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MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

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Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

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Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

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L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

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Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

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Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.

 

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

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Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

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Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

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La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

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Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Faut-il obligatoirement dire adieu à la stéréo avec les enceintes connectées ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 2 mars 2018 11h55 | Ajouter un commentaire

Si de manière générale, au niveau de la diffusion de contenu musical, on enchaîne les progrès dans le bon sens (miniaturisation des enceintes, connectivité, prix, applications de streaming musical), une option répandue en a fait les frais: le son stéréo. Sonos, qui attache un soin tout particulier aux options et à la facilité d’utilisation de ses enceintes, a une solution. Nous l’avons essayée.

Depuis bien longtemps, Sonos, inventeur de l’enceinte réseau et du son ‘multiroom’ pour le grand public, affine sa technologie pour rester une référence dans le domaine.

L’entreprise américaine a un gros avantage comparé à tous les fabricants d’électronique grand public qui suivent cette tendance du ‘multiroom’ depuis quelques années: elle ne fait que ça, et se concentre donc pour améliorer ses enceintes, sortir de nouvelles variantes, les doter de nouvelles technologies novatrices (comme récemment l’intégration d’Amazon Alexa, et bientôt de Google Assistant).

Autre particularité des produits Sonos: ils peuvent être utilisés de différentes manières. Individuellement: vous en achetez un pour votre salon, un autre pour votre chambre, et vous écoutez différentes sources dans différentes pièces.

En groupe: via l’application, vous pouvez regrouper les enceintes pour diffuser la même source musicale dans plusieurs pièces à la fois.

Créer une paire stéréo au moment de la configuration de l’enceinte

Il y a enfin l’option qu’on évoque aujourd’hui: la création d’une paire stéréo. Pour notre test, nous avons placé deux enceintes Sonos One (229€ pièce) dans le séjour d’une maison. Sans surprise, tout se passe via l’application, nécessaire pour installer l’enceinte. Dès le début, et comme on avait déjà une Sonos One installée, l’application nous a demandé si on voulait créer une paire stéréo dans une pièce existante.

Et c’est un jeu d’enfant: il suffit de suivre les consignes, d’appuyer sur le bouton de l’enceinte située à gauche quand on vous le demande, et c’est réglé.

En une minute, l’affaire est dans le sac et vous profitez désormais d’un son stéréo, ce qui devient rare dans le monde en pleine croissance des enceintes connectées, que ce soit au smartphone directement par Bluetooth, ou au réseau en Wi-Fi ou par câble (comme Sonos, donc).

Retour en arrière ?

Le marché de l’audio grand public a fait bien des progrès dernièrement. On parvient à obtenir un son correct dans une enceinte de taille très réduite (pensez au Bose Mini Soundlink), et le smartphone est devenu une source exhaustive de musique, grâce aux services de streaming (Spotify, Deezer, Apple Music, etc).

Dans un domaine, cependant, on a fait un pas en arrière: le son est principalement écouté en mono, alors que la musique et les films sont enregistrés en multicanal. On perd donc quelques subtilités sur la variation gauche-droite, sur les effets de profondeur et de spatialisation du son.

Certes, tous les fabricants parlent d’un son 360° et surround, mais rien ne remplace deux enceintes disposées à deux extrémités d’un mur pour offrir de la vraie stéréo.

Si ça vous manque et que vous ne voulez pas d’une chaîne hi-fi archaïque avec des enceintes câblées, pensez donc aux Sonos One. Vous ressentirez davantage certaines subtilités de la musique, certains effets.

Quel budget ?

Niveau budget, il faut hélas casser sa tirelire: deux Sonos One coûtent 458€. Bien que, si les assistants vocaux intégrés (Amazon Alexa et bientôt Google Assistant) ne vous intéressent pas, vous pouvez opter pour une paire de Play:1 (179€ pièce). Si vous n’êtes pas pressé, il suffit d’attendre une promo pour l’achat d’un pack de deux One (229€ pièce). Hélas, Sonos, un peu comme Apple, a une politique tarifaire stricte: les prix sont très stables et il y a rarement des offres en dehors de celles proposées occasionnellement par Sonos lui-même, via son webshop ou des distributeurs (lors du Black Friday, par exemple).

