L’ordinateur de bord de cette Mercedes est aussi grand qu’une télévision: à quoi sert-il ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 janvier 2019 15h49 | Ajouter un commentaire

Depuis quelques années, nos voitures deviennent de plus en plus intelligentes. Equipées d’une carte SIM pour se connecter elles-mêmes à internet, d’un port USB pour relier votre smartphone et transformer l’écran (Android Auto, Apple CarPlay), d’une panoplie de capteurs et de gadgets contrôlables via l’ordinateur de bord ou une application sur smartphone, elles sont à l’aube de leur évolution ultime: devenir entièrement autonomes.

Et comme dans une voiture autonome vous ne devez théoriquement plus regarder la route, les constructeurs prennent les devants et élargissent de plus en plus les écrans présents à l’avant des voitures. Ce prototype de Byton, une jeune entreprise ambitieuse présente à nouveau au CES de Las Vegas cette année, annonce la couleur :

Mercedes est forcément plus terre-à-terre. On sait qu’il faut de longs mois pour valider une technologie ou un accessoire présent dans une voiture, pour des raisons de sécurité principalement. Le concept Mercedes Me et les écrans de la Classe A sont cependant déjà impressionnants, comme j’ai pu le constater durant un test de quelques jours.

C’est la taille qui étonne le plus, surtout pour une voiture représentant l’entrée de gamme du constructeur, son plus « petit » modèle (qui ne l’est pas tellement, en fait). En effet, l’espèce de télévision de près d’un mètre de large présente sur la planche de bord renferme en réalité deux écrans distincts, et de grande taille. Ils sont de bonne qualité et en haute définition: on dirait des tablettes…

Celui derrière le volant est plus limité, mais paramétrable à souhait: style, taille des compteurs, infos centrales (GPS ou musique, trajet, etc). Il bien grand, bien visible, et se contrôle à l’aide de la partie gauche du volant: boutons, petit pavé tactile à balayer… c’est précis et complet.

Une bon infotainment

Le plus intéressant est celui qui fait office d’écran principal, d’infotainment, comme on dit. La dalle de plusieurs dizaines de centimètres est tactile, et rassemble toutes les fonctions qu’on est en droit d’attendre en 2019: navigation, musique, accès au téléphone (pour appels/messages mais aussi musique), réglages du véhicules en tout genre (clim, lumière, etc), quelques applications comme un navigateur internet via Mercedes Me (la plateforme cloud qui fait le lien entre vous et votre voiture).

Le tout est animé par une interface fluide et réactive, l’une des meilleures que j’ai pu essayer jusqu’à présent. Elle est assez intuitive et se commande de 3 manières: écran tactile, pavé avec bouton et zone tactile près de l’accoudoir, partie droite du volant (boutons, molette de volume et petit pavé tactile que l’on peut balayer, c’est très bien foutu).

Il est également possible de commander une partie de cette interface avec la voix (Linguatronic). Mais « Bonjour Mercedes » n’est pas toujours le moyen le plus simple d’effectuer une tâche, à part pour appeler un contact dans le répertoire du smartphone relié.

On regrette l’absence d’Android Auto et de CarPlay, Mercedes imposant son interface maison. Pour Spotify, par exemple, il faudra le lancer via le smartphone (mais après, on peut faire défiler les morceaux et gérer le volume via l’interface de la voiture).

La serrure connectée Nuki s’améliore grâce à des accessoires

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 18 janvier 2019 09h36 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: la SERRURE CONNECTÉE européenne devient enfin utilisable

Nuki vient de sortir une deuxième version de sa serrure connectée. Désormais contrôlable de nombreuses manières différentes, elle peut même (théoriquement) être commandée par la voix, à partir des plus grands assistants vocaux. J’ai pu la tester durant trois semaines et voici mes conclusions.

Ce n’est pas la première fois que nous vous parlons de Nuki. Cette jeune entreprise allemande est l’une des premières à avoir commercialisé une serrure connectée en Europe. En deux mots: un boitier se fixe à l’intérieur de votre porte à hauteur de la serrure, et tourne mécaniquement la clé insérée à votre place. Tout se contrôle via un smartphone et une application, à faible distance (Bluetooth) ou en déplacement (avec le Nuki Bridge, un autre boitier qui se connectera à internet via le Wi-Fi).

On avait apprécié l’appareil, mais on avait noté quelques défauts de jeunesse. Ce qui ne nous a pas empêché de l’utiliser ponctuellement (aller faire un jogging sans clé, ouvrir la porte à l’avance quand on est dans la voiture ou quand on a les bras chargés, etc). Deux ans, 35.000 installations et « aucun problème de sécurité » plus tard, une nouvelle version fait son apparition.

Une Smart Lock 2.0: quoi de neuf ?

La Nuki Smart Lock 2.0, extérieurement, est parfaitement identique à la V1, tout comme sa mécanique interne, m’a confirmé son CEO Martin Pansy, lors d’une visite à RTL.

