Et si vous construisiez vous-même les niveaux de Super Mario ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 18 juillet 2019 12h14 | Ajouter un commentaire

Nintendo continue de surprendre cet été, avec la sortie de Super Mario Maker 2. Comme son nom l’indique (Maker signifiant constructeur), il s’agit d’un éditeur de niveau du plus vieux et célèbre des jeux vidéo de plateforme, Super Mario.

Ou plutôt des Super Mario, car il est possible avec Super Mario Maker 2, comme avec le premier opus du jeu, de construire soi-même des niveaux de Super Mario Bros (le premier du nom sorti du NES en 1983), Super Marios Bros 3 (1988), Super Mario World (sur Super Nintendo en 1990), New Super Mario Bros et enfin le mode 2D de Super Mario 3D World.

Fastidieux mais jouissif

Je préfère être honnête :  c’est plutôt fastidieux de construire un niveau entier et original, malgré les nombreux tutoriels teintés d’humour faisant intervenir… des pigeons. Les fans qui achètent le titre sont probablement prêts à y consacrer du temps, mais sachez qu’il faut au moins une heure pour un truc de base. Comptez plusieurs heures pour bricoler quelque chose de sympa, avec un tas d’options, de bonus, de labyrinthe, d’ennemis, etc.

Ce qui ne décourage pas les fans, visiblement: 2 millions de niveaux ont été créés par les joueurs en à peine 10 jours. Des vrais fans de Mario qui vont des gros gamers ayant bossé longuement pour des niveaux très bien foutus, aux jeunes joueurs se contentant de choses plus simples. Remarque : pour jouer à ces niveaux créés par la communauté, il faut un abonnement payant Switch Online (mais il ne coûte que 20€ par an).

100 niveaux accessibles

Heureusement, vous pouvez jouer offline dans des niveaux créés par Nintendo à travers un mode Histoire qui consiste à rassembler des pièces pour reconstruire le château de la princesse.

Les 100 stages sont autant de démonstrations de tout ce qu’il est possible de faire avec l’éditeur de niveaux, et c’est assez inspirant. Leur durée de vie très respectable (environ 6 heures) en fait un jeu à part entière.

 

Cette TV adapte sa luminosité aux conditions de visionnage

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son , le 26 juin 2019 13h09 | Ajouter un commentaire

Il ne faut pas se leurrer: depuis l’arrivée du Full HD il y a bien longtemps, il devient délicat pour les téléviseurs de proposer des innovations susceptibles de justifier le remplacement d’un appareil en bon été de fonctionnement.

Le consommateur, et c’est une bonne nouvelle pour l’environnement, ne passe à la caisse que lorsqu’un appareil est en panne, pour faire simple.

Les constructeurs font ce qu’ils peuvent, cependant, pour attirer l’œil du client. Samsung et LG, les deux fabricants les plus populaires, ne jouent pas que sur la qualité d’image. Il y a également la partie logicielle, de plus en plus importantes, car beaucoup d’utilisateurs ne se contentent plus des chaînes linéaires de leur décodeur, mais ont besoin d’applications performantes pour le streaming de contenu vidéo ou musicale, pour des petits jeux vidéo, etc.

Luminosité adaptive 

Et encore au-dessus de cette couche, il y a quelques petites options qui peuvent faire la différence. Qui n’a jamais été gêné dans son salon quand le soleil est trop présent et que l’image est à peine visible ? LG a pensé à eux et l’un de ses derniers fleurons, le 65OLEDC9, adapte sa luminosité à la lumière présente dans la pièce. Un peu comme un smartphone, finalement, dont l’écran est moins lumineux le soir dans votre chambre, que le midi en plein soleil.

Cette option n’est pas assez mise en avant par le constructeur, selon moi. En effet, il faut aller dans les réglages > affichage, et trouver le sous-menu “économie d’énergie”. Là, il convient d’opter pour “auto”, mais c’est le choix par défaut. Aucune trace de cette option dans les caractéristiques du téléviseur sur sa page web officielle, par exemple, qui préfère évoquer le design et la qualité du nouveau processeur d’image a9 teinté d’AI (intelligence artificielle).

Un bien bel objet

Et on peut comprendre les choix du service marketing de LG. En effet, le 65OLEDC9 est très sobre: comme souvent avec l’OLED, une partie important du téléviseur n’est qu’une fine couche de verre protégeant la dalle proprement dite, très fine (voire souple). Lors de la manipulation, c’est un peu effrayant, on craint de la casser tellement elle est fine. L’électronique et le son sont rassemblés dans le bas, tandis que le double pied accentue la discrétion en étant pratiquement dissimulé.

Au niveau de la qualité d’image, difficile de faire mieux que les écran OLED de LG depuis quelques années. Cela reste, selon moi, la meilleure image disponible, avec des noirs invisibles (alors qu’ils sont “éclairés” et donc grisés sur les dalles non OLED), des couleurs vives, un contraste profond. Difficile à l’oeil nu de voir des améliorations par rapport aux générations précédentes, malgré la prise en charge des normes Dolby Vision et Atmos.

Quant à webOS, l’interface maison de LG, elle gagne en rapidité et en réactivité grâce au nouveau processeur. Elle est dès lors plus intuitive à utiliser, surtout avec la télécommande qui fait office de pointeur. On peut aussi utiliser le curseur, mais dans certaines conditions, c’est plus rapide de viser et d’appuyer sur OK. Qui dit OS maison, dit magasin d’applications maison. Et là, on se méfie toujours. À part Netflix et Amazon Prime (et Spotify), celui-ci ne propose finalement qu’un tas de petits logiciels inconnus et inutiles. Les deux services de streaming vidéo populaires ont droit à un bouton dédié sur la télécommande, et c’est diablement pratique…

Comment fonctionne ce portefeuille connecté et équipé d’un code secret?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 7 juin 2019 10h45 | Ajouter un commentaire

Je ne parle pas souvent des portefeuilles sur RTL info. Ce n’est a priori pas un sujet très technologique. Mais comme d’innombrables autres objets de la vie de tous les jours, des entreprises essaient de les rendre plus intelligents.

Ögon est une marque française, qui a lancé dans les années 2000 la mode des portefeuilles plus modernes, plus pratiques, et plus orientés sur les formats « carte à puce ». Identité, banque, fidélité, accès à des bâtiments: ces cartes prennent de plus en plus de place dans un portefeuille et il est donc logique d’y consacrer d’avantage de place qu’aux billets ou à la monnaie.

Récemment, Ögon a affublé un de ces portefeuilles de nouvelles options: la protection par un code secret et la présence d’une petite puce de traçage, pour le retrouver plus facilement s’il est égaré. J’ai essayé tout ça pour voir si c’était vraiment pratique.

Un verrou assez sensible

Plutôt grand (10 x 9 x 2 cm), le Code Wallet ressemble effectivement plus à un portefeuille qu’à un porte-cartes. Il rentre dans les poches mais il est nettement moins discret que les petits formats que tout le monde connait. Il y a 7 compartiments et dans chacun d’eux, on peut aisément glisser deux cartes si on le souhaite.

