Ne changez pas de TV, achetez ce boitier Android

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 31 juillet 2021 09h03 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: Nokia sait aussi transformer votre TV en centre de divertissement par excellence

La Streambox 8000 est ce qu’on appelle un ‘boitier TV’ (ou box TV). Si le logiciel de votre télé vous semble lent ou complètement dépassé, et que vous préférez investir 99€ plutôt que d’en acheter une nouvelle, lisez ce guide…

La stratégie de Nokia n’est pas forcément lisible. Contrairement au suédois Ericsson qui se contente de travailler sur les réseaux mobiles 2/3/4/5G (écoutez l’excellente conversation que nous avons eue avec le patron belge dans le podcast RTL TechTalk), le finlandais Nokia veut que sa marque rayonne dans tous les sens.

On se souvient du fiasco des années 2010, quand Nokia a vendu sa division mobile à Microsoft, qui n’a jamais réussi à imposer Windows Phone. Il en reste cependant quelque chose: HMD Global, qui commercialise des smartphones Nokia en utilisant le nom et quelques brevets liés à la téléphonie mobile (voir mon dernier test à ce sujet).

Cette location du prestigieux nom Nokia existe également sur un secteur qui n’a rien à voir: les télévisions et les boitiers multimédia qu’on peut y brancher. C’est la société autrichienne StreamView qui conçoit et commercialise ces produits. J’ai essayé la Streaming Box 8000 et même si Nokia n’est qu’un ‘autocollant’, ce boitier est bourré de qualité.

A quoi sert un ‘boitier TV’ ?

Si les écrans de télévision ont une durée de vie assez élevée (il n’est pas rare de les garder plus de 10 ans sans rencontrer de problème), c’est moins le cas du logiciel qui les fait tourner. Les fabricants promettent quelques mises à jour, mais ils sont trop occupés à développer la nouvelle version que pour prendre soin des anciennes, vite limitées au niveau de la puissance.

C’est là que les ‘boitiers TV’ prennent tout leur sens. Il s’agit de petits appareils qu’on connecte au réseau (via un câble ou via Wi-Fi), et à la télévision (via un câble HDMI standard). Doté d’une télécommande, ils remplacent l’interface vieillotte ou trop lente de votre télévision.

On peut les considérer comme de petits ordinateurs: ils ont un processeur, de la mémoire, des applications à télécharger.

Streambox 8000 (99€), un concurrent de l’Apple TV

La Streaming Box 8000 de Nokia tourne sous Android TV. Présent partout dans nos vis numériques, Google a revu sa copie pour le logiciel destiné aux télévisions, et il a plutôt bien fait ça. L’interface est fluide, simple et intuitive.

Quelques applications sont déjà préinstallées, comme YouTube, Netflix ou Prime Vidéo. Sur le Play Store de Google version TV, vous trouverez bien entendu Disney+, mais également RTL Play ou RTBF Auvio, qui vous permettent de regarder en direct ou à la demande les programmes belges.

Le gros avantage de la Streambox 8000, c’est sa rapidité d’exécution et le fait qu’il sache ce que vous avez regardé précédemment. Il suffit de la lancer pour reprendre la suite de son programme en un clin d’œil. Je n’ai remarque aucun ralentissement, même en passant de Netflix à Disney, puis de Disney à RTL Play. C’est comme sur un smartphone…


Une bonne intégration avec le reste du matériel: il contrôle tout…

Le seul désavantage à passer pour un boitier externe pour l’interface d’une télévision, c’est qu’il faut de la place sur le meuble, une prise, et croiser les doigts pour que la télécommande du boitier puisse allumer/éteindre la TV et gérer le volume.

Ça dépend de votre configuration. La mienne est alambiquée: j’ai branché la Streambox 8000 en HDMI à une barre de son Sony, elle-même reliée à une TV Samsung, en HDMI également, mais via le port compatible ARC (vérifiez à l’arrière de la TV, vous en avez forcément un).

Dès lors, quand j’allume ma Streambox avec sa télécommande, la barre de son réagit et s’allume, ce qui réveille ma TV également. Bref, tout va bien: je choisis mon programme et je règle le volume, toujours avec la télécommande Nokia (il s’agit du volume sortant du boitier, donc veillez à ce que le volume de votre TV ou barre de son soit réglé au niveau moyen ou fort, selon vos besoins).

La télécommande est rétroéclairée dès qu’on appuie sur un de ses boutons, et elle est également équipée du bouton ‘Google Assistant’, qui permet donc de contrôler ce qui passe à la TV, mais également, entre autres choses plus ou moins utiles, tous les objets connectés de la maison.


Une des meilleures options

99€, la Streambox 8000 est une bonne option pour donner une seconde jeunesse à votre TV sans vous compliquer la vie. Si le logiciel est rapide et permet la diffusion de contenu en 4K, c’est parce qu’il y a une bonne puce (Quad-Core Cortex-A55 et ARM Mali-G31 MP2), 2 GB de RAM et 8 GB de stockage interne. Bref, du bon matériel et du bon logiciel.

Il existe des options plus abordables du côté des entreprises chinoises (l’inévitable Xiaomi en tête), mais le choix est très vaste et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Amazon commercialise désormais ses boitiers (FireTV Stick) en Belgique, tout comme Apple.

Si vous vous posez la question, sachez que la différence avec les Chromecast qu’on retrouve un peu partout, c’est le fait que la box Android TV affiche une interface propre et riche (choix des applications), et qu’il y a une télécommande: vous n’avez plus besoin de votre smartphone. Tout est plus simple et plus rapide, surtout pour mettre sur pause ou baisser le volume. Bon à savoir: un boitier Android TV agit aussi comme un Chromecast: vous pouvez diffuser du contenu à partir de votre smartphone.

Une petite caméra de surveillance très… inspirée

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Test , le 14 juin 2021 15h03 | Ajouter un commentaire

Reolink est une petite entreprise chinoise qui mise tout sur l’exportation directe depuis les usines et son site web. Elle ne travaille pas avec des distributeurs physiques en Belgique (pas de présence en magasin), mais on peut les acheter via Amazon.fr, par exemple.

Cette manière de procéder, associée à une fabrication à moindre coût, permet à l’entreprise de proposer des produits de qualité à des prix raisonnables. Je viens d’essayer l’Argus 3 Pro (145€), dernier modèle en date.

Dans le nom et dans le look de la caméra, on pense tout de suite aux excellentes caméras d’Arlo, une entreprise américaine pionnière dans le domaine, dont j’ai essayé le modèle Pro 3 fin 2019. Il y a les mêmes LED qui s’allument lorsque c’est nécessaire, permettant l’enregistrement en couleur dans la pénombre. La stratégie de Reolink est borderline, et rappelle les premiers smartphones chinois copiant ouvertement les produits d’Apple… Entre copie et inspiration, la marge semble légère.

En option, vous pouvez vous procurer le panneau solaire pour un chargement continu (30€)

Pas besoin d’abonnement

Le principe d’enregistrement est cependant assez différent d’Arlo, car les caméras de Reolink peuvent travailler en ‘local’. C’est-à-dire que les séquences ne sont pas obligatoirement envoyées et stockées dans un cloud payant par abonnement, mais sur une carte micro SD à insérer directement dans la caméra. C’est une option intéressante car plus économique, mais ça suppose que les éventuels voleurs ne partent pas en arrachant la caméra, et qu’il n’y a pas de bug de lecture ou de « panne » de la carte de stockage.

Pour le reste, la caméra fonctionne comme la plupart des caméras de surveillance sans-fil et sur batterie:

  • Enregistrement de séquences vidéo lors de la détection de mouvements, et quand le planificateur est réglé en mode surveillance (horaire à personnaliser jour par jour). Une notification apparait dans la foulée sur le smartphone via l’application. Application qui permet de revoir les séquences sous forme d’un calendrier des évènements.
  • Possibilité de visionnage en direct, et de dialoguer (il y a un petit haut-parleur de qualité moyenne, et une micro) si la caméra n’est pas placée trop loin de l’interlocuteur.
  • Vous pouvez également faire retentir une (petite) sirène via l’application pour tenter de déranger les éventuels intrus.

Quoi de neuf ?

