Archives du décembre, 2010

Uncharted 3 se dévoile, et ça s’annonce bien

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 29 décembre 2010 17h17 | Ajouter un commentaire

Sorti en octobre 2009, Uncharted 2 a été une belle claque visuelle dans le jeu vidéo moderne. Je n’avais jamais vu un jeu aussi réaliste au niveau des graphismes, même si Assassin’s Creed 2, un mois plus tard, était aussi réussi. Mais Uncharted fait dans le « cinématographique ». Les textures font plus « photo » que « jeu vidéo ». En 2011, on le sait, Uncharted 3 devrait essayer de faire aussi bien, voire mieux. Mais au niveau qualité graphique, ce sera difficile. Reste à créer de jolies cartes, de beaux décors et de nouveaux mouvements. Et vu ce qu’on peut voir depuis quelques heures grâce à un trailer HD qui circule, on ne devrait pas être déçu. Le concept et le gameplay semblent identiques.

Facebook racheté par Apple ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 27 décembre 2010 16h46 | 5 commentaires

faceDepuis quelques années, de grandes manœuvres ont lieu dans les coulisses des géants du web et des TIC. La plupart des (très) grands acteurs cherchent à fidéliser leurs clients en leur offrant des solutions multiplateformes et multimédias. De plus en plus, les gens choisissent leur « camps ».

Apple : vous avez un iPhone, un iPad et/ou un Mac. Vous utilisez donc MacOS, iOS et vous avez des comptes iTunes (pour télécharger la musique, les vidéos, les applications, etc) et donc AppStore, voire Mobile Me.

Google: vous êtes plutôt Android pour votre smartphone ou votre tablette. Votre compte de messagerie principal est Gmail, vos contacts y sont précis et vous utilisez le calendrier de Google, les photos Picasa, etc… Vous synchronisez le tout et donc, tout est accessible de partout. Et tout ça, gratuitement.

Microsoft: grâce au retour de Windows Phone 7 et à toutes ses qualités, Microsoft se relance dans cette course très fermée. Vous utilisez principalement Hotmail et tous les services de Windows Live – qui reste gratuit mais un peu brouillon à mon goût.Vous avez une Xbox et donc, une base de jeu intéressante pour des éventuelles passerelles consoles – smartphones.

Facebook: il se contente d’être un « site » ou une application sur téléphone portable ou tablette, mais il prend une telle ampleur que de nombreux jeunes s’en servent comme principal moyen de communication. Sa future messagerie devrait encore accentuer cette tendance. On a parlé de « Facebook Phone », mais s’il arrive, ce devrait être le fruit d’une collaboration, un peu comme Google et HTC puis Samsung pour des « Google Phone ».

Sony: pas encore de messagerie, mais une solide base de jeu vidéo grâce à la PS3 et au PlayStation Store. Beaucoup de comptes, beaucoup de clients et bientôt, c’est presque certain, un PSP Phone qui devrait tourner sous Android. On aurait donc les bons côtés du jeu vidéo et ceux d’Android. Un vrai must-have si l’appareil est réussi.

Voilà pour ce bref tour d’horizon, pas vraiment exhaustif mais qu’il est bon de rappeler de temps en temps.

Apple devrait racheter Facebook !

L’info du jour, c’est cette note de prévision de Saxo Bank qui, chaque année, annonce des évènements dans le monde économique qui semblent improbables mais tellement logiques d’un point de vue stratégique. Selon eux, Apple devrait racheter Facebook. Imaginez de réunir et fusionner la puissance des applications de communication de Facebook et la qualité du matériel et des milliers d’autres applications d’Apple, dont iTunes. Ce serait… presque un monopole.

