Comment choisir votre ordinateur portable sous Windows ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 21 novembre 2019 14h14 | Ajouter un commentaire

Les ordinateurs sous Windows ne connaissent plus de bouleversements depuis quelques années. Raison pour laquelle faire son choix parmi toutes les offres des principaux constructeurs (en Belgique: Lenovo, HP, Acer et Asus) est assez complexe.

Généralement, le client regarde le prix, tout simplement. Ce qui est rarement une bonne idée si on ne veut pas générer des frustrations et d’inutiles déchets électroniques. Mieux vaut opter pour le juste prix et garder son ordinateur 5 ou 10 ans. Personnellement, j’ai encore un Mac de 2010 et il peut encore lancer un éditeur de texte et aller sur internet.

A quoi faut-il faire attention ?

Alors comment choisir ? Pour la réactivité et le démarrage, il faut obligatoirement un disque dur rapide, donc de type SSD. 256 GB est un bon compromis, si vous avez des usages normaux en termes de photographie, de téléchargement de vidéos, de jeu vidéo. Et surtout, ça n’est pas trop cher.

Pour la taille, ça dépend de vos habitudes, mais il est important de penser à la mobilité, car trop souvent encore, les Belges restent attachés aux grands 15 ou 17 pouces, des appareils sédentaires, difficiles à transporter ou à utiliser en déplacement. 13 ou 14 pouces, c’est le bon compromis car la surface de travail reste suffisante, tout en gardant une taille compacte. D’autant plus que les bordures d’écran s’affinent enfin, donc on a plus de surface d’affichage.

Pensez aussi à la finition et quelques détails qui ont leur importance. Un châssis en métal est toujours plus solide, mieux assemblé, il ne couine pas. Un clavier rétroéclairé est essentiel si vous travaillez parfois dans un environnement moins lumineux. Un lecteur d’empreinte digitale est vraiment idéal pour déverrouiller instantanément son ordinateur.

Le reste dépend de votre budget, bien entendu. Plus c’est cher, plus vous aurez des composants de qualité: processeur, mémoire vive (RAM), carte graphique éventuelle. Difficile de vous donner des conseils plus précis car les générations de processeurs se succèdent. Un processeur i5 est le minimum chez Intel pour jouer ou faire de l’édition vidéo (qui sera plus rapide avec une carte graphique dédiée). Hélas, les composants plus puissants sont toujours plus gourmands en énergie, or un ordinateur portable doit le rester… A vous de trouver l’équilibre qui vous convient, à essayer avant d’acheter, si c’est possible.

L’Envy 13 de HP a tout ce qu’il faut, mais il coûte 1.000€

J’ai écrit cet article avec le HP Envy 13 que j’ai pu essayer pendant deux mois, pour me faire une idée sur ce portable qui prétend être à la hauteur des Mac, au niveau de la compacité, de la rapidité et de l’autonomie.

Le pari est plutôt réussi. En fait, il reprend tout ce que j’ai dit plus haut sur les qualités que devait avoir un PC portable. C’est l’ordinateur Windows idéal, rapide et endurant, agréable à utiliser, qui se lance en quelques secondes et sort de veille dès qu’on l’ouvre. Il prouve également que Windows n’a plus grand-chose à envier à MacOS, au niveau de l’ergonomie et de la rapidité. Il ne lui reste que les interminables mises-à-jour et des applications maison préinstallées par les constructeurs, souvent plus encombrantes qu’utiles.

Il n’a que deux défauts. Tout d’abord, un prix élevé qui le rapproche trop du MacBook (qui selon moi, a priori, restera plus durable). Il existe d’innombrables versions des Envy 13 dans le monde, et quelques-unes en Belgique avec le clavier local, mais celles qui affichent des caractéristiques proches de ce dont je parle dans cet article (y compris le très pratique lecteur d’empreinte pour le déverrouillage) sont au-dessus des 1.000€.

Deuxième défaut: l’écran, qui affiche un angle de vision très restreint. Si vous n’êtes pas bien en face, tant verticalement que horizontalement, vous verrez de grandes zones d’ombre. C’est étonnant pour un ordinateur à ce prix.

Une révolution dans le monde du jeu vidéo: le streaming total est là

Par Mathieu Tamigniau dans Divers, Images et son, Jeu vidéo, Pratique, Test , le 20 novembre 2019 14h02 | Ajouter un commentaire

Le jeu vidéo fait sa révolution: Google Stadia est le premier à proposer le STREAMING total, on l'a essayé en avant-première

Les consoles de jeu et PC de gamer seront-ils bientôt des antiquités ? C’est possible: j’ai essayé en avant-première le tout nouveau service de streaming de jeu vidéo de Google, dont les serveurs font office de console, et c’est plutôt convaincant. Il suffit d’une manette et d’une connexion internet pour jouer aux derniers titres. Suivez le guide.

L’industrie du jeu vidéo ne s’est jamais aussi bien portée. Les chiffres qu’elle génère donnent le tournis: toutes plateformes et tous pays confondus, elle a généré en 2018 près de 120 milliards de dollars (108 milliards d’euros) de chiffre d’affaire. On estime à 2 milliards le nombre de joueurs: certains se contentent de jeux gratuits sur un smartphone, d’autres dépensent des fortunes en matériel informatique pour afficher les meilleurs graphismes.

Vous l’ignoriez sans doute, mais cette industrie est sur le point de vivre sa plus grande révolution depuis l’avènement du smartphone. Il faut l’oublier, comme la console, le PC ou la tablette: tout ce dont vous aurez bientôt besoin pour jouer aux plus grands titres du moment, c’est une connexion internet, un écran et une manette. Ce n’est pas de la science-fiction: je viens de tester Google Stadia, la première offre du genre accessible au grand public, en avant-première durant quelques jours. Et j’ai été agréablement surpris. Le service est disponible dès le départ en Belgique, soit le 19 novembre.

C’est quoi, le Cloud Gaming ?

Un tout petit peu de théorie avant d’entrer dans le vif du sujet. La solution choisie par Google pour se lancer dans le jeu vidéo est à ranger dans la catégorie Cloud Gaming, ou « jeu vidéo dans les nuages ». Cela fait référence au fait que la machine qui fait tourner le jeu sur votre écran (TV, ordinateur, etc), ce n’est plus une console de salon, mais un serveur, hébergé dans un data center. Les énormes progrès réalisés dans les vitesses de connexion, les puissances de calcul informatique et les logiciels optimisés rendent possible ce qui semblait être un miracle à l’époque: le streaming du jeu vidéo.

Vous allez me dire: Netflix et Spotify fonctionnent sur le même principe depuis des années. Sauf que la vidéo et la musique dématérialisées ne sont pas vraiment interactives, hormis play/pause. Le Cloud Gaming, lui, doit être suffisamment performant pour qu’un mouvement de pouce sur une manette se traduise immédiatement à l’écran par un mouvement du personnage. Alors qu’en réalité, il a parcouru une certaine distance pour être traité par un serveur qui a renvoyé la réponse instantanément sur l’écran de votre salon. En quelques millisecondes. Rien que ça.

Pour la petite histoire, dans le même ordre d’idées, l’entreprise française Shadow propose, elle, l’accès à distance à un PC de gamer sous Windows, donc pas uniquement aux jeux vidéo qu’il faut se procurer séparément (30€/mois). Une nouvelle offre (à partir de 15€/mois) arrive en 2020. Pour jouer sur une TV, il faut une « box » spéciale à 120€. Du côté de PlayStation, le service de streaming PS Now (aussi 9,99€/mois) est déjà dispo mais pour avoir accès au catalogue de jeux très volatile, il faut une PlayStation 4 ou un bon PC avec l’application dédiée. Microsoft prépare un xCloud pour 2020, qui a l’air puissant: on aura accès à un large catalogue sur tous les écrans.

Google Stadia: quand on part de rien et qu’on veut juste jouer…

Google est partout, ce n’est plus un secret. Le succès et l’omniprésence du géant américain effraient une partie du monde, mais rien ne l’arrête. J’évoquais il y a quelques jours son avance considérable dans le domaine des assistants vocaux avec les Nest Hub et Mini lancés en Belgique. Hé bien désormais, c’est au service du jeu vidéo que Google consacre son savoir-faire numérique et technique.

Depuis ce 19 novembre, Stadia, plateforme de streaming qui révolutionne la manière dont les joueurs accèdent et jouent à des titres aussi connus que le dernier Tomb Raider, Mortal Kombat 11 ou Read Dead Redemption 2, est disponible.

La révolution est surtout à chercher dans la simplicité du concept. C’est souvent quand tout a l’air intuitif et évident que se cachent des années de peaufinage du matériel et du logiciel. Avant il fallait acheter un disque, puis on a pu se contenter de télécharger le jeu sur notre disque dur. Désormais, tout est géré par les serveurs dédiés de Google, qui iront même jusqu’à mettre à jour les jeux en temps réel. Vous, vous devez juste appuyer sur le bouton d’une manette pour lancer une partie.

Cerise sur le gâteau: vous pouvez jouer sur une TV (il faut un Chromecast Ultra, qui est dongle HDMI inclus dans le pack de lancement comprenant la manette et 3 mois d’abonnement, je vais y venir), mais également sur un ordinateur équipé du navigateur Chrome, et sur les smartphones de Google (les Pixel qui ne sont pas encore commercialisés en Belgique), voire même sur d’autres smartphones en 2020.