Un petit système de verrou mécanique est intégré, autorisant ou empêchant le mouvement de la gâchette d’ouverture. Il s’agit de trois roulettes avec 10 chiffres chacune. Pour définir votre code, il faut ouvrir le portefeuille et insérer une aiguille fournie, tout est expliqué dans le petit manuel fourni. Sachez que si vous oubliez votre code, il y a une astuce pour l’ouvrir sans le détruire. On ne la dévoilera pas ici, mais elle est indiquée dans le mode d’emploi.

Cette option de verrouillage est une bonne idée sur le papier, même si dans les faits, on se dit rarement qu’on en a besoin ; et qui si on se fait voler ce portefeuille, en forcer l’ouverture n’a rien de chinois avec un outillage basique (je le suppose, je n’ai pas essayé). C’est donc plus pour des cas spécifiques (des enfants qui jouent avec à la maison, par exemple), que pour éviter les vols.

Seul reproche: les molettes ont tendance à tourner toutes seules quand on manipule le portefeuille. Dès lors, le verrou s’enclenche et il faut remettre votre code. De quoi vous faire perdre un peu de temps quand vous devez payer au magasin, par exemple.

Un traçage « Bluetooth » via une pastille

Pour le traçage du portefeuille, Ögon n’a pas développé sa propre solution, on peut le comprendre. En réalité, cette option « tracker » se coche avant de finaliser la commande (19€). Et cela ajoute à votre livraison une pastille de la marque TrackR. Il s’agit du « pixel », de la taille d’une pièce de monnaie mais un peu plus épais. On la collera sur le portefeuille avec l’adhésif fourni. Il vaut mieux le faire à l’extérieur pour augmenter la portée du Bluetooth, mais à l’intérieur ça fonctionne aussi (et en plus il y a de la place sur les parois).

Il ne s’agit pas d’une balise GPS, dont les besoins en énergie ne permettraient pas une taille si réduite. Le TrackR est une pastille Bluetooth qu’il faut relier à son smartphone et à l’application éponyme. A travers cette application, la balise envoie sa position de manière régulière quand elle est à portée de Bluetooth, donc quelques mètres maximum. Si le Bluetooth reste activé sur votre smartphone, et si l’application n’est pas fermée automatiquement par votre système d’exploitation, le TrackR va envoyer la localisation de votre portefeuille régulièrement.

Donc, si vous oubliez votre portefeuille dans un restaurant, qu’avant de partir, il a envoyé sa position, vous la verrez sous l’onglet « Vu pour la dernière fois ». Et vous pourrez le retrouver.

Si votre portefeuille est à portée de Bluetooth mais que vous ne le voyez pas, vous pouvez le faire sonner (la pastille émet alors un petit bip qui s’entend dans un environnement peu bruyant, pas dans un bar ou une boite de nuit).

L’option de traçage est donc intéressante dans les conditions optimales, donc si le Bluetooth est activé en permanence (c’est souvent le cas) et si votre application TrackR tourne en arrière-plan sans interruption. Il est hélas fort probable que vous ne pensiez pas à lancer cette application régulièrement et à chaque redémarrage. Dès lors, si vous perdez votre portefeuille, la fonction « Vu pour la dernière fois » ne vous aidera pas beaucoup, et pour le faire sonner, il faudra être à portée de Bluetooth, donc quelques mètres.

Conclusion

Plus robustes qu’auparavant grâce à la présence d’un mécanisme d’ouverture en métal, les portefeuilles/porte-cartes d’Ögon sont désormais plus sécurisés. Du moins le Code Wallet (79€), qui est équipé d’un mécanisme de verrouillage à trois chiffres. L’usage est finalement assez limité car on peut le forcer assez facilement en cas de vol. De plus, les molettes sont un peu trop sensibles (elles bougent et verrouillent toutes seules le portefeuille).

La marque française propose également un TrackR en option (19€) qui permet, dans des conditions idéales, de retrouver un portefeuille égaré. Il faut pour cela coller une pastille où bon vous semble sur le portefeuille, et utiliser régulièrement l’application TrackR pour garantir le suivi continu de la position. A portée de Bluetooth de votre smartphone (quelques mètres), cette pastille peut émettre un son permettant de retrouver un portefeuille perdu.

Des options plutôt pratiques dans l’ensemble, et qui ne font pas trop augmenter la facture…

Les smartphones peuvent-ils vraiment remplacer un appareil photo reflex ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 17 mai 2019 11h44 | Ajouter un commentaire

La qualité des lentilles augmentent, les processeurs de plus en plus performants permettent à la partie logicielle de combler une partie des défauts: les smartphones haut de gamme font tomber les barrières techniques pour devenir de véritables appareils photos. Que reste-t-il aux reflex ? On en a parlé avec Canon, qui vient de sortir un appareil photo à destination du grand public. Un pari osé en ces temps de récession…

Il y a quelques semaines, la marque chinoise Huawei, qui se rapproche année après année de la première place des vendeurs de smartphones dans le monde, a sorti un P30 Pro qui prétend ouvertement envoyer aux oubliettes les appareils photos traditionnels.

Une affirmation risquée mais qui dans les faits (voir mon test), ne semble pas loin de la vérité, dans certaines conditions du moins.

Canon à contre courant ?

Afin de discuter de nos impressions, nous avons convié un expert de chez Canon, une des références historiques de la photographie, et qui vient justement de commercialiser un nouvel appareil photo reflex à destination du grand public : l’EOS 250D. Le fabricant dit qu’il est « le DSLR des familles, facile et amusant ».

Une telle sortie peut sembler étonnante vu que le grand public utilise son smartphone, et que le monde professionnel est clairement la meilleure source de revenus, avec des appareils vendus des milliers d’euros. Or on le sait : les ventes de reflex sont en chute libre chez Canon (comme ailleurs): moins 25% en un an, il est donc primordial de maximiser les marges et non les volumes…

L’EOS 250D coûte 549€ sans optique. Comptez une centaine d’euros de plus pour un kit. Alors, Canon nage-t-il à contre courant ?

« On veut être le partenaire d’image à vie, on est là où le smartphone a ses limites et on pense à ce que l’utilisateur pourrait faire plus tard avec ses photos : être créatif (dans la retouche par exemple) ou en imprimer certaines. On pense également à ceux qui veulent une gamme d’optiques à disposition. Bref, on est là pour aller plus loin », nous a expliqué Joachim Devedeleer, spécialiste produits chez Canon.

Qu’est ce qu’il y a de mieux dans un reflex ?

On a passé une semaine avec l’EOS 250D, essayant de prendre les mêmes photos avec un smartphone haut de gamme. Et on a sans surprise remarqué beaucoup de différences.

Les premières sont liées à la prise en main et l’ergonomie. Grâce à sa forme typique, le Canon tient très bien dans la main tout en étant étonnamment léger (Canon a veillé à ce poids réduit pour qu’il ne soit un frein pour personne). Viser à l’œil est tellement naturel, tout en tenant l’objectif pour zoomer et en appuyant légèrement sur le bouton pour faire ou refaire la mise au point. On avait presque oublié cette sensation de maîtrise totale de la prise de vue.

