Comment faire rentrer un GPS Tomtom dans votre iPhone ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 17 mai 2010 11h59 | 6 commentaires

tomtom1Au mois de septembre dernier, j’ai noyé mon iPhone première génération, importé des Etats-Unis et fièrement « craqué » pour pouvoir être utilisé en Belgique. Sachez-le: il n’aime pas l’eau, même quelques goutes. N’ayant pas du tout envie de débourser 500 euros pour un iPhone 3G (sorti tout de même en juillet 2008), j’ai donc retrouvé un vieux Nokia 6680 avec l’OS Symbian. Assez complet à l’époque, avec son menu détaillé à icônes. Mais très brouillon, assez complexe à configurer et flanqué d’un « navigateur » pour aller sur le WAP, comme on appelait à l’époque ce mini internet pour téléphone portable, aussi pauvre que mal foutu. J’ai récupéré par la suite le Nokia E60, plus rapide mais toujours avec un vieux Symbian. Certes, il avait le Wi-Fi, mais pour quoi faire ? Rien de terrible !

Si je vous raconte tout cela, c’est parce que récemment, j’ai reçu un iPhone 3G qui m’a permis de renouer avec le monde civilisé des téléphones. Vous direz ce que vous voudrez dans les commentaires de ce post, mais durant 3 ans, j’ai essayé toutes les nouveautés des téléphones dits « smartphones » (sauf le Nexus One avec Google Android 2.0, je l’avoue). Que ce soit en prêt ou en utilisant le téléphone d’une connaissance, un seul constat: la concurrence accuse encore un retard considérable sur l’iPhone 3G, sorti, je le répète, en juillet 2008. Soit il y a presque 2 ans. D’où un prix de vente incroyable pour un appareil d’un tel âge (475 euros), mais Apple aurait tort de s’en priver: il continue de vendre son téléphone, dont l’OS est bien entendu mis à jour gratuitement via iTunes (dernière version: 3.1.3).

Après ce nouveau coup de pub gratuit mais inévitable pour Steve Jobs – si tu me lis, Steve, un Macbook Pro 17″ suffit – place à du concret: le test de certaines applications.

Un vrai Tomtom dans votre iPhone

La première application que je tenais à installer, c’est un logiciel de navigation. Tomtom faisant très bien ça, j’ai opté pour le sien, qui utilise la puce GPS de l’iPhone 3G. Car en effet, beaucoup l’ignorent, mais cet iPhone contient un GPS qui n’attend qu’une application pour fonctionner. Sans cela, il ne sert qu’à ajouter des informations de localisation à vos photos, par exemple.

Première étape: direction l’AppStore et là, première mauvaise surprise: c’est cher. Très cher: 100 euros pour naviguer en Europe occidentale. Et il faut de la place sur votre téléphone pour toutes les cartes: 1,86 Go. Une fois que le logiciel est installé: Alléluia ! Vous avez votre GPS Tomtom dans votre iPhone. Parfait, mais à part le brandir fièrement dans la rue, il ne vous servira à rien dans votre voiture. Sauf si votre épouse vous le tient à la bonne hauteur, sans bouger et sans faire de bruit pour comprendre les injonctions du guidage.

Deuxième étape, donc: un vendeur en multimédia pour acheter le Tomtom Car Kit for iPhone. Deuxième mauvaise surprise: c’est à nouveau cher. Très cher: 100 euros de plus. Mais à ce prix d’or, vous avez un support de voiture de bonne finition avec une excellente ventouse (celle des GPS de la gamme du constructeur), un amplificateur de réception du signal GPS (parfois un peu instable sur votre seul téléphone), un mini haut-parleur et un micro (car il fait également office de vrai kit main-libre pour téléphoner), et enfin un câble d’alimentation indispensable (en permanence) à relier à l’allume-cigare. Et j’oublie la sortie mini-jack pour écouter votre musique sur votre autoradio.

Avec tout ça, vous avez donc un vrai GPS Tomtom dans votre voiture, très réactif et précis. Qui charge votre téléphone en même temps et qui fait office de main-libre. Certes, vous aurez déboursé 200 euros (!), soit le prix d’un Tomtom milieu de gamme. Mais la fusion des fonctionnalités a un prix, et Tomtom sait que ceux qui ont mis 500 euros pour un iPhone ont sans doute les moyens (et l’envie) de mettre 200 euros pour intégrer un vrai GPS dans leur nouveau joujou. Et pour ceux qui aiment bricoler, il existe des moyens totalement illégaux – que je n’encourage donc pas – pour installer frauduleusement des applications.

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