Si vous ne possédez aucune console chez vous, c’est sans aucun doute le meilleur moyen de jouer facilement à des titres prévus de dernière génération sans devoir investir dans du matériel relativement cher. En revanche, si vous disposez de la toute dernière génération de console, l’intérêt est plus limité.

Comment ça marche ?

Le principe, vous l’avez compris, est simple: vous avez une manette et un écran, Google s’occupe du reste, à distance. Au lancement, il faut acheter cette manette (plus tard, d’autres manettes seront compatibles). Pour l’instant, il existe uniquement le pack Premiere Edition: pour 129€, vous avez une manette Stadia blanche, le Chromecast Ultra nécessaire pour jouer sur une TV (mais il sert à un tas d’autres choses: Netflix, Spotify, ‘cast’ de photos et vidéo, etc), et 3 mois d’abonnement à Stadia Pro.

Après une rapide configuration du Chromecast Ultra, il faut lancer l’application Stadia sur un smartphone, puis suivre les instructions pour la configuration. Une fois la manette liée, vous avez accès à l’interface Stadia sur la TV, et vous pouvez commencer à jouer comme si vous aviez allumé votre Xbox ou votre PlayStation.

L’installation m’a semblé très simple et je n’ai rencontré aucun bug.

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Des jeux à la pièce ou via un abonnement

Là où ça se complique un peu, c’est quand il s’agit du catalogue de jeux. Il est à diviser en deux catégories, liées au fait que vous souscriviez ou non à l’abonnement Stadia Pro (9,99€/mois).

Si vous ne payez pas d’abonnement, c’est Stadia Base, disponible en 2020 seulement. La qualité de l’image du jeu est limitée à du Full HD (1080p, 60 images par seconde) et le son sera stéréo. Vous devez acheter chaque jeu, et ils sont au prix plein, identique au prix de lancement sur les consoles (par exemple, 59€ pour le dernier Mortal Kombat). Il y a 22 jeux au lancement (voir la liste dans le bas de l’article). Pour utiliser la plateforme, c’est gratuit. Aussi étonnant que ça puisse sembler, Google « offre » ses serveurs qui font tourner les jeux, même s’il est évident qu’il se prend une commission sur les 59€…

Si vous payez l’abonnement (trois mois sont inclus pour la Premiere Edition, après ce sera 9,99€/mois), vous avez accès à Stadia Pro. Tout d’abord, la qualité de l’image et du son passe à 4K et audio 5.1, ce qui est important pour les grandes TV et les home cinema. Si vous jouez sur une tablette ou un ordinateur portable, c’est moins important. Mais surtout, on se rapproche du modèle de Netflix: vous avez accès à un catalogue de jeux vidéo à tout moment. Des jeux qui restent accessibles tant que vous payez votre abonnement. Au lancement, il n’y aura que deux jeux « gratuits »: Destiny 2, un très riche jeu de rôle et de tir à la première personne et Samurai Shodown, un jeu de combat en 2D. Bien d’autres jeux devraient rejoindre ce catalogue dans les semaines/mois à venir.

Quelle est la qualité de l’expérience ?

J’ai essayé Mortal Kombat 11 et Destiny 2 pendant plusieurs heures ces derniers jours. L’état de service de Stadia est encore en rodage, mais sans doute proche de ce que connaîtront les premiers joueurs qui auront payé 129,99€ et recevront dans les prochains jours leur pack Premiere Edition.

Sur une TV récente 4K, j’ai connecté le Chromecast Ultra de Google qui est obligatoire. Vu que mon routeur est proche de ma TV, j’ai mis un câble réseau dans le petit transfo qui alimente le Chromecast. Ma connexion internet est de bonne qualité: environ 70 Mbps. Allons droit au but: on est très, très proche d’une expérience de console du genre Xbox One ou PlayStation 4. En jouant à ces deux jeux, j’ai remarqué seulement une ou deux fois quelques très légers ralentissements, mais jamais de quoi perturber la session de jeu. Pourtant, les deux titres que j’ai essayés ont besoin d’une réactivité optimale (jeu de combat ou de tir à la première personne). En réalité, l’expérience globale est même meilleure que sur une console car la dernière fois que j’ai allumé ma Xbox, j’ai du faire une mise-à-jour de 4 GB de la console, et de 1 GB pour le jeu (quasiment une heure d’attente en tout). Autre avantage: il suffit d’appuyer sur le bouton Stadia de la manette pour allumer le Chromecast et la TV. 10 secondes plus tard, le logo Stadia s’affiche, avec le choix du profil. 5 secondes de plus et vous pouvez choisir votre jeu. Puissant.

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Sur un ordinateur portable en Wi-Fi, ça reste jouable

Sur un PC Windows relativement récent, en Wi-Fi dans un bureau situé au premier étage, l’expérience fut satisfaisante. Il faut utiliser le navigateur Chrome et se rendre sur stadia.google.com. La manette doit être connectée avec un câble USB Type-C (il y en a un dans le pack, tout comme un chargeur) à l’ordinateur. Dans un avenir proche, ce pourra être sans-fil. Bien entendu, ma connexion sans-fil à l’étage est moins bonne (21 Mbps au moment du test) que celle du câble réseau relié au Chromecast Ultra du salon. Dès lors, j’ai pu remarquer quelques pixellisations de l’image, de temps à autre. Rien de rédhibitoire: on peut jouer à Mortal Kombat 11, mais l’expérience est meilleure avec la première configuration dont j’ai parlé.

Sur un vieux Macbook Pro de 2010 qui fonctionne encore, il vaut mieux oublier. J’ai pu me connecter sur la plateforme via Chrome, mais l’expérience est une succession de saccades et jouer s’avère impossible.

Je n’ai pas essayé sur une tablette, ni sur un smartphone (de toute façon, dans un premier temps, seuls ceux de Google, les Pixel, sont compatibles).

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Conclusion

Le jeu vidéo est bel et bien en train de faire sa révolution. Google Stadia est la première plateforme du nouveau genre accessible au grand public, celui où des serveurs distants (peut-être ceux des data centers de Google à Mons, qui sait ?) font office de console en faisant tourner des jeux de dernière génération, qui sont affichés sur un écran au domicile des utilisateurs. Finalement, c’est logique que Google se lance dans l’aventure: il a une grande et longue expertise en tant que fournisseur de services internet (recherche, vidéo YouYube, maps, etc), et depuis longtemps, il possède d’immenses data center dans le monde, dont quelques uns à Mons, où il a peut-être placé ses serveurs dédiés à Stadia pour une partie de l’Europe (car oui, la distance compte et plus elle est réduite, meilleure est l’expérience).

Tout passe par internet, il faut donc une connexion aussi bonne et stable que possible pour profiter d’une expérience très proche d’une Xbox, d’une PlayStation ou d’un PC de gamer. Google laisse le choix d’un abonnement payant (Stadia Pro, 9,99€/mois) avec une meilleure image (4K) et quelques jeux en libre accès. Ceux qui ne s’abonnent pas (uniquement en 2020) auront une image moins bonne (1080p, ça reste correct), et devront acheter tous les jeux auxquels ils veulent jouer, à des prix identiques à la concurrence (exemple: 59€ pour le dernier Mortal Kombat).

Durant mes tests, je n’ai jamais été confronté à une interruption. Jouer à des jeux aussi gourmands que Destiny 2 ou Mortal Kombat 11 est un bonheur. La configuration idéale est l’utilisation du Chromecast Ultra relié avec un câble réseau à mon routeur (vitesse: 70 Mbps). Obligatoire pour jouer sur une TV, il est compris dans le prix de l’unique pack de lancement de Stadia, la Premiere Edition (129€). Sur un PC portable, en Wi-Fi dans le bureau avec une vitesse de 21 Mbps, l’expérience est légèrement moins fluide (des saccades peuvent survenir), mais on peut vraiment jouer.

Dans cette boîte du pack de lancement, vous aurez une manette qui n’a rien à envier à celle de la Xbox ou de la PlayStation. Notez qu’elles seront bientôt en partie compatibles et utilisables avec Stadia. Quant au multijoueur en ligne, il est compris dans le prix de Stadia Pro, mais j’ignore si les joueurs Stadia Base, en 2020, y auront accès. Devant votre TV, 4 manettes peuvent être connectées pour du multijoueur local.

Le service n’a que des avantages à mes yeux: il offre la puissance de calcul des consoles, sans les inconvénients que représentent les mises-à-jour, les longs téléchargements de jeu, etc. Avec Stadia, vous appuyez sur le bouton et 15 secondes plus tard (littéralement), vous pouvez jouer.

Deux bémols pour le lancement: la liste des jeux est actuellement limitée à 22 titres, dont 2 accessibles gratuitement pour les abonnés Pro (9,99€ par mois). C’est assez restreint mais le catalogue devrait s’enrichir dans les prochaines semaines. Autre bémol, technique celui-ci: sans internet, vous êtes complètement perdu. Et si votre connexion est lente, l’expérience ne sera pas au top. Google explique que 10 Mbps est le minimum, et que 35 est le débit recommandé. Faite donc le test sur leur site avant de craquer.