Sachez enfin qu’il est très facile de séparer une paire de Sonos One, via les paramètres de l’application, pour les placer dans deux pièces différentes.

Notez également que d’autres marques proposent de former une paire d’enceintes stéréo, mais parfois il faut télécharger une application rien que pour ça. Chez Sony par exemple, quelques enceintes Bluetooth sont concernées, et il faut utiliser l’appli Sony Music Center SongPal (50 Mo)…

Samsung vient de présenter son Galaxy S9: nous l’avons déjà essayé (VIDÉO)

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 27 février 2018 07h51 | Ajouter un commentaire

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Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté à Barcelone son dernier smartphone haut-de-gamme, le Galaxy S9. Il ressemble à s’y méprendre au S8, mais il y a quelques changements intéressants. De quoi justifier l’augmentation de prix ?

Apple a toujours boudé l’évènement, Huawei préfère présenter son prochain smartphone plus tard: Samsung est donc le seul acteur du top 3 à sortir en grandes pompes son flagship au Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié aux technologies mobiles.

Il s’agit comme prévu des Galaxy S9 (849€) et S9+ (949€). Ils seront à coup sûr les smartphones haut-de-gamme les plus vendus en Belgique en 2018, en concurrence avec l’iPhone 8 d’Apple, bien entendu. Le Chinois Huawei est le seul qui parvient à titiller ces deux mastodontes.

Quoi de neuf ? (voir la vidéo au bas de l’article)

Extérieurement, les évolutions du S9 par rapport au S8 sont très timides, Samsung ayant la sagesse de sauter une année en terme de un design et de format, un peu comme Apple. C’est comme ça qu’on construit une identité visuelle forte, que les gens disent qu’ils ont (ou qu’ils veulent) « un Samsung » quand ils parlent d’un smartphone sous Android. Les S9, comme les S8, sont également toujours étanches et peuvent se recharger sans fil (chargeur non fourni).

On notera tout de même que l’écran parvient à grappiller quelques millimètres en haut et bas, rendant les bordures encore plus fines. On parle donc d’un écran au ratio 18,5 : 9. La sensation d’immersion est (encore) un peu plus impressionnante. Petit détail: même l’écran d’accueil et ses icônes/widgets peut désormais être affiché en format paysage quand on le retourne.

Quant au capteur d’empreinte pour déverrouiller l’appareil, il passe d’une position très inconfortable à côté de l’appareil photo (beaucoup trop haut, décentré), à une position logique en dessous et au centre. On trouvera donc ce capteur facilement, et ça reste le moyen le plus rapide de déverrouiller un smartphone, à moins que vous aimiez jouer avec la reconnaissance faciale ou de l’iris…scapteur

Lors d’une présentation à Londres avant la sortie à Barcelone, Samsung a largement insisté sur les nouvelles capacités de ses S9 et S9+ en termes de photographie. Si le grand modèle reçoit un capteur photo (12 MP chaque fois) supplémentaire à l’arrière (pour des effets ‘bokeh’, flou sur l’avant et l’arrière-plan, et pour du grand-angle), le principal n’est pas là. Il est dans la double ouverture automatique du capteur principal. F2.4 ou F1.5, en fonction des conditions de luminosité. Ce que vous devez retenir: il fait des miracles quand il fait plus sombre, ce qui arrive souvent quand on prend une photo (à l’intérieur, en soirée, etc). « L’appareil s’adapte comme l’œil humain« , a expliqué un responsable de Samsung. A cette double ouverture s’ajoute le ‘multi-frame’, c’est-à-dire que le S9 va prendre 12 photos et les compiler pour réduire les effets de bruit de l’image très présent dans la pénombre (quand les zones sombres se pixellisent grossièrement). Cela demandera des tests plus poussés, mais à première vue, ça fonctionne très bien (voir photo ci-dessous) et lors de la présentation, le Google Pixel 2 XL, très réputé en photo, était largué dans la pénombre. L’appareil photo est également capable de filmer en super slow motion à 960 images par seconde. On utilise peu cet outil mais techniquement, c’est au point, par exemple si vous voulez filmer au ralenti un ballon d’eau qui explose ou faire de GIF.sphoto

