Archives du janvier, 2013

Facebook est plus utilisé sur smartphone que sur PC

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 31 janvier 2013 12h12 | Ajouter un commentaire

Le réseau social Facebook compte désormais une majorité d’utilisateurs mobiles (smartphone, tablette), ce qui rend encore plus cruciaux ses progrès en ce domaine.

C’est un tournant important pour le plus populaire des réseaux sociaux: Facebook. Ses utilisateurs sont de plus en plus mobiles, de moins en moins assis devant leur ordinateurs.

« Aujourd’hui c’est incontestable, Facebook est une entreprise mobile« , a affirmé le big boss, Mark Zuckerberg, lors d’une conférence avec des analystes. « Il y a tous les jours davantage de gens utilisant Facebook sur un mobile que sur un ordinateur« , a-t-il souligné.

Ce que ça va changer pour vous ? Vos applications sous iPhone, iPad, Android (Samsung, HTC, Sony, LG), BlackBerry, Windows Phone, Windows 8 RT, etc… vont être envahies de publicité, si ce n’est déjà le cas.

 

Révélateur

Pour la première fois au quatrième trimestre, le réseau a donc enregistré plus de connexions quotidiennes depuis une application mobile que par un accès direct à son site internet, depuis un ordinateur traditionnel.

C’est très révélateur de la période dans laquelle nous vivons. Si certains doutaient encore du remplacement progressif des ordinateurs « classiques » par les tablettes et autres smartphones, Facebook vient de leur donner tort. C’est le plus bel exemple qui illustre une tendance qui a débuté avec l’arrivée de l’iPhone, en 2007, et de l’application Facebook, peu après: l’adaptation d’un site web sur le petit écran d’un téléphone, via la sortie d’une application.

 

Faire de l’argent avec les mobiles

En ce qui concerne l’activité mensuelle, référence pour mesurer son audience, Facebook indique que fin décembre, 680 millions de ses 1,06 milliard de membres étaient des utilisateurs mobiles, un chiffre en hausse de 57% sur un an. Parmi eux, 157 millions ont même totalement renoncé à un accès par ordinateur.

Sans surprise, Facebook chercher désormais à monétiser son immense clientèle quaotidienne. Pour faire de l’argent, il faut de la pub, des pages sponsorisées, etc… Bien établies sur les pages web traditionnelles, ces techniques arrivent doucement sur les applications de nos smartphones et tablettes. Cette transition est l’enjeu principal pour Facebook.

Facebook a d’ailleurs déjà introduit de nouveaux formats de publicités adaptés aux écrans plus petits des smartphones, sur lesquels ses annonces ne s’affichaient pas au départ. C’est le cas de l’application iOS et Android, les plus téléchargées.

 

C’est pour ça que l’action Facebook a plongé 

Les doutes des investisseurs à ce sujet étaient même l’une des raisons du plongeon de l’action dans les mois suivant son entrée en Bourse l’an dernier. Le cours n’a commencé à se redresser qu’après les premiers signes de progrès fin 2012.

Ces progrès se sont confirmés au quatrième trimestre: les revenus tirés du mobile, encore inexistants il y a un an, ont représenté 23% des recettes publicitaires de Facebook sur cette période, soit environ 305 millions de dollars. Sur les trois mois précédents, ils atteignaient 14%, soit 150 millions de dollars.

Dans les échanges électroniques suivant la clôture, l’action Facebook a malgré tout plongé jusqu’à 10% immédiatement après la publication des résultats, avant de se reprendre un peu.

 

La pub, l’essentiel des recettes

Les données financières annoncées par le groupe ont dépassé les prévisions des analystes, mais pas suffisamment au goût du marché, rendu gourmand par les bons résultats d’autres groupes internet comme Google.

Facebook affiche une forte croissance de son chiffre d’affaires, qui a bondi de 37% sur l’ensemble de l’année, à 5,1 milliards de dollars, et de 40% au dernier trimestre, à 1,6 milliard. L’essentiel provient des recettes publicitaires, qui représentaient 1,33 milliard sur les trois derniers mois de l’année (+41%).