Rien de révolutionnaire au niveau du fonctionnement. Mais l’Argus 3 Pro de Reolink a quelques qualités au niveau de sa fiche technique: une résolution du capteur vidéo de 2560 x 1440 pixels, une vision nocturne couleur grâce à deux LED qui s’allumeront en cas de mouvement (assez puissants, voir ci-dessus), un zoom (digital, donc pixellisé) jusqu’à 16X, des alertes plus intelligentes (voiture, personne ou autre) et la compatibilité avec les assistants vocaux de Google d’Amazon.

Globalement, je suis satisfait de cette petite caméra de surveillance vendue environ 145€ (elle est actuellement en rupture de stock sur internet…). Un seul reproche, et il est très important de le savoir, le ‘grand angle’ n’est pas aussi large que sur les caméras d’Arlo. Le capteur plafonne à 122° chez Reolink, contre 160° chez Arlo. Conséquence: pour avoir une vue complète de son jardin ou de son allée de garage, il faudra éloigner le plus possible la caméra, soit en hauteur, soit en largeur (ce qui rend donc l’option ‘dialogue’ plus compliquée).

Voici la vue en plaçant la caméra à l’arrière d’une maison, à environ 2,5 m de hauteur (c’est un peu juste et on doit choisir les zones à surveiller, le jardin ou la terrasse):

Cowboy, Angell: que valent ces vélos électriques ‘urbains’ ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 19 mai 2021 12h27 | Ajouter un commentaire

Après Cowboy, jeune entreprise belge, place à Angell, son homologue français. J’ai roulé deux semaines avec ce vélo aux lignes très épurées, et voici mon verdict sur cette mobilité urbaine d’un nouveau genre.

Les tests de Mathieu: Angell, Cowboy… que valent ces vélos électriques très design destinés aux

Le marché du vélo est sur un petit nuage depuis quelques années. En plus de la demande naturelle, qui a toujours existé, s’ajoutent deux tendances persistantes. La première concerne les changements dans les politiques de mobilité urbaine: la voiture est de plus en plus bannie des villes, au profit des transports en commun et des pistes cyclables. La deuxième, c’est l’amélioration constante des batteries et des petits moteurs, qui a donné naissance à une catégorie à part: le vélo électrique, appelé plus justement VAE (Vélo à Assistance Electrique), un nouveau marché en plein essor.

Qui dit nouveau marché, dit souvent nouveau type d’acteur. Le vélo électrique, objet cool et urbain, colle très bien à l’esprit start-up. C’est comme ça qu’est né Cowboy, la success story belge dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Mais les Bruxellois ne sont pas les seuls sur le coup: nos voisins s’activent aussi. Il y a les Néerlandais (logique, c’est le pays du vélo) de VanMoof, et les Français d’Angell. Cette dernière entreprise a été fondée très récemment, et j’ai pu essayer durant deux semaines leur premier modèle de vélo pour « riders urbains » comme le mentionnent certaines campagnes publicitaires.

Son prix: 2.860€, sans accessoire.

 > Dans un récent épisode du podcast RTL TechTalk, nous avons évoqué les vélos électriques urbains <

Beau, assurément, et vraiment français

Le vélo Angell est vraiment bien dessiné. Il a look néo-rétro très réussi. Sa ligne est épurée, son cadre en aluminium est étonnamment assemblé: on ne voit pas les soudures habituelles entre les tubes, car tout est collé. Le designer Ora ïto a fait du beau boulot. Le vélo est vraiment français, ce qui est une prouesse actuellement: les éléments en alu sont fabriqués en fonderie à Vitrolles, l’assemblage du cadre et du reste a lieu dans différentes zones de France. Seul l’électronique, l’écran, le chargeur et d’autres petites pièces viennent d’Asie.

La batterie amovible prend la place du porte-bagage, une belle idée de design là aussi, surtout qu’elle intègre les feux arrière. Les jantes blanches 28″ et les pneus spéciaux Michelin Protek 700 x 35c contribuent au look rétro.

Enfin, le guidon légèrement incurvé comprend des clignotants aux extrémités des poignées, quatre boutons configurables et un petit tableau de bord.


Confortable ? Pas vraiment

L’ensemble, vous l’aurez compris, est très élégant tout en étant fonctionnel. Seul bémol, mais c’est assez personnel: la position de conduite est très ‘course’. J’étais assez bien penché en avant et le guidon est un peu étroit à mon goût. Il y a donc un confort de conduite que je trouve amoindri, on est loin de la position ‘assise’ d’un vélo traditionnel (dit ‘hollandais’).

De plus, pour ne pas gâcher ce beau design ni ajouter du poids, il n’y a aucun amortissement, la selle est assez fine et les pneus ne sont pas bien larges (37mm). C’est une machine pour la ville, me direz-vous. N’empêche, le moindre nid de poule, vous le sentirez bien passer.

Le vélo affiche un poids d’environ 16 kg quand la batterie est intégrée (elle pèse 2 kg), ce qui est relativement léger. Je n’ai pas eu de souci à le mettre dans un break tout seul (après avoir rabattu les banquettes arrière, évidemment).

Comment se contrôle l’assistance ?

Contrairement à Cowboy qui a choisi de ne pas vous laisser le choix, Angell vous permet de doser l’assistance du moteur électrique (situé dans le moyeu arrière, il développe 250W, avec un couple maximal annoncé de 50 Nm). Plusieurs options s’offrent à vous:

  • Fly Free: pas d’assistance. Dans ce cas, autant retirer la batterie pour trimballer 2 kg de moins.
  • Fly Eco vous aide à avancer jusqu’à 15 km/h. De quoi démarrer rapidement, mais si vous voulez aller plus vite, ce sera à la force des cuisses.
  • Fly Fast: c’est l’assistance maximale, et vous avez à peine besoin de pédaler. Jusqu’à 25 km/h, si vous faites tourner les pédales, le vélo avance presque tout seul.
  • Fly Dry: c’est celui que je préfère, car c’est le plus intelligent. Comme sur le Cowboy (dont c’est l’unique mode), Fly Dry détecte la puissance que vous mettez dans le coup de pédale. Si vous pédalez fort et vite, l’assistance augmente proportionnellement, toujours jusqu’à 25 km/h. Si vous pédalez doucement, l’assistance sera légère. Dans tous les cas, c’est une sensation intuitive et on roule à vélo « normalement », mais avec plus de facilité.



Un ordinateur de bord intégré, fausse bonne idée ?

Notez que, grâce à l’électronique et l’écran embarqués, vous n’êtes pas obligés d’utiliser l’application Angell et donc de créer un compte. Il suffit de créer un code PIN de 4 chiffres à entrer sur l’écran tactile, et vous déverrouillez le vélo pour l’utiliser.

Si vous utilisez votre smartphone et l’application, vous aurez en plus la navigation, assez pratique à utiliser (en plus des indications visuelles, il y a des vibrations sur le guidon pour vous rappeler de tourner à droite ou à gauche). Il faut également un smartphone pour profiter des options de suivi des trajets, de contrôle de la musique (forcément issue du smartphone), de configuration des 4 boutons, et surtout, la localisation à distance du vélo volé ou perdu.

Au final, je pense qu’Angell s’est compliqué la tâche par rapport à la concurrence directe (ce qui explique peut-être son prix plus élevé): autant laisser le smartphone et l’application faire tout le job avec, comme le propose le Cowboy 4, une fixation facile et sûre sur le guidon. Ce mode de fonctionnement est toujours plus fiable et facile à faire évoluer.

Autonomie: c’est moyen, sauf la mise en veille

Au niveau de l’autonomie, la petite batterie de 216 Wh permet une autonomie « moyenne » de 70 km avec assistance, selon le fabricant. Evidemment, tout dépend du niveau, vu qu’on peut la doser manuellement. En ‘Fly Dry’, j’ai parcouru environ 40 km sans trop me fatiguer, sur un parcours assez plat. Il restait 5% de batterie. Si vous roulez en Fly Fast, ce sera un gros 25 km (ce qui peut suffire en ville pour un aller-retour maison-travail). Si vous roulez en Fly Eco, effectivement, on doit pouvoir atteindre les 70 km annoncés par Angell. A noter que le Cowboy 4 promet 70 km d’autonomie avec assistance automatique, qui correspond au mode Fly Dry, mais je n’ai pas pu le vérifier.