Au niveau des nouveautés remarquables, c’est à peu près tout. Il y a bien cette option amusante de l’appareil photo, qui permet de créer votre propre animoji, dont vous déclinerez les émotions (il y en a 18) dans vos messages pour faire rire vos correspondants. Et cette nouvelle station de travail DeXqui améliore encore la transformation de votre smartphone en un ordinateur, avec un moniteur, un clavier, une souris (les entreprises sont désormais visées également).

Conclusion

Les Belges adorent Samsung. On sait que le géant sud-coréen, dans notre pays, truste les premières places dans beaucoup de domaines, de la télévision au smartphone. Le Galaxy S8, l’an dernier, fut un succès (17% de vente en plus en Belgique que le S7), jouant des coudes avec les iPhone d’Apple. Le S9 a donc une grosse pression sur les épaules, et le fait qu’il ne soit qu’une mise-à-jour du S8 ne va pas l’aider à battre des records de vente.

Au niveau photo, il a l’air imbattable dans de faibles conditions lumineuses. Son design est encore plus ravageur que l’an dernier grâce à une augmentation de la surface d’affichage sur l’écran. Le capteur d’empreinte trouve enfin une place logique sous le (ou les) objectifs à l’arrière. Quelques améliorations subtiles, donc, qui hélas sont répercutées dans le prix, gonflé de 50€.

Comptez en effet 849€ pour le S9, avec une fiche technique qu’on aurait espérée plus costaude: le processeur Exynos 9810 est au top, mais il faudra composer avec 64 GB de stockage interne (il existe une version 256 GB, plus chère), 3 GB de RAM, une batterie de 3.000 mAh, un seul capteur photo à l’arrière. Rien d’exceptionnel… Il y a heureusement ce magnifique écran courbé borderlessque seul Samung maîtrise à ce point, l’étanchéité totale et la recharge sans-fil. Sans oublier la très riche surcouche que Samsung met sur Android 8.0, avec des applications inédites et un écosystème imposant. Pour 949€, il y a la version S9+, avec une batterie plus imposante (3.500 mAh), 6 GB de RAM et un deuxième capteur photo à l’arrière, pour de jolis effets bokeh.

GALAXY S9 :







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GALAXY S9+: 


Ce thermostat permet de contrôler chaque radiateur: vraies économies ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 31 janvier 2018 14h23 | Ajouter un commentaire

Un thermostat intelligent (et 100% européen) permet de contrôler chaque radiateur individuellement: fait-on vraiment des économies d'énergie ?

Les Allemands de Tado débarquent en Belgique avec des solutions pour les particuliers, afin qu’ils affinent le plus possible leur consommation d’énergie lorsqu’ils chauffent leur maison. Leur thermostat intelligent (249€), simple et efficace, se base sur votre position, tandis qu’en option, des vannes thermostatiques (79€ pièce) permettent d’affiner au mieux le chauffage. Mais l’investissement est-il rentable ?

La marque Tado (officiellement tado°) n’est pas encore très connue en Belgique. Cette entreprise allemande basée à Munich existe pourtant depuis 2010, mais n’a lancé son système de chauffage intelligent pour particuliers en Allemagne et en Europe que depuis 2014.

Mais c’est quoi au juste, un chauffage intelligent ? Tout comme Nest qui a plus ou moins inventé le concept à l’époque, c’est l’idée d’avoir un thermostat doté d’un mini-ordinateur, capable de calculer certains paramètres et de se connecter au réseau. La promesse de Nest était, et est toujours d’ailleurs, d’essayer de vous offrir toujours la température souhaitée, se basant dans un premier temps sur la manière dont vous réglez la température manuellement. Le thermostat et les autres appareils de la gamme (caméras de surveillance, détecteur de fumée) permettent également de savoir si vous êtes absent, auquel cas il coupera le chauffage.