La suite, c’est bien sûr la qualité d’image. La première chose qu’on a remarquée n’a rien à voir avec la définition (les smartphones proposent jusqu’à 48 MP). Il s’agit de ce qu’on peut appeler « le rendu » ou « le piqué ». Des manières de dire que l’image, au-delà de la précision, des couleurs ou des détails, est « photogénique ». Bref, c’est beau…

Ensuite, on a vu une sacrée différence sur un des effets très recherché par les fabricants de smartphone: le « bokeh ». Il s’agit du principe visant à laisser bien net l’objet principal, tout en floutant l’avant et/ou l’arrière-plan. Pour faire simple, depuis quelques années, les smartphones, parfois en multipliant les capteurs (certains servant alors à détecter la profondeur) ou en faisant bosser des algorithmes de reconnaissance d’image au niveau logiciel, parviennent à appliquer cet effet. Avec plus ou moins de précision sur les contours de la cible nette: parfois, ça semble découpé au ciseau.

Avec un reflex de la qualité de l’EOS 250D couplé à un objectif standard 18-55mm, l’effet bokeh n’est pas recherché, il est naturel. En mode automatique, si vous faites la mise au point sur un visage ou un objet, les autres plans seront floutés mais de manière progressive et subtile. Ça donne évidemment nettement mieux.

Ensuite, il y a bien entendu la prise de photo dans des conditions de faible luminosité. Ici, ça se complique, car les constructeurs de smartphone, Huawei en tête, ont tellement bien bossé que les « mode nuit », surtout sur le P30 Pro qui nous a servi de comparaison, font souvent des miracles. Comme le dira notre interlocuteur, « c’est le logiciel qui prend le relais dès que la lumière diminue« . Mais si le logiciel est bon et si les trois capteurs travaillent ensemble à des degrés d’exposition différents, ça ne fonctionne pas si mal.

Cependant, comparé à la plupart des smartphones du marché (les prix moyens tournent autour des 300€), l’EOS 250D est nettement meilleur dès qu’il fait plus sombre. Et surtout, à nouveau, c’est naturel, ce n’est pas extrapolé par le smartphone. Au risque de se répéter, c’est plus « photogénique ».

Pourquoi le reflex est-il encore meilleur ?

Tout est lié à la taille du capteur, en fin de compte. « Il s’agit de ce petit carré qui se cache derrière les miroirs, quand on ouvre un reflex pour mettre l’objectif on peut le voir », nous explique Canon (voir photo ci-dessous). Sur l’EOS 250D comme sur la plupart des reflex, il s’agit d’un capteur APS-C dont la taille est de 25.1×16.7 mm (environ 4/3 de pouce). Sur les smartphones et sur la plupart des appareils photo compacts, il est plus petit, généralement 1/2 pouce, voire moins.

« En fait, le capteur est plus grand, donc il prend plus de lumière, pour faire simple ». De quoi mieux se débrouiller quand il fait moins lumineux. Et pour l’effet bokeh, c’est une question de capteur, à nouveau, mais aussi une histoire de physique au niveau de la superposition des lentilles dans l’objectif. Sans entrer dans les détails techniques, cela permet « naturellement » au reflex de décomposer la profondeur de champs.

Conclusion

Oui, avoir un reflex a encore du sens en 2019, pour tous ceux qui veulent des photos naturelles, authentiques, réussies dans pratiquement toutes les circonstances. L’EOS 250D de Canon s’avère un bon compagnon pour cette pratique, car il est très accessible (avec de nombreuses explications à l’écran), très léger pour une prise en facile par tout le monde, et surtout parce qu’en mode automatique, on a réussi de très beaux clichés. Si vous imprimez souvent des photos, ça vaut également la peine d’investir un peu.

Se pose tout de même la question de ceux qui ont investi près de 1.000 euros dans un smartphone haut-de-gamme aux qualités photographiques exceptionnelles (Huawei P30 Pro, Samsung Galaxy S10, etc). Pour ceux-là, la différence de qualité des photos est moins vite perceptible, même si elle est bien réelle, on l’a constatée. Investir dans une kit à 650€ se justifie un peu moins.

Mais il ne faut pas oublier la sensation de maîtrise, le feeling ‘photo’ que procure la prise en main d’un reflex. La visée à l’œil, la main sur l’objectif pour doser le zoom, ça reste la meilleure manière de prendre des photos. Et surtout, ça vous met dans une position de photographe, ça vous inspire. Une madeleine de Proust (pour les plus de 35 ans…)

Voici le premier smartphone pliable, le Galaxy Fold (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 24 avril 2019 07h21 | Ajouter un commentaire

On a testé le Samsung Galaxy Fold, le premier smartphone PLIABLE: que vaut-il ? (vidéo)

J’ai eu l’occasion d’essayer en primeur ce que Samsung appelle « la nouvelle catégorie » de smartphone, celle qui offre un grand écran de 8 pouces qu’on peut plier en deux pour glisser dans la poche. Une prouesse technique qui n’a a priori que des avantages, à part un prix très élevé: 2.020€. Pas de chance pour Samsung: quelques jours avant la date de lancement prévue, plusieurs journalistes américains réputés qui testaient chez eux le Galaxy Fold ont relayé de grosses pannes matérielles d’écran. La sortie de ce nouveau produit est donc reportée. 

Samsung est bel et bien de retour ! Le géant sud-coréen a connu un année 2018 qu’on peut qualifier de difficile, avec une baisse de ses parts de marché au niveau mondial, au profit de marques chinoises de plus en plus agressives, Huawei et Xiaomi en tête.

Mais 2019 commence bien. Au niveau des chiffres, difficile de se prononcer (le groupe a annoncé au début du mois qu’il anticipait un plongeon de 60% de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre, en raison du ralentissement de son activité de puces mémoire, plombée par une demande en berne). Mais au niveau du matériel, c’est une année faste. Pour le grand public, il y a la nouvelle série A (40, 50, 70 et 80): c’est du milieu de gamme mais Samsung semble avoir augmenté la qualité de ce segment, sans toucher au prix. On en parlera dans un test plus poussé d’ici quelques semaines.

Un nouvel objet du désir, pliable

Si l’année est faste pour le géant sud-coréen de l’électronique grand public (pour autant que le lancement ait bien lieu…), c’est aussi et surtout parce qu’il est le premier à commercialiser un nouveau genre de produit, « une nouvelle catégorie« , a insisté un responsable de la marque lors d’un évènement à Londres auquel j’ai assisté. Il s’agit du Galaxy Fold, le premier smartphone pliable du marché. Il aura fallu 7 ans et des dizaines de prototypes pour parvenir à cette vitrine du savoir-faire sud-coréen. C’est « le flagship de nos flagships« , assure-t-on au département marketing…

Nous avons pu tester durant une demi-journée cet OVNI, de quoi se faire une première vraie impression sur ce produit étonnant à plusieurs points de vue. C’est avant tout un objet « waouw », un objet du désir, un smartphone que tout le monde va regarder de près et vouloir ouvrir.

Fermé, il est épais et avec un petit écran peu pratique

Replié, le Fold est plus épais que la moyenne mais il est aussi plus étiré verticalement. Il tient étonnamment bien dans la main malgré un encombrement certain (17 mm au niveau le plus épais, pour 263 grammes). La finition est du niveau de Samsung, à savoir excellente.

Dans cette position la moins impressionnante, il est tout-à-fait possible d’utiliser le smartphone, sur un premier écran tactile de 4,5 pouces environ, positionné assez en hauteur, et donc peu pratique à prendre en main. C’est petit mais toutes les applications peuvent être lancées, et il y a les traditionnels boutons virtuels de navigation. « Surtout utile pour décrocher, prendre une photo rapidement, consulter des messages et y répondre« , a précisé Samsung lors de la présentation. On est bien d’accord.