Sa principale nouveauté: intégrer la norme Bluetooth 5, qui amène une plus grande portée (jusqu’à 50 mètres) que la première version de 2017 (avec Bluetooth 4). De quoi améliorer l’expérience utilisateur, surtout au niveau de la rapidité, qui n’était pas le point fort de cette serrure connectée. « C’est 3 fois plus rapide« , nous promet le patron, précisant que « la partie électronique a été refaite » dans la serrure.

Elle est également compatible avec la norme HomeKit d’Apple, qui l’intègre dans l’environnement smart home de iOS. Via un iPhone, il est possible de contrôler la serrure facilement, sans forcément lancer l’application. Ou via Siri, l’assistant vocal d’Apple présent sur l’iPhone ou l’Apple Watch. On peut donc théoriquement ouvrir sa porte en parlant à sa montre (mais nous n’avons pas testé cette fonction). D’après M. Pansy, « 2/3 des utilisateurs sont sous iOS« , et ils seront donc contents.

Enfin, pour les 5% d’Européens qui en sont équipés, sachez que la V2 est compatible avec les boutons remplaçant la clé pour verrouiller et déverrouiller de l’intérieur.

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La serrure n’a pas fort changé, mais elle a de nouveaux accessoires, dont le capteur d’état (porte réellement ouverte ou fermée)

Capteur d’état de la porte et clavier externe

J’ai pu tester deux autres nouveautés. La première, c’est le capteur d’ouverture (fourni de base avec la serrure). Il s’agit d’un petit aimant à coller le plus près possible de la smart lock, mais bien entendu sur l’encadrement de la porte. L’idée est de savoir l’état réel de la porte, ouverte ou fermée. Car la V1 ne faisait que tourner la clé: si votre porte est grande ouverte et que vous la verrouillez via l’application, celle-ci va tourner le cylindre et estimer que la porte est verrouillée. Donc avec ce capteur, la serrure (et donc l’application) sait si la porte est réellement ouverte ou fermée, et ne se base plus uniquement sur la position de la clé dans le cylindre.

La deuxième nouveauté, qui date de fin 2018, c’est le Keypad. Vendu à part (79€), ce petit boitier à 9 chiffres (et une flèche pour verrouiller) permet de contrôler la serrure sans devoir lancer l’application. Protégé contre les intempéries, il est recouvert d’un gros caoutchouc, ce qui rend l’appui sur les chiffres parfois délicat, d’autant qu’il faut choisir un code à 6 chiffres (il y a heureusement des LED au-dessus qui confirment chaque appui). C’est une option qui s’avère intéressante, rassurante (par exemple si n’avez pas vos clés et que la batterie de votre smartphone est morte) et surtout très rapide (comparé au lancement de l’application) pour ouvrir ou fermer votre porte. Le Keypad décuple l’intérêt de la serrure connectée, tout comme peuvent le faire les « fob », ces accessoires sous forme de pastilles à accrocher au porte-clé et qui permettent d’ouvrir ou fermer la serrure. Au niveau de la stabilité du Keypad, elle est d’environ 90% d’après notre test durant trois semaines: en effet, parfois, rien ne se passe quand on entre le bon code. Il suffit heureusement de le recomposer pour ouvrir la porte.

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Le Keypad rend la Smart Lock nettement plus pratique à utiliser

Contrôlable (théoriquement) par la voix: que peut-on faire réellement ?

Précisons que la Smart Lock 2.0 est désormais officiellement compatible avec toutes les « normes » de la maison connectée et intelligente: non seulement Siri, mais aussi les assistants vocaux d’Amazon (Alexa) et de Google (Google Assistant). Elle est également compatible Zigbee, un protocole de communication standard permettant d’être contrôlée via d’autres applications.

Mais concrètement, comment ça fonctionne ? On a connecté la Smart Lock 2.0 à Alexa et Google Assistant. Et c’est loin d’être pratique… quand ça fonctionne.

Avec Google Assistant, c’est décevant. Via l’application Google Home, on peut effectivement lier la serrure, et l’assigner dans une pièce. Remarque: il faut créer un code PIN. Mais il est impossible de la contrôler. Déjà, il faut parler d’une manière atypique à « Ok Google »: « Parler avec Nuki pour verrouiller la porte d’entrée » au lieu de, par exemple, « ouvre la porte d’entrée ». La réponse est navrante: « Nuki n’est pas disponible sur les appareils paramétrés dans votre langue ou pays« .

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On vous déconseille de lier votre serrure aux assistants vocaux: galère en vue et peu de réel avantage en retour…

C’est à peine mieux avec Alexa d’Amazon. La liaison est aisée avec la skill dédiée (attention, il y en a deux du même nom…), et nous sommes parvenus à verrouiller la serrure en disant à Alexa « Verrouille la serrure de la porte d’entrée ». Impossible d’ouvrir la porte, par contre : « Ouvre la porte d’entrée » ne donne rien et « ouvre la serrure de la porte d’entrée » donne comme réponse « Cette commande n’est pas prise en charge par l’appareil ». On peut tenter « Déverrouille la porte d’entrée », un code PIN configuré au préalable via l’application Alexa est alors demandé et on doit le dire à voix haute. Mais après une tentative infructueuse, Alexa nous a conseillé de désactiver et réactiver la skill, ce qui nous a fait abandonner la tentative.