Le tout se contrôle de manière très précise à l’aide d’une application pour smartphone/tablette, ou un site web sécurisé.

Dès que vous quittez la maison, il coupe le chauffage

Tado propose autre chose pour se démarquer d’une concurrence de plus en plus féroce, Nest ayant été imité par de nombreux autres acteurs, anciens (Honeywell) ou nouveau (Netatmo).

Le thermostat intelligent de Tado se base sur la localisation du ou des propriétaires, à partir de leur smartphone. Pour faire simple: l’application Tado détermine régulièrement votre position, et si vous avez quitté une zone proche de la maison, elle enclenche le mode absence automatiquement.

L’application intuitive, réactive et facile à configurer (c’est un point essentiel) détecte également quand vous vous rapprochez de la maison et peut recommencer à la chauffer la plus ou moins rapidement à l’avance.

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En soi, l’idée est déjà très bonne, et très simple. Quand vous êtes à la maison, vous avez généralement toujours envie d’avoir la même température. Nest, au contraire, a tendance à passer de 19 à 21 en journée, se basant sur un algorithme, votre manière de régler la température et votre présence. On ne sait jamais vraiment quelle est la température, et le mode ‘absence’ automatique ne s’éteint que lorsque vous rentrez dans la maison…

Le principe de fonctionnement du Tado nous a donc convaincus par sa simplicité et sa stabilité. De plus, son installation est plus simple que celle du Nest, qui a besoin d’un petit boitier supplémentaire près de la chaudière. Le thermostat de Tado n’a besoin que des deux fils qui relient traditionnellement un (vieux) thermostat à sa chaudière. Un jeu d’enfant: il suffit d’un tournevis et de lire les instructions détaillées de Tado, personnalisées en fonction de l’installation actuelle que vous leur communiquerez.

En revanche, le thermostat a besoin d’un ‘bridge’ pour se connecter au réseau. Il s’agit d’un petit boitier à connecter au routeur (genre Bbox de Proximus) à l’aide d’un câble.

Des vannes thermostatiques: ça se complique un peu

Tado ne se contente pas du thermostat intelligent. Il a prévu des vannes thermostatiques tout aussi intelligentes, permettant de contrôler la température des pièces de votre maison indépendamment les unes des autres.

Les vannes thermostatiques actuelles, mécaniques (type Heimeier, par exemple, à 20€) ont un gros défaut: leur approximation est telle qu’elles se rapprochent davantage du ‘on/off’ que d’un contrôle précis de la température.

C’est donc ce que permettent les vannes de Tado (assez chères: 79€ pièce). Elles agissent en réalité comme des thermostats supplémentaires, pouvant demander de l’eau chaude à la chaudière (via le thermostat) afin d’atteindre la température désirée. Lors de notre test, nous avons mis une vanne dans deux chambres d’une maison traditionnelle, avec un thermostat dans le salon.

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Et c’est là qu’on a commencé à se poser des questions. Car ça n’a l’air de rien, mais le fonctionnement d’un système de chauffage peut devenir complexe quand on ajoute des vannes faisant office de thermostat.

Concrètement, la difficulté est de fixer les bonnes températures au bon moment pour les vannes thermostatiques intelligentes des chambres. Sinon, celles-ci pouvant commander la chaudière, elles peuvent causer des hausses indésirables de la température dans d’autres pièces.

Exemple: on a mis une température basse dans les chambres entre 5h et 9h, pour qu’elles ne chauffent pas le matin lorsque les pièces de vie du thermostat principal doivent atteindre 20 degrés. Après tout, c’est l’idée: chauffer au bon endroit, au bon moment, pour économiser.

Dès lors, vers 10h, ces chambres affichent une température de 16 degrés. Si on définit la plage horaire suivante à 18 degrés, la vanne thermostatique du radiateur de la chambre va s’ouvrir et la chaudière va tourner jusqu’à ce que cette chambre atteigne la température souhaitée. Mais tous les radiateurs allumés de la maison vont également chauffer. Et dans le salon, lors de notre test, il fait donc 22 degrés à 11h au lieu de 20. Oubliez dès lors les économies d’énergie.

