Archives du juillet, 2010

La tablette, urgence N.1 de Microsoft

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 30 juillet 2010 08h31 | 2 commentaires

ballQue ça doit être dur de courir après un lièvre comme Apple. Microsoft en sait quelque chose. Après le succès de l’iPod, il a sorti le Zune. Après l’iPad, il doit sortir sa tablette avec une version tactile de Windows 7 qui devrait être sacrément au point pour ne pas tomber aux oubliettes. Car l’iPad, on le sait, ce n’est pas qu’un ordinateur tactile. C’est une nouvelle façon d’envisager l’informatique. Après, on aime ou aime pas… Mais si Microsoft sort « simplement » une version tactile de Windows 7 adaptée aux tablettes – même si j’imagine les développements colossaux que cela représente – il va droit dans le mur.

Steve Ballmer, le patron de Microsoft, semble s’en rendre compte. Il a affirmé que le développement de tablettes informatiques était l’urgence numéro un de son groupe. « Il faut qu’on fasse bouger les choses sur les ardoises sous Windows 7. C’est l’urgence numéro un ici. Il faut pousser maintenant, tout de suite, avec nos partenaires fabricants de matériel. Dès qu’elles seront prêtes, elles seront livrées« , a-t-il promis.

Avec tous les constructeurs

Après avoir annoncé (et présenté) une collaboration exclusive avec HP, Microsoft précise qu’il travaille, avec tous les fabricants (Lenovo, Asus, Dell, Samsung, Toshiba, et Sony), « non seulement à produire quelque chose, mais à sortir des produits que les gens auront vraiment envie d’acheter« .

Point faible

En expliquant qu’il « travaille avec« , M. Ballmer met le doigt sur le retard permanent et récurrent de Microsoft. En dehors d’être un énorme paquebot avec des centaines de logiciels, solutions d’entreprise, etc, Microsoft a une énorme dépendance: les constructeurs. Quand Apple peut faire construire exactement ce qu’il veut, de manière à coller parfaitement à la couche logicielle, Microsoft doit composer, accepter des « surcouches » des fabricants, attendre, espérer…

Personnellement, je suis pour la concurrence, qui a toujours profité à nous, les consommateurs. Le succès d’Apple doit être « contré » par d’autres acteurs du secteur, et Microsoft en est le plus costaud financièrement. Mais dans la manière j’ai des doutes. Cependant, avec des prix sans doute deux fois moins importants que ceux d’Apple, les tablettes équipées par Microsoft vont se vendre.

La Mobistar TV arrive en automne !

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 29 juillet 2010 09h17 | 8 commentaires

liveLa concurrence des offres de télévision numérique, déjà acharnée entre les 4 opérateurs actuels (Belgacom TV, VooCorder, Billi, Numericable), va devoir faire de la place à Mobistar à la rentrée. L’opérateur de téléphonie mobile appartient à France Télécom, tout comme Orange, dont le décodeur et l’offre vont sans doute servir de base de lancement à Mobistar pour entrer sur le marché de l’IP-TV (télévision via une connexion ADSL rapide).

Rien n’a encore été communiqué au grand public, mais lors de la présentation des chiffres du dernier trimestre, Mobistar a rappelé dans ses « tendances » qu’un « investissement commercial de 15 millions d’euros pour le développement d’une offre ‘quadruple play’ pour le marché résidentiel » existait. Ce lancement est prévu pour l’automne.

Quadruple play ?

Mobistar parle de quatre services: téléphonie mobile, téléphonie fixe, internet et TV. On le sait, rassembler toutes ses télécommunications chez un même opérateur est toujours intéressant. Il manquait la TV à Mobistar pour chasser sur les mêmes terre que ses concurrents.

Lors de la conférence de presse, Mobistar a brièvement montré la Livebox d’Orange. Ce décodeur, s’il embarque les mêmes caractéristiques que celui d’Orange en France,  aurait comme particularité d’avoir un disque dur amovible de 320 GB, se prétend compatible avec les futures normes de télé 3D (c’est très théorique, car cela dépend de la vitesse du réseau avant tout, pour l’affichage de deux images HD simultanément) et serait contrôlable à distance (via votre iPhone par exemple).

Comme en France ?

