Archives du décembre, 2012

La Wii U renouvelle le jeu en famille: est-ce suffisant ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo, Test , le 19 décembre 2012 17h00 | Ajouter un commentaire

Grâce à un GamePad étonnat, la Wii U invente une nouvelle façon de jouer: selon la manette utilisée, les règles diffèrent, l’intérêt du jeu à plusieurs augmente…

Nintendo revient enfin sur les devants de la scène des consoles de salon. Dépassée graphiquement, la Wii est donc renouvelée. Pour autant, la Wii U n’est pas complètement neuve, même si son moteur graphique est revu et qu’elle affiche enfin une belle image HD. Les Wiimote sont ainsi toujours utilisées, le graphisme de l’interface, la navigation et le style « party games » n’ont pas fondamentalement changé.

La grande nouveauté réside dans la nouvelle manette, appelée parfois « mablette », car elle intègre un écran tactile de 16 cm, avec une résolution de 854 x 480 pixels. Cette dernière aurait pu être plus élevée, mais elle assure fluidité et réactivité à tout ce qui peut y être affiché. Le tout pèse 500 gr, ce qui est beaucoup pour une manette, mais peu au vu de l’encombrement certain de la chose.

Le GamePad est bardé de boutons et de fonctionnalité. Un stylet, deux sticks analogiques, une croix multidirectionnelle, quatre boutons, quatre gachettes. Une caméra frontale, un micro, un gyroscope, un accéléromètre… Il y a tout, même le NFC, pour plus tard, au cas où.

 

A quoi sert le GamePad ?

A priori, c’est une manette avec un écran supplémentaire. Si vous jouez seul, il peut vous indiquer des informations annexes, comme la carte d’un circuit, d’une ville. On retrouve le principe de la DS et de son deuxième écran. L’idée est de jouer en regardant la TV. Mais rien ne vous empêche, avec Super Mario par exemple, de jouer uniquement avec le GamePad: il affiche la même chose. Vous pourriez donc, à condition de rester dans un rayon de 10 mètres environ de la console, libérer la TV pour le reste de la famille.

Mais son « truc », et on en parle moins, c’est le côté asymétrique du jeu à plusieurs qu’il permet. Prenons l’exemple de ZombiU, un jeu vendu dans l’un des packs, avec deux GamePad. Le premier joueur devra se diriger à travers les niveaux, et se frayer un chemin à travers les zombies que fait apparaître le deuxième joueur sur l’écran de l’autre Gamepad. Un jeu, plusieurs joueurs avec des conditions de jeu et des informations différentes. Tout ça donne beaucoup de fun et une vraie nouvelle expérience de jeu.

Autre exemple: Supe Mario pour la Wii U. Vous pouvez jouer à deux: l’un dirige Mario à l’écran, de manière classique. L’autre, avec le GamePad, place des passerelles, retourne des ennemis, avec le stylet de l’écran tactile, qui affiche le jeu également.

Et dans Nintendo Land, une compilation de 12 petits « party games » bien ficelés, le GamePad a des rôles bien différents, et toujours déterminants.

 

Conclusion

La Wii U reste une console pour du jeu en famille. Pour le(s) réveillon(s) de fin d’année, c’est l’idéal pour divertir tous les jeunes. Mais son côté asymétrique ajoute une touche de subtilité qui manquait parfois à la Wii d’avant. Et pourrait donc convaincre les plus grands.

Du côté des mauvaises nouvelles, on note une interface très lente, surtout lorsque vous passez du menu des options à l’accueil. 20 secondes agaçantes, qui se font oublier par l’univers toujours aussi gai, et le plaisir de jouer ensemble. L’autonomie du GamePad, environ 3h30, pourrait en agacer certains.

La Wii U coûte 299 € dans son pack « blanc », avec un GamePad, sans jeu et avec 8 GB de mémoire interne. Le pack « noir » coûte 349 € avec un GamePad, 32 GB, et l’indispensable Nintendo Land. On vous conseille la deuxième option. Les « anciennes » Wiimote, pourtant souvent nécessaires, il faudra les acquérir ou les récupérer…

iHome IC50: dites « station de recharge »

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 10 décembre 2012 17h06 | Ajouter un commentaire

Ce radio/réveil de iHome peut recharger votre smartphone, mais pas diffuser la musique sans recourir à un câble supplémentaire. L’IC50 a des défauts, mais beaucoup de qualités… dont un prix de 50€.

On connait davantage iHome pour ses nombreux et très originaux accessoires audio pour iPhone, iPad et iPod. Mais l’entreprise américaine s’essaie aussi à d’autres types d’appareils mobiles.

L’IC 50 est cependant, avant tout, un radio/réveil qui fait office de station d’accueil et de recharge pour tout appareil utilisant un port micro-USB.

L’idée a l’air simple, mais la mise en pratique est laborieuse. En effet, parmi les centaines de modèles (Android, BlackBerry, Windows Phone) existants sur le marché des smartphones/tablettes, il n’existe pas de standard sur la position du connecteur.

 

Trop de différences

Contrairement à l’iPhone, qui a lancé une mode par son unicité, les Samsung, HTC, Sony, Nokia et autres choisissent de mettre le micro-USB en haut, à gauche, à droite, en bas, etc… selon l’assemblage des composants.

Du coup, iHome a mis en place un système de glissière et de rallonge (Smart Slide), pour placer votre appareil le mieux possible sur l’IC50. C’est pratique, plutôt robuste et bien pensé.

Seul problème, et il est de taille: le micro-USB ne transmet pas le son ! La faute aux normes trop différentes, et aux technologies éparpillées.

 

Un câble pour la musique

Il faut donc relier le petit câble mini-jack fourni à la sortie casque de votre smartphone pour diffuser la musique qui s’y trouve sur la station d’accueil. Le câble est dissimulé sous une petite trappe, mais reste bien visible…

C’est donc nettement mois joli qu’un beau dock pour iPhone, mais regardons les avantages de cette petite machine au prix dérisoire (50€):

Un radio/réveil (FM ou « buzzer ») complet avec une entrée AUX pour diffuser la musique de votre appareil

Un look compact et des niveaux de luminosité différents pour l’affichage de l’heure

Une compatibilité avec de nombreux modèles pour la recharge

Des accessoires fournis pour améliorer la stabilité de l’appareil déposé (mousses, reposoir de plus grande taille).