Cependant, c’est en mode veille que l’autonomie de l’Angell me pose problème. A deux reprises, la batterie s’est déchargée en quelques jours dans mon garage quand je n’utilisais pas mon vélo. L’explication la plus évidente: la batterie principale recharge la batterie intégrée dans le cadre et qui permet de faire fonctionner l’ordinateur de bord à tout moment. Pour pouvoir être localisé en cas de vol, il semble que le vélo communique régulièrement sa position, via sa propre connexion 2G. Même en l’ayant éteint, il était possible, via l’application, de savoir où il se trouvait et quel était l’état de la batterie. Un peu comme un smartphone, donc, le vélo se décharge même sans être utilisé.

En conclusion, dans l’idéal, il faut retirer la batterie et la charger tous les soirs (ça prend un peu plus de 2h) et la remettre tous les matins, afin de pouvoir l’utiliser pour ses déplacements tout en pouvant le surveiller à distance.


Conclusion

De manière générale, j’ai apprécié mes petits tours avec l’Angell. C’est un outil de déplacement efficace pour tous ceux qui font des courtes distances, et je conçois tout-à-fait qu’en ville, on remplace une voiture ou un scooter par ce genre de vélo. En revanche, vu sa position de conduite et son confort relatif, ce n’est pas le vélo que je choisirais pour des balades de plusieurs heures, pour des « sorties vélos ».

L’Angell est assurément un bel objet, j’apprécie l’originalité du design et l’effort pour intégrer les feux arrière dans la batterie ‘porte-bagage’ et les clignotants dans le guidon. L’intégration de l’écran tactile et de quelques boutons a un seul avantage: pas besoin d’un smartphone et d’une application pour le déverrouiller et l’utiliser.

Au niveau de ses performances, on est plus ou moins dans le même ordre d’idée que ce que propose Cowboy, même si le vélo belge est un cran au-dessus.

Son prix, même s’il semble élevé à 2.860 euros sans accessoire (le Cowboy 4 est à 2.500 et le Van Moof à 2.000€), reste raisonnable pour un vélo électrique. En effet, en me promenant sur les sites de plusieurs revendeurs spécialisés, j’ai remarqué que les prix dépassaient souvent les 3.000 euros (sauf chez Decathlon où les prix débutent à 800€, mais j’ignore ce que valent vraiment leurs vélos au-delà de leur fiche technique un peu moins flatteuse que chez Angell et Cowboy).








The Outer Worlds, le dernier jeu vidéo du genre ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 30 mars 2021 14h26 | Ajouter un commentaire

Vous n’êtes pas sans savoir que les jeux vidéo qui rencontrent le plus de succès sont généralement en ligne. Typiquement, c’est la série Call of Duty, où on doit dézinguer et se dézinguer joyeusement entre amis. 

Les grandes quêtes, les grandes campagnes ‘solo’ qui étaient la norme avant les années 2010, ont presque disparu. Même la mythique franchise Fallout s’est mis au ‘multiplayer only’, ne laissant plus le choix au joueur. 

Raison pour laquelle j’ai décidé de vous présenter un jeu qui existe depuis un petit temps: The Outer Worlds. Il vient de recevoir une deuxième extension (sans doute la dernière) baptisée ‘Meurtre sur Eridan’ (photo ci-dessus). Une extension moins glauque que ‘Péril sur Gorgone’, et plus orientée ‘enquête’: il faut retrouver l’assassin de l’actrice Helen Halcyon sur une planète composée de plusieurs zones en suspension. 

Des ressemblances évidentes avec la série Fallout

Mais Outer Worlds, c’est d’abord une ambiance. Derrière le jeu, il y a des équipes communes avec celles qui ont développé Fallout New Vegas il y a une dizaine d’années. Les similitudes avec la célèbre franchise post-apocalyptique sont nombreuses. 

Le style de jeu est identique. Il y a un style néo-rétro qu’on retrouve dans tous les Fallout: on a l’impression d’avoir projeté les années 1960’ dans le futur. Le héros personnalisable au début évolue dans plusieurs mondes semi-ouverts (les planètes sont “ouvertes”, dans le sens où on y déambule comme on veut, mais quand on rentre dans certains bâtiments/zones, il faut charger la carte locale). Il a un large inventaire disponible au niveau des armes, des armures et des produits consommables (aliments, drogues, médicaments, etc). Il a une mission principale et des tas de missions secondaires, des choix à faire qui orienteront le scénario au fur et à mesure de l’évolution de l’histoire.

Une dystopie réussie

Parlons justement de la mission principale. Nous sommes plusieurs siècles dans le futur, et l’Homme a assouvi ses besoins de colonisation dans une galaxie plus ou moins habitable (Halcyon). Mais tout ne se passe pas comme prévu, et la société, basée sur l’hypercapitalisme, se casse la gueule petit-à-petit. La violence est à tous les coins de rue: elle est d’origine humaine (maraudeurs) ou animales (un tas de grosses bestioles). 

Et vous, là-dedans ? Vous étiez dans un vaisseau en provenance de la Terre, transportant des “colons” congelés, mais qui a mis beaucoup trop de temps à arriver à Halcyon. Un savant un peu fou décide de vous décongeler malgré les risques, car il compte sur vous pour sauver la galaxie, dirigée par des gouvernants plutôt irresponsables et très cyniques.  

L’ambiance et le scénario sont très bien ficelés, d’après moi. C’est toute la force du jeu. La quête principale, bien qu’assez déprimante, est plutôt riche en rebondissement. Les missions secondaires sont souvent assez barrées. Toutes les histoires sont souvent teintées d’un effroyable cynisme soulignant les excès du capitalisme, comme une mise en garde sur les dérives d’une société basée uniquement sur l’économie et le profit. 

Quant à la jouabilité, j’ai apprécié ce style qui fonctionne toujours bien selon moi: un mélange entre le jeu de tir à la première personne et les dialogues en “gros plan”, nouveau point commun avec Fallout. Il y a même un mécanisme de ralentissement du temps pour avoir le temps de viser les ennemis au bon endroit. 

Un défaut principal: des graphismes pas toujours réussis en plein air

Parmi les défauts du jeu, je pointe en premier lieu le level design, c’est-à-dire la manière dont sont dessinées les mondes. Surtout en extérieur: la “nature” des différentes mondes essaie forcément de faire « extraterrestre », mais je la trouve kitsch, pas jolie, pas subtile, pas naturelle (même remarque pour les créatures qui sont des mélanges géants et affreux de tout ce qui existe sur terre). Je préfère nettement les vilains, les villes et les campagnes dévastées des Fallout. Heureusement, tous les bâtiments de The Outer Worlds ont vraiment du caractère et semblent moins artificiels.

Autre petit défaut: les nombreuses armes et armes spéciales ne sont pas assez typées ni efficaces contre tel ou tel type d’ennemi. Beaucoup se ressemblent. Les possibilités d’ajout de modification existent, mais on est loin du charisme et de l’évolution des armes de Fallout. Dommage. 

En conclusion, cependant, ces petits défauts s’effacent assez vite pour tous les amateurs du genre, celui du jeu de tir à la première personne dans un scénario original et riche. En espérant que ce ne soit pas le dernier jeu du genre…

Les extensions du jeu ajoutent à chaque fois une petite dizaine d’heures de jeu pour ceux qui aiment aller au bout des choses, trouver toutes les armes spéciales et effectuer toutes les missions secondaires. Le jeu de base peut se terminer en une grosse vingtaine d’heures, missions secondaires comprises. Il y a donc de quoi s’occuper. 

Super Mario est (encore) de retour sur Switch

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 26 février 2021 16h31 | Ajouter un commentaire

Super Mario, l’un des premiers héros de jeu vidéo, n’a pas pris une ride. L’emblème de Nintendo a fêté ses 35 ans en septembre 2020 (le jeu Super Mario Bros sur NES est sorti le 13 septembre 1985), et connait donc une année particulière, avec pas mal de nouveaux jeux gravitant autour de l’univers du célèbre plombier moustachu. 

Je vous ai déjà parlé de Mario Kart Live, mais il y a eu également Super Mario 3D All-Stars, qui était une version remasterisée pour la console Switch de de trois anciens titres: Super Mario 64 (1997), Super Mario Sunshine (2002) et Super Mario Galaxy (2007). En fait, depuis 2019, ça s’enchaîne, avec des rééditions et des nouveautés: New Super Mario Bros U Deluxe, Super Mario Maker 2, et Super Mario Bros. 35 sont également sortis sur la Switch. Bref, il est fêté, notre Mario. 