A nouveau, si Mobistar est aussi ambitieux qu’Orange, il pourrait rentrer en concurrence pour l’octroi de droits TV pour le sport. Orange, par exemple, à l’exclu pour la Ligue 1. On ne sait pas ce que proposera Mobistar, mais une chose est certaine: il s’alignera au minimum sur la concurrence: VOD, enregistrement, bouquets, offre de chaînes classiques, etc…

Ce qu’il faut retenir, c’est que c’est une bonne nouvelle ! La concurrence a toujours fait baisser les prix. A cinq sur un marché aussi petit que la Belgique, les opérateurs devront se démarquer pour être choisis. Il faudra s’attendre à des « packs » de plus en plus intéressants, et à des prix qui pourraient se rapprocher de nos voisins français.

Dernièrement (puisse Mobistar lire ses lignes !), Orange proposait pour 37,90 euros par mois (décodeur inclus) :

  • internet jusqu’à 20 méga
  • des appels illimités en national et international
  • 1h vers tous les mobiles
  • la TV d’Orange incluse

Prix officiel de l’iPhone 4 en Belgique: 639 euros

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 28 juillet 2010 13h47 | 2 commentaires

webMobistar a dévoilé mercredi le prix officiel de l’iPhone 4 en Belgique, disponible dans ses « shops » à partir du 30 juillet (vendredi). L’opérateur a, dans un premier temps, l’exclusivité pour la vente de l’iPhone 4 sur notre territoire. Par la suite, des grandes enseignes comme Media Markt pourront également le vendre.

Prix officiels :

iPhone 4 16GB    639,99 euros
iPhone 4 32GB    749,99 euros
iPhone 3GS 8GB    529,99 euros

Abonnements proposés par Mobistar :

Mobistar explique qu’il couvre 89 % de la population en 3G/HSPA. La vitesse de téléchargement actuelle est de 7,2 MB/sec. et sera à 14,4 MB/sec. d’ici la fin de l’été.

My30 for iPhone : 30 euros ; 180 min. de communication vers tous les réseaux OU 300 SMS ou 150 MMS ; 200 MB de data par mois

My45 for iPhone : 45 euros ; 360 min. ; ou 600 SMS ou 300 MMS ; 500 MB

My60 for iPhone : 60 euros ; 540 min. ; ou 900 SMS ou 450 MMS ; 1 GB

Quel abonnement pour le surf mobile avec votre iPad ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 23 juillet 2010 12h36 | 12 commentaires

belga-picture-21385460L’iPad est officiellement en vente en Belgique depuis ce vendredi 23 juillet. Je ne présente plus l’appareil, on en a déjà assez parlé (voir les infos). Reste à voir, pour ceux qui veulent utiliser leur appareil en déplacement (le modèle équipé de la 3G, bien entendu), quel type d’abonnement leur convient le mieux.

Mobistar et Proximus ont sauté sur l’occasion pour présenter un nouveau type d’abonnement propre à ce genre d’appareil, qui a besoin d’une carte SIM pour surfer en dehors d’un réseau Wi-Fi. Pour rappel, l’iPad ne fait pas office de téléphone. Il s’agit donc d’une carte SIM uniquement pour utiliser le réseau de données cellulaires (3G ou plus rapide). Par ailleurs, il s’agit d’un nouveau type de carte, appelée micro-SIM (plus petite).

Pre- et postaid chez Proximus

Proximus propose deux nouveautés: Mobile Internet Favorite (24,99 euros), qui inclut 1,5 GB par mois (une fameuse quantité de données et une durée de surf gigantesque vu les vitesses de téléchargement via l’internet mobile). Plus intéressant: le Mobile Internet Pay&Surf: offre prépayée avec 500 MB pour 10 euros. Une fois le quota atteint, vous ne pouvez plus surfer en dehors d’un réseau Wi-Fi. Pour la plupart des utilisateurs, cette offre me semble la plus intéressante (pas d’abonnement), même si les 500 MB ne sont hélas valables qu’un seul mois.

Même tarif chez Mobistar

Chez l’opérateur qui a introduit les abonnements pour iPhone il y a quelques années, les tarifs sont les mêmes. Seules les formules varient: Mobistar est plus simple avec « iPad 15 » et « iPad 25 ». Ces deux formules postpaid (abonnement mensuel) proposent respectivement 750 MB de téléchargement par mois pour 15 euros et 1,5 GB par mois pour 25 euros. Là encore, j’en suis sûr, 750 MB suffiront largement pour la majorité des utilisateurs. Chez Base, il n’y a pas d’offre dédiée à l’iPad pour l’instant. Mais les tarifs pour l’internet sur GSM sont de la même veine (10 euros par mois pour 500 MB).

