle.

Basé sur l’assemblage d’une couche mince photovoltaïque avec un réseau de micro-lentilles, la technologie Wysips Crystal est conçue pour s’intégrer dans des écrans et s’adapter à toutes les technologies, dont le LCD et l’OLED.

 

En-dessous ou au-dessus de l’écran tactile

« Intégré lors du processus de fabrication, en-dessous ou au-dessus de l’écran tactile, il est connecté à une puce électronique qui convertit et gère l’électricité produite. Le composant photovoltaïque recharge ainsi la batterie de l’appareil à la première exposition à la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle« .

« Notre département recherche et développement a permis d’atteindre un taux de transparence de 90%. Sans impact sur la qualité visuelle ni sur la fonctionnalité de l’écran, notre technologie est optimale pour les écrans tactiles des smartphones mais permet aussi d’augmenter l’angle de vision des écrans d’appareils dont le diagramme est limité« , a expliqué Jean-Luc Ledys, qui travaille autour de cette technologie Wysips.

 

Seulement 20%

Mais cette technologie n’en est qu’à ses débuts. On parle d’une hausse de 20% de l’autonomie, ce qui n’est pas énorme. Les premiers modèles de smartphone équipés de cette technologie – et on imagine qu’elle intéresse tous les fabricants – devraient être annoncés au Mobile Wrold Congress de Barcelone, et arriver en automne 2013.

On n’attend que ça… Sunpartner bosse également sur l’intégration d’une couche de cellules photovoltaïques dans les textiles. Imaginez la veste solaire qui recharge par induction votre smartphone ! Science-fiction ? Pas vraiment…

A quoi pourrait servir une montre Apple ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 13 février 2013 20h40 | Ajouter un commentaire

Selon des sources sûres, 100 personnes travaillent actuellement au sein d’Apple, dans le plus grand secret, pour développer une présumée iWatch. Mais à quoi ça servirait ?

Depuis quelques années, bien des observateurs s’amusent à placer un « i » avant chaque appareil. Insinuant qu’Apple cherche à envahir le monde en remodelant chaque produit à sa sauce. Or, force est de constater qu’en cinq ans, on a eu droit à un iPhone, un iPad et une Apple TV (si on se limite aux nouveaux types d’appareil).

C’est bien loin de la tactique de Samsung, qui inonde tout ce qui comporte un rien d’électronique, du smartphone au lave-linge, en passant par l’aspirateur et la télévision géante. Et pourtant, personne ne critique le géant coréen.

Bref, tout ça pour dire qu’Apple prend le temps avant de se lancer dans un nouveau genre de produit. Et pourtant, selon des sources crédibles citées par l’agence Bloomberg, 100 personnes travaillent actuellement sur le projet d’une montre Apple, sans doute baptisée iWatch (le nom et la photo sortent de l’imagination d’un designer).

La taille de l’équipe suggère que le développement du produit a dépassé le stade de l’expérimentation. Rien n’a officiellement filtré du côté de chez Apple, comme d’habitude. Et il est fort probable que le secret sera mieux gardé après les rumeurs bien fondées du design de l’iPhone 5 et de l’iPad mini.

 

Pour quoi faire ?

A quoi pourrait bien servir une montre tournant sous iOS, le système d’exploitation des iPhone, iPad, iPod Touch et (plus ou moins) des Apple TV ? A ne pas sortir lesdits appareils de la poche ou de la valise, principalement.

Il faut s’attendre à un écran de consultation déporté, qui permettrait de regarder ses mails, ses actus Facebook ou Twitter, etc. C’est ce que Sony propose avec peu de succès sur sa Smart Watch, tournant sous Android.

Mais il faut compter sur Apple pour trouver d’autres fonctions, comme le contrôle des autres appareils de la marque. Choisir la musique diffusée à partir de l’iPhone, le film sur l’Apple TV, les photos sur l’iPad, contrôler la caméra pour cadrer et déclencher à distance, etc…

 

Des applications tierces

Vue l’actuelle intégration des applications dans iOS, il est probable que les développeurs pourront prendre en compte les fonctions déportées de la présumée iWatch. J’imagine un jeu sur l’iPad avec quelques informations supplémentaires sur la montre, une application pour faire sonner l’iPhone si vous ne le retrouvez plus dans votre maison, ouvrir à distance la porte de garage, etc…

Le tout sous la douche ou dans la piscine, car cette montre devrait être waterproof, pour bien faire. Et Apple sait bien faire les choses.