En ce début d’année 2021, Nintendo continue sur sa lancée avec Super Mario 3D World + Bowser Fury. Si Super Mario 3D World est effectivement une version retravaillée du jeu sorti sur Wii U en 2013, l’extension Bowser Fury, avec un système de jeu un peu différent, est un contenu inédit. 

Sur la Switch, le jeu est désormais plus joli (Full HD) et plus fluide (60 images par seconde). 

Mario sous un autre angle

Ceux qui connaissent Super Mario 3D World (vu le peu de console Wii U en circulation, ils ne doivent pas être très nombreux) savent que le jeu à apporter une manière différente de contrôler Mario. Ou plutôt, une vue différente, un genre de 3D de plateforme, mais pas vraiment car on ne peut pas contrôler la caméra (la liberté de mouvement n’est pas totale). 

Je m’en souviens pour l’avoir brièvement essayé à l’époque: c’était un bon épisode de Mario, qui apporte un peu de fraîcheur aux innombrables versions traditionnelles de Mario sautant sur des murs de gauche à droite.

Passé la jouabilité, ça reste du Mario traditionnel. Le scénario est mince (le vilain Bowser a capturé des fées qu’il faut sauver), la progression est liée à une carte avec des ‘mondes’ qui comporte des étapes et un château, il faut respecter un timing et ramasser des étoiles. 

Deux originalités

Nouveautés pour l’époque: on peut choisir son personnage, comme dans Super Mario Bros 2, et chacun a sa particularité. Luigi va sauter plus loin, la princesse va flotter avec sa robe, etc.

Également original: le déguisement chat, que tous les personnages peuvent obtenir via la cloche, et qui permet de faire des petits saltos pour éliminer les ennemis, et de grimper sur certains murs. 

Parcourir tous les mondes vous prendra une bonne quinzaine d’heures, et plus nettement plus si vous voulez compléter le jeu à 100%. C’est l’un des Mario les plus agréables de la longue série de Nintendo, surtout parce qu’on peut y jouer en collaboration (jusque 4 joueurs en même temps), et que chaque level a sa particularité au niveau de la manière de jouer, d’évoluer, de bouger. 

Il n’est pas aussi grandiose que Odissey (LE jeu Mario de la Switch), mais tout de même un excellent cru. 

Un jeu supplémentaire

Même si vous l’avez compris, à lui seul, ce Mario vaut son prix pour la Switch, il est fourni avec un jeu qui reprend des éléments de 3D World, mais avec une vue plus subjective (la caméra est complètement), et une manière d’évoluer différente. On se rapproche de Super Mario Odissey, et c’est toujours aussi bien dessiné. 

C’est Bowser Fury: le vilain méchant a recouvert le monde d’une sorte de boue noire, et il faut aller libérer les phares pour faire revenir la lumière et récupérer des astres félins (photo ci-dessous). C’est un jeu à part entière, car il faudra compter plus de 4h pour tout rallumer et renvoyer un Bowser gigantesque au fond des eaux. Pour cela, vous vous transformez durant quelques instants en Giga Chat, ce qui donne des séquences de jeu assez inédites dans l’histoire de Super Mario. 

Deux particularités: c’est un monde ouvert, avec un dizaine d’îles que vous pouvez rejoindre à la nage ou en utilisant Plessie, un ami dinosaure qui fonce sur l’eau, et qu’on a croisé dans le jeu initial. De plus, vous recevez l’aide (dont le niveau est paramétrable) de… Bowser Jr, qui dit que son père est devenu fou. 

Bref, vous l’avez compris, Super Mario 3D World + Bowser Fury est une réussite. Le jeu coûte 54,95€ en Belgique. C’est un peu cher pour une réédition d’un jeu existant, mais comme je l’ai dit, peu de gens avaient la version originale et le Wii U, et vous avez une valeur sûre du genre entre les mains…

Le Galaxy S21 Ultra, nouveau roi d’Android ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 27 janvier 2021 15h27 | Ajouter un commentaire

A 1.249 euros, le Samsung Galaxy S21 Ultra se doit d’être un smartphone sans défaut. Même si j’en ai trouvé (un), il est volontaire de la part du géant sud-coréen de l’électronique, qui continue sur sa lancée de 2020 en inondant le marché. Son nouveau porte-étendard est une sacrée réussite.

Samsung, solide N.1 mondial (pratiquement 1 smartphone sur 4 vendu dans le monde fin 2020), lance traditionnellement la saison avec une nouvelle version de sa gamme phare, Galaxy S. En 2021, il n’a attendu que 14 jours pour dévoiler les Galaxy S21, virtuellement, covid oblige. Un exemplaire du S21 Ultra, le plus haut de gamme, est arrivé à RTL info. J’ai pu le tester durant quelques jours. Retrouvez mon avis en audio dans notre podcast RTL TechTalk (ci-dessous), ou en détail plus bas dans cet article.

Un design audacieux mais réussi

Dès le déballage, on constate que Samsung a pris des risques. Et ça fait du bien dans un monde dominé par du verre ou du plastic brillant, absorbeur de poussières et de traces de doigts. Le S21 a une finition mate (et noire dans mon modèle de test): c’est très sobre mais surtout très élégant ; et ça ne glisse pas dans la main.

Notez également la bonne idée de Samsung pour éviter des protubérances disgracieuses liées aux capteurs photo qui se multiplient dans le dos des smartphones: il y a sur les S21 le ‘contour cut camera’, une manière sophistiquée d’appeler l’apparente intégration du bloc d’optiques au châssis. Résultat: c’est plus discret que les traditionnels ‘ilôts’ de capteurs, et finalement assez esthétique…

L’écran occupe une très grande partie de la face avant, qui est très légèrement courbée sur les côtés: les bords sont à peine perceptibles mais il n’y aura jamais de touchers indésirables en le manipulant. Le S21 Ultra bénéficie du dernier revêtement Gorilla Glass Victus pour ses deux faces: il promet une résistance largement accrue aux chutes et aux rayures. Bref, un vrai sans faute selon moi.


Une fiche technique forcément au top

A 1.249€, le fleuron de la gamme Galaxy se doit de contenir les meilleures technologies du moment. On trouve donc l’Exynos 2100, la dernière puce haut de gamme développée en interne par Samsung. Gravée en 5nm et épaulée par 12 GB de RAM, elle promet des performances inégalées. Difficile de la prendre en défaut sur tous les jeux que j’ai essayés, ni sur les séances de changements d’applications continus pendant 30 secondes. La fluidité est omniprésente mais c’est logique (même avec des puces deux fois moins puissantes, on y arrive).

Cette puissance est étalée sur un magnifique écran de 6,8″. Samsung monte la définition à 3200 x 1440 pixels, tout en conservant le taux de rafraîchissement très élevé de 120 Hz. C’est donc très détaillé tout en restant très, très fluide. L’AMOLED de Samsung, également fabriqué en interne, est toujours aussi agréable à l’œil. J’ai regardé quelques vidéos en haute définition et c’est un régal, d’autant plus qu’il y a deux petits haut-parleurs stéréo au rendu étonnant pour un smartphone:

Le S21 Ultra est forcément équipé d’autres technologies attendues sur un tel appareil: un capteur d’empreintes sous l’écran très rapide pour déverrouiller (si vous préférez, il y a aussi la reconnaissance faciale), l’étanchéité certifiée IP68, la 5G, la dernière norme de Wi-Fi (6E), deux places pour cartes SIM, une mémoire interne de 256 GB et surtout, la charge sans fil et une batterie de 5.000 mAh. Cette dernière est nécessaire pour supporter la forte consommation de l’écran très haute résolution avec 120 images par seconde, donc finalement, vous tiendrez une journée et une nuit, mais le lendemain matin, le smartphone sera dans le rouge. Petite nouveauté: le S21 Ultra est compatible avec le stylet S Pen, mais il est vendu séparément, tout comme la coque nécessaire à son rangement.

Petit bémol, maintenant: Samsung n’accorde pas autant d’importance à la recharge que OnePlus et Oppo. Les deux entreprises sœurs chinoises ont développé un chargeur de 65W, fourni, tandis que Samsung (pour des raisons environnementales officiellement) livre ses S21 sans chargeur. Pour charger le mieux possible, il faudra trouver un chargeur 25W (ce n’est pas très rapide) compatible avec les normes QuickCharge 2 ou AFC. Sur le site de Samsung Belgique, on peut en commander un à 25 euros. C’est le seul défaut que j’ai trouvé au S21 Ultra, mais il est volontaire de la part du sud-coréen.