Mais l’analyse de SaxoBank, que vous pouvez par ailleurs lire en anglais grâce à ce lien, va plus loin. Ils avancent de bons arguments pour expliquer qu’Apple devrait racheter Facebook. Sauf que Mark Zuckerberg, son créateur, n’a pas besoin d’argent, et a sûrement d’autres ambitions que de se faire contrôler par Steve Jobs :

« Que faites-vous quand vous voulez dominer le marché des équipements électroniques et que vous n’avez pas de présence significative dans les réseaux sociaux? Mais un trésor de guerre d’environ 51 milliards de dollars? Vous achetez Facebook, le top des réseaux sociaux. Facebook vaut 43 milliards de dollars, selon sharepostcom (…) Cela aurait tellement de sens: Facebook ne fait pas concurrence à Apple et fait face à Google, ce que Jobs aime puisque Google est devenu son nouvel ennemi numéro un. (…) La gigantesque base de plus de 500 millions d’utilisateurs de Facebook pourrait être intégrée à celle des consommateurs de produits et services Apple », peut-on lire dans la note de cette grande banque.

Logique, donc, mais peu probable.

Un peu décevante, la tablette 7o d’Archos

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 24 décembre 2010 10h17 | 17 commentaires

arArchos est un fabricant français qui s’est spécialisé dans les lecteurs multimédias. Logique, donc, qu’il propose des tablettes depuis quelques années, avec plus ou moins de bonheur. J’attendais beaucoup, peut-être trop, de l’un des derniers modèles: la « 70 internet tablet ». Dotée d’un écran de 7 pouces, elle est animée par Android 2.1, mais la mise à jour vers 2.2 peut se faire directement après le déballage.

Etrangement, il ne s’agit pas d’une version d’Android que on a l’habitude de voir. J’ignorais que Google fournissait des versions « light » de son système d’exploitation pour téléphone portable et tablette, mais c’est bien le cas. « Light » car, par exemple, il n’y a pas l’Android Market qui propose toutes les applications. C’est un peu dingue, quand on pense que c’est l’une des forces des OS nomades. A la place, on a droit à « AppsLibs », sorte de marché alternatif de l’application Android. Nettement moins fourni et moins riche. Une question de droits et de dollars, certainement.

Une bonne affaire

En parlant de dollars, sachez que cette Archos est une très bonne affaire: 249 euros, soit le tiers du prix de la Samsung Galaxy Tabs, elle aussi sur Android (un vrai). Mais ce n’est pas pour rien. Outre l’absence de l’Android Market, j’ai constaté amèrement qu’il m’était impossible d’utiliser mon compte Gmail pour les contacts et les mails. En fait, l’application « Gmail », installée d’office sur la plupart des versions d’Android, est absente et en plus, impossible à télécharger. On doit se contenter d’un compte Exchange nettement moins sympathique à utiliser, surtout avec des Gmails. Bizarre tout de même, vu que Gmail est absolument gratuit.

L’écran de 7 pouces n’est pas mauvais, mais il manque cruellement de précision et de réactivité par rapport à ce qui existe sur le marché, au niveau des tablettes et des smartphones. La technologie embarquée est globalement moins performante que la concurrence, mais à ce prix, c’est logique. Il n’y a pas de puce 3G, tout se fait en Wi-Fi. Le surf est correct, mais sans être transcendant (un peu lent). Pas de gestion du Flash.

Reste à voir si vous vous contenterez des limitations de cette version d’Android. Si oui, pour 249 euros, vous avez l’une des tablettes les moins chères du marché.

Windows 7 va être adapté pour les tablettes par Microsoft

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 22 décembre 2010 17h57 | Ajouter un commentaire

tabDans mon article sur la projection 2011, je vous parlais du problème de Microsoft avec les tablettes. Le même genre de problèmes qu’il a connu avec son Windows Mobile face à l’iOS de l’iPhone et Android: un retard systématique et un manque de réactivité colossal. Certes, Windows 7 peut gérer le tactile. Mais quel tactile ? Le fait de remplacer la souris par un stylet transforme en effet un ordinateur portable en pointeuse, ce qui peut servir à quelques professionnels. Mais pas au grand public. En deux mots: Windows 7, tout tactile qu’il soit, n’en reste pas moins un Windows classique, prévu une utilisation avec souris et clavier.

L’info du jour, c’est que Microsoft prend – enfin – le problème au sérieux. Il devrait annoncer au CES une variante ARM de Windows 7. ARM, c’est une architecture spécifique aux appareils nomades, englobant un processeur : elle consomme moins d’énergie et permet donc une autonomie accrue. La Nintendo DS en est équipé.