Conclusion: il est difficile de paramétrer correctement une maison avec seulement deux vannes thermostatiques. Comme parade, nous avons élevé progressivement le niveau de la température dans les chambres, en espérant que les périodes de chauffe correspondent à celle du salon. Pas très confortable, mais on évite tout de même de chauffer inutilement les chambres le matin, avant les aérer, et donc on économise de l’énergie, en théorie.

La solution ultime est aussi la plus chère

La solution ultime, c’est d’équiper tous les radiateurs de la maison de vanne thermostatique intelligente Tado – même si vous pouvez laisser un petit radiateur de couloir avec une vanne thermostatique mécanique sur la position minimale.

L’investissement financier est important (on le rappelle, 79€ par vanne en plus du kit de démarrage comprenant le thermostat), et vous devrez consacrer du temps et de la réflexion pour que votre maison soit chauffée intelligemment tout au long de la journée et de la nuit.

L’idée, par exemple, est de chauffer les chambres en début de soirée et un peu pendant la nuit, et de faire l’inverse avec la salle de bain et les pièces de vie. A vous de procéder par essai et erreur.

Tado garantit un retour sur investissement très rapidement. Si vous devez sortir 1.000€ pour un kit de départ et 10 vannes, il faudra sans doute attendre quelques années (à moins qu’une nouvelle crise n’impacte le cours du baril de brut). D’autant plus que les vannes sont fournies avec de bonnes  piles Duracell (2 x AA Industrial, fabriquées en Belgique), qu’il faut en théorie remplacer tous les deux ans. Mais on a un petit doute à ce sujet…

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L’assortiment Tado chauffage: le kit d’extension (optionnel), le bridge internet, le thermostat et les vannes

Conclusion

Assurément, Tado fait partie des systèmes de chauffage intelligent les plus aboutis du marché, à côté de Nest, par exemple, qui intègre son thermostat pionnier dans une maison connectée et intelligente (caméras, alarme, sonnette). Si vous souhaitez rendre votre thermostat plus intelligent et contrôlable à distance via une application, c’est une bonne option à prendre en compte. Le kit de démarrage (un thermostat et un petit boitier à relier au routeur) coute 249€. C’est le même prix que l’élégant thermostat avec écran couleur de Nest.

Outre son origine allemande et sa fabrication en Europe qui vous permettent de faire un pied de nez numérique aux Américains qui conçoivent et aux Chinois qui produisent, Tado propose un concept simple et efficace pour vous faire économiser de l’énergie: utiliser (régulièrement) la localisation de votre smartphone pour couper le chauffage rapidement quand vous quittez la maison, et le relancer plus ou moins rapidement avant que vous ne rentriez chez vous. Votre téléphone risque de râler au début et de vous prévenir qu’une application reste fort active en arrière-plan, mais le jeu en vaut la chandelle. Car au jour le jour, c’est très pratique, et Nest n’a pas cette option, du moins pas aussi simplement.

Les vannes thermostatiques de Tado, qui n’ont de sens que si elles équipent la majorité des radiateurs d’une maison, sont cependant la solution ultime pour vraiment économiser de l’énergie. Mais leur prix (79€ pièce au lieu d’une vingtaine pour une vanne mécanique) freine le retour sur investissement d’un tel système.

Enfin, contrairement à l’installation très documentée du thermostat et ses accessoires facultatifs, on regrette le manque d’information pour la configuration des vannes. Le site de support précise que « cela peut être compliqué et qu’il ne faut pas hésiter à contacter le service clientèle par email pour poser des questions« , mais les nôtres sont restées sans réponse. Le plus important à savoir: les vannes agissent comme des thermostats et peuvent faire fonctionner la chaudière même si le thermostat principal du salon affiche la température souhaitée. Pour optimiser tout ça, à vous de trouver la bonne combinaison, en tâtonnant.

Quant à la réponse à la question du titre de cet article: oui, le thermostat intelligent Tado, comme ses concurrents, permet de faire des économies d’énergie, surtout en coupant le chauffage automatiquement dès que les propriétaires quittent la maison. Economiser de l’argent, c’est différent, car il faut tenir compte de l’investissement (au moins 249€ pour le kit de démarrage et 79€ par vanne), de votre équipement actuel, de la taille de votre maison, de votre consommation, de votre isolation.