Sachez enfin que le xCloud de Microsoft s’annonce un très solide concurrent en 2020, tandis que le service PS Now de PlayStation existe déjà, mais est moins souple que Stadia et privé des jeux les plus récents.

Les jeux disponibles sur Google Stadia au lancement:

Assassin’s Creed Odyssey

Attack on Titan: Final Battle 2

Destiny 2: The Collection (gratuit via Stadia Pro)

Farming Simulator 2019

Final Fantasy XV

Football Manager 2020

GRID

Gylt

Just Dance 2020

Kine

Metro Exodus

Mortal Kombat 11

NBA 2K20

Rage 2

Rise of the Tomb Raider

Red Dead Redemption 2

Samurai Shodown (gratuit via Stadio Pro)

Shadow of the Tomb Raider

Thumper

Tomb Raider

Trials Rising

Wolfenstein: Youngblood

Ce smartphone Motorola mise tout sur le zoom, est-ce une bonne idée ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 4 novembre 2019 09h49 | Ajouter un commentaire

La stratégie de Motorola (une marque d’origine américaine mais contrôlée par le chinois Lenovo depuis quelques années) est surprenante. Ne sachant pas trop comment se démarquer, Motorola a opté en 2019 pour une déclinaison de smartphones ayant une particularité propre liée à la photographie.

Je vous ai parlé il y a quelques semaines des One Vision et One Action: l’un se concentrait sur les belles performances d’un capteur 48MP et l’autre sur une stabilisation accrue de vidéo 16:9 que l’on peut réaliser avec le smartphone à la verticale.

Place cet automne au One Zoom. Cette fois, Motorola monte un peu gamme et atteint les 429€, prix de lancement. Puce Snapdragon 675 (moyenne supérieure), 128 GB de stockage interne, écran OLED de 6,39″ et 2340 x 1080 pixels, 4 GB de RAM, 4 capteurs photo à l’arrière et grosse batterie de 4.000 mAh. Sans oublier le capteur d’empreinte sous l’écran, pour un déverrouillage confortable.

Une fiche technique très honorable, pour un appareil tournant sous une version très proche d’Android, même si Motorola a perdu l’appellation ‘Android One’ pour des raisons d’intégration d’Alexa (l’assistant vocal intelligent d’Amazon) aux Etats-Unis. Mon modèle de test est équipé d’Android 9 (alors que la version 10 existe depuis quelques semaines), et son correctif de sécurité remonte au 1er juillet. Peut mieux faire, donc.

Un vrai zoom 3X

Vous l’avez compris, la vraie particularité de ce smartphone, c’est son capteur supplémentaire dans le dos, un téléobjectif de 8 mégapixels avec zoom optique 3X, doté d’un stabilisateur d’image. Les autres lentilles renferment un bon 48 MP, un grand-angle 117° et un capteur de profondeur pour mieux gérer les effets ‘portrait’.

Motorola tient ses promesses et effectivement, le zoom 3X fonctionne bien, on ne remarque pratiquement aucune perte de qualité. Pour un smartphone à 429€, c’est plutôt rare.

Pour le reste, la qualité des photos est tout à fait correcte, et la technologie de Quad Pixel utilisée par Motorola permet effectivement de faire entrer plus de lumière, ce qui évite de rater les clichés en intérieur ou en soirée. Efficace et utile au quotidien. Un bon point pour Motorola.

Conclusions

Le Motorola One Zoom porte bien son nom. Un smartphone avec une fiche technique milieu de gamme (mais très flatteuse), qui est équipée d’un 4e capteur dans le dos pour zoomer sans perte de qualité (en 3X). A 429€, c’est rare de trouver cette option habituellement réservée aux smartphones premium, même si à 599€, le OnePlus 7T le permet.

Pour le reste, la stratégie de Motorola pose question. C’est le 3e smartphone dédié à un univers particulier de la photographie qui est lancé en quelques mois. Est-ce une bonne idée de fragmenter ainsi son offre ? Les utilisateurs sont-ils à la recherche d’une telle spécificité ?

Difficile à dire, mais Motorola a le mérite de se démarquer et, sur le One Zoom, de se concentrer sur l’essentiel: un appareil photo très polyvalent, un design original, une grosse batterie et un capteur d’empreintes sous l’écran. C’est une très bonne base ! Si 429€ est votre budget, vous ne prenez aucun risque…

Philips pense enfin au son qui sort de ses TV

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 24 octobre 2019 13h53 | Ajouter un commentaire

La 55PUS8804/12 (prix de base 1.349€) est l’une des nouveautés TV de Philips cette année. Traditionnelle dans son apparence (55 pouces, 4K, LED, Android TV), elle est cependant équipée d’un système audio intégré signé Bowers & Wilkins. Relativement discret, il décuple le potentiel sonore du téléviseur, et ça fait du bien aux oreilles.

Les tests de Mathieu: Philips pense enfin au son de ses TV en s'alliant avec une référence de l'audio, mais qu'est-ce que ça donne ?

Nul besoin de vous le rappeler: le son est le gros point faible des TV modernes. Elles cherchent à devenir de plus en plus élégantes et fines pour s’intégrer dans n’importe quel intérieur, et ça va à l’encontre du son. En effet, pour sortir quelque chose qui tient la route, il faut des petites enceintes comprenant des tweeter pour les aigus et des woofer pour les basses. Et la règle de base, c’est que plus ils ont de l’espace, plus ils ont de la portée et de la puissance.

Raison pour laquelle de nombreuses personnes optent pour une barre de son, un marché devenu très confus car on y trouve de nombreuses marques, proposant du matériel négligé à 49€ et du haut-de-gamme à 999€.

Dès lors, pour éviter le double achat, la double prise et les câbles, pourquoi ne pas opter pour une TV qui mise moins sur la finesse mais plus sur le son ? C’est le pari qu’a fait Philips, la marque exploitée par l’entreprise chinoise d’écran TP Vision, sur une partie de sa nouvelle gamme, et en collaboration avec l’entreprise Bowers & Wilkins. J’ai pu essayer durant deux semaines le modèle 55PUS8804/12, et voici mes impressions.

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Le fameux « powered by » Bowers & Wilkins

Les « collaborations » des marques audio premium

Les marques audio premium, en proie à une nouvelle concurrence depuis l’avènement du numérique (je pense directement aux enceintes réseau de Sonos), ont bien du mal à tenir le coup avec leurs enceintes haut-de-gamme à 10.000 euros.

Certains d’entre elles vendent donc leur âme au diable en associant leur nom à d’autres appareils afin de faire croire que le son qui est en sort est sublime. Exemple: je tape les mots que vous lisez sur un ordinateur portable HP griffé Bang & Olufsen, et dont la partie son, engoncée dans à peine un centimètre d’épaisseur, sort de meilleurs aigus que la moyenne, mais est incapable de sortir la moindre basse (ce sont les lois de la physique). Et cela fait partie des bons exemples, car certaines marques osent collaborer avec des smartphones, qui ont encore moins de place…

Bowers & Wilkins, une entreprise historique anglaise rachetée en 2016 par une start-up californienne (Eva Automation), est plus subtile. A côté de ses enceintes à 30.000€ la paire et de ses casques haut de gamme, elle se limite à des collaborations avec des voitures prestigieuses, plaçant des systèmes sonores de qualité dans des BMW, McLaren, Maserati ou Volvo.

Et la marque désormais américaine a décidé de collaborer avec Philips pour trois téléviseurs. Deux sont haut de gamme (4.999€ et 3.499€) avec une installation B&W externe. La troisième, plus modeste (1.349€) et plus compacte, intègre directement dans son châssis la partie sonore. C’est celle-là, la 55PUS8804/12, qui nous intéresse aujourd’hui.

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A l’arrière, dans le bas de la TV, un mini caisson de basse

Belle prouesse

Je vais aller droit au but: le pari est réussi. Le son qui sort de cette télévision est au moins 3 fois meilleur que la moyenne des télévisions actuelles, même les dalles les plus chères, souvent très fines.

La puissance est au rendez-vous (45W au total) mais surtout, un gros travail a été fait sur l’optimisation du son: les voix ressortent très clairement, en toutes circonstances. Même avec un vacarme lors d’une scène d’action, le son reste cristallin et les dialogues parfaitement compréhensibles. N’est-ce pas tout ce qu’on demande (et tout ce qui manque…) à une télévision ?

Pour y parvenir, Philips fait forcément des concessions sur la compacité de sa TV. Sous l’écran, il y a une bande de 7 cm, recouverte de tissu, où sont intégrés deux haut-parleurs moyennes et hautes fréquences de 7,5W chacun. Pour qu’ils s’expriment aussi bien, l’épaisseur de la télévision, dont le dos est un légèrement courbé, est d’environ 5 cm, ce qui n’est finalement pas exagéré.

Et ce n’est pas tout: à l’arrière de la TV, au bas et bien centré, se trouve un large haut-parleur de graves de 30W qui se charge de sortir des basses correctes. Inévitablement, il a besoin d’espace et ressort donc de 3 cm du dos de l’appareil, ce qui rend pratiquement impossible d’accrocher la TV au mur.