Le smartphone ultime de Sony va sous l’eau

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 février 2013 20h11 | Ajouter un commentaire

Dans un marché très concurrencé, celui du smartphone sous Android, Sony place son Xperia Z en haut du panier. Caractéristiques au top, look élégant et prix élevé (649€)… il est le concurrent direct du HTC One et du Samsung Galaxy S4. 

Sony a son « big phone ». A l’image de Samsung et de son Galaxy S 4, le constructeur japonais, qui se débat à la surface de l’eau pour ne pas couler, a dévoilé à la presse belge le Xperia Z.

Faces avant et arrière en verre trempé, 7.9 mm d’épaisseur, 146 gr: c’est assurément un smartphone haut-de-gamme. D’ailleurs, « c’est le premier smartphone développé entièrement par Sony, et non plus par Sony et Ericsson« , m’a confié Edouard Paul, marketing manager Benelux.

L’OS est connu est fan d’Android (4.1, Jelly Bean). La surcouche de Sony est plus réussie que celle des anciens modèles, et c’est tant mieux. Discrète et surtout graphique, elle ne prétend pas se substituer à ce que Google propose nativement, et c’est tant mieux.

 

Une affiche publicitaire

Dès lors, plus que jamais, toutes les « marques » des autres départements de Sony s’y retrouvent. Le BRAVIA Engine 2 est collé sur l’écran. Il s’agit d’une diagonale de 5 pouces (12,7 cm), mais dont les bords sont très fins, ce qui permet de garder un encombrement raisonnable.

Très brillant et très lumineux, il est extrêmement net grâce à sa haute densité de pixels (442 ppp). On parle de Full HD, soit la résolution de votre grande télévision: 1920 x 1080 pixels. Rappelons que les 326 ppp (pixels par pouce) de l’iPhone 4, il y a deux ans, avaient déjà atteint la limite de « netteté » que l’œil humain pouvait percevoir.

Peu importe cette course aux chiffres, le principal, c’est le confort de vision, et la beauté de l’image. Et le Xperia Z s’en sort très bien, même si trop de lumière, tue la lumière…

 

Costaud

Processeur Quad core 1,5 GHz Snapdragon S4 Pro, 2 Go de RAM… derrière ces termes un peu barbares se cachent un appareil très puissant. Les principaux avantages: une grande fluidité de l’interface, des applications qui se lancent et s’exécutent rapidement, des jeux au top de leur forme.

Le stockage interne est de 16 GB, mais il y a bien entendu un port micro-SD. Pour l’autonomie, il n’y aura pas de miracles avec la batterie de 2330 mAh. Mais avec le mode « Stamina », vous pouvez l’économiser pour qu’elle tienne plus d’un jour. Cela influence le comportement de l’appareil en mode veille (il ne s’occupe plus que de vous prévenir des SMS et des appels).

Ajoutez à cela des options NFC (pour connecter des appareils en les frôlant, que ce soit en Wi-Fi ou en Bluetooth), un appareil photo 13 MP de bonne facture (Exmor RS, HDR) et une station de recharge horizontale, et vous avez en effet un smartphone sous Android haut de gamme, qui coûte tout de même 649€.

 

Vraiment waterproof

Mais son plus bel argument, selon moi, c’est que malgré sa taille de guêpe et son look de star, le Xperia Z est totalement immersible. Sony garantit son fonctionnement sous un mètre d’eau, pendant une demi-heure. Il est d’ailleurs certifié IP55 (choc) et IP57 (eau). Ce n’est donc pas de la blague.

Décrocher sous la douche ou dans le bain, tomber dans une piscine, envoyer un long SMS sous la pluie: c’est une nouvelle expérience d’insouciance qui vous attend. D’autant qu’il sera capable de sentir vos doigts même mouillés.