Après quelques années, cependant, vous y trouverez certainement votre compte…

Notez également qu’en vous liant à un contrat chez Essent (pack Flix de 3 ans pour le gaz et l’électricité), le kit de démarrage Tado et son installation ne coûte qu’un euro. Vous pouvez également opter pour un système original de location des différents appareils.

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Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux avec le logo ‘Android One’ ont un gros avantage

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 8 janvier 2018 11h43 | Ajouter un commentaire

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux qui affichent le logo 'Android One' promettent 2 ans de mises à jour, et c'est plus important que vous ne l'imaginez !

J’ai essayé le HTC U11 Life, un smartphone au rapport qualité-prix assez moyen (379€), mais qui a une caractéristique unique sur le marché belge: il fait partie du ‘programme’ Android One.

Je le répète depuis toujours: la grande faiblesse des smartphones sous Android, hormis ceux, assez chers hélas, conçus par Google (les Nexus d’abord, les Pixel ensuite), c’est la lenteur des mises-à-jour du système d’exploitation, Android. Voire l’inexistence de ces mises-à-jour, dans le cas des smartphones entrée et moyen de gamme, qui représentent l’écrasante majorité des appareils Android en circulation.

Or, que ce soit au niveau des correctifs de stabilité et de sécurité, ou de l’ajout de fonctionnalités, les mises-à-jour sont cruciales. Google en publie d’ailleurs des petites tous les mois au niveau d’Android, mais c’est aux constructeurs, ensuite, de les intégrer et de les déployer. Mais ceux-ci le font rarement…

Vous l’aurez compris, la plupart des appareils Android en circulation, contrairement aux iPhone, sont vulnérables aux failles de sécurité, mais surtout ne bénéficient pratiquement jamais des mises-à-jours annuelles d’Android.

Pour remédier à cela, il y a des efforts qui sont faits par Google pour que les correctifs de sécurité soient indépendants du reste d’une mise-à-jour, et donc qu’ils puissent être téléchargés sans passer par le constructeur. C’est ce qu’on appelle le projet Treble, et il concernerait les Android à partir de la version 8, sortie il y a quelques mois seulement et donc pas encore très répandue.

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Du pur Android 8.0…

Android One

Parallèlement à cela, Google, en partenariat avec plusieurs marques, dont HTC dont il a récemment racheté une partie des brevets et du personnel, a déployé le ‘programme’ Android One. On a pu mettre la main quelques jours sur le U11 Life, le premier à en faire partie et à être commercialisé officiellement en Belgique.

Le logo ‘android one’ est apposé clairement à l’arrière de l’appareil. Et quand on l’allume, on est dans du 100% Android stock, c’est-à-dire la version pure d’Android, celle développée par Google (et ensuite customisée par les constructeurs, hélas).

Difficile de critiquer l’interface pure d’Android. Elle est homogène au niveau des icônes d’application, des menus, et toutes les fonctions d’Android, comme l’Assistant vocal désormais disponible en Belgique francophone, sont parfaitement intégrées.

A la base, l’idée de Google était, on l’imagine, de proposer des expériences Android dites « pures » pour un prix moins élevé que les Pixel qu’il développe et commercialise lui-même (à plus de 700€). Mais avec HTC, le rapport qualité-prix est rarement exceptionnel, c’est une vieille habitude.

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Un appareil photo moyen, un smartphone moyen

Un peu cher…

A 379€, je trouve le U11 Life un peu cher. Sa finition en plastique brillant et sa légèreté ne font pas spécialement rêver. Pas plus que sa fiche technique: 32 GB de stockage interne (20 utilisables réellement dès l’allumage), 3 GB de RAM, puce Snapdragon 630, batterie de 2.600 mAh. La partie photo n’a rien de terrible non plus, le capteur 16 MP est vite perdu dans le bruit dès qu’on n’est pas en plein jour. Pour quelques euros de plus, il existe des configurations bien plus musclée.