Ces concessions esthétiques – même si la bande de tissu de 7 cm sous l’écran n’est pas vilaine du tout – permettent un son de qualité. Seules les basses manquent de profondeur: une explosion ne sera pas aussi bien ressentie qu’avec une barre de son équipée d’un subwoofer actif, par exemple. Mais c’est inévitable vu l’encombrement total du téléviseur.

A bien y regarder, la 55PUS8804/12 de Philips est une télévision qui a intégré au mieux une barre de son de bonne qualité (mais sans les prouesses du subwoofer). Et il y a cet Ambilight 3 qui assure une ambiance de fond lumineuse toujours aussi agréable, grâce aux ampoules LED intégrées dans le dos de la TV.

Petit bémol: à 1.349€, elle est nettement plus chère que d’autres TV 4K de la même taille (un honnête 55 pouces, donc). Et on s’approche dangereusement des premiers prix en OLED, le seul type d’écran permettant des noirs vraiment noirs et des couleurs immensément vives. Or, ce modèle Philips se contente d’une dalle LED. 4K/Ultra-HD, elle est de bonne facture et compatible avec les normes HDR10+ et Dolby Vision, mais cela ne remplace pas le spectacle permanent d’un écran OLED.

Heureusement, le logiciel intégré est le meilleur du marché: Android TV et ses nombreuses applications, sa capacité à afficher facilement les contenus d’un smartphone ou d’une tablette Android, et sa compatibilité avec Google Assistant (même si je ne suis jamais parvenu à le faire fonctionner, preuve que cet assistant vocal, dans notre pays du moins, balbutie encore).


 
 Une interface Android simple mais efficace

Conclusions

L’idée de Philips est bonne: intégrer un système sonore digne de ce nom dans une partie de ses téléviseurs, ceux à destination des utilisateurs exigeants au niveau de l’audio. En fait, on devrait tous l’être. Nombreux sont ceux qui investissent dans une TV en se basant sur la qualité de l’image ou le prix, et qui après quelques semaines, se plaignent de la médiocrité du son, voire même après quelques années de l’incapacité à distinguer les voix, et donc à comprendre les dialogues.

Pourquoi, dès lors, ne pas opter dès le départ pour une TV avec un bon son? De plus en plus de marques le font, y compris le nouveau venu issu du monde du smartphone, OnePlus, dont la TV devrait sortir l’an prochain en Europe, et qui est équipée d’une « barre de son » rétractable sous l’écran.

Philips a opté pour une solution plus simple: s’allier avec Bowers & Wilkins, grand nom de l’audio premium, et lui laisser 7 cm sous l’écran pour installer deux tweeter à l’avant pour les aigus, et un woofer dans le dos pour les basses. Le résultat est excellent si on tient compte du peu d’encombrement supplémentaire que représente l’installation de B&W. Comparée à une (bonne) barre de son avec subwoofer actif, cependant, on sent la différence au niveau des basses, limitées sur la 55PUS8804/12 que j’ai essayée.

Une TV qui vous coûtera 1.349€ (ça pourrait baisser dans les mois à venir), un prix hélas un peu trop proche des premiers modèles OLED à l’image époustouflante. Il faut se contenter sur notre TV du jour d’une dalle 4K traditionnelle, de bonne qualité mais qui montre ses limites dans les zones sombres, avec des noirs « éclairés » et donc plutôt gris. Pour le reste, c’est un excellent téléviseur avec une interface fluide et complète.

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Le OnePlus 7T Pro, une mise-à-jour avant tout

Par Mathieu Tamigniau dans Divers , le 15 octobre 2019 11h22 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: le OnePlus 7T Pro, une mise-à-jour avant tout (vidéo)

L’entreprise chinoise a opté en 2019 pour une stratégie à deux smartphones, une version normale et une version Pro. Et comme elle en sort deux versions par an, on a droit cet automne au OnePlus 7T et au 7T Pro. Si le 7T m’a conquis il y a deux semaines, le 7T Pro est une simple mise-à-jour du modèle sorti au printemps. Explications.

Le gros coup de OnePlus cet automne, c’est bien la sortie du OnePlus 7T, qui n’est autre, à mes yeux, que le meilleur rapport qualité-prix d’Android de l’année (voir mon avis détaillé). Présenté fin septembre en Inde, un marché essentiel pour la jeune entreprise de Shenzhen, le 7T n’est cependant pas la seule nouveauté smartphone de OnePlus.

Effectivement, ce jeudi 10 octobre, la version Pro du 7T a été officialisée, lors de la présentation européenne de la série 7T, à Londres, où je me suis rendu. Il s’agit d’une version légèrement revue du modèle précédent. Rappelons qu’au printemps dernier, OnePlus avait changé ses habitudes en sortant deux smartphones différents, le 7 et le 7 Pro. Ce dernier était un sacré appareil, avec son plein écran, sa caméra selfie rétractable et son taux de rafraîchissement de 90 Hz, deux options inédites et spectaculaires. A ses côtés, la version de base du 7 était une copie un peu améliorée du 6T de 2018 (raison pour laquelle le Pro a rencontré plus de succès, malgré un prix plus élevé: 709€ contre 549€). OnePlus semble observer un rythme de deux smartphones « vraiment nouveaux » par an: le Pro au printemps et le T en automne.

Quoi de neuf ?

Revenons au OnePlus 7T Pro. D’abord, son prix: 759€, c’est une légère augmentation mais il y a 256 GB de stockage interne et non 128. Il est donc une petite mise-à-jour du 7 Pro. Extérieurement, difficile de faire la différence: la couleur a changé (on reste sur du bleu mais qui tend moins vers le mauve), mais c’est toujours une texture de verre poli, donc mate. Elle est moins glissante et attrape moins les traces de doigts. Autre différence, légère elle aussi: la présence d’un laser pour l’autofocus à l’arrière, à côté du bloc des trois capteurs, dont le dessin a été subtilement revu au niveau des contours :


A droite, le 7T Pro ; à gauche, le 7 Pro

C’est à l’intérieur que ça change, même si à nouveau, c’est très subtil. La puce principale est une Snapdragon 855+, qui n’apporte pas grand-chose de nouveau par rapport à la 855 du printemps. Pour la RAM et le stockage, il n’y a plus le choix: c’est 8 et 256 GB. Idéal pour les usages intensifs ou ceux qui filment en 4K. L’écran gigantesque de 6,67″ est toujours OLED de haute définition (3120 x 1440), et avec les 90 Hz, il est d’une fluidité sans égal.

Le 7T Pro est équipé d’Android 10, avec la surcouche OxygenOS. Tout cela débarque progressivement en mise-à-jour sur les autres OnePlus, mais elle est native sur le 7T Pro. Les nouveautés sont subtiles, là aussi. La navigation par geste (en option) a évolué et est plus intuitive: pour faire un « retour », il suffit de balayer du pouce le bord de l’écran (vers le centre). Il y a davantage d’options de personnalisation graphique et ergonomique de l’interface, ce qui plaira aux plus geeks d’entre vous. L’affichage des notifications a également été revu, tout comme leur gestion, devenue plus pointue: il est possible de restreindre les permissions (comme la localisation) des applications. Par exemple, vous pouvez dire à Twitter qu’il ne peut accéder à votre position que lorsqu’il est actif, et pas en arrière-plan: Android et OxygenOS prennent soin de votre batterie. A cela s’ajoute quelques petites fonctions utiles pour certains: un mode lecture plus confortable, plus d’options pour le mode « Zen » qui bloque l’usage de votre smartphone durant une certaine période, etc.

Un appareil photo plus souple

L’appareil photo subit également un petit lifting logiciel, en reprenant les caractéristiques dévoilées sur le 7T: un nouveau moteur de traitement de l’image, un mode ‘macro’ (prise de vue à 2,5 cm, voir ci-dessous), plus d’options dans les modes portrait et nuit (ils fonctionnent aussi en zoom et en grand angle). Ceux qui filment souvent apprécieront le ‘mode super stable’ qui est très efficace. Il y a aussi un nouveau laser pour un meilleur autofocus. A part ça, les trois capteurs sont les mêmes que sur le 7 Pro: un bon Sony 48 MP, un grand-angle 16 MP et un 8 MP pour le zoom 3X.

Quant à la batterie, elle est légèrement plus importante que sur le 7 Pro: 4.085 mAh au lieu de 4.000. Elle diffère surtout techniquement, car sa recharge baptisée Warp 30T est 23% plus rapide que sur le modèle précédent, alors que le transfo est le même. Vous le branchez le matin durant votre douche et 20 minutes plus tard, vous avez de quoi tenir une journée. Puissant. OnePlus atteint vraiment des sommets en termes de recharge rapide, preuve que l’entreprise chinoise, comme je le signalais dans mon test du OnePlus 7T, se concentre vraiment sur des améliorations tangibles et concernantes.

Conclusion

Si le OnePlus 7T, sorti fin septembre, est une vraie (et bonne) rupture par rapport au OnePlus 7, on ne peut pas en dire autant du OnePlus 7T Pro (759€). En effet, ce dernier est identique à 90% au OnePlus 7 Pro sorti au printemps dernier.

