Archives du février, 2011

Belgacom TV enrichit son offre de VOD avec MUBI

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 8 février 2011 15h21 | Ajouter un commentaire

vod

On le sait, la VOD est l’avenir de la consommation de vidéo. Pour l’instant, les opérateurs des télévisions numériques en Belgique, comme Belgacom TV et Voo, se contentent généralement d’un film à « louer » pour 24 heures. Tandis que l’offre des émissions télés, comme pour celles de RTL, se fait via un abonnement mensuel d’environ 6 euros.

Cette formule d’abonnement est l’une des clés du succès de la VOD. Car jusqu’à présent, je la trouve trop onéreuse (parfois plus chère que la location d’un Blu-Ray, voire 5 euros pour un film HD, toujours plus cher que la SD). En parlant d’abonnement de VOD (video on demand), je vous avais déjà parlé de MUBI, l’offre de streaming cinéma, disponible sur la PlayStation 3 et sur un ordinateur.

Logique…

Sachez que cet abonnement débarque, et c’est bien logique, sur la plateforme de Belgacom TV. Les clients peuvent souscrire un abonnement MUBI pour € 12,99 par mois. Il permet de regarder les 500 films disponibles (d’abord 300 jusqu’en mai) à tout moment et à volonté. Ces films coexisteront donc, en matière de VOD, sur le décodeur. Il s’agira en réalité de 2 catalogues différents.

Il sera également possible de louer les films issus de MUBI individuellement au tarif suivant : € 0,99 pour un court métrage, € 2,99 pour un titre du catalogue, € 3,99 pour un film dont la parution coïncide avec la sortie du DVD (+ € 1 pour HD, grrr). Un film loué peut être visionné durant les 7 jours qui suivent la location. Les prix sont donc similaires à ceux de la PS3 et du PC (sur lesquels votre abonnement fonctionnera également), et c’est bien normal vu qu’on souscrit un abonnement à MUBI, et non à Belgacom en réalité.

Offre décalée

L’offre des films est intentionnellement décalée. Les films MUBI sont signés, par exemple, Emir Kusturica, Michael Haneke, Lars von Trier, Gus Van Sant, les frères Dardenne ou encore Ken Loach. Outre ces réalisateurs de renom, la sélection compte également des chefs-d’oeuvre de réalisateurs moins connus. Il s’agit aussi bien de classiques que de productions indépendantes. Quelques exemples : La vie est un miracle, Funny Games, Breaking the Waves, Mala Noche, La promesse, Le vent se lève, etc. Parmi cette sélection figurent également des films primés au niveau international, mais parfois malheureusement absents des salles de cinéma.

Les films MUBI sont disponibles en version originale (avec sous-titres français OU néerlandais, hélas, si c’est la même chose que sur PS3). Les titres en qualité HD sont une exclusivité pour Belgacom TV.

Quelle tablette choisir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif , le 4 février 2011 09h31 | 2 commentaires

ipad1Les tablettes, on en parle depuis des années. L’arrivée de l’iPad, en mai 2010, a fixé les nouveaux standards. Depuis, les constructeurs cherchent à se tailler une part du gâteau, avec plus ou moins de succès. Un seul concurrent pour l’instant: Android, l’OS de Google prévu pour les smartphones, qui ne s’en sort pas trop mal sur les Galaxy Tabs de Samsung, par exemple (mais à quel prix). En réalité, on attend… une nouvelle version d’Android, prévue pour le printemps et destinée aux tablettes ; la tablette de BlackBerry, et celle de Motorola. Quant à Microsoft, on parle de Windows 8 pour avoir un vrai OS tactile pour tablette. En espérant qu’il ne sorte pas en même temps que l’iPad 3, qui aurait à nouveau un train d’avance. Car vous l’avez compris, Apple n’attend pas sagement que la concurrence s’aligne pour améliorer sa tablette. L’iPad 2 devrait sortir en mai ou en juin.

Pour patienter, voici mon choix à l’heure actuelle :

1. l’iPad – 8/10

La tablette d’Apple a défini, comme l’iPhone il y a plus de trois ans, un nouveau segment dans la jungle des appareils high-tech. Riche d’un système d’exploitation qui a fait ses preuves sur le célèbre smartphone, l’iPad transcende l’utilisation des nombreuses applications de l’App Store grâce à un écran de 25 cm pour 1 024 sur 768 pixels. Toujours aussi réactif et précis, il permet un surf optimal et insuffle un vent nouveau dans la consultation d’information. Apple oblige, l’iOS est fermé et l’iPad n’a pas de sortie HDMI ni de port USB. (16 Go avec Wi-Fi pour 499 euros ; avec Wi-Fi et 3G pour 599 euros)

Les plus:

  • Un prix abordable dans les versions de base
  • Qualité de fabrication digne d’Apple
  • Finesse et légèreté

Les moins:

  • Pas de caméra devant ni derrière
  • Pas de prise en charge de Flash pour le surf
  • Une connectique très limitée, un OS fermé

2. Samsung Galaxy Tab – 7/10 : le meilleur concurrent de l’iPad tourne actuellement sous Android. Plus compact mais bien fini, il intègre d’office le 3G, la webcam et la gestion du Flash pour un surf plus pertinent. (16 Go, 749 euros).