Nous n’avons pas été en mesure d’essayer avec HomeKit d’Apple, mais on imagine que ça fonctionne mieux, car la « certification » HomeKit est plus exigeante, plus concrète. Donc, théoriquement, Siri (l’assistant vocal d’Apple) peut déverrouiller votre porte.

De toute façon, soyons clair: pour verrouiller une porte, le recours à l’assistant vocal peut vous faire gagner du temps. Mais les assistants sont stricts au niveau de la sécurité et comme n’importe qui, à l’intérieur de votre maison, peut activer les activer en disant « Ok Google » ou « Alexa », il est pour l’instant impossible (Google) ou difficile (Amazon) d’ouvrir la serrure avec sa voix.

Nuki a sans doute été un peu trop vite en se vantant, y compris sur la boite, d’être compatible. Si cette compatibilité est chaotique, il vaut mieux ne pas en parler. Il s’agit d’une serrure de porte d’entrée, le sentiment de stabilité et de fiabilité devrait être la priorité.

Les défauts de jeunesse ont (pratiquement tous) disparu

Manquant de stabilité et de confort d’utilisation, les débuts de la serrure connectée V1 de Nuki en 2016 ont été délicats, du moins d’après notre expérience. Bonne nouvelle: pratiquement deux ans plus tard et avec la V2, ça va nettement mieux.

Lors de la procédure d’installation via l’application Nuki, on a hélas encore constaté quelques erreurs (sans doute de traduction). Exemple: lors de la configuration du capteur de porte aimanté, l’application demande de « verrouiller la porte » (donc de la fermer à clé). Mais si on le fait, la procédure se met en erreur car la serrure essaie de verrouiller une porte déjà verrouillée. L’application aurait dû indiquer « fermer la porte sans la verrouiller ».

A part ce détail, l’utilisation quotidienne est bien meilleure. C’est aussi dû aux dernières mises-à-jour de l’application, à n’en pas douter. Le smartphone se connecte plus rapidement à la serrure, même si après trois semaines d’utilisation, force est de constater que ce n’est jamais la même chose: éloigné de la maison (donc lorsqu’on accède la serrure via le Bridge), on a parfois été connecté à la serrure en 3 secondes. Alors que dans la maison (donc en Bluetooth a priori), on a parfois du attendre 20 secondes. Mais au final, on est toujours parvenu à s’y connecter pour la contrôler (heureusement…).

Nul ne doute que ces dernières instabilités vont disparaître avec le temps et l’amélioration de l’application. Mais avec un parc de smartphones Android toujours très fragmenté (différentes versions de l’OS, et différentes surcouches logicielles des fabricants), Nuki a du travail. Avec les iPhone d’Apple, la donne est plus simple, et l’application plus stable. Vous voilà prévenu…

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Ce smartphone a 4 capteurs photo à l’arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 2 janvier 2019 11h04 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: ce smartphone de Samsung a 4 capteurs photo à l'arrière, y a-t-il un réel intérêt ?

Le Galaxy A9 du géant coréen, qui est toujours la marque la plus populaire en Belgique (devant Apple et Huawei), est-il une démonstration de puissance, une vitrine technologique, ou une réelle innovation qui va bouleverser le monde de la photo sur smartphone ? Poser la question est un peu y répondre…

C’est assez paradoxal: Engadget, un célèbre média spécialisé anglosaxon, vient de décerner au Google Pixel 3 XL le prix du « photophone » de l’année. Ce smartphone, vous l’ignorez sans doute car il n’est pas commercialisé chez nous, n’est équipé que d’un seul capteur photo à l’arrière.

Or, 2018 a été l’année de la course aux capteurs photos placés à l’arrière. Après Huawei et les trois lentilles du P20 Pro et du Mate 20 Pro, Samsung a osé aller encore plus loin en sortant, en cette fin d’année, le Galaxy A9. Cet élégant smartphone que nous avons essayé dans sa version « Lemonade Blue » (dégradé de bleu, vert, jaune) possède en effet 4 capteurs alignés à l’arrière.

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Une fiche technique presque parfaite

Vendu 599 euros, un prix élevé sans être celui d’un flagship, le Galaxy A9 se doit d’avoir une solide fiche technique pou convaincre. Et c’est le cas sur pratiquement tous les points: écran 6,3″ AMOLED (2220 x 1080 px), 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, grosse batterie de 3.800 mAh avec charge rapide, deux ports pour carte SIM et une place pour une carte microSD, finition soignée avec dos en verre.

Ce qu’il laisse à ses grands frères, les Galaxy S9 et Note 9: l’étanchéité, la puissance du meilleur processeur maison (le A9 n’est pas équipé d’un Exynos mais d’un Snapdragon 660 plutôt moyen), la charge sans fil, le stylet, et d’autres petits détails.