Une expérience proche d’un ordinateur classique

Deux sources proches de Microsoft ont lâché l’info au quotidien économique Bloomberg. Selon le site Clubic.fr, ce dérivé ARM de offrirait une expérience utilisateur proche de celle d’un véritable ordinateur. Ce qui n’est pas spécialement une bonne nouvelle, ceci dit, sauf pour les pros. Mais au moins, les tablettes ne devraient pas faire tourner un OS classique avec une configuration allégée. Et qui sait, Windows serait-il réaménagé pour être plus facile à utiliser.

Cependant, les logiciels fonctionnant aujourd’hui sur Windows ne fonctionneraient en revanche pas directement sur un dispositif ARM, puisqu’ils sont compilés pour une architecture différente. Les fondations communes aux deux versions faciliteraient néanmoins le portage, une simple recompilation pourrait même suffire.

Sa mise sur le marché ne devrait en revanche pas intervenir avant 2012.

1 million de PlayStation 3 dans le Benelux

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 22 décembre 2010 14h51 | Un commentaire>

ps3Jeux exclus, PlayStation Store riche et gratuit pour le jeu en ligne, innovation intéressante, lecteur Blu-ray, prise en charge de la 3D… la PlayStation 3 a de beaux arguments. Et ça se ressent sur les ventes: elle a atteint, ce mois-ci, le cap du million de consoles vendues dans le Benelux.

« Les ventes de PS3 ont connu une progression spectaculaire depuis l’introduction du nouveau châssis en septembre 2009. Après une très bonne année 2010, pendant laquelle la PS3 a été la meilleure plateforme de jeux vendus, et qui a vu l’introduction de la manette PlayStation Move, du service de vidéo à la demande MUBI et de jeux exclusifs comme Gran Turismo 5, Heavy Rain et God of War (…)« , explique Bart van de Giessen, Managing Director SCE Benelux.

Depuis le lancement de la PS3 en novembre 2006, plus de 41 millions d’exemplaires ont déjà été vendus dans le monde, dont plus de 16 millions en Europe. Le nombre de jeux disponibles sur la PlayStation 3 approche les 2.000.

Nintendo ne communique pas de chiffres pour le Benelux, mais les chiffres européens. Nombre de console Wii  pour l’Europe : 23,6 millions exemplaires. Nombre de console Wii  mondial : 73,97 millions exemplaires.

J’attends la réponse Microsoft pour connaître les chiffres de la concurrence.

2011, une année de tablettes ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 20 décembre 2010 11h20 | 3 commentaires

Relié à internet, plus gros qu’un téléphone mais plus petit qu’un ordinateur portable, en phase avec la génération du tout connecté, l’iPad d’Apple a été le déclencheur attendu de la déferlante des tablettes informatiques.

Plus de 8 millions d’exemplaires vendus, forcément, ça parle à la concurrence. Techniquement, Windows 7 est prêt depuis longtemps (depuis sa sortie), mais il n’a pas été conçu pour le tactile, alors que l’iPad est issu de l’iPhone. Il est resté de longs mois seul sur le segment. Apple a donc définit la catégorie, comme il l’avait fait dix ans plus tôt avec l’iPod.

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La concurrence en marche

2010 a été fort timide du côté de la concurrence. Samsung a tiré le premier. Sa Galaxy Tab, sous Android, s »est déjà écoulée à un million d’exemplaires, selon la presse coréenne, en quelques semaines.

Pour Microsoft, certes, on a vu ici même la tablette belge construite autour de Windows 7, mais c’est avant tout un Windows 7 qu’on dirige, très difficilement, au stylet. Les tablettes sont pourtant une « priorité » pour Steve Balmer, et le groupe pousse ses partenaires à industriels à sortir ces produits.

En réalité, il faut le temps, et l’argent, pour développer une surcouche tactile exploitant Windows 7. C’est là tout le problème des constructeurs, car on sait que Windows, ce n’est pas l’OS le plus ouvert et le plus léger. Et donc, ça traine, même s’il est clair que tous les constructeurs, en 2011, selon moi, vont proposer leur tablette sous Windows 7.

