Archives du janvier, 2010

Microsoft contre-attaque !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 7 janvier 2010 09h47 | 3 commentaires

microA Las Vegas se tient, du 7 au 10 janvier 2010, le désormais célèbre Consumer Electronics Show (CES), grand messe des nouvelles technologies. Et chaque année, on y trouve les grandes tendances des mois et années à venir.

Après l’annonce de Google et de son smartphone (avant et en dehors du show), c’était au tour de Microsoft de se mettre en avant. Traditionnellement, c’est le géant de Redmond qui donne chaque année le coup d’envoi du salon. Steve Ballmer, le grand patron, a dévoilé la future tablette de HP, spécialement conçue pour tirer le meilleur des fonctionnalités tactiles de Windows 7.

Ça, c’est la théorie. Dans les coulisses de cette alliance, dont le résultat sera peut-être de qualité, se dessinent les grandes manœuvres pour s’armer face à la concurrence. En effet, « ce partenariat concernera pas moins de 42 ordinateurs vendus dans le monde« , a précisé M. Ballmer, « faisant de MSN la page d’accueil et de Bing le moteur de recherche par défaut des appareils HP« . Que va en penser notre chère Commission européenne, celle-là même qui a lourdement sanctionné Microsoft pour concurrence déloyale car il imposait Internet Explorer avec Windows ? Pas que du bien…

Microsoft à la traîne

On le sait, Microsoft est à la traîne depuis plusieurs années. Sans les millions d’ordinateurs équipés par défaut de Windows, et les entreprises qui n’ont pas encore d’autres solutions (hormis Apple, mais la facture effraie les patrons) que d’utiliser l’OS et les suites bureautiques de Microsoft, cela ferait longtemps que cette société aura mis la clé sous le paillasson (ou presque…). Sans parler d’Internet Explorer, qui subit la concurrence de  l’excellent Firefox, gratuit, de Mozilla.

Face à Apple et Google, qui se partagent les dernières innovations en matière d’informatique, Microsoft n’a pas le choix: il tente d’imposer ses armes. Comment ? En s’alliant à des constructeurs, par exemple. En imposant un moteur de recherche (Bing) et se page d’accueil (Windows Live) sur certains ordinateurs. HP aujourd’hui, Dell demain ?

Le combat est ailleurs

C’est la technique de Microsoft. Ne pouvant être meilleur que ses concurrents (comparez Gmail à Hotmail, Windows à Mac OS, Windows Mobile à l’iPhone, IE à Firefox…), il tire profit de la méconnaissance générale du grand public, qui achète HP et Windows. Combien de temps cela va-t-il encore marcher ?

Encore quelques années, certainement. Mais Google et Apple veillent, eux qui se disputent actuellement le marché des mobiles, Androïd ayant déjà pris le dessus sur Windows Mobile en terme d’OS de smartphones. Google et Apple, qui viennent de racheter une société de publicité pour mobile (tiens, tiens !).

Le combat est lancé… avec Microsoft qui tente de monter sur le ring.

Google Nexus One : un évènement, pas une innovation !

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 janvier 2010 12h03 | 7 commentaires
Le Google Nexus One, de HTC

Le Google Nexus One

Depuis sa sortie en 2007, l’iPhone d’Apple a établi un standard en matière de smartphone. Que l’on aime ou pas la marque à la pomme, son téléphone, qu’elle a imaginé, conçu et construit de A à Z, est simplement devenu une référence, copiée par tous les autres constructeurs. La stratégie globale de Google n’est pas à critiquer. La plupart des applications qu’il développe sont utiles, pratiques et s’intègrent parfaitement dans la « suite » très fournie et – surtout – gratuite de Google (Gmail, Maps, Picasa, YouTube, etc…).

Google est le plus gros concurrent d’Apple. C’est maintenant clair. Android, le système d’exploitation développé par Google et utilisé par certains constructeurs depuis quelques mois, est clairement là pour concurrencer Apple sur la plateforme mobile (et la publicité qui va avec). Les deux mastodontes américains risquent de se partager le marché dans un avenir proche. Windows semble très loin à ce jeu-là.