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Les quatre capteurs, plus ou moins utiles…

Le Galaxy A9 peut justifier son prix élevé (on est 60€ au-dessus de l’excellent OnePlus 6T) si la partie photo est rendue exceptionnelle grâce aux 4 capteurs alignés à l’arrière. Mais allons droit au but: c’est avant tout une démonstration de puissance. Je m’explique: face aux marques chinoises qui sortent une dizaine de smartphones par an, dont certains « innovent » en multipliant les capteurs à l’arrière, Samsung (à l’instar d’Apple) a été taxé d’immobilisme, d’attentisme. Avec à la clé, un légère diminution des parts de marché.

Vexé, le géant sud-coréen a sans doute voulu montrer au monde qu’il pouvait lui aussi sortir des ‘première mondiale’, et c’est ce qu’il a fait avec le Galaxy A9, qui est effectivement le premier avec autant de lentilles à l’arrière. De là à dire que c’est une innovation majeure, il y a un pas à ne pas franchir.

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L’idée de Samsung, c’est que chaque capteur doit jouer un rôle particulier. Le premier est la « caméra principale » (24 MP, ouverture F1.7): il va prendre l’écrasante majorité de vos photos car peu de gens chipotent dans les réglages.

Le second est « grand angle » (8 MP, ouverture F2.4), et couvre 120°: donc si vous ne pouvez pas vous éloigner d’une scène (ex: vous êtes à table et souhaitez photographier tout le monde), c’est toujours pratique, mais il y un effet arrondi sur les côtés (qui peut être corrigé par après via la galerie).

Il y a également un objectif dit « télé » (10 MP, F2.4): il permet un zoom optique 2X, ce qui, à nouveau, peut être pratique dans certains cas. La qualité de l’image ne se détériore pas comme c’est le cas avec d’autres smartphones qui zooment dans l’image (on appelle ça un zoom numérique).

Enfin, il y a un capteur dit « de profondeur » (5MP, F2.2). Il est là pour réussir les effets « bokeh »: quand vous faites la photo d’une personne ou d’un visage, il permet de détecter la profondeur de champs et donc de flouter l’arrière-plan.

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Les sapins permettent de passer de ‘normal’ (au milieu) à ‘grand angle’ (à gauche, d’où l’effet un peu arrondi) ou à ‘zoom’ (à droite)

Conclusion

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, après avoir joué une semaine avec l’appareil photo du Galaxy A9, on n’est jamais tombé à la renverse, on n’y voit pas de révolution. Certes, on a remarqué que le grand angle, à activer manuellement, était plutôt sympa. Et que le zoom pouvait être utile, même si 2X, ce n’est pas énorme. Enfin, on a noté que les portraits étaient réussis surtout au niveau du contour du sujet, très bien découpé.

Mais Samsung oublie qu’il est possible, avec un bon traitement logiciel, de permettre à un seul capteur de faire de très belles photos, de réussir de magnifiques portraits. Il y a cependant la fonction « grand angle » et « zoom », sur lesquelles Google, par exemple, doit s’avouer vaincu avec son Pixel 3, couronné cependant en 2018 dans la presse spécialisée. Mais rappelons que la plupart des utilisateurs de smartphone prennent leurs photos en mode automatique, sans toucher à aucun réglage, à aucune option.

Donc, a priori, le Galaxy A9 s’adresse aux personnes exigeantes, qui veulent en faire plus avec leur smartphone au niveau de la photo. Il est cependant très élégant et rapide en toute circonstance. Reste un prix élevé (599€), ce qui nous fait dire que Samsung ne va pas écouler beaucoup de Galaxy A9 en Belgique et dans le monde – et surtout que ce smartphone est davantage une démonstration de puissance, une vitrine commerciale qui rappelle que le Coréen sait aussi bousculer les codes.






Voici le premier smartphone 5G qui sera lancé en Europe

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 6 décembre 2018 07h19 | Ajouter un commentaire

Le patron de OnePlus, Pete Lau, a annoncé mercredi soir que la fabricant sera le premier à lancer un smartphone 5G grand public en Europe. Pas en Belgique, hélas: il fera d’abord son entrée sur le marché britannique, où l’opérateur N.1 va déployer progressivement son réseau de nouvelle génération.

Celui qui devrait s’appeler le OnePlus 7 sera propulsé par la nouvelle plateforme mobile haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 855, qui jouera un rôle crucial car ces puces contiennent un tas de choses, désormais, dont le « modem » 5G. Le OnePlus 7 sortira en 2019, probablement au printemps si le constructeur chinois reste sur une logique de deux smartphones par an.

Cette annonce a été faite lors d’un sommet de Qualcomm par rapport à sa technologie Snapdragon, qui anime une grande partie des smartphones Android dans le monde.