Ouvert, il offre une nouvelle manière d’utiliser un smartphone

Sans surprise, c’est lorsqu’on ouvre le Galaxy Fold que la magie opère. Aimantées, les deux parties nécessitent un léger effort pour s’ouvrir. Il y a un accompagnement mécanique pour fixer la position finale, mais c’est en douceur et ça respire la maîtrise technique. La charnière semble être une œuvre d’ingénierie digne des montres suisses.

On dispose de 7,9″ de surface de travail au format inédit 14:10. La définition de l’écran est de 2152 x 1536 pixels. C’est presque carré et donc, il y a beaucoup de place. Toutes les applications peuvent se lancer car sur Android, elles doivent pouvoir s’adapter à de nombreuses diagonales depuis longtemps, sur smartphone comme sur tablette.

Certaines d’entre elles comme YouTube, Facebook et Instagram, nous a précisé Samsung, ont été légèrement retravaillées esthétiquement pour s’étendre verticalement, on aperçoit donc la grosse encoche sur la droite. D’autres, comme celle de RTL info, s’affichent dans un format ‘smartphone’ étiré, et non dans le format plus agréable que l’on retrouve sur les tablettes Android. La preuve que le Fold est un smartphone avant tout.

Après une heure d’usage intensif, on ne peut qu’apprécier cette nouvelle surface de lecture très confortable, que l’on peut plier et mettre en poche très facilement. Même une vidéo YouTube en 16:9 est plus grande, plus immersive. Un jeu vidéo de voiture très poussé au niveau graphique s’affiche en plein écran, et on en prend plein les yeux. On a tout essayé et on n’est pas parvenu à prendre en défaut le format 14:10.

Le côté « carré » ouvre même de nouvelles opportunités pour le multitâche. C’est certainement la plus grande qualité du Fold: permettre d’afficher, par exemple, son flux Twitter sur la gauche, tout en ouvrant sur la droite WhatsApp et un navigateur (maximum 3 applications peuvent tourner en même temps, l’une en affichage intégral, les autres étant divisées en deux dans le sens de la hauteur). Ça n’a l’air de rien, mais pensez au nombre de fois où vous devez passer d’une application à une autre. Ou entrer un numéro de compte reçu par email dans une application bancaire. L’interface de ce multitâche, de plus, a été peaufinée: on peut facilement interchanger et redimensionner les applications ouvertes.

Enfin, détail important: Samsung assure  de l’écran. Si vous étiez en mode déplié sur l’affichage d’une carte de Google Maps, l’application continuera de s’afficher sur le petit écran en mode replié, vous permettant par exemple de suivre un itinéraire tout en marchant.



Une énorme fiche technique pour justifier le prix

Le Galaxy Fold n’est pas équipé du processeur maison de Samsung, mais du dernier Snapdragon 855 de Qualcomm. Une puce surpuissante épaulée par 12 GB de RAM (de quoi faire tourner d’innombrables applications en même temps), et 512 GB de stockage interne. Pour justifier le prix très élevé (2.020€ en Belgique), Samsung a donc bien rempli son Fold. Il y a également une double batterie affichant 4.380 mAh au total, 6 caméras (dont le trio qu’on retrouve sur le dos du S10+) pour pouvoir faire des selfies quand le smartphone est ouvert ou fermé. Ajoutez à cela une paire de Galaxy Buds (écouteurs sans fil, rechargeables sans fil également), et une housse à moitié souple en motif carbone, et vous avez une expérience Samsung de premier ordre.

Le grand écran de presque 8 pouces n’est pas en verre (impossible de le rendre suffisamment souple), mais en « couches de polymère avancé« . Il est donc nettement plus fragile que sur un smartphone classique, mais quand il n’est pas en main, il est généralement replié. De plus, ouvert, l’écran présente des bordures saillantes qui le protègeront même si vous le retournez, face contre la table.

La rumeur prétendait qu’on apercevait une ligne blanche au niveau de la « pliure » de l’écran. En effet, quand l’écran n’est pas complètement ouvert, donc dans une position intermédiaire impossible à utiliser, on voit que son pli central déforme l’affichage. C’est logique, et quand il est bien ouvert, on ne voit plus rien. Pas d’inquiétude de ce côté. D’autant que, généreux, Samsung offre un an de garantie complète maison (incluant une réparation de l’écran si vous le cassez).

Conclusion

Les précommandes pour le Galaxy Fold de Samsung devaient débuter le 26 avril en Belgique. Il devait être disponible exclusivement dans 20 boutiques Proximus jusqu’en juillet, puis dans d’autres enseignes. Mais ne vous attendez pas à le croiser partout: Samsung a annoncé un retard, et de toute façon, il avait prévu de limiter la production du Fold (la Belgique n’aurait droit qu’à quelques centaines d’exemplaires par mois, d’après nos informations).

Après une demi-journée d’utilisation, il est difficile de se faire un avis catégorique sur le Galaxy Fold. La grande surface d’affichage est certes confortable, mais en a-t-on besoin pour afficher son fil d’actu Facebook ou ses emails ? Chacun devra se faire un avis, mais souvenez-vous qu’il y a 3 ans, on riait devant les écrans de 5 pouces de diagonale (et ils en font souvent 6 désormais).

Le Galaxy Fold est avant toute chose une vitrine technologique, une mise au point de Samsung face à ses détracteurs et concurrents chinois qui lui reprochaient un manque d’innovation. Pliable, le Fold n’est pas très encombrant dans une poche de jeans, mais ouvre la voie à une nouvelle manière d’utiliser un smartphone, grâce à un vrai multitâche sur son écran déplié de presque 8 pouces de diagonale.

Prouesse technique et grande première mondiale, le Fold n’affiche pas le meilleur rapport qualité-prix de l’année, c’est logique. Il est destiné à ceux qui veulent être les premiers, qui veulent susciter un effet « waouw » autour d’eux et… qui ont 2.020€ à consacrer à un smartphone.

Vaut-il cette somme colossale ? Si on tient compte des 7 ans de recherche et développement, oui, à n’en pas douter. Il serait cependant plus raisonnable d’attendre un ou deux ans: si le concept prend (Huawei, Xiaomi et d’autres vont imiter Samsung dans les prochains mois), les prix vont baisser très rapidement.

Notez bien que Samsung a dû se résoudre (le 22 avril) à repousser la sortie du Fold, un nouveau coup dur dont les conséquences restent à déterminer, trois ans après le fiasco des batteries explosives du Galaxy Note 7. Selon le communiqué du groupe, l’écran semble bel et bien présenter des fragilités, en particulier au niveau de la charnière, où des « impacts » peuvent se former. Le groupe évoque aussi un cas où des « substances trouvées à l’intérieur de l’appareil ont affecté la performance de l’écran ».







Quand Sonos et Ikea travaillent ensemble, ça fait… baisser les prix

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, IoT , le 9 avril 2019 06h29 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, Ikea essaie d’intégrer des appareils de la vie de tous les jours dans sa vaste gamme de meubles et de décoration. On ainsi vu le meuble TV avec TV intégrée, une table d’appoint avec chargeur sans fil pour smartphone ou autre. Le géant suédois de l’ameublement et de la décoration entame sa mutation vers une maison plus intelligente, et non pas uniquement plus belle.