Il faudrait, pour bien faire, que Window Phone 7, la grande réussite de l’année pour Microsoft, soit exploitable par des tablettes. Car c’est cela que l’on cherche: un lancement rapide, des icônes simples qui accède directement à l’essentiel. Mais en appelant son OS Windows « Phone », c’est clair que ce n’est pas prévu.

Research in Motion prépare son PlayBook, destiné à séduire les amateurs de son téléphone BlackBerry. Là aussi, RIM devrait être à part, sans doute très orienté business.

Que prédisent les analystes financiers ?

C’est triste à dire, mais quant à l’impact et au succès d’une machine, les analystes financiers ont souvent raison dans leur prévision. C’est pourquoi j’en ai repris quelques unes. Au total, Forrester prédit qu’il y aura 75 millions d’utilisateurs de tablettes aux Etats-Unis dès 2015. L’impact sur le marché plus général de l’informatique est encore incertain.

Certains, comme le patron d’Intel Paul Otellini, y voient un appareil qui s’achète en plus d’un ordinateur, pas à la place. Mais chez Gartner, l’analyste Ranjit Atwal a estimé récemment que « sur le court-terme, en tout cas d’ici cinq ans », tablettes et smartphones vont « être non plus des compléments » des ordinateurs « mais leurs substituts ».

En outre Forrester prédit une pression sur les prix: certains consommateurs estiment que ce n’est pas la peine de payer plus de 140 dollars de plus pour s’acheter un ordinateur portable au lieu d’une tablette.

Pourquoi Apple ouvre son App Store pour Mac ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 17 décembre 2010 16h36 | 2 commentaires

appLe jeudi 6 janvier, Apple va ouvrir son App Store pour Mac. Drôle d’idée, me direz-vous. L’App Store pour iOS (l’OS de l’iPod Touch, l’iPhone et l’iPad) a été imaginé pour contrôler les applications disponibles sur ces appareils nomades assez cadenassés, afin d’en garantir la stabilité et, il est vrai, d’avoir la mainmise sur les téléchargements (avec commission). Mais il est vrai aussi que c’est un exemple de simplicité et de fonctionnalité, et que les mises à jour sont gérées de la même manière (on vous prévient quand votre application a besoin d’une update).

A mes yeux, c’était surtout pratique sur des OS « limités » comme iOS, avec lesquels on ne peut pas tout faire. Or, trouver des applications tournant sous Mac OS, c’est plutôt simple, et il en existe des millions. Un Mac App Store pourrait cependant apporter un outil de recherche et de classement de ces applications « vérifiées » par Apple, qui ne se privera pour se prendre une nouvelle commission. Or, avouons-le, on donne déjà pas mal de dollars à la firme à la pomme, avec des ordinateurs à 1.500 euros et des téléphones à 640 euros.

30 % pour Apple !

« Les développeurs Mac fixent le prix de leurs apps, conservent 70 % des recettes provenant des ventes, ne se voient pas prélever de frais pour les apps gratuites et n’ont pas à payer l’hébergement, le marketing ou les frais de système de paiement par carte bancaire« . Apple trouve donc une nouvelle source de revenu.

« L’App Store a révolutionné les apps mobiles« , a déclaré Steve Jobs dans le communiqué qui annonçait la chose. « Nous espérons faire la même chose pour les apps avec le Mac App Store, en permettant de trouver et d’acheter des apps de manière simple et ludique. Nous avons hâte de démarrer cela le 6 janvier. » Le Mac App Store est disponible pour les utilisateurs de Mac OS X Snow Leopard en tant que téléchargement gratuit via la fonctionnalité Mise à jour de logiciels.