Sur le plan de ses bénéfices, c’est moins brillant quoique toujours au dessus des attentes. Le résultat net s’est effondré à seulement 53 millions de dollars sur l’année, contre 1 milliard en 2011. Au quatrième trimestre, le bénéfice net a baissé de 79% à 64 millions de dollars.

 

Trop d’argent pour les dirigeants ? 

Le résultat annuel a notamment été plombé par les rémunérations en actions versées aux dirigeants suite à l’entrée en Bourse, qui ont dépassé le milliard de dollars.

Les marges de Facebook sont aussi réduites par des investissements importants (1,6 milliard de dollars l’an dernier), jugés nécessaires pour assurer la croissance future.

Outre ses nouveaux produits adaptés au mobile, il vient de lancer une fonction de recherche qui « pourrait devenir une part importante de notre activité« , a souligné Mark Zuckerberg. Celui-ci a en revanche réaffirmé que Facebook ne construirait pas de téléphones, préférant miser sur des produits compatibles avec n’importe quel appareil.

(avec AFP)

Un écran avec la norme MHL, ça sert à quoi ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 30 janvier 2013 16h47 | Ajouter un commentaire

Les moniteurs ne sont pas spécialement un sujet très excitant. Ceux qu’on appelle « écrans d’ordinateur » connaissent cependant, eux aussi, des innovations.

La preuve avec ce Philips 237E4, qui intègre la technologie MHL, pour Mobile High-Definition Link.

Il s’agit d’une norme développée et soutenue par les fabricants de smartphone/tablette. On retrouve notamment Samsung, Sony, Nokia.

Il sert à diffuser le contenu de votre appareil sur un écran compatible, avec la qualité HDMI, tout en rechargeant l’appareil.

Voyez-le comme une fusion du câble micro-USB et HDMI. Et il a pris la forme du HDMI, pour faire plus simple.

 

Dans quels cas ?

  • Vous devez faire une présentation en public durant un certain temps,
  • Vos amis veulent montrer des photos ou des vidéos chez vous,
  • Vous avez toujours rêvé de jouer à Angry Birds en Full HD sur votre TV…

Le MHL est donc juste pratique, sans prétendre révolutionner quoi que ce soit. On a tous intérêt à ce que cette norme se développe, car cela, pour rappel:

  • évite les problèmes du DLNA ou de toute autre norme de partage de contenu via le réseau local, qui ne fonctionne pas toujours très bien (sauf l’Apple TV, mais c’est un boitier externe),
  • ne nécessite pas d’être relié au même réseau WI-FI qu’une TV ou un écran,
  • diffuse une image Full HD (il y a donc une mise à l’échelle) au lieu de la résolution du smartphone,
  • ne décharge pas votre smartphone, mais au contraire le recharge.

 

Pas assez répandu

La seul défaut de cette norme MHL, c’est qu’il n’est pas très répandu.

Il faut un appareil compatible au départ (un smartphone sous Android haut de gamme de chez Samsung, HTC ou Sony); et à l’arrivée (un moniteur comme ce Philips 237E4, certaines TV ou home-cinéma, voire même un autoradio de Pioneer). Consultez la liste sur le site du consortium.

Hormis cette norme MHL, le moniteur Philips 237E4 est un excellent compagnon pour tout ordinateur portable ou de bureau. Léger, bien fini et avec un design discret, il est doté :

  • d’une diagonale de 23 pouces (58 cm) LED, format 16/9, 1900 x 1080 pixels,
  • de deux entrées HDMI, dont une compatible MHL, une entrée VGA, une DVI,
  • de deux haut-parleurs intégrés 2×2 Watts,
  • d’une excellente qualité d’image,
  • de nombreux réglages,
  • d’angle de vue plutôt large (IPS).

Son prix est classique: 229€.

C’est quoi, un ordinateur « hybride » sous Windows 8 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Test , le 28 janvier 2013 14h22 | Ajouter un commentaire

Windows 8 est arrivé à la fin du mois d’octobre dernier. Il s’agit d’un virage à 180° pour Microsoft, qui bouleverse les codes bien établis de son système d’exploitation pour ordinateur.