 

Conclusion

Élégant, puissant, épaulé par l’expertise de Sony dans l’imagerie, la photographie et les contenus (Music Unlimited), le Xperia Z a tout pour réussir. Mais il débarque dans la fosse aux requins avec un peu de retard. Samsung et ses Galaxy (3 et bientôt 4) ont mis la barre très haut, avec d’autres arguments tout aussi convaincants.

A 649 €, ce smartphone sous Android Jelly Bean (la dernière version, donc), que James Bond aurait du vanter dans son dernier opus, devra jouer des coudes. Mais le budget marketing, on nous a prévenus, sera conséquent, même en Belgique, et même sur RTL.

Nous, on ne demande pas mieux que Sony se batte avec Samsung et consort dans le segment haut-de-gamme. Ça fait (normalement…) baisser les prix.

Test: pourquoi pas un projecteur 3D ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 11 février 2013 14h50 | Ajouter un commentaire

Epson a récemment sorti le EH-TW6100W, un projecteur à 1.800 € pour transformer un salon ou une chambre en salle de cinéma. Et en plus, pour les fans, il est compatible avec la 3D dite « active ». 

Le petit monde de la 3D, qui n’a jamais été très grand, finalement, faute de contenus suffisants et de techniques confortables, n’est pas encore mort.

Epson le prouve avec un excellent projecteur, destiné au grand public, et qui peut afficher des films en relief. Il faudra s’encombrer de ces vilaines lunettes actives, plus contraignantes que les « passives » car elles réagissent en fonction du contenu affiché pour garantir un meilleur effet 3D.  Elles sont aussi plus lourdes, car elles embarquent une petite batterie rechargeable.

 

Spectacle au rendez-vous

L’effet 3D fonctionne plutôt bien. Bien entendu, il faut le contenu. Et à ce petit jeu du relief, les films d’animation sont les plus impressionnants. « Rio 3D » est le parfait exemple, avec des vols planés de perroquets au-dessus de la mégapole brésilienne.

Contre-partie inévitable de cette affichage spectaculaire en relief: une légère indisposition au niveau des yeux. Les deux personnes qui ont regardé 30 minutes du film ont senti poindre une légère douleur derrière les globes oculaires. Rien de bien méchant, mais cette gêne reste l’un des plus gros freins au développement de la 3D.

 

Une belle image et… du son

En 2D comme en 3, vous ne serez pas déçu par la qualité de l’image. Les 2.300 lumens, en progrès par rapport au précédent modèle, offre une belle luminosité. Le taux de contraste très important de 40000:1 garantit quant à lui des noirs profonds. Ce nouveau cru gagne de nombreux réglages colorimétriques, avec un mode automatique performant, notamment en 3D.

Le EH-TW6100W d’Epson est également doté de deux petites enceintes stéréo dans le dos, qui le rendent complètement autonome. Rien de bien impressionnant, mais ça suffit pour les moins exigeants. Branchez-y une PlayStation, un lecteur Blu-ray ou même votre décodeur Voo ou Belgacom, et vous en aurez pour votre argent en terme de diagonale. A trois mètres de distance, vous pourrez obtenir une diagonale de 103 pouces, soir 2,6 mètres !

 

Wi-Fi

Si vous n’avez pas envie de vous encombrez de câblage  sachez que le projecteur est fourni avec un adaptateur Wi-Fi à installer à la source (un décodeur, une console, un lecteur Blu-ray). De la Full HD 3D sans fil jusqu’à 10 mètres, s’il n’y a pas d’obstacle !

Niveau connectique, c’est du classique: 2 entrées HDMI, 1 entrée composante, 1 entrée composite, 1 entrée audio RCA, 1 entrée VGA, 1 port USB (pour lecture photos avec fonction diaporama), 1 port RS232C.

 

A acheter ?

A 1.800 euros, l’Epson EH-TW6100W est un achat que je conseillerais à tout ceux qui rêvent d’un écran géant. Même si vous n’aimez pas la 3D, il est avant tout un excellent projecteur classique, avec une excellente qualité d’image.

De plus, il est équipé de boutons et d’options lui permettant de déformer l’affichage pour l’adapter à la position de ceux qui regardent l’image. Votre divan est décalé ? Il est très simple de transformer en trapèze le rectangle de l’image, comme si vous tourniez l’écran de votre télévision.