Le logiciel est revu et passe à Android 10, ce qui implique de subtiles améliorations par rapport à Android 9. Le logiciel de la caméra est plus souple et la batterie légèrement supérieure. Pour le reste, il s’agit du même smartphone XXL dit ‘plein écran’, avec des bords incurvés et une caméra frontale rétractable. C’est un des rares appareils à proposer une telle immersion, les autres étant pratiquement tous équipés d’encoche plus ou moins grande, ou de « trou » comme les Samsung.

Le OnePlus 7T Pro est donc un appareil tout-à-fait recommandable qui vous donnera pleine satisfaction durant quelques années, et l’une des expériences Android les plus inspirées. Cependant, son petit frère le 7T (599€) a mis la barre très, très haut il y a deux semaines, et les 160 euros de différence n’a pas vraiment d’intérêt, à part pour les 256GB de stockage et les bords arrondis du ‘plein écran’.

Pour les plus fans purs et durs de OnePlus, et Dieu sait qu’ils sont nombreux, le partenariat avec McLaren a été reconduit. Quelques retouches esthétiques uniquement (et 12 au lieu de 8 GB de RAM) qui font grimper la facture à 859€:

mclaren

D’autres photos du OnePlus 7T Pro :




Sonos sort pour la première fois de votre maison avec son enceinte « Move »

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 25 septembre 2019 07h20 | Ajouter un commentaire

Les tests de Mathieu: Sonos sort pour la première fois de votre maison avec son enceinte intelligente Move

Inventeur de l’enceinte réseau à destination du grand public, l’américain Sonos, pour la première fois, ose mettre un pied dehors. Sa Move (399€) est conçue pour fonctionner parfaitement au fond de votre jardin, même s’il pleut. Et si sa puissante antenne ne capte plus le Wi-Fi, il est possible de passer en Bluetooth. Voici mon verdict après une semaine d’utilisation.

On ne présente plus l’entreprise américaine Sonos. Son slogan « listen better » (« écoutez mieux ») résume bien la philosophie du fabricant d’enceintes qui, depuis plus de 15 ans, tente de rendre aussi facile et agréable que possible l’écoute de la musique dans une maison.

Une chose restait constante dans tout le matériel (enceintes, barres de son, amplificateur, sub-woofer) de Sonos: la nécessité de le connecter à un réseau local, donc généralement votre routeur internet, à l’aide d’un câble ou en Wi-Fi. C’était le concept de base, les fondations de toute la technologie de Sonos, au niveau matériel et logiciel.

Et tandis que des dizaines de concurrents, petits et grands, s’engouffraient dans le marché des enceintes Bluetooth, Sonos les regardait de loin, riant sans doute de tous les désavantages de cette technologie de liaison directe entre une source musicale (un smartphone, souvent) et son moyen de diffusion (l’enceinte Bluetooth). Parmi les défauts, rappelons-le, il y a la nécessité de rester dans un périmètre restreint (quelques mètres), le lien constant entre les deux appareils, la musique coupée par les notifications ou tout autre son émanant du smartphone, etc.

Mais Sonos a changé son fusil d’épaule. La raison officielle, on ne la connait pas. Mon avis: la technologie Bluetooth a évolué, devenant plus performante (fiabilité, portée) et moins gourmande en énergie. Les batteries au Lithium ont également fait des progrès en termes de compacité et de performance.


Avant tout, une enceinte réseau (robuste) avec un Wi-Fi boosté

Sonos n’a pas jeté le bébé avec l’eau du bain, loin de là. En réalité, sa Move (un verbe qui signifie ‘bouger’ en anglais) est avant tout une enceinte réseau qui s’ajoute à l’écosystème des autres appareils du constructeur. Elle s’installe comme les autres, à l’intérieur de votre réseau Wi-Fi et à l’aide de l’application qui vient de subir un petit lifting. Bien entendu, elle peut être bougée un peu partout dans la maison, ce qui peut s’avérer bien pratique.

Particularité: la Move est dotée de la meilleure antenne Wi-Fi jamais intégrée par Sonos. Elle peut capter du réseau même dans le fond du jardin, j’ai pu le constater. A environ 15 mètres de la maison (et donc une bonne vingtaine du routeur), elle restait connectée et fonctionnait comme une enceinte réseau autonome, et non une enceinte Bluetooth.

Et dans le fond de votre jardin, elle s’y sentira très bien, même si vous l’oubliez toute la nuit. La Move a été conçue pour supporter l’humidité, le froid, les éclaboussures de piscine, la pluie, les tâches de moutarde. Mais aussi une journée en plein soleil. Bref, elle est très robuste et d’ailleurs certifiée IP56, la plus haute catégorie avant d’être classée ‘submersible’. Donc elle ne peut pas prendre un bain, mais résiste à un jet d’eau: si elle est très sale, vous pouvez passer une lavette savonnée puis la rincer sans risque. Sachez également que la base de l’enceinte est renforcée à l’aide d’un caoutchouc très solide. Sonos dit avoir testé des chutes d’une hauteur d’1,80m, et que tout fonctionnait encore après…

Donc la notion de ‘Move’ est liée à la capacité de l’enceinte à être transportée facilement dans la maison et le jardin, et à résister parfaitement à la vie en plein air…

Du Bluetooth, au cas où (ou pour profiter de YouTube et Netflix)

Mais Sonos, pour que sa Move soit vraiment utilisable n’importe où (dans un grand jardin hors de portée du Wi-Fi, au parc, en vacances), a ajouté la connectivité Bluetooth. Elle doit s’activer à la main, en appuyant sur le petit bouton situé à l’arrière, entre les deux gros. Le LED d’état passe alors du blanc au bleu, pour bien indiquer que la Move ne doit plus chercher du Wi-Fi mais se concentrer sur le Bluetooth (voir photos ci-dessous). Votre smartphone ou tablette peut alors être relié (la première fois, il faut le faire à la main, ensuite c’est automatique, comme toujours avec le Bluetooth).

Dès ce moment, votre smartphone doit se débrouiller pour lui envoyer du son. Il faut donc lancer une application comme Spotify (si vous avez de la 4G ou téléchargé des playlists à l’avance) ; ou jouer les MP3 stockés localement sur votre appareil, pour peu que vous en ayez encore.

Corollaire de cette liaison Bluetooth: on peut désormais utiliser une enceinte Sonos pour profiter d’un son de qualité quand on regarde un film (par exemple sur Netflix, photo ci-dessous) ou un clip (par exemple sur YouTube) sur un smartphone ou une tablette. C’était possible avec AirPlay pour ceux qui avaient un iPhone ou un iPad, c’est désormais possible pour tous les utilisateurs Android grâce au Bluetooth.

Autre corollaire, moins pratique: si vous recevez un message, un appel ou si vous lancez un jeu vidéo, c’est fini la musique…




Une autonomie raisonnable, mais la veille est gourmande

Qui dit sans fil, dit batterie. La Move en contient une dont on ignore les détails techniques, si ce n’est qu’après trois ans, Sonos vous encourage à la remplacer (c’est « facile » à faire mais sans doute pas soi-même car l’assemblage est précis et il n’y a aucune vis) pour qu’elle continue être suffisamment performante. Cela s’inscrit dans la politique de durabilité qui a toujours caractérisé Sonos, depuis ses débuts. Les premières enceintes sorties il y a 10 ans fonctionnent encore, et l’entreprise fabrique et vend toujours des modèles sortis il y a plusieurs années (Play:5, Playbar, Sub, etc).

L’autonomie de la Move est bonne en écoute continue: environ 10 heures, d’après le constructeur. Autre mesure communiquée: après 6h d’écoute au volume 50%, il restait 28% de batterie. De quoi vous donner une certaine idée.

Le « problème », c’est que la Move, si elle dans votre maison et capte le Wi-Fi, va y rester connectée, même si elle se met en veille après 30 minutes (on peut également appuyer sur le bouton ON/OFF). La Move sort en effet de veille très rapidement, dès que vous lancez l’application. C’est très pratique pour le confort et la facilité d’utilisation, mais ça consomme pas mal de batterie. C’est comme si vous laissiez tourner le moteur de votre voiture toute la nuit en hiver pour qu’elle démarre mieux le matin.

Donc en « veille » à l’intérieur de la maison, la Move tient environ 5 jours, même si vous n’écoutez pas de musique.

Heureusement, Sonos fait bien les choses et la Move est livrée avec un socle de recharge. Très discret, il accueille facilement l’enceinte, il suffit de la déposer. Il y a également un port USB Type-C pour recharger l’enceinte à l’aide de n’importe quel chargeur de smartphone (Android, pas iPhone) :

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Un son plus grave que la One

L’encombrement (24 x 16 x 13 cm) du Sonos Move et son poids (3 kg) sont nettement plus imposants que ceux de la One, son best-seller qui parait tout petit à côté. Et ce n’est pas dû uniquement à la batterie (voir photo ci-dessous).

En effet – passons à la qualité du son, essentielle tout de même – la Move est mieux équipée: il y a deux amplificateurs numériques, un tweeter pour les hautes fréquences, et un mid-woofer intégré pour des fréquences vocales moyennes et des basses étonnamment riches et profondes. Et Sonos, on le sait, soigne la qualité des composants et la cohérence de l’assemblage: le constructeur a consacré plus de deux ans à la Move dans ses laboratoires (dont celui que j’avais visité à l’époque).