L’accueil du public est plutôt mitigé. Il n’aime pas qu’on chamboule ses habitudes, qu’on retire son menu démarrer, qu’on l’oblige à utiliser une interface faite de grandes tuiles de couleurs affichant des tas d’informations. Pire que tout: il y a deux interfaces, car on peut basculer vers l’affichage classique pour certaines opérations.

Microsoft fait face à un grand problème: le matériel, qu’il ne contrôle pas, ne suit pas. Windows 8 est prévu pour les écrans tactiles, or la grande majorité des ordinateurs portables vendus en est dépourvue. Raison principale: le prix, nerf de la guerre. Rien n’a changé. A 400€, prix moyen, vous avez un portable classique.

 

L’issue de secours ?

Ce qu’il faut pour convaincre les gens d’adopter et d’aimer la nouvelle interface de Windows 8, c’est du bon matos, qui exploite intelligemment les possibilités de l’OS. Parmi les innovations des principaux fabricants, il y a les « hybrides ».

Cela ressemble à un ordinateur portable, mais l’écran tactile, autonome, peut être détaché, et devenir une tablette à part entière. Nous avons mis la main sur deux modèles: le Samsung ATIV Smart PC et l’Acer Iconia W510.

Vous avez réellement deux machines. Car il s’agit de Windows 8 « normal » (avec l’interface ancienne disponible), et non de la version « RT », qui se limite à la nouvelle interface. Les différences concernent surtout les applications, qui doivent, en mode « RT », être téléchargées via le Windows Store. Impossible dès lors de télécharger et/ou d’installer un .exe traditionnel.

Ces contraintes, les « hybrides » ne les connaissent pas. Ils sont réellement deux objets en un et donnent du sens à Windows 8, qui propose aussi, finalement, deux interfaces en une. On passe de l’un à l’autre selon son usage. Pour montrer une photo, on retire le clavier et on fait passer. Pour écrire un mail, on rassemble les deux parties.

 

Deux appareils en un

Ces deux hybrides ont donc tout le potentiel d’un ordinateur portable classique (compatibilité, clavier physique, connectique USB), mais tous les avantages d’une tablette (autonomie, mobilité, interface tactile, etc.).

Tous les composants étant stockés derrière l’écran, les disques durs intégrés sont limités: 64 ou 128 GB de capacité, dont presque 20 dédiés à Windows. Si vous stockez beaucoup de musique, de vidéos et de photos, il faudra utiliser un disque dur externe.

Le clavier contient également une batterie, qui double l’autonomie de l’appareil une fois connecté. On parle d’une petite dizaine d’heures, dans le meilleur des cas. C’est nettement mieux que la plupart des portables classiques.

 

Samsung ou Acer ?

Les deux exemplaires que nous avons essayés étaient assez différents, l’un entrée de gamme, l’autre en haut de l’échelle.

Acer joue la carte de la portabilité et du prix, avec un processeur un peu lent (Intel Atom), qui occasionne quelques saccades lorsque les applications sont plus gourmandes, et avec un disque dur moins généreux (64 GB). Du coup, l’Iconia W510 est plus léger, plus petit et moins cher (environ 599 €).

Une fois connecté à l’écran/tablette, le clavier de l’Acer peut être retourné pour servir de présentoir, la tablette étant plus proche de vous. Plutôt pratique. Le Samsung ne le permet pas.

Le modèle de Samsung était la version « pro » de son Smart PC (700T1C), qui intègre un puissant processeur i5, 4 GB de RAM et 128 GB de stockage. Ses performances grimpent, son prix aussi: environ 1200€. Plus encombrant, il est moins facilement maniable en mode « tablette », mais c’est un vrai PC une fois le clavier attaché.

Il est probable et souhaitable que ces hybrides deviennent la norme, tant ils ont du sens avec Windows 8. Si la production augmente, les prix diminueront. On n’attend que ça. Et aussi un Windows Store décent, avec des applications comme Facebook et Twitter qui n’existent toujours pas…

Firefox lance son smartphone: un pari fou ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 27 janvier 2013 14h57 | Ajouter un commentaire

On parle de plus en plus d’écosystèmes dans le monde des nouvelles technologies. Les géants de l’informatique et du web proposent (ou vendent) de plus en plus services pour vous fidéliser.