Créer l’évènement

Vu le succès de l’iPhone, il était logique que Google se lance dans le mobile. Mais certains appareils, l’iPhone en fait partie, sont indétrônables. Tous les constructeurs l’imitent, mais ne l’égalent pas. Google vient d’en faire la preuve ultime. La sortie en grandes pompes du Nexus One, le « premier » téléphone de Google, n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce. En effet, le Nexus One est construit par HTC, le taïwanais qui a déjà utilisé Androïd pour plusieurs smartphones. Dont un que j’ai testé, et qui n’a pas tenu ses promesses.

Qu’est-ce qui change, dès lors ? L’appareil est nouveau. Plutôt beau (sobre), très véloce (un gros processeur) et bien équipé (appareil photo-vidéo, puce gps), le Nexus One est équipe de la dernière version de l’OS maison: Android Eclair. Cette interface n’est pas ratée, mais ne révolutionne en rien le genre. Quelques effets graphiques, une compatibilité accrue avec les applications Google (exemple: vous réalisez une séquence vidéo et vous la postez directement sur YouTube), des galeries photos bien foutues… Ouaip…

Innover n’est pas jouer

Il faut le reconnaître: la sortie du Nexus One déçoit. Car Google nous avait habitué à de l’innovation, de la vraie. Or ici, 3 ans après l’iPhone, sortir un téléphone dont le tactile ne gère pas le « multi touch » (un concept d’Apple qui permet d’utiliser plusieurs doigts pour diriger l’interface) et dont l’OS n’apporte aucune nouveauté intéressante, ça n’a rien d’une « sortie », qui ne méritait pas un tel show. Car au final, cette cérémonie pourrait desservir Google. Tous les observateurs avertis ont déjà compris. Un rapide tour sur le web et on peut voir, en vidéo, le Nexus One à l’œuvre. Un smartphone, rien de plus. Une alternative à l’iPhone ? Pas vraiment, car il ne propose rien de plus. Sauf si vous voulez prendre des photos d’une plus grande résolution (5 megapixels). Mais dans ce cas, vous ne débourserez pas 529 $… La messe était dite depuis longtemps, et la « sortie » de Google ne fait que confirmer la suprématie d’Apple.

Où en est-on dans le stockage des contenus multimédia ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 5 janvier 2010 10h22 | 2 commentaires

pspLa dématérialisation des contenus multimédia ne semble pas freiner la course aux gigabits concernant les supports physiques. En effet, beaucoup d’observateurs prédisent que les jeux vidéo, les films et la musique sont appelés à être exclusivement téléchargés dans un avenir proche.

C’est déjà le cas, à titre d’exemple, pour la musique via iTunes et un lecteur MP3, de la VOD (video on demand, même si c’est de la location) sur BelgacomTV et VOOcorder, et de tous les jeux vidéos téléchargeables sur les boutiques en ligne des consoles de jeu vidéo, comme le PlayStation Store. Sans oublier l’avènement du livre électronique, comme je vous en parlais par ailleurs sur ce blog.

Bref, beaucoup d’entre nous acceptent donc l’idée de payer pour du contenu dématérialisé, impalpable. Ceux-là ont fait le deuil de leur mur de DVD/Jeux vidéos/Livre.

Un disque optique de 66 GB

Cependant, parallèlement à cette expansion du support virtuel, certains constructeurs poursuivent leur course aux gigas en ce qui concerne le Blu-ray, le nouveau disque optique qui contient films, jeux vidéos (pour la PS3) et autres données. Il remplace le DVD (couche de 4,7 GB, on peut en superposer deux), lui-même remplaçant du CD (800 MB, ou 0,8 GB).

A la base, le Blu-ray a une capacité de stockage de 25 GB par couche. Panasonic et Sony ont révélé, il y a peu, qu’ils étaient parvenus à porter cette capacité à 66,8 GB, soit 33,4 GB par couche contre 25 GB actuellement.