Le son de la Move est surtout impressionnant, vu sa taille qui reste raisonnable, au niveau des graves et de la puissance globale de sortie. Il surclasse facilement la One et de la Beam, et se rapproche de ce que l’énorme Play:5 peut sortir.


Conclusion

Difficile de prendre en défaut la Move (399€) de Sonos, première enceinte du constructeur à être conçue pour être bougée dans et en dehors de la maison. Mais c’est avant une nouvelle option pour écouter intelligemment de la musique chez vous, car la Move a une antenne Wi-Fi plus puissante que la moyenne et même à plus de 20 mètres de mon routeur (une simple Bbox-3 de Proximus), elle accrochait le réseau sans souci. Elle tient quelques jours sur batterie, puis il faut la déposer sur son très discret socle de recharge.

La Move peut donc être déplacée un peu partout chez vous et si vous voulez aller plus loin, il y a l’option Bluetooth. Ça doit rester « au cas où », car il faut appuyer sur un bouton au dos de l’enceinte, attendre que votre smartphone la détecte, puis supporter toutes les interruptions (notifications, appels, messages, etc) qui en émaneront parallèlement à la musique diffusée. Quand on passe de l’un à l’autre, on se rend compte à quel point une enceinte réseau qui va chercher sa musique comme une grande sur internet est bien plus pratique à utiliser.

Et comme si ça ne suffisait pas, Sonos va vous faire oublier une bonne fois pour toutes les réglages manuels de l’égaliseur. En effet, il y a sur la Move une version automatique et continue de True Play (alors que sur les autres enceintes il faut utiliser un iPhone): grâce à ses micros, elle se rend compte de la réverbération (on non) du son sur des murs ou des plafonds, et adapte ses réglages en fonction.

Petit détail: si j’ai réussi à configurer Google Assistant sur la One et la Beam, je n’ai pas réussi à la faire sur la Move. Donc cet assistant vocal, pourtant officiellement disponible en Belgique, ne fonctionne pas, pour l’instant, sur l’enceinte mobile de Sonos. 






DJI Osmo Mobile 3: filmez comme un pro avec votre smartphone pour 100€

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 6 septembre 2019 09h54 | Ajouter un commentaire

Les smartphones ont beau devenir de plus en plus performants au niveau de la photographie, ils n’en restent pas moins peu évidents manipuler pour ceux qui veulent en faire un remplaçant quotidien de leur appareil photo ou leur caméscope.

Les modèles haut-de-gamme ont une taille d’écran gigantesque, sont très fins et n’ont plus vraiment de bordure: on touche donc souvent des zones de l’écran sans le vouloir, déclenchant parfois des actions de manière accidentelle.

Le recours à un stabilisateur s’avère dès lors judicieux, et bonne nouvelle: DJI, géant chinois du drône,  vient de rendre son célèbre Osmo Mobile encore plus pratique à utiliser.

Pliable, l’Osmo Mobile 3 se range désormais dans une petite trousse de voyage tout en gardant toutes ses qualités. Son système de balancier articulé est la plus grande nouveauté de cette 3e mouture. Il est dès lors plus compacte, tout en étant plus léger (405 grammes contre 485) et moins encombrant (il a perdu 3 cm au total).

Des vidéos toujours fluides

Le principe de base, rappelons-le, est de fixer le smartphone dans l’encoche (à la verticale ou à l’horizontale). Dès lors, vous pourrez faire des travelings (bouger pour suivre une scène ou un sujet en vidéo) tout en douceur. Il n’y a pas d’à-coups ni de mouvements brusques, tout est fluide et c’est bien plus agréable à regarder. Si vous ne touchez à rien, la caméra va lentement suivre la scène qui se passe devant vous. Si vous effectuez un virage rapide à 90°, l’Osmo Mobile va vous suivre, mais moins vite et vous pouvez donc perdre de vue le sujet. Il faut donc un petit temps d’adaptation, mais on comprend vite le principe.

Il faut utiliser l’application DJI Mimo, très bien faite et qui comprend des tutoriels et des options de montages, de paramètres pour mieux contrôler le smartphone et l’Osmo Mobile 3.

Quelques autres nouveautés

Le stabilisateur se présente toujours sous la forme d’un joystick avec un bras articulé. Il y a des boutons (par exemple pour passer du mode photo au mode vidéo), et un curseur circulaire pour bouger l’angle de vision du smartphone. Si vous ne touchez à rien, la caméra va lentement suivre la scène qui se passe devant vous. Si vous effectuez un virage rapide à 90°, l’Osmo Mobile va vous suivre, mais moins vite. Il faut donc un petit d’adaptation, mais on comprend vite le principe.

Les autres nouveautés ? Plus d’espace sous le smartphone lorsqu’il est stabilisé à la verticale, ce qui est utile si vous utilisez un casque ou un micro. La présence d’un bouton pour faire pivoter le smartphone du mode paysage au mode portrait très facilement. L’option Active Track (v3) qui tente de suivre le sujet principal de la scène filmée, pour le laisser au centre du cadre (dans la mesure du possible, donc si vous êtes « doux » dans vos déplacements). Et une molette de zoom pour profiter des capacités de plus en plus performantes des smartphones dans ce domaine.

Bonne nouvelle: son prix n’a pas augmenté. L’Osmo Mobile 3 de DJI est disponible au prix de 109€. Une version avec trépied compact inclut existe aussi, à 129€.

Le robot-tondeuse 4×4 et ultra-connecté d’Husqvarna grimpe tout

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 5 septembre 2019 08h44 | Ajouter un commentaire

On voit de plus en plus de robot sauter sur un banc ou décapsuler une bière. Mais les seuls espèces qui rencontrent un succès commercial sont celles qui remplacent l’homme dans des tâches jugées ingrates: laver la vaisselle ou le linge, passer l’aspirateur et… tondre la pelouse. J’ai donc laissé ma tondeuse au garage cet été pour essayer le dernier né de la gamme Automower d’Husqvarna, le 435X AWD (4.999€). Une machine redoutable capable de franchir les plus grosses bosses. Mais qui s’avère aussi très connecté et équipé pour le futur. Explications.

Le marché des robots de tonte est en forte croissance depuis quelques années. On parle d’une évolution de plusieurs dizaines de pourcents en 2018 (par rapport à 2017), et d’après nos informations, 2019 devrait battre à nouveau des records. En partie grâce… à notre pays.

« La Belgique est un des pays leaders en matière de tonte robotisée, et les tendances sont en nette hausse, que ce soit au niveau de ceux qui achètent leur première maison et optent pour un robot, ou pour ceux qui ont toujours utilisé une tondeuse thermique et qui se tournent vers la robotisation« , m’a expliqué Bart van Hal, responsable du marketing d’Husqvarna pour le Benelux.

Les robots tondeuses (appelons-les comme ça) ont le vent en poupe. J’en profite donc pour publier mon premier test d’un appareil de ce genre ; et pour ce faire, j’ai pris le dernier modèle de Husqvarna, qui est un des leaders sur ce secteur, en Belgique et dans le monde. Si j’ai choisi ce modèle haut-de-gamme, c’est entre autre car il est bourré de connectivité et qu’il est compatible avec la domotique.

Il s’agit de l’Automower 435X AWD, vendu juste sous la barre des 5.000 euros, ce qui en fait un des modèles les plus onéreux du marché. Mais aussi l’un des plus capables, voir le plus capable: c’est le premier robot tondeuse grand public équipé de quatre roues motrices et d’un corps à deux éléments articulés. Ce qui lui permet de gravir des pentes de 70%, une prestation unique en son genre, et utile pour tous ceux dont la maison est bâtie sur une butte (avec gros dénivelé de jardin, à l’avant par exemple), ou simplement dont le jardin présente différents niveaux, avec des portions abruptes entre ceux-ci.

Nettement plus grand que la moyenne, et articulé, il a besoin de plus d’espace pour manoeuvrer (© RTL INFO)

Installation: il a toujours besoin d’un câble périphérique

Outre ses capacités inédites de franchissement, le dernier robot d’Husqvarna se veut plus intelligent que la moyenne. Mais à quel niveau exactement ? Commençons par l’essentiel: la tonte de votre jardin. Et dans ce domaine, des performances et de la fiabilité, mais pas vraiment de rupture technologique…

En effet, un câble périphérique doit toujours être installé pour délimiter votre jardin, ainsi que les zones de votre jardin à éviter (un parterre de fleur, un trampoline, un potager, une souche). Husqvarna utilise également un ou plusieurs ‘câbles guides’, qui permettent au robot de rentrer plus rapidement à sa station de recharge. Bref, les robots tondeuses ne semblent pas près de couper le cordon…

« Le câble périphérique est la meilleure solution actuellement pour les jardins privés et les usages professionnels: une fois installé, il garantit les meilleures performances. Et on pense que le câble restera l’option la plus pratique pour les années à venir: c’est la barrière de protection la plus fiable pour la tondeuse et pour le jardin. De plus, le câble permet d’optimiser l’énergie nécessaire. N’importe quelle solution fonctionnant uniquement à partir d’une puce GPS n’est pas assez précise pour opérer sur une pelouse normale, il faudra toujours un moyen de guidance supplémentaire. Cependant, Husqvarna expérimente sans cesse de nouvelles solutions, dans tous les domaines« , se justifie le responsable de la marque suédoise.