> Notre podcast RTL TechTalk a évoqué le S21 Ultra

Des photos incroyables

L’un des gros points forts du S21 Ultra par rapport à ses petits frères et même à la concurrence, c’est la qualité des photos. En 2021, les améliorations sur le papier semblent un peu techniques, mais j’ai constaté des différences avec le S20 Ultra. De manière générale, le capteur principal de 108 MP fait des merveilles. Il utilise des pixels de plus petite taille (0,8µm), qui sont fusionnés au ratio 9:1. Les photos finales font donc 12 MP par défaut, ce qui est largement suffisant pour tous les usages. Elles sont d’une grande précision, d’une grande luminosité même quand il fait sombre. J’ai comparé avec d’autres smartphones haut de gamme de 2020, et le S21 Ultra fait sensiblement mieux à tous les niveaux. L’intérêt du capteur 108 MP est aussi de pouvoir recadrer après coup une photo en zoomant dedans. Même idée pour les vidéos pouvant être tournées en 8K (attention, le nombre d’images par seconde tombe alors à 24). L’option date de l’an dernier, elle est assez niche et servira surtout à ceux qui prennent la peine de faire de l’édition de vidéo. Effectivement, filmer en 8K n’est pas vraiment utile en l’état, car on se retrouve avec une vidéo en très haute définition (donc très lourde), dont pratiquement aucun écran de télévision ou d’ordinateur ne pourra afficher les 32 millions de pixels.

Le dos du S21 Ultra est recouvert de capteurs. L’un d’eux sert à faire du très grand angle, pour prendre plus d’image dans la scène (on passe en 12 MP et c’est plus classique comme qualité). Les deux autres servent à faire du zoom: il y a un capteur tele 3X et un capteur tele 10X, qui fonctionnent plutôt bien s’il y a beaucoup de lumière, surtout avec le ‘zoom block’ (à partir de 20x, voir le cadre jaune sur la photo ci-dessous) pour prendre la photo automatiquement quand vous arrêtez de bouger (ce qui évite le petit tremblement dû à un appui sur le bouton). Le logiciel prend le relais pour monter au-delà, et jusque 100X, mais c’est souvent fort ‘pixellisé’, même en plein jour, et donc l’intérêt est limité (ça n’a pas vraiment changé depuis le S20 Ultra).


Ajoutez à cela un tas d’options logicielles pour les photos et les vidéos, au moment de les prendre ou après les avoir prises (je ne vais pas les énumérer), et vous avez le smartphone idéal pour ceux qui adorent filmer ou se filmer – hé oui, même la caméra frontale est passée à 40 MP !

Et l’interface ?

Pas de bouleversement en 2021 avec Android 11 et Samsung UI 3.0. Le géant sud-coréen continue d’aller dans la bonne direction, en ne cherchant plus à imposer ses applications maison à tous les étages (il a notamment confié son cloud à OneDrive, la solution de Microsoft disponible sur tous types d’appareils et de marques).

Certes, il y a encore le magasin d’applications maison par défaut sur l’écran d’accueil, un Galaxy Store toujours limité au néerlandais et qui lui rapporte un peu d’argent si vous y achetez des applis ou faites des achats dans les applications. Mais Bixby (assistant intelligent, vocal à ses débuts) est moins envahissant. Samsung jongle avec des services et applications de Google et de Microsoft, et c’est plutôt une bonne idée de ne pas tenter d’imposer tous ses services (surtout si un jour, vous décidez de changer de marque).

Ceci étant dit, esthétiquement et ergonomiquement, la surcouche de Samsung est un modèle du genre. Tout est fluide et bien positionné, les notifications et les menus sont clairs et intuitifs, c’est vraiment une expérience Android de premier plan.


Conclusions

Samsung surfe sur son succès de 2020, et est l’incontestable premier vendeur de smartphones dans le monde. Ça lui permet de développer les composants essentiels en interne (écran, processeur, capteurs photo, mémoire), et de proposer des vitrines technologiques telles que le S21 Ultra que j’ai essayé. Un appareil redoutable, à la fois très élégant mais doté de tout ce que vous pouvez imaginer comme technologies mobiles (à part un chargeur très rapide, Samsung ayant même décidé de ne plus en fournir dans la boite, également dépourvue d’écouteurs et de coque de protection).

Il est l’un des rares smartphones Android à dépasser les 1.000 euros, une gamme de prix où il n’y a qu’Apple qui parvient à vendre des millions d’appareils. Samsung y est de plus en plus seul: Huawei sombre sans Google, Sony et LG ont des stratégies discutables ; la concurrence vient donc principalement de Oppo dans le très haut de gamme, dont le Find X3 Pro est attendu prochainement. OnePlus, avec la série 9, devrait également retenter le coup du premium au printemps 2021. En attendant, la donne est claire: le S21 Ultra est le nouveau roi d’Android !

Mais il a forcément un prix. A 1.249 euros prix de base, le S21 Ultra devrait satisfaire un public très exigeant au niveau de la qualité de l’écran, des photos et des vidéos. Tous les autres se tourneront vers les versions plus raisonnables: le S21, à 849€, est un excellent rapport qualité-prix ; le S21+ (1.049€) propose simplement un écran plus grand et une batterie plus costaude que son petit frère.




Enfin un (vrai) ordinateur pas trop cher fabriqué par Microsoft

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 28 décembre 2020 13h43 | Ajouter un commentaire

L’approche de Microsoft concernant le logiciel (Windows, Office, etc) est un succès commercial indiscutable, depuis des dizaines d’années. En revanche, son approche hardware a toujours été plus contestable, si l’on met de côté la Xbox, sa console de jeu vidéo. 

Effectivement, on se souvient du fiasco du rachat de Nokia à la fin des années 2000, puis de la fabrication des Lumia tournant sous un Windows Phone disparu depuis de longues années. 

Au niveau des ordinateurs, ce que Microsoft maîtrise le mieux au niveau logiciel, la gamme Surface ne m’a jamais vraiment convaincu (voir mon test de la Surface Go en 2018). Elle part du principe, auquel je n’adhère pas, que les gens sont à la recherche d’une tablette sous Windows avec stylet, pouvant se transformer en ordinateur à condition d’acheter (pour 100 euros de plus) un étui-clavier. Finalement très chères, toutes les Surface sont des objets performants, mais il vaut nettement mieux opter pour un portable basique à 600€ et une tablette Android à 200€ si vous avez besoin de ces deux genres d’appareils. 

C’est sans doute pour cette raison que Microsoft a commencé à commercialiser de ‘simples’ ordinateurs portables en 2017, baptisés tout simplement Surface Laptop. Mais là aussi, même s’il s’agissait de belles propositions, les prix atteignaient rapidement les 1.000 euros et grimpaient jusque… 2.700€, selon les configurations. 

Enfin le bon compromis ? 

J’étais donc assez emballé quand j’ai vu débarquer le Laptop Go il y a quelques semaines. Prix de départ: 629€, et avec un vrai processeur, à savoir un Intel Core i5 de 10 génération (2020). 

La seule concession, à ce prix, c’est la mémoire de stockage embarquée, à savoir seulement 64 GB (Windows occupant environ 20 GB, il ne vous en restera que 44). Cela peut être problématique si l’usage que vous comptez en faire nécessite de stocker beaucoup de vidéos, photos ou musique en local (et non dans le cloud). Les jeux vidéos, assez lourds en téléchargement, sont aussi à éviter avec si peu de mémoire (il n’y a d’ailleurs pas de port microSD pour l’augmenter). 

En revanche, pour tous les usages basiques (internet, Office, visioconférences, etc), ce Laptop Go 64 GB est une excellente machine avec un Windows complet. L’idéal, cependant, est de coupler cet appareil à un abonnement OneDrive (le cloud de Microsoft), dont les prix varient de quelques euros par mois à 99€ par an. 

Toujours prête

Microsoft a baissé le prix, mais pas la qualité de fabrication ni la finition. Les matériaux utilisés pour ce portable très compact sont toujours de l’aluminium ou du plastique mat dont la sensation au toucher respire la confiance et la robustesse. Idem pour la frappe au clavier, agréable. Les dimensions sont très proches du format A4: 28 x 21 cm. Le poids est contenu: 1,1 kg. 