Conclusion

Apple est fort critiqué par ceux qui ne connaissent pas les Mac, pour son côté « verrouillé ». L’instauration d’un App Store pour Mac n’arrangera pas les choses. Surtout si Apple la développe à outrance, forçant, qui sait dans 5 ans, tous les utilisateurs à passer par ce store pour installer des applications. Mais je vois trop loin: il s’agit juste d’un magasin d’application géré par Apple, avec les garanties (stabilité et mises à jour) et les verrous que cela comportent. Vous le savez à l’avance: à vous de choisir si vous optez pour des applications verrouillées mais stables (qui augmentent la mainmise d’Apple), ou si vous préférez votre indépendance. Je trouve cela très utile pour les débutants, les personnes âgées, les enfants ou les parents désirant contrôler les applications de leurs enfants…

Rétro 2010: enfin de la concurrence pour l’iPhone

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 16 décembre 2010 16h42 | 2 commentaires

andr2010, une année de smartphones… Et quelle année ! Elle a vu la montée en puissance d’Android, l’OS de Google qui ne se contente plus d’animer les téléphones de Sony Ericsson, LG, HTC et Samsung ; mais qui envahit également les tablettes, où il se positionne comme la seule vraie alternative à l’iPad. Mais c’est une autre histoire. Revenons à nos smartphones.

En 2010, on a donc vu Android grignoter des parts de marché à iOS et BlackBerry et, avant le mois de septembre, on ne parlait même plus de Windows Mobile 6.5, enterré par la concurrence. La version 2.0 d’Android a corrigé les petits défauts des premières versions et, 3 ans après la sortie de l’iPhone, est enfin le concurrent attendu du smartphone d’Apple.

Plus rapide, plus puissant et avec plus de fonctionnalités, les versions 2.x d’Android ont eu un joli porte drapeau: les smartphones haut de gamme de HTC, avec des écrans magnifiques et enfin réactifs, la prise en charge du multitouch, de Flash, etc… Bref, le premier iPhone killer, à mes yeux, existait enfin !

Le miracle Windows Phone 7

Puis, on ne l’attendait plus même s’il a fait parler de lui, Microsoft est revenu. Je crois que tout le monde était un peu sceptique, et tout le monde l’attendait au tournant. C’est peut-être pour ça qu’il a suscité l’engouement des critiques. Windows Phone 7, c’est son nom officiel, est un tout nouvel OS, qui a fait table rase des vilaines habitudes de ses prédécesseurs. Et il a bien fait: une interface originale et très intuitive, des fonctions très sympas au niveau des contacts et de photos, une configuration simple et efficace… bref, on ne s’attendait pas à ça du lourd paquebot Microsoft. D’autant plus que HTC, LG et Samsung, qui mangent à tous les râteliers, proposent WP7 parallèlement à Android ; voire à Bada, un OS que Samsung a sorti en plein milieux des feux et qui est passé totalement inaperçu. Mais la concurrence est dure, comme vous le voyez.

Entre temps, cependant – au mois de juin, comme chaque année – Apple, mine que rien, a lancé son iPhone 4. Techniquement, si on retire ce problème de captation que j’ai pu observer de mes yeux et son côté fragile (griffes des deux côtés), ce téléphone à 639 euros est un concentré de miniaturisation. L’écran est meilleur, la caméra est époustouflante pour un smartphone, iOS 4.0 à apporter son lot de nouveauté intéressante pour garder une certaine avance sur la concurrence.

La guerre fait donc rage entre 3 bons OS pour smartphone, pour notre plus grand bonheur. Pour 2011, il faut s’attendre à des mises à jour pour Windows Phone 7, sans doute un iPhone 4 remanié et le Google Nexus S de Samsung, qui arrivera en Belgique dans quelques semaines, équipé d’Android 2.3. BlackBerry, vous l’aurez remarqué, n’est pas mentionné dans cet article. Je le considère, avec toutes ses qualités et ses défauts, dans une catégorie à part, plus professionnelle.

Google éduque les parents « nuls » en informatique

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique , le 14 décembre 2010 12h01 | 2 commentaires

howGoogle comprend les habitudes de ses utilisateurs. C’est sans doute sa plus grande force: se mettre à la place d’un internaute lambda, sans grandes connaissances informatiques, et lui faciliter la vie. Le meilleur exemple est certainement Gmail, la référence absolue de webmail depuis son lancement en 2004. Impossible de trouver plus clair, plus simple, plus intuitif voire plus rapide.