Un nouveau venu

J’en avais entendu parler, mais je l’ai oublié (merci à un internaute de me l’avoir rappelé): il existe une solution toute simple: Mobile Viking. La version prépayée « Data Only » est parfaite pour l’iPad. 12 euros pour 1 GB de données, à utiliser en un mois (dommage à nouveau). Le coût initial pour la micro-SIM est de 15 euros (12 euros sont convertis dans la première recharge). Au niveau de la quantité de données, c’est la meilleure offre.

Conclusion

L’offre prépayée de Mobile Viking (12 euros pour 1 GB) me semble actuellement la plus intéressante pour l’usage que l’on ferait de son iPad en déplacement en Belgique (au niveau de la quantité de données). De plus, vous ne souscrivez pas d’abonnement supplémentaire (qui s’ajouterait à celui de votre internet à la maison, de votre GSM, de votre télé… etc). Dommage que vous soyez obligé de consommer ce GB dans le mois…

Samsung Wave vs. LG GD800 Mini : quel est le meilleur smartphone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 18 juillet 2010 16h43 | Un commentaire>

On parle souvent (trop?) de l’iPhone d’Apple. Il existe pourtant de nombreux constructeurs qui sortent chaque trimestre de nouveaux modèles. Sur la table: le LG Mini (GD880) et le Samsung Wave (S8500). Deux constructeurs qui alternent les smartphones sous Android (l’OS pour téléphone de Google), et ceux sous un OS maison. C’est par ailleurs une politique commerciale que je ne comprends pas tout-à-fait: outre les importants frais de développement liés à ce genre d’OS, il est difficile pour le consommateur de juger une marque si elle s’éparpille de la sorte.

Avant on aimait (et on restait fidèle à) une marque car on y retrouvait, à chaque modèle, directement ses habitudes. Aujourd’hui, il faut s’y faire, ce n’est plus le cas (sauf pour Nokia, qui semble adopter une politique plus unilatérale pour l’instant).

Ce qui est bizarre, c’est que les constructeurs peuvent « customiser » Android, en ajoutant un couche graphique et une couche d’applications propres (même si cela complique souvent le téléphone). Ils peuvent donc sortir de nouveaux téléphones sous Android en vantant ses « exclusivités » par rapport aux autres modèles utilisant le même système d’exploitation. Cela devrait les conforter dans l’idée qu’ils ont fait le bon choix en adoptant Google Android.

lgLG Mini (GD880)

Bref, laissons ces considérations aux conseils stratégiques de ces multinationales, et revenons sur les deux objets du jour: Le LG Mini (GD880) et le Samsung Wave (S8500). Avec ce mini, LG sort un très beau téléphone, au design épuré. Un bel objet, qui ressemble parfois à un briquet vu ses dimensions atypiques (un peu épais et un peu étroit, alors que les autres téléphones s’aplatissent). L’écran du LG Mini est d’une grande finesse (854 x 480 pixels sur seulement 3,2 pouces), et d’une très belle luminosité. Voilà, les points positifs du LG Mini sont énoncés. Bien entendu, il est bardé de fonction: HSDPA 7.2 (la nouvelle norme très rapide de données cellulaires), lecture de vidéo HD, apn 5 millions de pixels, etc… Mais en délaissant momentanément la voie Android, LG met les pieds sur un terrain miné, avec une interface tactile quasiment énervante (difficile sur un écran si fin d’appuyer sur le bon bouton). Hélas pour le constructeur, ce n’est pas tout: la navigation web a des ratés, l’application YouTube préinstallée ne fonctionne pas, tout comme le raccourci Gmail ! Et enfin, la saisie de texte (pour les SMS par exemple) est à se tirer les cheveux. L’écran très étroit affiche un clavier numérique classique (appuyer 3 fois sur le 2 pour afficher le C), et le dictionnaire est complètement à l’ouest. Un casse-tête.

samSamsung Wave (S8500)

Samsung communique beaucoup sur son Wave, « le téléphone au processeur le plus rapide« . Rapide, il l’est, c’est clair: le très bel écran (800 x 480 pour 3,3 pouces) affiche très rapidement le menu, le navigateur et les photos. La partie tactile est très bien gérée et très réactive. Du bon travail pour ce premier téléphone tournant sous Bada, l’OS maison développé par Samsung. Qui ressemble beaucoup (dans les menu) à l’iPhone. Mais ce n’est pas une surprise. Sur l’écran d’accueil, vous pouvez ajouter et retirer facilement des widget, comme un petit pavé Google (recherche et Gmail), une météo, etc… Bizarre: quand vous ouvrez le gestionnaire des tâches (en appuyant deux fois sur le bouton central), vous pouvez fermer « toutes les applications en cours ». Mais dès lors, vous effacerez tous vos widgets. Comme le LG, le Wave a quelques soucis avec le dictionnaire pour écrire des messages.