J’ai utilisé cet ordinateur durant 3 semaines, et une chose m’a frappé: elle est toujours prête. Microsoft a bien optimisé le logiciel et sa mise en veille, de telle sorte qu’on peut refermer l’écran et le rouvrir 3 jours plus tard, sans perdre la moitié de la batterie. L’autonomie a d’ailleurs été soignée, grâce notamment à ce processeur i5 qui consomme moins que les précédentes générations. Microsoft évoque 13h d’utilisation continue, ce qui me semble très honnête. Sur les 3 semaines, je n’ai dû la charger qu’à deux reprises, alors que je l’ai utilisée plusieurs fois par jour. 

Tout ce dont on a besoin

Concernant les performances, rien à redire pour un usage basique comme évoqué plus haut, malgré les (seulement) 4 GB de RAM embarqués. J’ai travaillé, j’ai regardé des films en VOD, j’ai eu quelques conversations vidéo de groupe, j’ai même retouché quelques photos via un logiciel basique: c’est 95% des usages de 95% des personnes devant utiliser un ordinateur. 

L’écran de 12,4 pouces de diagonale est bien lumineux, et sa définition de 1500 x 1000 pixels est largement suffisante. Il est tactile, ce qui peut s’avérer utile pour certains (mais je continue de penser que Windows est un OS nécessitant un clavier et une souris). 

La connectique est assez limitée: un port USB-C, un USB classique, une prise casque et un port de chargement aimanté (pas de danger si vous vous prenez les pieds dans le fil du chargeur, donc). Il n’y a pas de sortie HDMI, et c’est dommage: il faudra passer par un dongle USB pour afficher ce que vous voulez sur un projecteur ou une TV.

Le Laptop Go est assez moderne, car équipé du Wi-Fi 6, d’une bonne caméra frontale HD qui gère bien les contrastes et de deux haut-parleurs sortant un son assez décent pour regarder un film ou converser. 

Conclusions

Le Laptop Go de Microsoft décroche un 8/10 bien mérité. A 629€, ce n’est pas le meilleur rapport qualité-prix de l’année. On trouve facilement des configurations légèrement meilleures pour quelques dizaines d’euros en moins. 

Mais acheter un ordinateur Microsoft, c’est s’assurer d’une qualité de fabrication au-dessus de la moyenne, et d’une excellente intégration du logiciel dans le matériel (ce que fait Apple depuis longtemps). Ce qui a pour conséquence, notamment, de doper l’autonomie (13h !). 

Bref, c’est une somme bien investie pour un appareil théoriquement très durable au niveau des mises-à-jour. Et enfin, au niveau du look, de la finition et de l’encombrement, on est clairement dans le haut du panier. 

Vous n’entendez jamais assez les dialogues à la TV ? Cet appareil peut vous aider

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 9 décembre 2020 11h46 | Ajouter un commentaire

Comme de nombreux téléspectateurs, vous devez souvent mettre le son au maximum pour n’entendre qu’un grand brouhaha dans lequel les voix ne se détachent pas suffisamment ? Vous avez investi dans une petite barre de son, mais c’est toujours pas dingue ? Il existe un appareil pour vous, et je l’ai testé…

Si la diagonale de nos télévisions ne cesse de grandir, ce n’est pas le cas de leur épaisseur, qui emprunte plutôt le chemin inverse. Avec une conséquence inéluctable et qui ne date pas d’hier: une qualité sonore très discutable.

Les avis sont unanimes: ce sont les dialogues dans les films et les séries qui deviennent le plus inaudibles. La raison: au fil des ans, les membranes des petits haut-parleurs intégrés se fragilisent, surtout si elles ne sont pas de qualité (c’est généralement le cas sur les téléviseurs abordables). Et vous finissez par mettre le son au maximum pour n’entendre que les bruits ambiants, et difficilement les voix des acteurs.

Il y a trois solutions pour remédier au problème: remplacer la TV si elle est très vielle (mais vous n’aurez pas la garantie d’avoir un meilleur son sur la nouvelle, à moins de l’essayer avant) ; acheter une barre de son (souvent difficile de choisir parmi les modèles, les options d’amplification des voix, les marques et les prix) ; ou lire le reste de cet article, et mon test du Flex 5000 de Sennheiser (199€).


Un boitier en plus près de la TV, mais il est facile à installer

Je le précise tout de suite: le Flex 5000 de l’entreprise allemande Sennheiser est une solution égoïste, car elle nécessite des écouteurs (une petite paire est fournie, mais il vaut mieux brancher un bon casque), et n’est donc destinée qu’à l’une des personnes regardant la télévision.

L’objet est assez inédit et délicat à décrire. Je le définirais comme un amplificateur du son de la TV, spécialisé dans l’amélioration des voix, et envoyant le son sans-fil vers le casque audio du spectateur.

Le Flex 5000 se présente sous la forme d’un boitier assez élégant et longiforme, qu’on connectera à la télévision ou tout autre endroit dont sort du son. Il y a effectivement deux types d’entrée audio à l’arrière: une optique numérique (Digital Optical In, câble fourni) qu’on retrouve sur la plupart des TV et lecteurs ; une analogue de type mini jack (3,5 mm, fourni) permettant de relier une TV ou une chaîne hi-fi, une tablette, etc. Avec un adaptateur non fourni, vous pouvez transformer le câble jack en RCA (fiche blanche et rouge), et le brancher à d’autres sources sonores, plus anciennes.

Pour mon test, j’ai relié le Flex 5000 en optique numérique à une console de jeu vidéo. Celle-ci continuait à diffuser le son sur la TV également (via la prise HDMI), ce qui signifie qu’on ne condamne pas le son au boitier de Sennheiser, et que d’autres peuvent profiter du son émis par la télévision.

L’installation est donc très simple, et à ce stade, le seul problème est que le Flex 5000 est un boitier supplémentaire sur le meuble TV, nécessitant une prise de courant.

Il transmet le son sans-fil vers un récepteur sur lequel vous brancherez un casque

Le principe de fonctionnement est assez simple: le système Flex 5000 est composé du boitier principal dont on vient de parler, et d’un élément mobile rechargeable (en le déposant simplement sur le socle qui se trouve sur le boitier). Le boitier principal va amplifier et améliorer le son de la TV, avant de l’envoyer vers l’élément mobile, qui a une portée de 30 mètres et une autonomie d’environ 12 heures.

C’est bien entendu sur cet élément mobile que vous devrez brancher un casque ou des écouteurs. Il y a une paire d’écouteurs basique fournie qui fera très bien l’affaire, mais si vous voulez plus d’isolation et plus de profondeur dans le son, il vaut mieux utiliser un bon casque (n’importe quel modèle avec câble mini jack sera compatible).

Venons-en à l’essentiel: est-ce que les dialogues des films et séries est enfin meilleur ? Oui, 1.000 fois oui. Soyons clair: le simple fait de faire passer le son par le boitier et de l’entendre directement dans les oreilles via un casque, c’est déjà la moitié du travail qui est effectué.


Des « profils d’écoute » qui vont jusqu’à isoler les dialogues !

Ensuite, il y a le travail de Sennheiser, spécialiste de l’audio, sur le son. Tout d’abord, les profils d’écoute. Il en existe trois, à activer sur le boitier principal. Si vous allumez le premier segment, les sons graves sont légèrement accentués, tandis que les son aigus (y compris la plupart des voix) sont reproduits avec moins de stridence. C’est assez neutre et la différence n’est pas flagrante avec la position neutre (aucun profil sélectionné).

La suite est plus intéressante. Le deuxième profil accentue fortement les aigus: les voix, par exemple, deviennent cristallines, les consonnes sifflantes sont mises en évidences. Si vous activez le troisième segment, le système va encore plus loin et en plus d’améliorer les aigus, il diminue les sons graves. Résultat: le bruit ambiant, le ‘brouhaha’ d’une scène s’entend moins, tandis que les dialogues se détachent naturellement.

Si ça ne suffit pas, Sennheiser a même prévu un bouton « Intelligibilité de la parole » à activer sur le récepteur sans fil. Ce mode analyse et détecte automatiquement la parole (et pas uniquement les sons aigus, donc), est celle-ci est mise en avant par rapport au reste de la bande sonore.