Apple le fait depuis longtemps. Vous avez un iPhone, donc c’est plus simple d’acheter musique, film et série sur iTunes, de synchroniser les photos avec iPhotos sur un Mac, de faire des appels vidéo avec FaceTime, etc…

 

Apple, Google et Microsoft ne sont plus seuls

Malgré la présence de Google et de Microsoft, avec leurs innombrables logiciels et services, qui touchent pratiquement tout le monde, d’autres acteurs entrent dans la danse.

Facebook, par exemple, à partir d’un réseau social, a construit un petit écosystème, pour l’instant uniquement logiciel. Il y a le calendrier, la messagerie instantanée (et bientôt la VoIP), des jeux, des applications, etc… On a longtemps parlé d’un Facebook Phone, mais il ne s’agit visiblement que de rumeurs.

 

Firefox OS !

La dernière surprise en date: Firefox OS! Et ce n’est pas une rumeur: deux smartphones débarquent dans les prochains mois. Le navigateur de la société Mozilla a toujours voulu être plus qu’une porte d’accès à internet. C’est lui qui a lancé l’idée des « extensions », des options à télécharger pour améliorer votre navigateur, il y a déjà dix ans.

C’est le constructeur chinois ZTE qui fabriquera le Keon et le Peak, deux smartphones tournant sous Firefox OS. Il est probable qu’ils joueront la carte « prix plancher » pour se frayer une place dans un premier temps. Le Keon est un modèle 3,5 pouces avec un capteur photo de 3 mégapixels, tandis que le Peak embarque un écran de 4,3 pouces et un capteur de 8 mégapixels.

 

D’où viendront les applications ?

Pour se faire une place sur un marché très concurrencé, il faut attirer les développeurs, pour qu’ils proposent de bonnes applications. Car c’est le nœud de la guerre des systèmes d’exploitation pour appareils mobiles.

Le discours de Mozilla est simple : « si vous savez développer un site web, vous saurez développer une application pour Firefox OS ».

En fait, les sites pourront devenir des applications. A bien y réfléchir, c’est logique: certaines applications sont créées à partir de site web, comme celle de Facebook.

 

Pas de contrôles « à la Apple »

Les sites actuels pourront d’ailleurs être adaptés pour tirer parti du système. Certains pourront même déclencher la fonction appel, envoi de SMS et faire des liens avec d’autres fonctionnalités.

Dernière info importante: tout comme Android, Firefox OS laissera les développeurs distribuer leurs applications librement, sur le Marketplace ou depuis leur propre site. Pas de contrôle avant mise en ligne, comme le fait Apple.

Faut-il craquer pour le Nokia Lumia 920 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 26 janvier 2013 16h59 | Ajouter un commentaire

Le dernier bijou de Nokia coûte 599€. Il n’arrivera qu’à la fin février en Belgique, et sera livré avec un chargeur sans fil au début de sa commercialisation. Pour autant, Windows Phone 8 est-il le système d’exploitation qu’il vous faut ?

On le dit depuis près de deux ans, mais cette-fois, c’est la bonne: « Ça passe ou ça casse pour Nokia ». Depuis un « abandon » des OS maison et une « union » médiatique avec Microsoft en 2010, Nokia mise son avenir dans le monde du smartphone sur Windows Phone.

Le Lumia 920 est le dernier né de cette union qui n’a rien de privilégiée. D’autres constructeurs misent sur cet OS, comme HTC et bientôt Samsung.

 

Grand format

Doté d’un écran de 4,5 pouces (1280 x 768 pixels), ce Nokia est plutôt encombrant (1,08 cm d’épaisseur, 13 cm de long, 7 cm de large) et lourd (185 gr). Il a pourtant un design irrésistible. Rarement un smartphone n’aura autant donné l’envie d’être manipulé, montré, possédé. Les courbes, la prise en main, l’excellente finition, la coque monobloc de couleur vive, les boutons en céramique noir et l’écran en verre ‘Corning Gorilla’ y sont pour quelque chose.

Passée cette prise en main magnétique, attardons-nous directement sur l’argument principal de l’appareil: sa stabilisation optique (et même mécanique) extraordinaire. Comprenez par là que le capteur de 8,7 MP peut prendre des photos et des vidéos même si votre bras tremble ou que vous courez.