Fallout 76: le multijoueur imposé dans le célèbre jeu vidéo post-apocalyptique

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 23 novembre 2018 16h23 | Ajouter un commentaire

Je vous préviens tout de suite: Fallout est tout simplement mon jeu vidéo préféré, depuis 20 ans. Fallout, c’est la plus connue des franchises de jeu vidéo post-apocalyptique. Elle a même inventé le concept en 1997, tandis qu’à l’époque, il s’agissait d’un jeu de rôle en 2D isométrique. Les graphismes n’étaient pas terribles: c’est l’ambiance qui comptait, les décors nucléaires, les personnages et animaux atypiques…

Avec Fallout 3, en 2008, les nouveaux éditeurs (Bethesda) se lancent dans le FPS (vue de tir à la première personne). Un pari risqué mais qui fait mouche, car si le style change, l’ambiance reste très fidèle à l’esprit original, et la mayonnaise prend. Fallout 4 va dans le même sens en 2015, mais avec des graphismes nouvelle génération (pour Xbox One et PlayStation 4).

Dès lors, on attendait un Fallout 5. Mais il faut se contenter de Fallout 76, qui ose imposer (oui, imposer…) un mode multijoueur.

Pas vraiment multijoueur, pas vraiment solo

Certes, l’idée de parcourir les terres désolées des Appalaches (on est en Virginie Occidentale, dans les Etats-Unis en 2102) avec des amis peut être amusante.

Hélas, les mécanismes multi-joueurs sont limités, et on peut tout-à-fait terminer le jeu en mode solo – même s’il faut un abonnement Xbox Gold (ou l’équivalent PlayStation) pour lancer le jeu. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’intérêt à se grouper, à part pour finir certaines quêtes plus facilement.

Ce qui me fait dire que Fallout 76 est finalement un genre d’extension, une option multijoueur de Fallout 4 dont il garde la majorité du gameplay et de l’interface (avec ses défauts).

Personnellement, la solitude fait partie de Fallout. Se sentir seul et perdu dans un monde dévasté, et devoir s’en sortir à tout prix, c’est ce qui est le plus jouissif dans la franchise. Je me suis joint à un groupe, mais chacun évolue où il veut sur la carte, et partage son inventaire. Je préfère me débrouiller tout seul…

Du craft omniprésent

Fallout 76 impose également davantage le craft, c’est-à-dire le fait de construire et réparer des objets (armes, armures, bâtiments). Il faut pour cela sans cesse récupérer plein de bibelots, qu’il faut ensuite recycler dans un établi pour en extraire la matière première.

Le joueur doit y consacrer beaucoup trop de temps à mon goût, car sa capacité à transporter du matériel est limitée…

Mais c’est indispensable, car vos armes et armures tombent en rade assez vite. C’était déjà le cas pour les armures dans Fallout 4, mais pas les armes. Celles-ci s’abiment souvent de manière injustifiée dans Fallout 76, après une seule baston. Et j’ai déjà laissé tomber des bons flingues tellement j’en avais marre de les réparer…

Des bons côtés, tout de même

Heureusement, le monde ouvert de Fallout 76 est vaste, riche et beau. Les décors sont variés (voir une petite partie de la carte ci-dessus), les ambiances changeantes, les ennemis plus moches les uns que les autres. Comme dans Fallout 4, il existe d’innombrables missions secondaires très riches, qui n’ont souvent rien à voir avec la quête principale (dont on ne vous révélera rien, mais elle est assez classique).

Grosse particularité: il n’y a plus de personnages non joueurs. C’est-à-dire qu’à part vos amis et des quidams croisés par ci, par là, vous n’échangerez pas avec d’autres humains. Il y a certes des robots, des messages, un tas de quêtes liées à l’histoire de la région, mais jamais des missions où il faut interagir, tuer ou communiquer avec d’autres personnages plus ou moins humains, comme dans Fallout 4.

Finalement, Fallout 76 est un monde post-apocalyptique avec plein de goules, monstres et animaux bizarres, mais les seuls survivants « humains », ce sont ceux de l’abri 76 que vous quittez en début de partie. C’est-à-dire vous, et les autres joueurs du serveur sur lequel vous jouez… N’essayez pas de les tuer, vous perdrez du temps et deviendrez une cible à abattre.

Conclusion

En conclusion, je suis un peu déçu par Fallout 76, qui n’est ni multijoueur (c’est pourtant un mode imposé), ni solo (mais on peut terminer sans se joindre à un groupe). J’aurais largement préféré un mode solo basique, mais je suis sans doute un peu trop vieux jeu…

Certes, l’ambiance est toujours là, et les décors aussi. On se plait à traîner dans les terres désolées où des guerres nucléaires ont transformé à jamais le monde. Mais les nombreuses contraintes (multijoueur, craft, pas de personnage non joueur) n’améliorent pas du tout la franchise mythique.

J’ai hâte de retrouver dans Fallout 5 une vision plus classique du jeu…

Pour un avis plus complet et éclairé, voici celui de la référence JeuxVideo.com :

Envoyez du Wi-Fi dans tous les coins de votre maison grâce à la technologie « mesh »

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 16 novembre 2018 15h39 | Ajouter un commentaire

Comme la plupart des foyers, le vôtre est sans doute équipé d’un modem/routeur qui amène internet chez vous, et qui le diffuse via des ports réseau et le Wi-Fi.