L’installation initiale est plutôt simple à réaliser soi-même. Le mode d’emploi est détaillé, et il « suffit » de fixer le câble périphérique au sol avec les pieux en plastique fournis, et de brancher quelques câbles avec les connecteurs, reliés à la station de recharge.

installation

Husqvarna distribue cependant ses tondeuses via des dealers spécialisés: pour les grands jardins (terrain de prédilection du 435X AWD qui peut couvrir jusqu’à 35 ares), ils sont recommandés, car équipés d’une machine à enterrer le câble (photo).

Attention à bien veiller aux distances minimales nécessaires pour les zones plus restreintes (contournement d’obstacles, îlots, etc), car ce robot est plus grand que la moyenne et a besoin de plus d’espace pour manœuvrer, ou pour ne pas perdre le nord dans un ‘couloir’ qui serait trop étroit (moins de deux mètres).

Tonte: plus d’intelligence dans la navigation ?

Les premiers jours, le robot semble un peu perdu dans le jardin. Ses déplacements ont l’air hasardeux et il tourne parfois en rond dans des zones restreintes. Logique: il navigue principalement à l’aide d’un algorithme. Un genre de petit logiciel de routine installé dans ses circuits électroniques, pour faire simple.

« Chaque Automower a un algorithme aléatoire qui guide la machine. Grâce au câble périphérique, il comprend où il se situe dans le jardin. Les modèles de la série X montrent d’ailleurs dans l’application où ils ont tondu récemment« , explique l’employé d’Husqvarna.

Sa puce GPS ne sert cependant pas qu’à le localiser en cas de vol (voir plus bas). Couplée à la mémoire interne, elle donne un peu d’intelligence artificielle au robot en ajustant l’algorithme, si certaines zones sont oubliées ou s’il n’y tond pas assez régulièrement l’herbe.

Autre forme d’intelligence: s’il n’y pas de caméra comme sur les robots-aspirateurs, on trouve néanmoins deux petits sonars qui anticipent le choc avec un obstacle inattendu (une cabane d’enfant, un seau). Le robot ralentit donc avant la « collision », ce qui préserve le pare-choc. Attention, cependant: sa puissance de franchissement est telle avec ses quatre roues motrices qu’il pourrait facilement rouler par-dessus un obstacle plus petit. Dans mon jardin, il a même essayé de grimper une souche, provoquant une erreur de collision, et même une détection de soulèvement, ce qui a entraîné le déclenchement de l’alarme. Alarme qui ne peut pas s’éteindre à distance avec l’application: une intervention humaine sur place est nécessaire…

Ces options de sécurité peuvent être paramétrées et assouplies via l’application. Il faudra cependant être à distance de Bluetooth (quelques mètres) pour accéder à ces paramètres spécifiques. Le reste des réglages et des commandes peut se faire depuis l’autre bout de la planète.

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Une application « interface homme-machine » qui pourrait être plus intuitive à utiliser

Connecté et compatible avec la domotique du futur

Car en réalité, le vrai surplus d’intelligence est à chercher au niveau de la connectivité et de sa compatibilité avec les assistants vocaux de Google et d’Amazon.

En effet, l’Automower 435X AWD est presqu’aussi bien connecté qu’un smartphone. Il est équipé d’une carte SIM pour être connecté à internet en permanence, et d’une puce GPS.

Cette connexion à l’internet mobile justifie en partie le prix élevé du robot. Mais elle est essentielle pour pouvoir contrôler et vérifier en permanence l’état de la machine. Où que vous soyez et ou qu’elle soit (au bout du jardin, par exemple), vous pouvez contrôler la tondeuse depuis l’application pour smartphone ou tablette (Automower Connect).

Un contrôle manuel qui n’est pas obligatoire, car il est bien sûr, via l’application, de programmer des périodes de tonte. Selon la taille de votre jardin, il faudra plus ou moins de temps au robot pour entretenir votre pelouse. Via l’application, véritable cerveau commandeur du robot, on peut également configurer des « zones », pour qu’il démarre sa tonte (par exemple une fois sur deux) à l’autre bout du jardin. C’est utile si votre jardin est complexe, s’il entoure la maison, s’il y a des zones plus isolées, etc. L’application permet également de régler la hauteur de coupe, entre 1 et 9 mm.

Via le Google Assistant, vous pouvez également connecter votre compte Husqvarna, auquel est relié le robot. Dès lors, vous pouvez « converser » avec le robot. Soit vous dites « Ok Google, parle avec Automower » pour lancer un genre de conversation de messagerie avec quelques commandes (« garer », « tondre »), soit vous pouvez directement dire à votre enceinte réseau compatible ou à votre smartphone: « Ok Google, demande à Automower de vérifier l’état de fonctionnement » ou « … de tondre la pelouse ». Même genre d’histoire avec Alexa d’Amazon.

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Cette compatibilité n’est pas vraiment un argument de vente: peu de gens en Belgique utilisent ces assistants vocaux, qui viennent d’arriver officiellement dans notre pays, et qui sont encore inconnus du grand public. Pourtant, et c’est bien le but de ces assistants, il y a moyen de gagner pas mal de temps si on s’habitue à utiliser correctement les commandes. Dire « Ok Google, demande à Automower de tondre la pelouse pendant 3 heures sur la zone secondaire », ça va effectivement nettement plus vite que de lancer l’application (en devant parfois entrer le code PIN) pour ordonner la même chose en appuyant que 4 ou 5 boutons.

Très sécurisé

Certains diront que les options de sécurité de l’Automower 435X AWD sont aussi une preuve de son intelligence. Car effectivement, de ce côté-là, il se défend bien.

Comme on a pu l’évoquer, par défaut, il faut entrer un code PIN dès qu’on touche au panneau de commande du robot (équipé d’un écran LCD couleur bien défini et d’une molette de commande). Impossible pour un quidam de le contrôler.

Si on soulève le robot à l’aide de la poignée (qui actionne le STOP manuel), afin de le déplacer, on a quelques dizaines de secondes pour le déposer et composer le code PIN. Si on ne le fait pas, l’alarme retentit, une sirène moins puissante qu’une alarme de maison, mais qui s’entend tout de même dans une bonne partie du quartier.

Enfin, la balise GPS intégrée permet, via l’application, de repérer à tout moment la position du robot sur une carte Google, à quelques mètres près. Intéressant pour le retrouver s’il est perdu dans votre grand jardin, ou pour prévenir la police si on vous l’a volé.

Sachez que le déclenchement automatique de l’alarme peut être désactivé, et même la nécessité d’entrer code PIN pour contrôler le robot à la main ; tout se configure via l’application.

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Les phares, c’est juste pour le show, car l’Automower n’a pas de caméra (© RTL INFO)

Efficacité redoutable

Je terminerai par l’essentiel: l’Automower 435X AWD s’occupe-t-il bien de votre pelouse ? Oui, indéniablement, son efficacité est redoutable car il est inarrêtable. Il supporte les côtes allant jusqu’à 70%, ce qui est énorme. Il doit cependant, dans une telle configuration, attaquer les montées et les descentes perpendiculairement, et non en oblique. Il y a donc, là aussi, quelques précautions à prendre au niveau de l’installation.

Dans un jardin standard comme le mien (500 m2), il n’a besoin que de 3 heures tous les deux jours pour avoir un gazon parfait. Après 1 mois d’utilisation, on remarque déjà une amélioration de la qualité de la pelouse. Logique: les petits brins découpés finement par les 9 lames (qu’il est conseillé de changer régulièrement pour un fonctionnement optimal) font office d’engrais naturel. L’herbe est plus verte et plus dense.

Et ce n’est pas tout: la mousse disparait, les pissenlits aussi. Même les taupes, parait-il, sont effrayées et changent de jardin.

Bien heureusement, il n’est pas nécessaire de débourser 4.999€ pour obtenir ce genre de résultat. Le 435X AWD est avant tout réservé aux grands jardins (jusqu’à 35 ares) où à ceux comportant de très fortes inclinaisons (jusqu’à 70%). Chez Husqvarna, il y a une entrée de gamme à 999€, avec des fonctions et des capacités de franchissement limitées, forcément. Les autres marques descendent parfois sous la barre des 500€, mais attention à la qualité et à la fiabilité.

Mes recommandations sont simples: basez-vous sur la surface et la simplicité de votre jardin. Un petit espace bien plat de 100 m2 n’a pas besoin d’un redoutable robot. Demandez conseil ou lisez bien le descriptif des tondeuses: la surface et l’inclinaison maximale sont logiquement indiquées.

 

Des oreillettes SANS fil mais AVEC réduction active de bruit: une première

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Mobilité, Test , le 14 août 2019 08h35 | Ajouter un commentaire
Les tests de Mathieu: que valent les Sony WF-1000XM3, des écouteurs entièrement SANS fil mais AVEC réduction active de bruit ?