Le résultat est impressionnant. D’autant que l’objectif Carl Zeiss (f: 2,0, longueur de focale: 26,0 mm) fait de belles photos, même dans de faibles conditions de luminosité. C’est l’un des meilleurs smartphones dans ce domaine, si l’on met de côté le Nokia 808, un OVNI invendable.

 

Windows Phone 8, toujours aussi propre

Ces caractéristiques techniques sont donc exploitées par Windows Phone 8, la dernière version d’un OS à l’esthétique alléchante. Les icônes des applications ou des fonctionnalités peuvent désormais être redimensionnées et certaines d’entre elles sont dynamiques.

En fonction de leur taille, elles affichent plus ou d’informations sur votre écran d’accueil. Par exemple, l’application « New York Times » fera dérouler le dernier titre et la dernière photo. Le calendrier affichera votre prochain rendez-vous, etc. C’est pratique et plutôt joli.

De belles spécifications, un bel écrin, une interface fluide et très personnalisable… le Lumia 920 a, en plus, des applications exclusives de Nokia, comme le GPS et des logiciels de retouche, de partage et de capture originale de vos photos.

 

La meilleure alternative ? Oui, mais…

Est-ce dès lors la meilleure alternative à l’iPhone 5 et au Samsung Galaxy SIII ? Oui, sans aucun doute. Si Apple et Google ne vous intéressent pas, foncez. Mais – et ce n’est pas la faute de Nokia – Windows Phone a encore de sérieuses limites.

La première d’entre elles, c’est le manque d’applications. La plupart des entreprises désirant une présence sur les appareils mobiles se concentrent sur iOS et Android, qui ont déjà deux architectures différentes. Et elles n’ont pas forcément envie de consacrer encore plus de temps et d’argent à une troisième version, qui touchera de toute façon moins de 2% du public cible.

Exemples embarrassants: pas de Spotify, pas d’application de banque belge pour gérer son argent et faire des virements, pas d’applis pour les caméras IP que vous venez d’acheter, nettement moins de jeux intéressants, etc… Sans oublier les nombreuses et très riches applications de Google, qui a jugé que Windows Phone était trop anecdotique pour s’y attarder.

La deuxième limite, c’est la piètre qualité de certaines applis, même les plus populaires. Facebook et Foursquare, deux réseaux sociaux désormais incontournables, ont été tellement mal conçus que des versions développées par des tiers sont plus téléchargées que celles issues de Facebook ou Foursquare eux-mêmes…

 

Du gâchis

C’est bien dommage, car Windows Phone 8 a tout pour être un concurrent honnête d’iOS et d’Android. Prenez cette exclusivité de l’OS de Microsoft: l’interface originale permet de décortiquer les applications, et d’en épingler certaines fonctions/options sur l’écran d’accueil.

Exemple: TuneIn permet d’écouter des radios via internet. Au lieu d’avoir un raccourci vers l’application, puis de choisir sa radio, vous pouvez épingler votre station préférée sur l’écran d’accueil. C’est rapide, simple et ça personnalise encore plus votre smartphone.

Mais pour que la sauce prenne, pour que tous les développeurs exploitent ce beau potentiel, il faut du monde, des parts de marchés plus conséquentes, des millions de téléchargements…

 

Conclusion: l’oeuf ou la poule ?

On est donc au stade de l’antique question: « Qui est venu en premier ? L’œuf ou la poule?  »

Les développeurs disent: « Quand il y aura du monde sur Windows Phone, on fera aussi des (bonnes) applications pour cette plateforme ».

Les clients potentiels disent: « Quand il y aura assez de bonnes applications sur cette plateforme, on achètera des Windows Phone ».

2013 nous donnera de gros indices sur la réponse. Et espérons qu’elle soit positive: cet OS est rafraichissant, et Nokia fait de gros efforts pour sortir de bons appareils.

Le Lumia 920 sera disponible fin février pour 599€. Dans les premiers mois, il devrait être livré avec un chargeur sans fil d’une valeur de 70€. Il vous suffira de déposer le smartphone dessus pour le recharger !

Si vous êtes impatient, son petit frère, le 820, moins musclé et moins cher, arrive à la fin du mois de janvier.