Une prouesse rendue possible grâce à une technique appelée i-MLSE (Maximum Likelihood Sequence Estimation), qui améliore la qualité optique des lecteurs aussi bien en lecture qu’en écriture. L’avantage de cette avancée technologique est qu’elle ne nécessite qu’une simple mise à jour logicielle des lecteurs Blu-ray actuels. Il ne faudra donc pas en acheter un nouveau…

Une double stratégie ?

Cet évènement, anecdotique, montre bien la double approche qui perdure en matière de dématérialisation. Alors que Sony a lancé la PSPGo (une console ne possédant plus de lecteur physique et devant télécharger et stocker ses jeux), le géant japonais améliore la capacité de stockage de ses disques volatiles.

Au même titre que les éditeurs de livre investissent dans de nouvelles rotatives pour l’impression des prochains best-sellers, les constructeurs qui façonnent les futures technologies n’abandonnent pas les anciennes. Alors qu’on pourrait s’attendre à des virages à 180° dans un monde qui bouge à 200 km/h… et qui connait bien des concurrents: les SSD, pour Solid State Drive, sont des unités de stockages (disque dur) utilisant la mémoire flash (celle des cartes mémoires), avec toutes les qualités qu’elle amène: rapidité, faible consommation et dimension.

Rien n’est donc acquis dans le monde du stockage.

Que nous réservent les nouvelles technologies pour 2010 ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité , le 4 janvier 2010 12h23 | Un commentaire>

appkle

L’un des plus importants (le plus important ?) salon des nouvelles technologies débute cette semaine de rentrée à Las Vegas. On y retrouve les grandes tendances de l’année, et il y aura, comme d’habitude, des petites surprises…

Des téléphones toujours plus puissants, des ordinateurs toujours plus petits et, entre les deux, des tablettes et livres électroniques nouvelle génération: à Las Vegas, les gadgets combinant accès au web et portabilité seront les stars de la semaine.

Vedette habituelle du CES (le Consumer Electronics Show), Google devrait présenter son « vrai » premier téléphone, le Nexus One. Auparavant, avec Android, Google fournissait le système d’exploitation de certains téléphones. Aujourd’hui, le géant américain s’apprête à sortir son propre modèle, sans doute encore mieux conçu pour utiliser au mieux Android. Selon l’analyste Rob Enderle, « tous les regards » se braqueront sur ce nouvel appareil.

Des tablettes

La mode est aux tablettes, des ordinateurs sans clavier et tactiles. Dell et HTC, qui fabriquent déjà plusieurs téléphones sous Android, sont attendus sur ce nouveau créneau d’écrans de lecture et d’écriture connectés à internet. L’Indien Notion sera aussi très attendu, son appareil semblant promettre la qualité d’affichage sans brillance des livres électroniques, mais dotée de la couleur.

Quant à Apple, fidèle à son habitude, il préfère présenter ses nouveautés lors de ses propres show. Il devrait attendre quelques semaines avant de présenter sa propre tablette, après avoir pu jauger l’accueil réservé aux appareils de ses concurrents. Ce type d’appareils pourrait finir par gommer la frontière entre les livres électroniques, dont le marché est en pleine expansion, et les ordinateurs.

Du côté des ordinateurs plus traditionnels, les fabricants informatiques, dont les ventes des deux dernières années ont été portées par l’engouement pour les « netbooks », des appareils portables à bas coût, devraient présenter des appareils encore plus maniables, dits « smartbooks ».

La 3D à l’honneur

Parmi les autres tendances guettées par les spécialistes, le développement de la diffusion en 3D: après avoir confirmé son succès au cinéma avec le film « Avatar » de James Cameron, la 3D pourrait débarquer à la maison, selon M. Enderle – des rumeurs insistantes promettent des appareils en vision 3D chez Samsung et LG.

Comme chaque année, c’est le géant des logiciels Microsoft, avec son directeur général Steve Ballmer qui donnera le coup d’envoi du salon dès mercredi soir. Après le succès de son nouveau système d’exploitation Windows 7, le groupe de Redmond pourrait annoncer des avancées dans son projet « Natal », un système de reconnaissance visuelle et vocale permettant de jouer sans manettes à sa console de jeu XBox.

(avec AFP)