Ce lundi, Ikea et Sonos ont à nouveau évoqué la gamme Symfonisk, qui va être commercialisée à partir du mois d’août 2019. On sait désormais qu’il y aura deux appareils disponibles au lancement: une lampe dont on peut régler la chaleur de la lumière avec une molette intégrée, et une « étagère ».

Pour faire simple, on dira qu’Ikea s’est occupé de l’enrobage, et que Sonos y a placé une enceinte et de quoi la relier au réseau en Wi-Fi. Pour faire encore plus simple, on dira qu’il s’agit de Sonos Play:1 (la plus petite enceinte) déguisée en petite lumière de salon ou en étagère un peu épaisse sur laquelle on peut déposer des livres (ou autre, jusqu’à 3 KG), ou que l’on peut placer à côté de livres.

Des prix très contenus

Cependant, vu les prix annoncés, Sonos n’a probablement pas intégré toute sa technologie à l’intérieur. La lampe Symfonisk coûtera en effet 179€, tandis que l’étagère ne dépasse pas les 100€ (99,95€ pour être précis).

Ikea, on le sait, est connu pour ses prix contenus. Ceux des deux premiers objets de la gamme Symfonisk sont donc égaux ou inférieurs à la Sonos Play:1 (179€), entrée de gamme du constructeur américain (qui grimpe à 799€ pour une grosse barre de son).

Cela va sans dire que ces enceintes tunées seront utilisables à partir de l’application Sonos, un modèle d’ergonomie, comme s’il s’agissait d’enceintes Sonos. On peut même coupler deux lampes/enceintes pour en faire une paire stéréo.

Comment Sonos a-t-il consenti à une telle concurrence, surtout de la part de l’étagère à 99€? Sans doute en intégrant dans les enceintes Ikea une qualité de son un peu moins bonne que sa gamme propre (mais on ne les a pas encore entendues, un prochain test le confirmera).

On imagine en revanche que les assistants vocaux, présents sur la One et la Beam, ne seront pas de la partie (ils requièrent des technologies plus avancées, avec micros et « puces » intégrés). Et les marques n’ont pas mentionné cette fonctionnalité dans leur communiqué de presse commun.

Xiaomi débarque en Belgique avec 2 smartphones et 1 bracelet

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 4 avril 2019 14h09 | Ajouter un commentaire

Xiaomi débarque officiellement en Belgique: comment fait-il pour être le nouveau roi du smartphone 'low-cost' ?

En moins d’un an, Xiaomi est devenu le 3e vendeur de smartphones en Espagne. Sa stratégie est claire: écraser la concurrence avec des prix très contenus, tout en maintenant un bon niveau de qualité. En Belgique comme ailleurs, la marque va opter pour le bouche à oreille, les réseaux sociaux et la présence dans (presque) toutes les grandes enseignes. Nous avons discuté de l’arrivée du géant chinois avec un de ses responsables à Amsterdam.

C’était un petit évènement : la marque chinoise Xiaomi (prononcez ‘CHI-A-O-MI’) a officialisé sa présence en Belgique à la fin du mois de mars.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de cette jeune entreprise à la stratégie assez inhabituelle, vous allez le voir. Logique : depuis une grosse année, elle a quitté sa Chine natale pour débarquer en Europe. Au niveau des smartphones, son business initial, elle aurait déjà atteint la 3e place en Espagne, la 4e en Italie et la 5e en France.

Déjà accessible chez nous en passant par des importateurs indépendants ou des boutiques chinoises (mais sans aucune garantie sur le matériel, le logiciel et le passage des douanes), les appareils de Xiaomi vont désormais être distribués officiellement en Belgique.

xiaomi
©RTLINFO

Qui est Xiaomi et que va-t-il vendre en Belgique ?

« Xiaomi signifie initialement ‘petit grain de riz’, on est en effet parti de rien il y a 9 ans, on était une start-up, fondée par une bande de geeks qui voulait vendre des produits électroniques de qualité mais accessibles à tout le monde« , nous a expliqué Alvin Tse, sympathique responsable marketing pour l’Europe.

Le coeur du business de Xiaomi, une entreprise de 20.000 personnes active dans 80 pays, est le smartphone, c’est à partir des millions d’exemplaires vendus en Chine qu’il a bâti sa notoriété et son écosystème d’objets connectés. Son slogan ‘Great value for money’ ne laisse pas de doute sur son approche du marché : proposer des appareils de qualité pour un prix raisonnable.

C’est en effet le cas du Mi 9 que nous avons pu essayer brièvement. Pour 449€, il a une fiche technique très flatteuse: 4 GB de RAM, 64 GB de stockage interne, la dernière (et excellente) puce Snapdragon 855, un triple appareil photo dont un capteur de 48 MP qui semble performant, la charge sans-fil la plus rapide du moment avec 20W et un design dans l’ère du temps. Il est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix du moment, même si un test plus poussé est nécessaire (il devrait arriver dans les prochaines semaines) :

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Dans un premier temps, en Belgique et via un réseau de distribution assez classique (la plupart des grandes enseignes sauf MediaMarkt), Xiaomi ne vendra que le Mi 9 dont on vient de parler, mais également le Redmi Note 7 (un autre smartphone affichant aussi un excellent rapport qualité prix à 199€) et le Mi Band 3 (un bracelet d’activité complet, avec capteur cardiaque et batterie longue durée, à seulement 29€).

Cependant, une boutique physique Xiaomi pourrait voir le jour dans notre pays et aux Pays-Bas, ainsi qu’une boutique en ligne (dans un premier temps mi.com/nl). D’autres produits pourraient donc être distribués, et Xiaomi en a des dizaines sous le coude.

Lors de la présentation à Amsterdam, on a effectivement vu des trottinettes, diverses lampes et ampoules, une petite enceinte Bluetooth, des ordinateurs sous Windows, des purificateurs d’air, une bouilloire, un aspirateur robot, un projecteur vidéo laser. Mais en Chine, il y a des dizaines de produits et catégories différents, dans le hardware, le software et la distribution. Le tout avec la même philosophie, ‘Great value for money’:

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Quels sont les secrets de Xiaomi ?

Xiaomi, d’après des chiffres fournis lors de la présentation, serait le 4e vendeur de smartphone dans le monde, grâce à une solide assise chinoise, bien entendu. Il en a écoulé 122,6 millions en 2018, contre 292 pour Samsung (en baisse), 208 pour Apple (en baisse) et 206 pour Huawei (en hausse de 33%).

Comment parvient-il à de tels résultats ? Et comment peut-il proposer autant de produits différents ? La première raison, c’est que si Xiaomi développe (ou co-développe) tous ses produits, ceux-ci sont exclusivement assemblés en externe. « Nous sommes une entreprise internet (‘Internet company’, concept assez flou…), c’est différent d’une entreprise de matériel (‘Hardware company’) ».

« Tout est confié à des usines, des partenaires comme Foxconn pour les smartphones, au sein desquels nos équipes sont présentes et impliquées« . Vous avez bien lu : Xiaomi ne fabrique rien lui-même.