Mais si vous possédez une maison, il est fort probable que dans certaines zones, il n’y ait pas ou peu de signal. Impossible pour un enfant de travailler correctement sur un ordinateur dans sa chambre, ou pour vous de regarder un film sur Netflix dans le lit, via une tablette. De plus, avec l’augmentation des produits connectés dans une maison, avoir du Wi-Fi partout est devenu indispensable.

Jusqu’à présent, il existait des solutions comme le CPL (courant porteur en ligne), qui, via des boitiers placés sur des prises de courant, se servent du réseau de câble électrique présent dans toutes les maisons pour envoyer du réseau partout. Mais cette solution manque souvent de stabilité et de fiabilité, et si le boitier en question est équipé de Wi-Fi, il émet son propre « réseau », différent du principal (le smartphone ou l’ordinateur doit alors passer de l’un à l’autre).

Maillez votre maison

C’est pourquoi la technologie « mesh » (maille en anglais) est en train de faciliter grandement les choses. Son principe de base, c’est d’utiliser tous les émetteurs de signal ou de réseau, et de les fusionner dans un même réseau. C’est principalement du travail logiciel au sein des routeurs et des répéteurs Wi-Fi, mais ça fonctionne drôlement bien.

Pour faire le test, on a pris un répéteur de chez AVM, le fabricant allemand de matériel de réseau est une référence au niveau de la qualité de fabrication de ses appareils et des logiciels qui y sont intégrés.

Il s’agit en particulier du Fritz!WLAN Repeater 1750E (99€), mais d’autres modèles et d’autres marques utilisent la même technologie.

Installation simple, utilisation transparente

La meilleur technologie est la plus simple, la plus invisible. Le principe du mesh, c’est ça. Et avec le répéteur Wi-Fi d’AVM, c’est un jeu d’enfant. Il suffit de brancher le boitier dans une prise électrique à mi-distance entre le routeur (comme la Bbox 3 de Proximus) et la zone à couvrir. Idéalement, sur le palier de l’étage d’une maison.

Ensuite, vous appuyez sur le bouton de connexion WPS du boitier, et endéans les deux minutes, sur le même bouton WPS situé sur le routeur. Et c’est fait. Sans vous en rendre compte, et sans devoir reconfigurer tout le matériel en le liant à un nouveau réseau, vous avez étendu le Wi-Fi à toute votre maison. Le boitier utilise donc les mêmes SSID (identité de réseau sans-fil), et s’il y en a deux (comme sur les Bbox, un pour le 2.4 GHz et un pour le 5GHz), il va les mixer au mieux pour aller chercher le réseau sur le routeur, tout en le diffusant vers les appareils à connecter.

Particulièrement performant, le Repeater 1750E élargit la portée du réseau local sans fil dans la bande des 5 GHz avec des vitesses pouvant théoriquement atteindre les 1300 Mbit/s (450 Mbit/s pour la bande des 2.4 GHz).

Un port Gigabit sous le capot

Pour plus d’options, il est toujours possible, via le navigateur d’un appareil connecté au boitier avec ou sans fil, d’aller sur http://fritz.repeater afin de configurer, ou de comprendre le « maillage » de votre maison.

Sachez que sous le Repeater 1750E, il y a un port réseau Gigabit, ce qui signifie que vous pouvez brancher un ordinateur, un décodeur ou tout ce qui a besoin d’une bonne connexion câblée.

Bref, c’est simple, on ne se rend pas compte de grand-chose mais ça fonctionne: plus de problème de Wi-Fi…

Que vaut le dernier smartphone de Wiko, spécialiste « français » de l’entrée de gamme ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité , le 9 novembre 2018 13h15 | Ajouter un commentaire

On vous le répète assez souvent, le marché du smartphone est impitoyable. A part Apple qui  accapare l’écrasante majorité des bénéfices grâce à ses iPhone ultrapopulaires (et chers…), Samsung qui est présent depuis très longtemps avec une solide force de frappe commerciale, et Huawei qui ne cesse de conquérir des parts des marché, très peu d’entreprises parviennent à gagner beaucoup d’argent.

Pour y arriver, elles doivent jouer sur les prix, réduire leur marge et miser sur le nombre d’appareils écoulés, tout en étant innovantes en matière de marketing. OnePlus est certainement le meilleur exemple en la matière, on vient d’en parler lors de la sortie du 6T.

D’autres acteurs dits pure player (dont le smartphone est l’unique ou principal objet) parviennent, difficilement parfois, à tirer leur épingle du jeu. Et l’un d’eux est basé à Marseille : Wiko. Rappelons cependant que l’entreprise française est contrôlée à 100% par Tinno, une société chinoise qui lui fabrique ses smartphones.

Depuis toujours, Wiko vise l’entrée et le début du milieu de gamme. La stratégie est théoriquement de monter en gamme, mais c’est très compliqué et la marque reste principalement présente sous la barre des 200€.

Quoi de neuf avec le View 2 Plus ?