Aller sur le web est un plaisir: le navigateur Dolphin (dans sa dernière version: 2.0) propose le multifenêtre et le multipoint. Le mieux: l’intégration de Flash 9 (à activer dans les paramètres…). Côté multimédia, les amateurs seront ravis: bon capteur photo et vidéo en 720 p (HD) !

Bada, c’est également une nouvelle boutique d’application. Calquée sur l’App Store de l’iPhone, elle fonctionne bien, mais n’offre que très peu d’applications pour l’instant. Les développeurs d’applications devront donc prévoir – s’ils le jugent utile –  une nouvelle version de leur logiciel compatible avec Bada. Pas sur que cela enchante tout le monde.

Conclusion

Vous l’aurez compris, le Samsung Wave (399 euros) est un smartphone performant et complet, à l’interface douée mais souffrant quelques défauts, pas loin des meilleurs HTC sous Android. Il surclasse aisément le LG Mini (349 euros), fort bel objet mais pas assez abouti.

Apple se couche: l’opinion publique plus forte que tout

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 17 juillet 2010 09h48 | 2 commentaires

blogPour apaiser les foules et calmer les esprits qui s’échauffaient, Apple a décidé de prendre au sérieux les critiques concernant la perte de réception de son iPhone 4 en offrant des housses en caoutchouc. On sent les excuses d’Apple  – « pour nos clients qui ont eu ce problème, nous sommes profondément désolés » – un peu forcées, devant ce rouleau compresseur qu’est l’opinion publique américaine (voire internationale).

C’est la rançon de la gloire. Apple connait un succès croissant sur l’ensemble de sa gamme d’appareil, et est devenu le modèle des smartphones (dans la demi-douzaine de smartphones que j’ai essayé ce dernier mois, tous s’inspiraient, d’une manière ou d’une autre, de l’iPhone – sa première version sortie en 2007 – pour créer un nouveau modèle en… 2010). Dès lors, on ne vous laisse rien passer.

Quelque part, c’est le jeu : quand on est le meilleur, on est attendu au tournant et on s’expose aux critiques. Quelque part aussi, c’est nul. Car comme l’a démontré Steve jobs lors de sa présentation, la plupart des smartphones ont ce genre de problèmes (voir la démo d’Apple sur son site). Personne n’a rien dit quand cette perte de signal affectait les Blackberry, les HTC ou les Samsung. Tout le monde crie au scandale quand l’iPhone fait la même chose, et les associations de consommateurs (dont le très influent mensuel Consumer Reports) ont même été jusqu’à déconseiller l’appareil. Si ça va jusque là, ce n’est plus vraiment « le jeu ».

Apple a-t-il bien fait ? A court terme, oui: pour continuer à vendre des iPhone, il fallait réagir. A long terme, je ne sais pas: Apple a souvent préféré ignorer les critiques du grands publics (notamment sur les verrous des ces fichiers multimédia ou le côté « fermé » de ses applications), continuant dans sa philosophie. Il aurait peut-être du poursuivre dans cette voie… En tout cas, je parie que tout ceux qui râlaient et qui ont reçu une housse en caoutchouc ne la mettront même pas.

iPhone 4: Apple face à un gros souci

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 15 juillet 2010 15h09 | 7 commentaires

aApple est dans la tourmente. Son dernier smartphone, l’iPhone 4, est au centre des critiques depuis plusieurs semaines (problèmes de réception lorsqu’on le tient en main d’une certaine façon). Jusqu’ici, la firme américaine à la réussite exponentielle s’était contentée de minimiser les faits, expliquant que cette perte de signal était une illusion d’optique provoquée par un « affichage erroné de l’indicateur de puissance ».

Mais un très influent magazine américain de consommateurs (Consumer Reports) a remis de l’huile sur le feu lundi, en déconseillant carrément l’achat du téléphone d’Apple, à cause dudit problème de réception. Selon ce magazine, tenir en main l’iPhone 4 a bel et bien un effet sur le niveau de réception. Il va jusqu’à suggérer de recouvrir la bordure métallique de l’appareil d’un caoutchouc ou d’un gros ruban adhésif plastifié ! Un plainte en nom collectif a parallèlement été déposée aux Etats-Unis, des consommateurs jugeant leur iPhone « défectueux ».