Il y a tout de même 20.000 personnes qui travaillent pour l’entreprise, on l’a dit. Xiaomi a beaucoup de boulot au niveau logiciel, car il développe entièrement MUI, l’indispensable surcouche à Android pour être utilisable en Chine (où les services de Google sont interdits).

Son personnel travaille également à la diversification. « Une fois qu’on détecte une opportunité avec, par exemple, un fabriquant de machine-à-laver, on identifie les experts et on investit. On ne rachète pas, on développe un produit Xiaomi ensemble« , a précisé Alvin Tse. Une stratégie inédite mais qui fonctionne déjà « avec près de 100 partenaires différents« . Elle limite grandement la prise de risque et permet de ne jamais devoir investir lourdement dans des chaînes de fabrication/assemblage, très coûteuses on le sait.

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Nous avons discuté avec Alvin Tse, responsable du marketing pour l’Europe

La plupart (80%) des produits sont développés en interne, tandis que d’autres catégories plus exotiques relèvent finalement plus de l’apposition du logo Mi sur des produits blancs.

Et pour garder des prix si bas, Xiaomi a également une stratégie de communication très précise. « En Chine, l’an dernier, on avait un budget marketing de 0€ ». Comme OnePlus dont on a déjà parlé, Xiaomi construit une base de « Mi Fans » et comptent sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille pour étendre la notoriété de l’entreprise.

Il n’y aura donc pas d’autres formes de communication, via des publicités traditionnelles. De là à dire que le budget marketing est de 0€, c’est un raccourci. Créer et gérer des communautés de fans, être très actif sur les réseaux sociaux dans toutes les langues, payer des influenceurs: tout cela a un prix, forcément.

« En fait, c’est comme ça qu’on se différencie, c’est notre seule manière de faire« , précise Alvi Tse, qui avoue « ne pas avoir le choix« . Ce qu’il faut comprendre: si Xiaomi avait une approche traditionnelle de sa croissance mondiale, il devrait investir de grosses sommes dans la publicité pour se faire connaître. Ses prix grimperaient, et il ne pourrait pas se différencier.

Dernier détail, mais qui a de l’importance: « Depuis 2018, on ne dépasse plus jamais les 5% de marge, c’est coulé dans les fondations de l’entreprise« . Petite marge mais gros volume, c’est comme ça que Xiaomi paie ses employés et assure sa croissance, malgré des prix très contenus.

Conclusion

Les consommateurs doivent toujours se réjouir de l’arrivée d’une nouvelle marque dans leur pays. Qui plus est sur un marché aussi dynamique que celui des smartphones, car l’ensemble des prix et promotion pourrait en être affecté.

Cela fait déjà quelques années que Huawei a débarqué, grignotant sans cesse des parts de marché à Samsung principalement, et mettant encore plus les acteurs historiques en difficulté (Sony, LG, HTC, etc). Il était temps qu’un nouveau fabricant retape un coup dans la fourmilière…

Plus de concurrence, c’est toujours bon pour les prix. Et Xiaomi ne fait pas dans la dentelle: il a une stratégie bien rôdée qui lui permet de garder des prix très contenus. Or, c’est l’un des arguments essentiels pour le grand public.

Nous n’avons pas (encore) pu essayer en détails le Mi 9, un smartphone très puissant vendu 449€. Mais nos premières impressions sont bonnes. Quant au Redmi Note 7 (199€), il écrase la concurrence sur le papier.

En revanche, nous avons pu essayer durant quelques jours le Mi Band 3, un bracelet d’activité vendu 29€. Et c’est sans surprise un incroyable rapport qualité prix. Concurrent direct du Fitbit Charge 3 (149€), il a des caractéristiques très similaires. Certes, il n’a pas la même qualité de fabrication et de design, et l’application Mi Fit liée n’est pas aussi agréable à utiliser et aussi bien fignolée que celle du leader américain du marché. Mais il coûte 5 fois moins cher. 5 fois…

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Le géant japonais Panasonic a sorti un casque à réduction de bruit

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Test , le 20 mars 2019 08h32 | Ajouter un commentaire

Panasonic est l’un de ces grands groupes asiatiques actifs dans l’électronique, et qui diversifie depuis toujours les domaines d’activité. 270.000 employés sont ainsi répartis dans le monde entier, engrangeant 63 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

Une stratégie parfois risquée car « Peut-on vraiment être bon dans tous les domaines ? ». La question est souvent posée, et Sony, par exemple, s’est débarrassé ces dernières années de plusieurs départements non rentables (pensez aux ordinateurs Vaio). Samsung, mastodonte sud-coréen, a jeté sa division « appareil photo » dans un même esprit, il y a quelques années également.

Le géant japonais Panasonic s’en sort plutôt bien, à en croire ses résultats 2018: le bénéfice net (236 milliards de Yens, donc 1,81 milliard d’euros) et les ventes sont en croissance. Il y a environ 5 ans, cependant, il a dû cesser de produire ses propres écrans plasma, la technologie tombant aux oubliettes, alors qu’il avait investi des milliards de dollars dans des usines.

Mais ce n’est pas ce que vous voyez de Panasonic qui lui rapporte de l’argent. Que du contraire. Les appareils à destination du grand public (télévision, téléphonie, électroménager, air conditionné, audio, photographie, etc) ne représentent que 30% du business total.

Davantage B2B

« Panasonic est une entreprise très B2B (business to business) », nous a confié Eric Novel, directeur général de Panasonic France, Belgique et Luxembourg. « On est très actif dans les technologies de broadcast (matériel pour les professionnels de l’audiovisuel), dans les solutions écologiques (panneaux solaires), dans l’automobile, les batteries ». Au Japon, « Panasonic construit même des maisons« .

En ce qui concerne la Belgique, le focus est également sur le  matériel à destination des professionnels. Pour les particuliers, on retrouve surtout les télévisions et les appareils photos (la gamme Lumix est réputée). Mais il y a beaucoup de croissance en vue dans la section « beauté » (tondeuse, soins, etc), « cooking » et « airco ».

Un casque à réduction active de bruit

On ne pouvait évoquer Panasonic, une marque assez discrète en Belgique pour les raisons qu’on vient d’évoquer, sans tester l’un de ses derniers produits à destination du grand public. Il s’agit d’un casque à réduction active de bruit, le RP-HTX90N. Prix recommandé: environ 139€.

Ce casque peut fonctionner sans fil (Bluetooth 4.2 et batterie rechargeable de 24h environ) ou avec un câble (fourni). Disponible en noir, bleu ou beige, il arbore un look assez rétro avec son arceau métallique en forme de rail et son câblage en partie apparent. Comme la plupart des casques de ce genre, il est principalement composé de plastique pour rester léger (208 grammes) et donc confortable. Équipé d’un micro et d’un bouton pour accepter un appel, il peut être garder sur les oreilles pour téléphoner. De multiples boutons (un peu trop que pour les repérer facilement) permettent de régler le volume, d’activer ou non la réduction active de bruit (économise la batterie) et un surplus de basse.

Soyons clair: si la qualité du son est tout à fait correcte (on l’a mesurée avec des vidéos et de la musique et il n’y a rien à dire), celle de la réduction active de bruit est loin des ténors, donc des Bose QC35 ou Sony WH-1000X M3. Mais ces deux casques sont vendus au-delà des 300€, donc la différence est logique.

Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d’Android ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 13 mars 2019 13h02 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: deux semaines avec le nouveau Samsung Galaxy S10 Plus, nouveau roi d'Android ?

Comparé aux années précédentes, Samsung a bousculé ses codes pour la sortie de son 10e flagship. Le Galaxy S10 est l’un des meilleurs smartphones tournant sous Android, et intègre toujours plus l’écosystème du géant sud-coréen, qui passe cette année par un assistant personnel omniprésent qui parle désormais français. J’ai passé deux semaines avec le S10 Plus, variante haut-de-gamme à 999€.

Depuis quelques années, il est devenu très difficile de s’y retrouver dans la jungle des smartphones Android. C’est peut-être ce qui explique en partie le succès d’Apple: il suffit de changer d’iPhone (et d’avoir le portefeuille qui le permet) ; vous n’avez qu’à choisir un numéro et plus il est élevé, plus l’appareil est cher. Mais vous restez toujours en terrain connu.

Avec les innombrables fabricants de smartphone tournant sous Android, c’est nettement plus complexe. Il y en a pour tous les gouts et toutes les bourses, mais on ne sait pas toujours sur quoi on va tomber.

Samsung, N.1 mondial des vendeurs de smartphones (en nombre d’unités vendues annuellement), essaie de suivre la recette d’Apple. A savoir: créer un écosystème fort et complet qui vous rend dépendant, pour que vous n’ayez jamais envie d’acheter une autre marque.

Oubliez le Galaxy Fold, ce n’est qu’une vitrine technologique peu pratique et très chère. C’est bien le S10 qui reste le smartphone vedette du géant sud-coréen, celui qui se vendra le plus, et qui a bien l’intention de contrer la folle montée en puissance de la concurrence chinoise, Huawei en tête. J’ai pu essayer le S10 Plus (999€) pendant deux semaines. Il s’agit de la version la plus chère de la gamme qui inclut le S10E (749€), le S10 (899€). Il n’y a pas d’énormes différences entre les trois modèles: seules la taille de l’écran, la mémoire vive et la batterie changent.


Un écran plus que parfait

Le S10 Plus a un look ravageur, c’est indéniable. C’est l’un des plus beaux smartphones que j’ai pu manipuler. Son écran Infinity, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, y est pour beaucoup. Difficile de trouver mieux en terme de pourcentage d’occupation de la face avant par la dalle de 6,4″ Super AMOLED, certifiée HDR10+, et avec 3.040 x 1.440 pixels (19:9). On est à près de 94% !

L’effet d’immersion est bien là, et il y a beaucoup d’espace d’affichage dans la paume de la main. C’est un travail d’orfèvre de la part de Samsung, qui en a profité pour réduire la lumière bleue qu’on dit mauvaise pour les yeux. Malgré tout, l’écran affiche des couleurs sublimées, d’excellents contrastes et une forte luminosité maximale.

Impossible de ne pas évoquer le « double trou » dans l’écran, au niveau du coin supérieur droit. C’est là que Samsung a décidé de loger ses deux caméras frontales dédiées aux selfies (normal et grand angle). Ce trou ne m’a pas dérangé dans l’absolu, cela donne un look original et dans la plupart des applications, on ne le remarque pas. Des petits malins ont même adapté des fonds d’écran pour que le ou les trous soient bien intégrés (les yeux de Wall-E par exemple).

Mais quand on joue ou qu’on regarde une vidéo, on se rend compte que ce n’est pas forcément pratique. Selon l’application, le contenu sera zoomé (on aura alors un « trou » dans le contenu affiché) ou coupé (l’affichage de l’application s’arrête en ligne droite sous la zone avec les caméras). Rien d’alarmant, mais le fait de placer la ou les caméras dans l’écran n’est sans doute pas la meilleure idée. D’autres constructeurs travaillent sur des caméras rétractables, on devrait en voir une sur le OnePlus 7 d’ici quelques semaines.

Ajouter à cet écran un dos en vert (toujours à la mode malgré les risques de griffes et les traces de doigts), et un cadre en aluminium poli, et vous avez un S10 Plus à la finition définitivement haut-de-gamme.

Enfin une nouvelle interface, avec du Bixby en français

Sans doute par peur de brusquer son public, Samsung n’a pas beaucoup touché à son interface maison, assez imposante, qui vient en surcouche à Android. Jusqu’au Galaxy S10, du moins. Car on a désormais droit à « One UI », qui rebat les cartes, intégrant un « nouveau Bixby » qui parle enfin français (même si c’est en beta):bixby

Pour être honnête, je ne suis pas fan des surcouches logicielles imposées par les constructeurs. Pour moi, elles alourdissent l’interface, font doublon avec tout ce que proposent Google et Android nativement. Leur but est souvent de vous « emprisonner » dans une marque en utilisant le Samsung Cloud (sauvegarde des fichiers), Samsung Pass (gestionnaire de mot de passe), SmartThings (la maison connectée de Samsung), l’assistant maison Bixby, le magasin d’applications parallèle de Samsung, etc… Huawei tente de faire la même chose, et je trouve ça tout aussi inutile. On peut bien entendu désactiver tout ça, et utiliser un maximum d’applications et services de Google, mais alors ça ne sert sans doute à rien de payer 999€ pour un Samsung.

Ceci étant dit, One UI de Samsung est rafraichissant et très paramétrable au niveau graphique. Les thèmes modifient l’apparence en profondeur. L’assistant Bixby, accessible via un bouton sur la tranche, s’illustre régulièrement sous forme de routines que vous pouvez configurer vous-mêmes (ou attendre que le smartphone le fasse pour vous). Exemple: la nuit tombée (à une heure précise, donc), la luminosité diminue fortement, le fond d’écran des menus devient sombre, le mode silencieux est activé, etc. Ça en deviendrait presque pratique, mais ça reste un peu gadget et il faut le dire, parfois un peu envahissant.

Durant deux semaines, j’ai donné quelques ordres à Bixby et il m’a bien compris. L’avantage, c’est qu’il contrôle la partie matérielle du smartphone, donc on peut juste appuyer sur la touche et lui dire, par exemple, de couper le volume, allumer la torche, baisser la luminosité, etc. A ce niveau, c’est pas mal. Pour le côté « Assistant vocal », on est loin de la polyvalence de celui de Google, nettement plus intelligent et capable de contrôler la plupart de vos objets connectés (c’est limité du côté de Bixby pour le moment).

Performances au top, tout comme les photos

Sans surprise, dans cette gamme de prix, les performances sont au top. L’Exynos 9820 fait des merveilles au quotidien, épaulé par 8 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, l’étanchéité certifiée et une flopée de caméra. Celles à l’arrière incluent un capteur très grand angle, toujours pratique pour avoir plus d’image dans le plan. Il y a aussi un grand angle à l’avant pour mettre tous vos copains dans vos selfies.

Les photos sont pratiquement toutes réussies, quelles que soient les conditions lumineuses. On est dans la même veine que le Mate 20 Pro de Huawei, une des références en la matière.

Je tire mon chapeau à l’optimisation de la batterie. Samsung est parvenu à faire rentrer au chausse-pied une grosse batterie de 4.100 mAh, bien épaulée par un logiciel affuté au fil des ans. Tenir deux jours n’est pas du tout un problème, et la charge rapide est… rapide. A l’instar du Mate 20 Pro, on peut le charger sans fil et inversement, utiliser la batterie du S10 Plus pour charger sans fil d’autres smartphones ou accessoires (notamment les nouveaux écouteurs et smartwatches de Samsung).