Ça fonctionne très bien, parfois trop bien: ce mode est réservé à ceux ayant des problèmes d’audition, car le film ou la série perd un peu de son charme, de son identité sonore…

Inutile de dire que toutes ces options sont destinées pour du contenu vidéo et moins pour de la musique, voire pour des comédies musicales. A vous de tester ces profils et de trouver celui qui vous convient le mieux. Personnellement, j’ai activé parfois le profil 1, mais pour le reste, mon ouïe et le casque que j’utilise étaient suffisamment performants pour comprendre les dialogues tout en profitant de l’ambiance sonore…

Conclusion

C’est un bon 9/10 pour le Sennheiser Flex 5000. Un outil aussi inédit qu’atypique, mais qui est bien fini, bien pensé, bien développé.

Ce kit « émetteur-récepteur », auquel on branchera un casque (ou la paire d’écouteurs fournie), parvient effectivement à transcender les dialogues d’une séquence vidéo, quelle qu’elle soit (film, série, docu, reportage, sport, etc). Il le fait bien, et de manière graduelle: vous pouvez doser la manière dont les voix se détachent du reste du son, un problème souvent rencontré par ceux qui regardent la télévision.

Bien entendu, à 199€, vous pourriez acheter une barre de son, afin d’améliorer la qualité audio pour tout le monde, et pas seulement pour celui qui porte le casque… Mais il est difficile de faire son choix, et les modèles dans cette gamme de prix, bien souvent, ne proposent pas d’options permettant d’augmenter à ce point l’intelligibilité des dialogues. A titre d’exemple, j’ai essayé par le passé la Sonos Beam (449€) et la HT-ZF9 de Sony (799€), qui parviennent effectivement à magnifier les dialogues, mais elles sont dans des gammes de prix bien différentes.



Deux appareils pour améliorer le son de vos visioconférences

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 12 novembre 2020 16h52 | Ajouter un commentaire

Depuis plusieurs mois, une grande partie du monde occidental a du changer ses comportements sociaux. Pour limiter la propagation du coronavirus, on voit davantage de gens via un écran, que ce soit pour le travail ou pour les relations sociales.

Mais les Belges ne sont pas spécialement équipés pour que ces visioconférences professionnelles, scolaires ou privées se fassent dans de bonnes circonstances. On a vu des parents démunis car leurs enfants ont tous un smartphone performant, mais il n’y a pas (ou pas assez) d’ordinateurs portables pour tout le monde.

Notre analyste économique Bruno Wattenbergh a fait le tour des applications à utiliser pour des appels vidéos. Je vais évoquer pour ma part deux appareils spécialement conçus pour les visioconférences. Il s’agit de marques auparavant destinées au monde professionnel, mais qui se rendent bien compte que le grand public aurait aussi besoin d’elles…

Une enceinte micro particulièrement efficace certifiée Teams (Poly CL 5300, env. 140€)

Au sein des entreprises, les logiciels de Microsoft sont souvent très bien implantés. Ce qui pousse les départements IT à faire de Teams le moyen par défaut pour les communications vocales ou en vidéo. Il est donc logique que des produits soient « certifiés Microsoft Teams », et c’est le cas du Calisto 5300 de Poly, une marque du groupe américain Plantronics.

Il s’agit du compagnon idéal pour n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone. Ce petit cylindre de 3 cm de haut pour un diamètre de 11 cm s’y connecte en Bluetooth, via un câble USB-A ou USB-C, ou encore via un dongle USB.

Il est livré avec une housse de transport et le câble USB (pour la connexion ou la recharge de la batterie intégrée) s’enroule parfaitement dans une rainure prévue à cet effet. Il y a un interrupteur ON/OFF et Bluetooth et deux boutons pour le volume.

A quoi sert-il ? Avant toute chose, à amplifier le son qui est souvent très faiblard quand il sort d’un laptop ou d’un smartphone. Vu sa taille compacte et transportable, ne vous attendez pas à du home cinema, mais c’est très audible, car Poly a très logiquement mis l’accent sur la voix et les conversations, qui sont limpides.

Le Calisto 5300 prend tout son sens si vous êtes plusieurs (amis ou collègues) dans une même pièce, et que vous souhaitez partager la conversation. Car le son part vers le haut et peut être entendu par tout le monde, et car il y a un micro omnidirectionnel. Idéalement, vous le mettez au milieu de la pièce et tout le monde peut converser avec un interlocuteur à distance sans devoir s’agglutiner autour de l’ordinateur (ce qui est préférable actuellement).

L’enceinte fonctionne avec n’importe quel logiciel, car elle est reconnue par l’ordinateur, la tablette ou le smartphone comme un casque/microphone. Attention cependant à bien configurer les paramètres audio de votre application pour qu’elle utilise la sortie et l’entrée sonore de votre Poly.

Et Teams, dans tout ça ? Si vous téléchargez le logiciel Poly qui est nécessaire, il y a le bouton ‘téléphone’ sur l’enceinte qui deviendra utile. Il vous permettra de décrocher en cas d’appel via l’application, et sera coloré (vert) durant la conversation. Il y a également un bouton ‘mute’ qui coupera le micro, et un dernier avec le logo ‘Teams’ qui permet d’interagir avec l’application (ouvrir la fenêtre du logiciel) lorsque vous n’êtes pas en appel.

Plus personnel: le casque + micro Epos Adapt 560, (299€)

EPOS est le nom commercial des casques pour entreprises développés par le groupe danois spécialiste de l’audio Demant (auparavant Sennheiser). L’Adapt 560 que j’ai pu essayer est un casque audio sans fil affublé d’un micro rotatif qui peut se dissimuler derrière l’oreille droite (ce qui a par ailleurs pour effet de couper entièrement le micro).

C’est l’outil idéal pour bien communiquer lors d’une visioconférence avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Le son est taillé pour les conversations, et pas pour la musique ou les divertissements.

Je l’ai essayé à plusieurs reprises, et tout a très bien fonctionné. On peut connecter un smartphone et un PC en même temps. Vous allez me dire qu’on peut faire ce genre de chose avec n’importe quel casque/micro (il en existe de nombreux à destination du grand public), et qu’il n’est pas nécessaire de payer 299€.

Ce n’est pas tout à fait vrai. Car si vous êtes dans un environnement un peu bruyant, le casque d’Epos prend tout son sens. Tout d’abord, son micro fonctionnera mieux et ne transmettra que votre voix, car il est orienté vers la zone de votre bouche. Ensuite, le casque est équipé d’autres micros qui vont écouter le bruit ambiant et l’annuler dans vos oreilles, afin que vous puissiez n’entendre que votre interlocuteur, et pas vos collègues qui papotent ou le bruit de leur clavier. C’est ce qu’on appelle le NC (Noise Cancelling). Il n’est pas de très haut niveau vu que le casque ne recouvre pas entièrement les oreilles, et il émet un bourdonnement permanent même s’il n’y a pas de bruit ambiant ni de son à diffuser ; mais il atténue les bruits parasites et améliore les conversations – c’est tout ce qu’on demande à un tel casque.

Autre avantage que les casques pour particuliers n’ont pas (outre le micro rotatif), c’est le bouton bleu Microsoft Teams, qui permet de lancer l’application ou de décrocher lorsqu’on vous appelle via cette application. Il faut cependant utiliser le petit dongle USB fourni. C’est une option intéressante pour certains, mais sachez que le casque fonctionne parfaitement avec n’importe quel logiciel (à nouveau, il faudra vérifier la première fois dans les paramètres que c’est bien le casque qui sert pour la sortie sonore et le micro, et non ceux de l’ordinateur).

LE bon smartphone de cet automne à moins de 600€, c’est celui-ci

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 21 octobre 2020 08h37 | Ajouter un commentaire

Le constructeur chinois OnePlus s’est montré raisonnable et vise juste cet automne. Son OnePlus 8T a toutes les caractéristiques importantes qu’on attend d’un très bon smartphone, sauf le prix. Le 8T est situé entre le 8 Pro (849€) et le Nord (399€), et c’est l’idéal. Je l’ai essayé quelques jours avant sa sortie et voici mon verdict.

Si vous vous intéressez un peu aux smartphones Android (donc si vous n’avez pas un pacte du sang avec Apple et ses iPhone), vous savez que le marché est sans conteste l’un des plus concurrentiels de ces dernières années.