C’est quoi, la haute-couture pour smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 8 février 2013 09h28 | Ajouter un commentaire

Le marché du smartphone et de la tablette explose depuis plusieurs années, ce n’est pas un secret. Aujourd’hui, tout le monde a un appareil mobile Apple ou Samsung, en gros. Pas très original… Et si pour se différencier, on optait pour une housse « exclusive » ? 

Norêve est une entreprise française qui propose, depuis 2004, des étuis de qualités en cuir pour smartphones et, par extension, pour tout type d’appareils « mobiles »: tablette, appareil photo, console de jeu, lecteur MP3, disque dur externe. Et le tout, sur mesure.

Pour se démarquer dans un marché très concurrencé, envahi de produits de piètre qualité, Norêve joue la carte du haut-de-gamme, et n’hésite pas à se positionner comme produit de mode.

« Le terme ‘Haute Couture’ est très significatif pour Noreve et nos artisans. Il désigne notre niveau d’exigence en termes de matériaux utilisés (cuir, revêtement intérieur, packaging etc.), de finition (couture, collage, découpe etc.) mais aussi de design et fonctionnalités. De nombreuses étapes se font à la main comme les peintures sur les bords, certaines coutures et découpes de cuir. Nous tenons à garder ce mode de fabrication artisanal et de qualité », m’a confié Michael Massat, le directeur.

Tout est français, sauf la fabrication à proprement parler, pour les modèles de base. Car il y a plusieurs niveaux de finition dans cette large gamme (près de 800 références), et les prix débutent à 39€ pour un étui d’iPhone 5. Un tarif qu’il est « impossible à proposer » en Made in France, à ce niveau de finition.

 


Le « Made in France », ça se paie

Mais que les puristes se rassurent: le haut-de-gamme, fer de lance de la marque baptisé « tentation tropézienne », est bel et bien fabriqué dans l’Hexagone. « Hormis une conception 100% française et des cuirs italiens spécifiques, cette gamme se distingue par une finition unique. Le revêtement intérieur en cuir rouge est minutieusement sérigraphié d’une représentation du clocher de Saint-Tropez et du logo Norêve en blanc (le rouge et le blanc étant les couleurs officielles du village)« , a expliqué M. Massat, un chef qui n’hésite pas à se dévêtir (photo).

Produit, finition, tradition… c’est dans l’ère du temps, en France comme en Belgique, d’acheter local et de privilégier un travail bien fait, quitte à mettre le prix. Et question prix, on est dans le style « Saint-Tropez »: 129,99€. C’est ça, la mondialisation. Au plus c’est fabriqué près de chez nous, au plus c’est cher. Mais la livraison est offerte, rassurez-vous.

 

Et en mains, ça donne quoi ?

J’ai pu tester cet étui haut de gamme sur un modèle très récent, qui n’est pas encore disponible en Belgique (le Nokia Lumia 920). Odeur, assemblage, finition… la « tentation tropézienne » transforme votre smartphone en un objet luxueux.

A la vue, au nez comme au toucher, cet étui ne laisse pas indifférent. On lui reprochera juste de ne pas avoir prévu un petit trou dans le bas pour le port micro-USB (il faudra ouvrir le clapet pour la recharge). Quant au cuir lisse, il n’est pas criant d’originalité. Mais vu la largesse de la gamme, vous devriez trouver votre bonheur.

Car l’un des autres points forts de Norêve, c’est la disponibilité et la réactivité. « Entre la sortie d’un nouveau modèle et sa commercialisation, il faut compter 15 jours. Nos designers et responsables échantillons (prototype) mettent 3 à 4 jours pour finaliser le design, le moule maître (fait à la main) et les différents patrons. Il faut à peu près 7 à 8 jours pour la fabrication des coques plastiques et 2 à 3 jours pour l’habillage ».

La couleur que vous désirez, dans la gamme qui vous plait, n’est pas de stock ? Vous devrez attendre 15 jours mais elle sera livrée. Le site est bien conçu, allez y jeter un oeil.