La réduction active de bruit, on a l’habitude de la voir dans des casques bien recouvrants signés Bose ou Sony. Mais le constructeur japonais, qui mise beaucoup sur ce segment, a surpris tout le monde en faisant entrer cette technologie isolante dans des oreillettes aussi légères que discrètes. Un pari audacieux. Mon verdict après deux semaines de test.

Si c’est Bose qui a épaté tout le monde il y a quelques années avec un casque audio sans fil à réduction active de bruit, le japonais Sony occupe ce marché depuis 1992. Ce n’est pourtant que l’an dernier que son WH-1000XM3, que nous avions essayé dans un hélicoptère, a à son tour conquis les critiques et le public. Résultats: une croissance de 100% en un an pour Sony sur ce secteur d’activité.

Cet été, le groupe japonais qui retrouve des couleurs en se réorganisant intelligemment (il n’y a plus que sa division smartphone qui perd de l’argent), veut surfer sur son succès et sa réputation dans le domaine de l’audio à réduction active de bruit. Il a donc lancé les WF-1000XM3 (oui, une seule lettre change avec le casque recouvrant, avec un F pour freedom, liberté en anglais). Il s’agit de la deuxième version d’écouteurs Sony dits True Wireless, c’est-à-dire qu’il y a deux oreillettes entièrement sans fil (un concept en très forte croissance). Son prix est d’environ 250€, ce qui est finalement raisonnable car vous allez le voir, il n’y a pas de concurrence dans cette catégorie.


Sans-fil, sans bruit

Lors de l’annonce des WF-1000XM3, j’étais un peu dubitatif quant à sa capacité à être de bonnes oreillettes sans fil capables de restituer un bon son, tout en étant équipées de micro analysant le bruit ambiant en continu pour l’annuler. Pour deux petits objets si légers, ça semblait ambitieux.

En réalité, le pari est réussi. Pour 4 raisons :

La réduction active de bruit, nerf de la guerre, fonctionne. Malgré l’encombrement et le poids très réduits, ces oreillettes parviennent à pratiquement éliminer les basses fréquences (le brouhaha ambiant, le bruit de fonctionnement de l’avion, du train ou de la voiture). Pour les voix et les sons aigus, donc les hautes fréquences, ça reste très compliqué car leur analyse et traitement, plus fastidieux, entraîneraient une latence (un retard) dans la réduction effective du bruit, et donc une inefficacité totale. Les oreillettes de Sony isolent, donc, mais restons clairs: on est en deçà de ce que propose un casque recouvrant comme le WH-1000XM3 ou le QC35 de Bose. Mais les deux processeurs QN1e (un dans chaque oreillette) s’en sortent assez bien.

Une attention particulière a été accordée à la stabilité et la qualité de la connexion Bluetooth. Le son est transmis de l’appareil émetteur (smartphone, tablette, ordinateur) vers chaque oreillette simultanément, au lieu de passer de l’une à l’autre. La latence diminue grâce à cela de 75%, mais il reste impossible de l’éliminer entièrement à cause du trop grand nombre d’applications (Spotify, Netflix, YouTube, etc) et de version d’Android en circulation. Il y aura donc toujours un très léger décalage qui se pourra se ressentir (surtout lors des dialogues en gros plan).

L’autonomie est préservée grâce un boîtier de rangement équipé lui aussi d’une batterie, et qui est donc capable de recharger entièrement vos oreillettes trois fois. Avec la réduction active de bruit enclenchée (c’est le cas par défaut), comptez 24 heures d’utilisation (un cycle complet représente 6h d’utilisation, rechargeable à trois reprises en rangeant les oreillettes). S’il m’a fallu du temps pour finaliser cet article, c’est parce qu’après deux semaines d’utilisation quotidienne, les écouteurs étaient toujours utilisables. Donc c’est très, très honnête, surtout si on tient compte de la taillée et du poids des WF-1000XM3.

Un mot sur l’ergonomie et le maintien des écouteurs dans l’oreille. Sony les a testés sur 10.000 types d’oreilles différents dans ses laboratoires au Japon. L’insertion doit se faire en appliquant une petite rotation pour que les oreillettes soient bien stables et ne tombent pas si vous vous penchez ou marchez rapidement. Il faut veiller à bien choisir la taille et la matière des caoutchoucs. Plusieurs sont fournis pour que vous soyez le plus à l’aise possible. Vu le poids très réduit, cependant, aucun risque qu’ils ne s’échappent facilement. En trouvant la bonne taille et en les insérant correctement, vous aurez également les meilleurs résultats au niveau de la réduction active du bruit.

Enfin, derniers détails: il y a des détecteurs de proximité sur chaque oreillette. Elle s’éteint donc dès que vous la retirez, ce qui est important car il n’y a pas d’interrupteur ON/OFF. Et si vous utilisez Google Assistant, vous pouvez l’activer directement sur les écouteurs, qui vous proposeront alors de lire les messages reçus, de poser toutes vos questions, de commander votre maison connectée. Sachez également que vous pouvez téléphoner avec les WF-1000XM3.

Quelques petits défauts

Vous l’avez compris, l’expérience globale de l’utilisation des WF-1000XM3 est plus que satisfaisante. Sony a trouvé la formule pour réduire le bruit ambiant avec des petits écouteurs intra-auriculaires entièrement sans fil, très légers et faciles à recharger grâce à leur petite boîte intelligente. En réalité, il n’y a pas de concurrence dans cette catégorie. Il existe bien quelques modèles d’écouteurs entièrement sans fil (chez Apple et Samsung, notamment), mais ils ne sont pas à réduction active de bruit. Un modèle de Bose est attendu pour 2020.

Si on doit reprocher quelque chose à la paire de Sony, c’est avant tout la puissance de sortie. Il est impossible de régler le volume via les écouteurs, tout se fait à partir de la source (votre smartphone par exemple). En le mettant au maximum, j’ai trouvé que ça restait un peu faiblard. A voir avec d’autres smartphones et d’autres applications, mais des confrères présents à l’évènement partageaient mon avis.

Les commandes tactiles demandent une période d’adaptation. Le rond présent sur chaque oreillette et effectivement sensible et permet de contrôler la musique ou de mettre hors/sous tension la réduction active de bruit. Mais il n’est pas évident à trouver et manipuler. Tout cela est heureusement paramétrable dans l’application Headphone Connect, indispensable pour une bonne utilisation des WF-1000XM3.

En parlant de cette application, sachez qu’elle n’est pas un modèle de simplicité ni d’ergonomie. Au moins a-t-elle le mérite de pouvoir tout configurer et même d’éteindre les écouteurs, qui rappelons-le n’ont pas de bouton ON/OFF.

Les sportifs passeront leur chemin. Ces oreillettes ne sont pas destinées au sport, et n’ont aucune certification IPX. Pas de problème pour une randonnée mais si vous faites 10 km de jogging et que transpirez beaucoup, ça pourrait endommager les WF-1000XM3.

Dernier bémol, mais il est directement lié au concept de ‘Truly Wireless’: faites attention à ne pas égarer vos oreillettes. Mieux vaut garder la boîte de rangement/chargement dans la poche ou à proximité.


Et si vous construisiez vous-même les niveaux de Super Mario ?

Par Mathieu Tamigniau dans Jeu vidéo , le 18 juillet 2019 12h14 | Ajouter un commentaire

Nintendo continue de surprendre cet été, avec la sortie de Super Mario Maker 2. Comme son nom l’indique (Maker signifiant constructeur), il s’agit d’un éditeur de niveau du plus vieux et célèbre des jeux vidéo de plateforme, Super Mario.

Ou plutôt des Super Mario, car il est possible avec Super Mario Maker 2, comme avec le premier opus du jeu, de construire soi-même des niveaux de Super Mario Bros (le premier du nom sorti du NES en 1983), Super Marios Bros 3 (1988), Super Mario World (sur Super Nintendo en 1990), New Super Mario Bros et enfin le mode 2D de Super Mario 3D World.

Fastidieux mais jouissif

Je préfère être honnête :  c’est plutôt fastidieux de construire un niveau entier et original, malgré les nombreux tutoriels teintés d’humour faisant intervenir… des pigeons. Les fans qui achètent le titre sont probablement prêts à y consacrer du temps, mais sachez qu’il faut au moins une heure pour un truc de base. Comptez plusieurs heures pour bricoler quelque chose de sympa, avec un tas d’options, de bonus, de labyrinthe, d’ennemis, etc.

Ce qui ne décourage pas les fans, visiblement: 2 millions de niveaux ont été créés par les joueurs en à peine 10 jours. Des vrais fans de Mario qui vont des gros gamers ayant bossé longuement pour des niveaux très bien foutus, aux jeunes joueurs se contentant de choses plus simples. Remarque : pour jouer à ces niveaux créés par la communauté, il faut un abonnement payant Switch Online (mais il ne coûte que 20€ par an).

100 niveaux accessibles

Heureusement, vous pouvez jouer offline dans des niveaux créés par Nintendo à travers un mode Histoire qui consiste à rassembler des pièces pour reconstruire le château de la princesse.

Les 100 stages sont autant de démonstrations de tout ce qu’il est possible de faire avec l’éditeur de niveaux, et c’est assez inspirant. Leur durée de vie très respectable (environ 6 heures) en fait un jeu à part entière.