Wiko a soigné le look de son View 2 Plus, un appareil vendu 249€ en Belgique. Le dos est en plastique imitation verre poli, et l’effet est assez réussi en gris. La finition est bonne et on a l’impression de tenir un objet solide, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Wiko. Seul hic: le port microUSB, qui en 2018 est devenu assez rare (pas de charge ni de transfert de données rapide, non réversible…).

L’écran d’environ 6″ avec encoche occupe une belle partie de la face avant. Il n’est hélas que HD, c’est-à-dire qu’il a une résolution de seulement 1512 x 720 pixels, ce qui peut se ressentir sur un smartphone de cette taille (on « voit » parfois les pixels).

Bon point: le stockage de 64 GB, la puce Snapdragon 450 épaulée par 4 GB de RAM, la batterie de 4.000 mAh. Tout ça assure un fonctionnement correct au quotidien et une autonomie d’environ deux jours.

Les photos sont toujours le point faible des appareils dans cette gamme de prix, et le View 2 Plus ne déroge pas à la règle. Il est cependant possible de réussir des effets ‘bokeh’ sans trop de souci pour faire de beaux portraits. Pour le reste, de jour, les photos sont agréables, mais dès qu’il fait un peu sombre, on perd nettement en qualité.

En conclusion, faut-il craquer pour le View 2 Plus ? Tout est une question de priorité. Dans cette gamme de prix, il faut accepter les concessions. Celles de Wiko ne sont pas liées à la performance ni au stockage (64 GB, c’est confortable) mais plutôt à l’écran, à l’usage de plastique et à l’absence d’un port USB Type-C (il faut se contenter d’un microUSB).

Logitech Craft: pourquoi mettre 199€ dans un clavier ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 23 octobre 2018 13h57 | Ajouter un commentaire

L’accessoiriste suisse Logitech, qui utilise désormais la marque ‘logi’ pour son matériel de bureau, a sorti il y a quelques mois le Craft. Un ovni dans le petit monde des claviers sans-fil, un accessoire devenu très pratique car il évite les câbles sur le bureau et n’a besoin que de très peu d’énergie (deux piles = plusieurs années).

Pourquoi un ovni ? Car il coûte 199€ à la base, ce qui est déjà rare pour un clavier. Ce prix élevé a pour cause une finition en aluminium impeccable. On est sur du très haut-de-gamme: le Craft est lourd, bien assemblé, discret. Son look est résolument moderne: aucun problème pour le laisser sur le bureau en permanence, ni pour travailler dans la pénombre car il est rétroéclairé. De plus, il est très silencieux: les touches incurvées très fines s’enfoncent délicatement, c’est agréable pour l’oreille et confortables pour les doigts. Comptez également sur un clavier complet, avec pavé numérique et espace pour les flèches du curseur. Une belle largeur, donc, pour un espace de travail idéal. Sachez également qu’il se connecte en Bluetooth (jusqu’à 3 appareils peuvent être enregistrés) ou via le récepteur USB propre à Logitech (Unifying) inclus. Il est équipé d’une batterie rechargeable par via un câble USB Type-C fourni.

L’autre caractéristique du Craft, c’est la molette « cliquable » située sur le coin supérieur du clavier. Par défaut, elle va régler le volume Windows, ce qui n’est pas terriblement utile sachant qu’il y a des touches pour ça. Mais si vous utilisez l’application Logitech Options (144 MB tout de même), vous pouvez assigner à cette molette toute une série de commandes liées à certains logiciels. La suite Office (Word, Excel, PowerPoint) est concernée, mais ça n’est pas toujours très utile. Par exemple, sous Word, vous pourrez agrandir du texte sélectionné ou changer de police. Le plus intéressant est dans la suite de logiciel de création graphique d’Adobe: Photoshop, Illustrator, InDesign et Premiere Pro (dans leur version CC uniquement). La molette peut être assignée au zoom/dézoom, ce qui est sans doute le plus pratique, car sollicité régulièrement. Elle peut également, en fonction du contexte, modifier la luminosité, la taille de l’image, l’opacité, la taille du texte, etc. C’est pratique mais pas indispensable car dans ces quelques logiciels, il y a de multiples manières/raccourcis pour arriver à un même résultat. Cependant, ça aidera certains d’entre nous à gagner un peu de temps au jour le jour… Notez que d’autres logiciels pourront en profiter à l’avenir, car il y a un kit de développement disponible.

Nos conclusions sur le Craft de Logitech sont mitigées. Il est certes très design mais 199€, c’est une belle somme pour ce qui reste un clavier sans fil. La molette est originale mais elle nécessite l’installation d’un logiciel pour la configurer, et peut s’avérer utile sur un nombre limité d’applications (surtout la suite créative d’Adobe mais uniquement en version CC). Le Craft a du sens pour les graphistes ou ceux qui font de la retouche d’images et qui gagneront du temps. Pour les autres, c’est un peu cher, mais c’est très « exclusif »…

Tomb Raider est de retour : Lara Croft perd son décolleté, et c’est une très bonne chose

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 17 octobre 2018 19h04 | Ajouter un commentaire

Les #MeToo et #BalanceTonPorc ont eu des conséquences plutôt inattendues : les concepteurs du jeu vidéo Tomb Raider ont rhabillé Lara Croft, la célèbre aventurière connue pour ses tenues très moulantes et son décolleté qui n’a rien à faire dans un jeu d’action.