Depuis lundi, le groupe a mis en place une série de vidéos destinées aux parents allergiques aux nouvelles technologies, tellement effrayés de cliquer sur leur icône de navigateur internet qu’ils appellent rapidement leurs enfants à l’aide. Je grossis le trait, volontairement, pour appuyer la bonne idée de Google. L’idée est que les enfants, via le site www.teachparentstech.org, envoient à leur parent un mail renvoyant vers des vidéos explicatives d’une rare simplicité. Comment faire un copier/coller, comment changer l’heure, comment changer le fond d’écran ou faire une copie d’écran, comment partager une photo, etc…

Le tout est expliqué par des employés de Google qui, selon le blog officiel, en ont marre de répéter chaque année la même chose à leurs parents. Ils auraient donc eu l’idée de faire cette cinquantaine de vidéos pour « éduquer » les parents qui pensent que tout est compliqué en informatique, et leur apprendre des opérations élémentaires. Bien entendu, les vidéos font la part belle aux produits de la maison, comme le navigateur Chrome, la plateforme de photos Picasa, Gmail, etc… Des applications qui, rappelons-le, sont gratuites.

Faut-il acheter Gran Turismo 5 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 10 décembre 2010 18h21 | 6 commentaires

granGran Turismo 5 aura beaucoup fait parler de lui. Sans doute trop, et c’est pour ça que les critiques ne l’ont pas accueilli très favorablement. « Tout ça pour ça » se disent certains média. Il est vrai qu’on s’attendait à un gameplay modernisé, avec plus d’IA et la gestion des dégâts. A l’essai, on voit que ça n’a pas beaucoup changé :

  • Les files indiennes sont toujours là. L’IA reste pataude et peu réactive (elle ne tentera jamais de vous bloquer: les autres voitures font leur course, point).
  • On peut toujours se cogner aux autres voitures pour les dépasser dans les virages.
  • On peut toujours taper un mur pour rebondir et continuer sa course.
  • On attendait des dégâts, mais seules les voitures premium sont concernées, soit 200 modèles sur les 1000. Les dégâts peuvent influencer la course (obligation d’un passage au stand), mais seulement pour les parties en ligne, après l’installation de la mise à jour vers 1.03.
  • On attendait un éditeur de circuit, mais c’est plus un générateur de circuit: vous donnez quelques infos et le jeu se charge du reste.

C’est un choix, selon Polyphony Digital, qui veut rester fidèle à sa longue tradition.

Ceci dit…

GT5 reste un jeu exceptionnel: les voitures sont magnifiquement modélisées, et les 200 premium ont une belle vue intérieure, qui donne une impression de vitesse. Le nombre et la variété de voitures reste unique en son genre : on peut conduire une VW Lupo d’occasion et une Ferrari F1 de 2007. Il y a 1.000 voitures, dont des old timers.

Les courses sont nombreuses et variées, avec des changements météo intéressants. La progression dans le jeu est lente: il faut jouer de nombreuses heures avant d’accéder aux belles voitures et aux courses plus difficiles, comme l’endurance, la F1, etc. C’est assez long: vous ne pourrez pas acheter votre Lamborghini avant d’avoir atteint le niveau 15, et avant d’avoir assez d’argent. Car il ne tombe pas du ciel: il faudra le mériter.

Et surtout, il y a la 3D. Pour ceux qui ont la chance d’être équipé, c’est vraiment terrible. L’immersion se renforce, l’effet de vitesse aussi, c’est fort, et la PS3 est la seule à pouvoir le faire.

Conclusion

Oui, il faut l’acheter. Parce qu’il est unique en son genre, parce qu’il est complet et beau, parce qu’il est en 3D, parce que pour 60 euros, vous avez un jeu qui a pris 6 ans à être développé par des dizaines de personnes passionnées. Son gameplay est archaïque, c’est vrai, mais la magie opère toujours. L’ambiance « Gran Turismo » est là, ça sent le bitume et le pneu chaud.

Je conclurai par quelques chiffres: 60.000 millions de jeux Gran Tursimo vendus depuis la sortie du premier opus, il y a presque 13 ans déjà, sur une certaine PlayStation. Et en une semaine, GT5 a été vendu à 5,5 millions d’exemplaires dans le monde. L’engouement des fans reste intact, preuve que Sony a peut-être bien fait de ne pas trop changer le gameplay.