Les nouvelles télés sont là: qu’ont-elles de plus à offrir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 13 avril 2010 15h56 | 3 commentaires

philRien de tel pour se faire une idée de ce que nous réservent les téléviseurs de demain que de se rendre chez l’un de leurs fabricants et de discuter avec son responsable marketing (André Van Limbergen). C’est ce que j’ai fait chez Philips, qui présentait il y a peu sa nouvelle gamme de téléviseurs (dont les séries 7000, 8000 et 9000), prévue à partir des mois d’avril/mai.

Première info, et ce n’est pas vraiment une surprise, 90 % de la nouvelle gamme proposera des dalles équipées de LED. L’occasion de rappeler – beaucoup l’ignorent, dont certains commerçants – que le LED n’est pas un nouveau type de télévision. Il s’agit d’un écran LCD dont le rétro-éclairage est différent, en l’occurrence nettement meilleur au niveau des contrastes, et moins gourmand en énergie. Le haut de gamme de Philips, la série 9000, propose un LED pro, qui promet un taux de contraste encore supérieur (10.000.000 : 1). Difficile de voir la différence avec un LED de base à mon sens, sauf si la télé est en plein soleil.

Concernant l’Ambilight, qui caractérise les télés Philips (elles projettent des couleurs sur le mur de derrière, en rapport avec ce qui passe sur son écran), il y a une (légère) nouveauté: on peut choisir la couleur de son mur. L’écran la retient et projette des couleurs mieux adaptées. Rien de bien transcendant jusqu’à présent (je ne vous parle pas de la fréquence de rafraichissement de 400 hz, presque inutile)… passons donc au chapitre qui est sur toutes les lèvres des vendeurs et de certains acheteurs: la 3D.

Une 3D encore théorique

Philips, comme la majorité des constructeurs, cède aux sirènes de la 3D. Enfin, il s’agit plus d’être « 3D Ready », car les contenus 3D n’existent pas vraiment à l’heure actuelle. Tout cela se développe, notamment via l’association « Blu-Ray 3D », qui tentent de fixer des standards techniques. Les séries 8000 et 9000 seront donc « 3D Ready », avec un prix de départ de 1799 euros pour le 40 pouces. Concrètement, une télé « 3D Ready » est similaire à 98 % à une télé « 2D ». Les 2 % qui diffèrent concernent à la fois le hardware (le matériel) et le software (le logiciel). Ces deux-là intègrent la gestion de la diffusion de deux images décalées, qui permettent au spectateur – à l’aide de lunettes dédiées – de voir une séquence en 3D (comme le « cinéma 3D » actuel). Selon notre spécialiste du jour, que j’ai cuisiné pour comprendre le truc, c’est le standard actuel pour prétendre afficher le label « Full HD 3D ». Et le seul moyen de rendre un vrai effet 3D sur un téléviseur.

Je parlais de lunettes: elles seront développées par Philips et vendues à part, avec un transmetteur unique branché sur la TV pour calibrer le signal, au prix coquet de 249 euros (pour deux paires). La paire unique coutera 99 euros.

phil2Une diffusion de contenus locaux simplifiés

Si tous les nouveaux téléviseurs de Philips sont estampillés DLNA (ils sont capables, branchés au réseau de la maison, de diffuser le contenu – photos, sons, vidéos – de l’ordinateur), ils proposent maintenant le « WiFi media connect ». Il s’agit d’un truc simple et pratique, qui rendra plus facile et plus rapide la diffusion des ces contenus à partir d’un ordinateur. Ceux-ci, équipés du WiFi n (la dernière norme de WiFI, la plus puissante), communiqueront directement avec le téléviseur. Pour faire simple, disons qu’ils agiront comme un projecteur. Plus besoin de les brancher au réseau ou de les configurer. Plus besoin non plus d’un logiciel de diffusion de vidéo (avec souvent des restrictions au niveau des types de fichiers): ce que lit votre ordi, votre télé pourra le diffuser. Cependant, il faudra un ordinateur d’une certaine puissance de calcul pour ce faire, même si M. Van Limbergen m’assure que des tests ont été menés à bien. Petit bémol: pour les séries 7 et 8000, il faudra acheter un dongle WiFi à 49 euros (intégré dans le 9000).

Une VOD propre

Une autre chouette nouveauté, qui devrait marcher, c’est la gestion propre de contenu « on demand ». Jusqu’à présent, il faut passer par son décodeur (Belgacom TV, Billi, Numericable ou Voo) pour accéder à la VOD (louer un film ou revoir une émission TV). Philips lance, à partir d’avril, sa propre plate-forme : le Philips Net TV. Si les films sont logiquement payants (autour des 3 euros, comme sur les décodeurs), la « cath-up TV », qui permet de revoir des émissions des chaînes, sera sans doute gratuite. « On va essayer« , dit-on chez Philips, qui négocie actuellement avec les grandes chaînes. Aux Pays-Bas, RTL jouera le jeu. Comme ARD en Allemagne et ARTE en France.

Voilà donc ce qu’offrent les télés de demain: la 3D (mais il faudra attendre les contenus 3D…), le LED (pour un contraste amélioré) et une connectivité accrue avec l’entourage multimédia. Et quand je dis demain, c’est vraiment demain (avril, mai et juin de cette année selon les produits).

  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

Laisser un commentaire