3. Archos Tablet Internet 7o – 6/10 : une alternative abordable tournant également sous Android. Mais dans une version plus limitée, sans 3G et sans accès au « Market » permettant de télécharger de nombreuses applications. Très fin et léger, son écran est moins réactif et son interface plus saccadée. (8 Go, 249 euros)

The Daily sur l’iPad: sans doute l’avenir de la presse papier

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 2 février 2011 19h26 | Un commentaire>

dailyIl y a parfois des informations qui passent inaperçues de ce côté de l’Atlantique. Celle-ci, en y réfléchissant bien, aura un impact certainement très important sur la transformation de la presse papier. A l’agonie, ses chiffres de vente empêchent les patrons de presse de dormir depuis de longues années.

Ma première impression lorsque j’ai pris l’iPad en main, c’est que l’intégration des publicités pouvait ressembler à celle de la presse écrite. Des publicités qu’on lit sans s’en rendre forcément compte, sans fermer le journal. Car on lit son journal, alors qu’on consulte un site d’info, ou un site tout court. Subtile distinction, mais qui change tout.

Au delà de cette intégration cruciale des publicités (apport financier), il y a les capacités de l’iPad (puis des tablettes en générale) pour proposer un contenu forcément multimédia et interactif. Une nouvelle façon de parcourir les informations, et des les consulter.

Un bon exemple ?

Gageons que « The Daily » sur iPad soit un succès, ce qui devrait motiver les autres groupes de presse à investir dans la tablette. Le patron du groupe de médias News Corporation, Rupert Murdoch, a présenté mercredi à New York son nouveau projet, intitulé « The Daily », quotidien payant conçu spécifiquement pour la tablette iPad d’Apple.

« Une nouvelle époque exige un nouveau journalisme, un nouveau service sur mesure« , a déclaré M. Murdoch lors d’une présentation au musée Guggenheim de New York, promettant de combiner à la technologie « un bon journalisme de terrain, une bonne coordination et un oeil sceptique« .

Le « Daily« , vendu 14 cents par jour, 99 cents par semaine ou 40 dollars par an, est la deuxième publication payante conçue spécifiquement pour l’iPad, après le mensuel The Project lancé à l’automne par l’homme d’affaires britannique Richard Branson.

Riche contenu

Sa première « Une » montre une photo prise en Egypte sous le titre « La Chute d’un Pharaon« . A l’intérieur, photos, articles vidéos, liens hypertextes et autres fonctions facilitant le partage des informations sur les réseaux sociaux semblaient de premier abord assez familiers.

L’application devait être disponible à partir de 18H00 (belge) mercredi. Une centaine de personnes ont été recrutées pour faire vivre ce projet, y compris des journalistes chevronnés de l’hebdomadaire New Yorker, du magazine Forbes et du tabloïde New York Post (qui appartient à News Corp.).

Un budget de 30 millions de dollars aurait été débloqué pour la première année, selon Forbes.

Pac-Man Party: la pastille jaune fait la fête

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 2 février 2011 09h20 | Un commentaire>

PM_Party Wii SleevePac-Man a 30 ans et n’a jamais fait autant parler de lui. La célèbre pastille jaune a droit à de nombreuses rééditions sur les consoles modernes. Sur Xbox et PS3, il s’agit d’une version classique mise au goût du jour, avec graphismes avenants et une ambiance survitaminée.

La version qui nous intéresse ici est destinée à la Wii, et nous éloigne du Pac-Man traditionnel. Il s’agit, comme de nombreux jeux sur Wii (trop ?) d’un party-game, soit un large choix de petits jeux à savourer à plusieurs.

Pac-Man Party a voulu faire dans l’original en proposant des modes de jeu (seul ou à plusieurs), qui consistent en une succession de défis et de donc, de mini-jeux, avec récompense à la clé. Si cette manière d’aborder le party-game n’apporte pas grand chose au genre, la cinquantaine de petits jeux disponibles devraient ravir les fans.

Varié et complet

Il y a vraiment de tout, et dans des univers très variés (cuisine, forêt, salle de billard, point d’eau, terrains de sport, …). Vous pourrez pêcher à la ligne, faire des courses, différents sports, tirer et vous battre. Classique, mais il y a une couche de décalé : tondre des moutons, maîtriser des serpents, cuisiner, etc… Pour réussir, il faudra agiter la Wiimote (forcément) mais avec une certaine adresse et une certaine résistance. Voire l’utiliser comme manette classique.

En conclusion, Pac-Man Party est un… party-game amusant, qui ne révolutionne pas le genre mais qui amusera les fans. Mais pourquoi travestir à ce point la quintessence de Pac-Man ? Si les personnages du monde de Nintendo et de Mario sont amusants et charismatiques, et que l’on se plait à leur faire faire n’importe quoi, c’est moins le cas avec ceux du monde de Pac-Man (pastilles et fantômes).