Norêve est un concept intelligent. Dans un monde où le smartphone est devenu un objet essentiel, que l’on utilise toute la journée, il est bien logique que certains cherchent à se démarquer en habillant avec classe leur précieux appareil. Je lui prédis un avenir encore plus brillant qu’il ne puisse déjà l’être…

 

Samsung part en croisade contre Belgacom TV et le Voocorder

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 4 février 2013 18h29 | Ajouter un commentaire

Vous le savez sans doute: la 3D étant un flop, les départements « télévision » des grands fabricants d’électronique font de la « Smart TV » leur principal argument de vente.

Qu’est-ce qui rend votre TV « Smart » ? Le fait de la doter d’une interface donnant accès à toujours plus de contenus. Le concept n’est pas nouveau, et s’améliore chaque année. Video on Demand, recommandations de programmes, applications diverses, partage de photos, de musique ou de vidéos… ça commence à ressembler à quelque chose et chaque nouvelle démo me convainc de plus en plus.

 

Belgacom et Voo, des freins…

L’énorme frein à son développement en Belgique, c’est la présence des décodeurs de Belgacom TV, Voo, Numéricable, etc… Ces opérateurs entendent s’occuper eux-même du côté Smart de votre téléviseur. Car ça leur rapporte de l’argent, surtout via la VOD.

Samsung est sur le point de court-circuiter la main-mise des opérateurs dans ce domaine. Dans la Smart TV 2013, il y a la S-recommandation (oui, Samsung aime mettre des S avant ou après chaque appareil). Il s’agit d’un outil qui analyse votre consommation (chaîne, VOD, YouTube, etc) et vous propose du contenu en fonction.

Pour ce faire, il a besoin du « Guide TV » de votre décodeur. Et il y a accès grâce à des fournisseurs spécifiques de contenus comme Red Bee ou Rovian, selon le Marketing Manager de Samsung, rencontré au Forum 2013 lundi après-midi, à Monaco.

 

Samsung va-t-il les remplacer ?

Pour être clair: votre TV Samsung connait les programmes des chaînes disponibles sur votre décodeur, et les intègre dans son interface Smart TV. Vous pouvez donc les parcourir et les sélectionner via la télécommande de votre TV, au lieu d’utiliser exclusivement celle de votre décodeur. Je n’ai pas réussi à savoir exactement de quelle manière on pourra se passer du décodeur, hélas, mais ça semble pratiquement total.

Quand j’ai demandé si c’était une manière de contourner l’interface de Belgacom TV ou du Voocorder, on m’a regardé avec un petit air gêné. Visiblement, les opérateurs vont devoir se battre pour garder les clients sur leur plateforme.

 

Pas contents, les opérateurs ?

Honnêtement, j’ai hâte de pouvoir tirer le meilleur profit des Smart TV, au lieu d’être obligé de passer par l’interface de mon opérateur. Mais celui-ci ne va pas être content: Belgacom mise beaucoup sur la VOD, notamment, qui lui rapporte pas mal d’argent.

Pour la petite histoire, sachez que les Smart TV de Samsung, en 2013, se contrôleront intelligemment par la voix. Un gros travail a été fait avec Nuance, des spécialistes de la reconnaissance vocale. Il y a encore des erreurs, même lors des démos des gars de Samsung (c’est dire), mais l’idée est sympa: « Trouve moi du football », « J’ai envie de voir un film avec Bruce Willis », « Qu’est-ce que tu me recommandes? »… ça a marché !

Voici la télévision géante de Samsung: 2,15 m (photos)

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 4 février 2013 13h43 | Ajouter un commentaire

Comme chaque année après le CES de Las Vegas, les grands constructeurs exposent en Europe leurs nouveautés. J’ai l’opportunité d’y être et je vais vous dire ce que le mastodonte coréen a prévu pour 2013…

Samsung a choisi Monaco pour montrer, entre autres, sa télévision géante, la S9. Une tv de 85 pouces (2,15 m !) placée sur son chevalet qui intègre des enceintes très fines. Il s’agit de 4K, cette future « norme » des téléviseurs, pour les grandes tailles, qui affichent 4.000 pixels de long sur 2.000 de large. La finition est excellente, le design audacieux… mais c’est une vitrine avant tout. Elle coute 40.000 €.

Avant d’évoquer en détails toutes les nouveautés de Samsung, voici donc quelques photos volées de la « bête » avant la conférence de presse (cliquez sur la photo pour l’agrandir) :