Test: que penser du dernier livre électronique de Sony ?

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son , le 8 octobre 2010 16h20 | 4 commentaires

sonyLe Reader PRS 350 est le dernier livre électronique de poche de Sony. Il a un écran de 5 pouces (12,7 cm) et une mémoire interne de 1,5 Go. (+ ou – 1.000 livres). Il vient de sortir mais il est encore difficile à trouver en Belgique. Grand bien m’en fasse, Sony me l’a prêté pour que je vous en parle. Si l’achat d’un livre électronique vous taraude depuis quelques semaines, attendez encore un peu. En lisant ce test, par exemple.

Une liseuse, ou un livre électronique, c’est quoi ? Tout est dans l’écran. Il s’agit des dernières avancées en matière de papier électronique, ou encre électronique. Selon wikipedia, c’est « une technique d’affichage modifiable électroniquement, cherchant à imiter l’apparence d’une feuille imprimée et qui, comme le papier, ne nécessite pas d’énergie pour laisser un texte ou une image affichée« .

C’est ce qui le différence d’une tablette, d’un smartphone, voire d’un PDA pour les plus anciens qui me lisent. Il est très étonnant quand on le voit pour la première fois. Un principe de base: il n’y a pas de retroéclairage. L’affichage de ce papier électronique ne consomme pas d’énergie, il en faut juste pour faire fonctionner l’appareil, aux fonctionnalités limitées, et pour tourner les pages. Sinon, c’est comme un livre.

Les plus et les moins :

  • Avantages :
    • confort de lecture optimal (pas fatigant pour les yeux).
    • consommation ridicule d’énergie. L’autonomie se compte en pages tournées: près de 7.000 pour cet ebook.
    • finesse incroyable du grain, même en zoomant. Ce ne sont pas des pixels, il ne faut pas chercher de petits carrés…
    • il est tactile (doigt ou stylet fourni) mais a quelques touches de raccourcis, notamment pour zoomer, faire défiler les pages (que vous pouvez faire en glissant votre doigt) ou aller à l’écran d’accueil.
  • Désavantages :
    • il faut de la lumière pour lire
    • l’affichage est pratiquement réduit à du texte, car l’écran est monochrome avec 16 niveaux de gris.
    • il n’est pas très réactif et le changement d’affichage est perturbant, on a l’impression qu’il « bugge » à chaque fois durant un quart de seconde. C’est sans doute pour ajuster l’encre électronique.

sony2Comme iTunes

Un logiciel Sony est nécessaire pour interagir avec le Reader. Il ressemble en tous points à iTunes, même au niveau du design. Il y a donc un Sony Store pour acheter des livres (répertoire riche en anglais, encore limité en français). Heureusement, il est possible de télécharger ailleurs (et gratuitement) des livres aux formats divers, puis de les importer et de synchroniser. Ce n’est donc pas complètement fermé comme système.

Le stockage de l’appareil permet d’accueillir environ 1.000 livres, ce qui en fait un compagnon de voyage idéal pour les (grands) amateurs de lecture.

Il permet également la prise de note manuscrite, mais la réactivité est trop faible pour écrire rapidement. Juste bon à faire un plan, par exemple. D’autres applications peuvent être téléchargées, mais les fonctions restent limitées.

Un de plus…

C’est un outil très pratique, mais c’est un appareil en plus, à l’heure où on cherche à rassembler les fonctionnalités au maximum. Mais sa technologie (papier électronique), qui fait sa force comme sa faiblesse, l’oblige à se cantonner à la lecture.

Le hic, c’est que les passionnés de lecture ne sont pas toujours des geeks et, je pense, aiment se rendre dans de belles librairies pour choisir un beau livre, avec une belle couverture, une belle odeur, etc.

… mais un bon

Par contre, si ces mangeurs de livres veulent franchir le pas, je leur conseille cette liseuse qui se vend à environ 180 euros. Un prix raisonnable (ça baisse), pour un produit confidentiel chez nous, mais qui cartonne aux USA.

Côté libraire, il faut également que les éditeurs suivent et « électronifient » leur répertoire, ce qui n’est pas le cas de tous.

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