A ce petit jeu, c’est Samsung qui est N.1, et qui va le rester quelques années suite aux déboires que connait Huawei depuis plus d’un an (voir les explications). Mais les malheurs de Huawei font le bonheur d’autres fabricants chinois qui ont un peu plus de place. Et cet automne, ils jouent des coudes pour être celui dont on parle le plus en Belgique.

Je vous ai parlé de la proposition encombrante de Xiaomi, et celle un peu plus pertinente de Oppo. Place ce 14 octobre à OnePlus, dont je vous ai déjà beaucoup parlé car il commercialise ses smartphones en Belgique depuis quelques années.

Le smartphone de la raison après une année un peu dingue chez OnePlus

2020 est une sacrée année pour OnePlus, qui ne cesse de grandir. Après les modèles 8 et 8 Pro très ambitieux au printemps, la jeune entreprise chinoise a lancé un Nord en été, qui correspond davantage à son ADN: un excellent smartphone à prix contenu (399€). Sans surprise, « c’est le modèle le plus vendu » du mois de septembre, m’a-t-on confié. Les stocks ont eu du mal à suivre, mais la production s’accélère et une nouvelle couleur a été annoncée le mardi 14 octobre, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Mais la star du jour, c’était le 8T. Je m’attendais à retrouver des prix aussi élevés qu’au printemps, mais OnePlus a été très raisonnable et son dernier smartphone ne coûte que 599€ (version 8 GB de RAM et 128 de stockage interne, largement suffisant). Notez que OnePlus a à nouveau écouté les remarques des utilisateurs et des journalistes: il n’y a pas de 8T Pro cet automne, et c’est une bonne nouvelle (l’an dernier, le 7T Pro était un peu léger en terme de nouveautés).


Le 8T est un excellent choix pour ceux qui ont un budget de 599€. Sans conteste, il a une fiche technique redoutable qui vous garantit des années de fonctionnement stable et rapide, au moins deux mises à jour annuelles d’Android (et on part de la version 11, voir plus bas !), et des photos très réussies.

Au niveau du design, il ne brille pas par son originalité: un dos arrondi en verre lisse (dans un ton vert original), des courbes sur tous les angles mais un écran plat, une encoche en haut à gauche, un bloc photo polyvalent décentré sur le dos, à gauche également. Un look que l’on voit depuis quelques années déjà, et chez beaucoup de fabricants. C’est le seul défaut – très subjectif – que je peux faire au 8T. Mais la finition est excellente, comme toujours, et on retrouve avec plaisir l’interrupteur physique qui met le smartphone en mode vibreur ou ‘ne pas déranger’.

La charge ultrarapide, un vrai plus

OnePlus a toujours été un précurseur de la charge rapide. Via des noms comme Dash Charge puis Warp Charge, la marque inclut depuis quelques années une technologie propre qui fonctionne très bien, et dont il devient difficile, voire impossible, de se passer (certaines marques comme Motorola, Sony, LG, Nokia et surtout Apple se contentent du minimum, et c’est une erreur).

En 2020, quelques jours après la sortie de l’Oppo Reno4 Pro qui utilise la même technologie (les deux entreprises font partie du même groupe, BBK Technologies), OnePlus passe à la vitesse supérieure avec la Warp Charge 65. En réalité, la batterie de 4.500 mAh est divisée en deux, et les deux parties sont chargées simultanément à une puissance d’environ 30W. Tout ça évite la surchauffe et décuple la rapidité. On parle désormais d’une dizaine de minutes pour retrouver une journée d’autonomie. Lors de mon test, en 13 minutes, le temps d’engloutir un petit déjeuner en vitesse, mon smartphone est passé de 15 à 75% d’autonomie, de quoi tenir largement toute une journée. OnePlus dit qu’en 39 minutes, on passe de 0 à 100%. C’est très, très rapide pour une telle batterie.


Plein de qualités, seulement deux petites concessions

Je vous le disais, le OnePlus 8T est un monstre de rapidité et de fluidité. La marque a toujours misé énormément sur l’expérience utilisateur, il est donc logique que toutes les applications et menus soient très réactifs. C’est dû, en partie, aux composants embarqués. La puce la plus rapide de l’année (Snapdragon 865), 8 GB de RAM et 128 GB de stockage interne rapide, c’est parfait. Les puristes passeront à la version 12 / 256 GB pour 100€ de plus. La rapidité passera aussi par la 5G embarquée et le Wi-Fi 6, la norme du futur proche (voir mes explications).

L’écran AMOLED de 6,55″ au format 20:9 (2400 x 1080 pixels) est parfait, surtout grâce au mode 120 Hz qui amplifie encore cette impression d’immédiateté, de réactivité constante. C’est un bonheur pour les yeux, qui se fatigueront moins vite. OnePlus a gardé cette option issue du 8 Pro, et il a bien fait. L’écran a cependant perdu ses courbures latérales, ce qui pourrait déplaire à certains. Le look est un peu moins moderne, c’est indéniable, mais on évite les faux contacts très fréquents quand on manipule un smartphone avec l’écran ‘infini’ qui déborde sur les tranches.

La partie photo est une réussite. Des tests que j’ai pu faire en jouant quelques jours avec le OnePlus 8T, je peux confirmer qu’il est dans le haut du panier, un peu plus que l’Oppo Reno4 avec lequel je l’ai comparé. L’autofocus est très bien géré, et le flou d’arrière-plan est toujours nickel (si vous prenez un objet distinct, le reste sera très bien mis en perspective). Il y a 4 capteurs sur l’ilot arrière: le principal est le même que sur la série 8 du printemps, l’excellent IMX586 de Sony, stabilisé et offrant 48 MP pour du zoom 2x sans perte. Le capteur grand angle (123°) permettant de capturer une grande scène sans reculer est de 16 MP, et il y a également un capteur macro (5MP) pour les plans rapprochés, que je trouve toujours intéressant. Et le 4e ? C’est la particularité de OnePlus, un capteur monochrome jouant sur les effets de couleurs au moment de la prise de vue. C’est original et ça fonctionne de manière plus subtil qu’un gros filtre. De manière générale, les photos et les vidéos du 8T m’ont enchanté, sans oublier le mode nuit qui fait des miracles, comme ce que Huawei a pu faire les années précédentes (voir ma cave très sombre ci-dessous: le 8T ‘invente’ de la lumière, et ça marche).

oneplus812

Au niveau matériel, et ça justifie un prix assez raisonnable, le OnePlus 8T doit faire l’impasse sur deux options réservées à l’élite (et au 8 Pro): la charge sans fil et l’étanchéité certifiée. A vous de voir si c’est handicapant pour vous. Ça ne l’est pas pour moi, et le 8T peut se retrouver quelques secondes dans un bain, il ne mourra pas, car les ouvertures sont assez bien protégées.

Android 11, OxygenOS 11

Le OnePlus 8T est le premier smartphone à atteindre la Belgique avec Android 11 intégré, ce qui prouve déjà que les développeurs de OnePlus sont toujours sur la balle. Vous aurez donc Android 12 en automne 2021 et Android 13 en 2022, voire plus…

OxygenOS 11 a lui aussi été retravaillé, et les ajouts les plus sensibles sont esthétiques: design minimaliste, utilisation à une main plus facile et intuitive, mode sombre amélioré, et surtout un Always On Display (écran toujours allumé même en veille) plus complet, qui peut notamment afficher une jauge d’utilisation du téléphone, qui devient rouge au fil de la journée (voir ci-dessous).


Conclusion

OnePlus reste LA valeur sûre du segment haut du milieu de gamme, surtout avec le prix très contenu (599€) du 8T, qui fait de ce smartphone le vrai OnePlus de 2020, au sens du concept de flagship killer amené par la marque il y a des années. L’Oppo Reno4 Pro dont je vous ai parlé récemment (799€) a davantage de mémoire, une taille de guêpe et un écran élégamment courbé sur les côtés. Le 8T de OnePlus lui répond avec davantage de puissance, un écran plus rapide et Android 11 préinstallé. Pour 200€ de moins !

Donc comme d’habitude avec OnePlus, si votre budget est de 599€, vous avez le top du top en matière d’Android, avec la meilleure optimisation logicielle possible: jamais encombrante, elle est élégante et rapide, exploitant au mieux le système d’exploitation de Google. C’est tout ce qu’on demande à un smartphone.