C’est une très bonne chose, d’autant plus que le jeu gagne encore en intensité et en beauté. Résumons rapidement : il y a quelques années, il y a eu un énième ‘reboot’ de la série. Une nouvelle trilogie débutait et se concentrait sur les origines de Lara Croft, sa jeunesse si on veut.

Après une île asiatique pleine de tempêtes, le grand froid et ses gardes immortels, Lara débute le dernier chapitre en Amérique du Sud, au Pérou, dans la jungle.

Ne vous attendez pas à une révolution dans le gameplay, car l’éditeur ne fait que l’affiner au fil des trois épisodes. Heureusement, celui-ci est diablement efficace, que ce soit dans les déplacements de Lara ou dans ses innombrables tueries de vilains mercenaires.

Le style ne change pas, mais il est propre aux jeux d’aventure modernes : Lara trouve un site historique bien caché, elle y dérobe malgré elle un objet précieux et puis, c’est le bordel.

Shadow of the Tomb Raider est cependant l’épisode le plus sombre de la série, car la plus célèbre des héroïnes de jeu vidéo provoque des cataclysmes, et c’est un peu de sa faute… Elle doit venir à bout du Docteur Dominguez, chef des Trinitaires, un genre de secte qui est l’ennemi fil-rouge de la trilogie.

Un savant changement de rythme

La nouvelle trilogie commencée en 2014 apportait une nouveauté : Lara devait survivre dans des environnements hostiles, explorer, découvrir. C’est un peu comme une trame parallèle à la quête principale (souvent, sauver le monde…), et qui amène un rythme différent, plus lent, mais très bien géré.

Avec son arc à flèche, Lara Croft doit tuer des animaux pour pouvoir se créer des tenues, débloquer des options d’armes, etc… Selon ses envies, le joueur va y consacrer beaucoup de temps pour également trouver tous les défis annexes (des ‘tombeaux’), ou zapper cette partie pour se plonger dans l’action.

C’est tellement beau que la magie opère à nouveau

Des phases de jeu plus traditionnelles qui sont assez nombreuses et très dynamiques. Et même si, comme on l’a dit, on évolue dans une thématique archi-connue, le jeu est tellement beau, les plans et les paysages tellement soignés, la bande sonore tellement adéquate, qu’on est happé par ce troisième opus de l’ère moderne de Tomb Raider, et qu’on ne veut plus éteindre la console.

Donc oui, Lara Croft est plus habillée qu’auparavant, mais c’est tout-à-fait normal et ça ne lui donne que plus de crédit en tant que jeune aventurière incroyablement courageuse et endurante.

Disponible sur PS4, Xbox One et PC pour environ 50€.

Samsung en tête de la course aux capteurs photo: il y en a QUATRE sur le dos du Galaxy A9

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 12 octobre 2018 08h28 | Ajouter un commentaire

Samsung est pour l'instant en tête de la course aux capteurs photos: il y en a QUATRE sur le dos de son dernier smartphone

Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté ce jeudi à Milan son dernier smartphone, le Galaxy A9. Une gamme située dans le milieu e la fourchette des prix, même s’il faudra débourser 599€ pour s’offrir cet appareil aux dimensions généreuses: 6,3″.

Mais au-delà de ce grand écran Super AMOLED qu’on sait déjà très agréable à l’œil, c’est l’arrière du Galaxy A9 qui attire l’attention, car Samsung compte dessus pour gagner la course au nombre d’appareils photos. On n’en compte pas moins de 4, alors que son concurrent chinois, le Huawei P20 Pro, en avait mis 3 au printemps dernier.

Difficile de savoir exactement à quoi rime cette course… On sait que des smartphones avec un seul capteur sont capables de réussir de très bonne photo. C’est le cas notamment du Pixel 3 présenté cette semaine par Google, et il mise tout sur la photographie !

Tout ce qu’on peut imaginer…

D’après le communiqué de presse, le quadruple appareil photo du Galaxy A9 de Samsung permet un zoom 2X, un grand angle pour capturer une plus grande image, une ‘lentille de profondeur’ (Depth Lens) qui permettrait de régler précisément la profondeur de champ et la zone de mise au point. Quant à l’objectif principal de 24MP, il permettrait de capturer plus de lumière.

Toutes ces promesses doivent se traduire par des avantages concrets pour le grand public, au moment de dégainer son smartphone. Et pour ça, il faudra attendre un test détaillé, prochainement.

Au-delà de cet aspect photographique, le Galaxy A9 est un smartphone avec une fiche technique moyenne: 128 GB de stockage interne et 6G de RAM, puce huit cœurs, batterie solide de 3.800 mAh. Pas d’étanchéité, pas de fonctions avancées de déverrouillage (simple capteur d’empreinte digitale à l’arrière).