Conférence de presse vendredi

Face à cette polémique qui enfle, Apple a décidé dans l’urgence d’organiser une conférence de presse sur la question ce vendredi. Se dirige-t-on vers un rappel des appareils pour un correctif hardware ? Cette opération pourrait couter pas moins d’1,5 milliard de dollars à la firme à la pomme.

Certains observateurs d’outre-Atlantique pensent qu’Apple pourrait opter pour une solution moins onéreuse, comme l’envoi de housses de protection permettant d’atténuer les risques de perte de signal (mais Apple ne le reconnait pas pour l’instant). D’autres, comme le Digital Daily, pressentent que Steve Jobs, le big boss, pourrait annoncer un nouveau processus de fabrication pour l’iPhone 4. La réponse ne devrait pas tarder.

Jeu vidéo : le retour de Mario et du Big Boss

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 13 juillet 2010 11h14 | Ajouter un commentaire

superQuelques sorties jeux vidéo pour l’été, pour ceux qui souffrent de la canicule et préfère rester devant leur téléviseur. On remarque que les développeurs ont misé sur des valeurs sûres, avec le retour de Big Boss (héros de l’infiltration dans la série des Metal Gear) et de Mario (le petit plombier dans Super Mario Galaxy 2).

Super Mario Galaxy 2

Mario revient dans une nouvelle aventure à l’imagination débordante. Comme son prédécesseur, Super Mario Galaxy 2 invite le joueur à explorer diverses planètes à la recherche de la princesse Peach. Pour éliminer ses ennemis, Mario peut leur sauter dessus mais aussi faire appel à de multiples pouvoirs: il peut voler, une fois revêtu son costume d’abeille, mais aussi se transformer en pierre ou creuser les astres grâce à une foreuse. Grosse nouveauté: Yoshi, qui donne des ailes à notre plombier préféré. Visuellement très réussi, Super Mario Galaxy 2 offre une durée de vie conséquente, d’autant qu’il est possible d’y jouer à deux simultanément. La prise en main se révèle aisée, ce titre tirant pleinement parti des possibilités offertes par la manette à détection de mouvement Wiimote. Les joueurs bloqués peuvent par ailleurs être aidés, la console les guidant jusqu’à la fin du niveau pour qu’ils puissent poursuivre l’aventure. (40 euros sur Wii)

toyToy Story 3

Comme toutes les productions cinématographiques importantes, Toy Story 3 est accompagné de son adaptation en jeu vidéo. Cette dernière est divisée en deux parties distinctes : la première suit les grandes lignes du long-métrage et permet d’en rejouer les séquences les plus marquantes, aux commandes notamment du cow-boy Woody ou de l’agent spatial Buzz l’Eclair. La seconde, baptisée le « Coffre à jouets », place le joueur au coeur d’un village où il peut interagir avec d’autres personnages et remplir de multiples missions. Il est aussi possible de décorer les lieux à son goût, en changeant la couleur des façades des immeubles ou en modifiant la tenue ou la coiffure des habitants. Les possibilités sont variées et de nombreuses références à d’autres oeuvres de Pixar, comme Wall-E ou Nemo, sont présentes. Assez joli, ce jeu est parfois un peu difficile pour les plus jeunes, auxquels il est destiné. L’univers de Toy Story est, par ailleurs, bien respecté, en atteste la présence des doubleurs ayant prêté leur voix à la version française du film. (60 euros sur Playstation 3 et Xbox 360)

metalMetal Gear Solid: Peace Walker

Série phare de Konami, Metal Gear fait son retour sur les consoles portables de Sony (PSP et PSPgo). Le quatrième opus avait offert une conclusion à la saga, il y a deux ans. Ce nouveau volet revient donc sur les débuts de l’intrigue, afin de comprendre les motivations des différents protagonistes. Alambiqué, comme celui des autres épisodes, le scénario met en scène un groupe de mercenaires dirigés par l’agent secret Big Boss devant empêcher un coup d’Etat orchestré par la CIA au Costa Rica dans les années 1970. Reposant en grande partie sur des phases de coopération, ce jeu oblige également à faire preuve de discrétion afin d’avancer sans se faire remarquer. L’intelligence artificielle des ennemis laisse, néanmoins, à désirer et il arrive qu’ils ne repèrent pas le joueur alors qu’il leur passe à côté. Cette production, à la réalisation très aboutie, figure parmi les plus beaux jeux parus sur une machine portable. Sa longévité, qui avoisine les quinze heures, se situe dans la moyenne du genre (40 euros sur PSP).