Bref, c’est du très bon boulot.

J’ai noté deux petits défauts ergonomiques: le capteur d’empreintes digitales intégrées sous l’écran est trop bas (il oblige une gymnastique du pouce parfois désagréable), et il n’est pas toujours évident à trouver (il ne se met pas assez vite en surbrillance quand on manipule le smartphone). Notez cependant que ce capteur dit ultrasonique n’a pas besoin de s’allumer pour regarder votre empreinte, contrairement à la concurrence (mais ça ne le rend pas plus performant). Parallèlement, j’ai trouvé que le bouton physique principal (ON/OFF, verrouillage) était quant à lui trop haut sur la tranche droite du téléphone: il ne tombe pas naturellement sous le pouce, ce qui est toujours ennuyeux :chargeur

Conclusion

Le S10 Plus de Samsung est sans conteste l’un des meilleurs smartphones Android de l’année 2019, même si elle ne fait que commencer. Beau, élégant, étanche, performant, il est accompagné des fonctionnalités dignes des smartphones haut-de-gamme, comme le capteur d’empreinte intégré, la charge sans fil et inversée, l’écran splendide, les photos au top. Rien de surprenant dans cette gamme de prix (999€).

C’est au niveau de l’interface que Samsung a fait le plus de changement. One UI donne un coup de frais à l’écosystème sud-coréen, désormais épaulé par un Bixby qui comprend le français. Il faut aimer les assistants vocaux ‘propriétaires’ (c’est-à-dire non compatible avec d’autres marques de smartphone), mais celui de Samsung est de plus en plus pertinent. On reste cependant dans une politique « fermée » similaire au Siri d’Apple, contrairement à Google Assistant ou Amazon Alexa, qui sont intégrés par la plupart des fabricants d’objets connectés.

Donc en conclusion, si vous aimez Samsung et que vous avez 999€ à consacrer à un smartphone, vous ne serez pas déçu, que du contraire. Si vous vous en fichez de l’écosystème Samsung, ou si vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix de l’année, passez votre chemin: il y a mieux (et moins cher) ailleurs. Il y a notamment un OnePlus 7 qui sera présenté dans quelques semaines, et on l’espère, le Xiaomi Mi 9, présenté à Barcelone.

Le Galaxy S10 Plus n’est pas spécialement le nouveau roi d’Android, car sa surcouche logicielle est tellement présente qu’on peine à voir du Google là derrière. Il y a d’autres marques qui mettent bien davantage Android à l’honneur, notamment Nokia et Motorola, n’ajoutant qu’une ou deux applications ou fonctionnalités maison. On attend toujours que Google prenne la peine de commercialiser ses Pixel chez nous, ce sera peut-être pour 2019…

Le S10 Plus est en revanche le meilleur concurrent de l’iPhone, au niveau des ambitions et de l’écosystème complet.
 

Motorola G7 Plus: de l’Android « pur » au meilleur prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 28 février 2019 11h16 | Ajouter un commentaire

Année après année, Lenovo tente de se faire une place sur le marché des smartphones avec Motorola, marque dont il détient les droits, les brevets, l’expertise. Le G7 Plus, vendu 299€, m’a convaincu. Il offre le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois, avec des grandes qualités au niveau de la photo et de l’audio, notamment. Reste à convaincre les consommateurs…

Motorola ne rencontre pas le succès qu’il mérite. L’entreprise, américaine à la base, est passée sous giron chinois depuis quelques années. Certes, il y a eu ces changements stratégiques incessants par rapport à l’appellation (Motorola > Lenovo > Moto > Motorola). Et cette belle – mais vaine – tentative de smartphone modulaire avec accessoires clipsables sur le dos.

Pour le reste, rien à reprocher aux smartphones sortis depuis quelques années. Le rapport qualité/prix est excellent, la finition est soignée et surtout, surtout, il n’y a aucune surcouche logicielle apposée par Motorola. A part quelques petites options (contrôle par les gestes, capture d’écran, etc), on est sur de l’Android pur et dur, en version 9 dans le cas du G7 Plus que j’ai pu essayer.

Le design du G7 Plus est très ‘Motorola’, reconnaissable notamment au niveau du cerclage des capteurs photos à l’arrière. La finition en verre est soignée, sans être particulièrement originale. La livrée rouge foncé de notre modèle de test est très élégante.

Une très bonne fiche technique, d’excellentes photos

A 299€, le G7 Plus de Motorola aurait pu être radin sur quelques lignes de sa fiche technique. Mais hormis une puce Snapdragon 636 qui date un peu, on n’est pas volé: écran 6,2″ Full HD+ avec une petite encoche, 64 GB de stockage interne, 4 GB de RAM, grosse batterie de 3.000 mAh, charge rapide (chargeur 27W), double capteur (16 MP et 5 MP pour la profondeur) à l’arrière.

Certes, la qualité de l’écran est en deçà des ténors. Et on a déjà vu de meilleures photos dans de faibles conditions lumineuses. Mais pour le reste, c’est un excellent rapport qualité prix.

D’autant qu’en plein jour, les photos nous ont convaincus à tous les niveaux: couleurs, contraste, piqué. Il y a même un zoom 2X, un stabilisateur et quelques fonctions amusantes au niveau de l’enregistrement de vidéos. Le mode portrait est particulièrement efficace dans cette gamme de prix.

Seul les selfies sont un peu à la ramasse. La caméra frontale de 12 MP montre ses limites, et c’est largement surexposé.

Mention spéciale pour l’audio

Le G7 Plus, et c’est rare dans cette catégorie de prix, est équipé de deux haut-parleurs. De quoi écouter de la musique ou regarder vos vidéos en stéréo, sans casque. Le son est certifié Dolby Audio, et ça se remarque à l’usage: la qualité générale est nettement au-delà de la moyenne. On le remarque au niveau de la puissance, et donc du sentiment d’immersion.

Il y a une prise mini jack, mais également le Bluetooth 5.0, pour profiter pleinement de la qualité sonore supérieure, en enfilant un casque avec ou sans fil. Bravo Moto !

Conclusion

Il n’y a rien à jeter dans le Motorola G7 Plus. A 299€, c’est le meilleur rapport qualité/prix de ces derniers mois. Fiche technique très correcte, photo et audio particulièrement soignés, design élégant: c’est bon, et c’est pas cher.

Le seul problème de Motorola, c’est son image de marque. Pour beaucoup, la marque s’est perdue et n’a pas franchi le cap du GSM. C’est complètement faux: soutenue par l’énorme groupe chinois Lenovo, elle a tous les moyens nécessaires pour proposer de la qualité à bon prix. Et c’est exactement ce qu’elle fait.

Bien sûr, cette stratégie ne remplira pas les caisses du groupe. Vendre des smartphones à 299€ avec une telle fiche technique, ça laisse peu de place pour les bénéfices. Mais le groupe a de solides assises financières, de grosses capacités de production. Lenovo peut se permettre de continuer à jouer des coudes, là où d’autres sont sur le point d’abandonner la course aux smartphones (on pense à HTC et LG qui éprouvent de grosses difficultés en Europe).