Mais les angles arrondis et le format 5,2″ assurent une prise en confortable. J’aurais juste aimé que l’écran occupe un peu plus de place sur la face avant, une tendance qui se généralise et qui n’est pas qu’esthétique. Heureusement, les boutons Android se situent en-dessous de cet écran, lui laissant un peu plus de place.

Autre remarque positive: la fonction ‘squeeze’ propre à HTC est embarquée: elle permet de lancer deux actions distinctes (appareil photo, torche, etc), selon que vous pressez brièvement ou longuement les bords, même lorsque l’appareil est en veille. Une option rapidement indispensable, et sans conteste le moyen le plus rapide d’interagir avec un smartphone.

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Tout en courbes, heureusement

Conclusion

Vous l’aurez compris, pas vraiment le roi du rapport qualité-prix en cette fin d’année, le HTC U11 Life a pour principal intérêt de faire partie de la liste des smartphones garantis Android One, et d’être commercialisé officiellement en Belgique.

C’est de l’Android pure, sans application maison ni surcouche logicielle et graphique ajoutée par le constructeur. Google promet « au moins deux ans de mises-à-jour logicielle« , ça veut dire que le U11 équipé d’Android 8.0 passera en 8.1 dans quelques mois, en 9.0 dans un an, et en 10 dans deux ans. Avec toutes les nouveautés logicielles que cela implique chaque année, et les correctifs de sécurité tous les mois. Plus sûr, plus fiable et évoluant régulièrement… c’est un bel argument de vente dans l’immense marché que représentent les smartphones sous Android.

Si l’importation de smartphone ne vous effraie pas (pas vraiment de service après-vente…), essayez de trouver le Xiaomi Mi A1, un autre appareil de la gamme Android One. Lancé en juillet à 289€, on le trouve à 179€ sur Gearbest, une boutique en ligne chinoise relativement fiable qui exporte vers la Belgique. La fiche technique est pratiquement identique à celle du HTC U11 Ultra…




Fitbit, le N.1 du bracelet d’activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 22 décembre 2017 16h51 | Ajouter un commentaire

Fitbit, le N.1 du bracelet d'activité, se lance dans la smartwatch: bide ou évolution ?

En sortant l’Ionic, le N.1 du bracelet connecté fait un pas en direction de la smartwatch, un marché boudé par le grand public. Le pari, risqué, est-il réussi ?

Véritable bulle il y a quelques années, le petit monde du wearable (ces objets connectés que l’on porte sur soi) a fait des dégâts. Il a fait dépenser des millions de dollars à des entreprises comme LG ou Motorola (Lenovo), qui ont fini par jeter leur smartwatchsous Android à la poubelle.

Certains gros poissons croient encore à la montre connectée encombrante et multifonctionnelle que l’on recharge tous les soirs, mais peinent à trouver un public de masse. Apple, Samsung et Huawei ne misent pas énormément sur ce secteur pour gonfler leur chiffre d’affaire, mais bien plus pour soigner leur image de marque et ne pas laisser le marché à la concurrence.

Un seul acteur semble tirer son épingle du jeu: Fitbit. Il y a quelques mois, on vous avait parlé du Alta HR, un excellent compromis entre suivi d’activité (notamment grâce au capteur de pulsation intégré), de santé, de sommeil ; coach sportif avec une application bien foutue pour vous aider à atteindre vos objectifs de perte de poids ; et bracelet connecté minimaliste qui vous prévient en cas d’appel ou de message, et vous réveille silencieusement, le tout en vibrant à votre poignet. Autonomie: 7 jours. Point à la ligne. Circulez, la concurrence est larguée. Le Alta HR reste LE bracelet d’activité de l’année et son prix a baissé: on le trouve à 122€ chez Vandenborre, par exemple.

Mais Fitbit, qui investit encore et toujours pour se développer rapidement et occuper toute la place disponible tant que les autres pataugent un peu, n’en reste pas là. Il a sorti l’automne dernier l’Ionic, qui ressemble davantage à une smartwatch. Le pari n’est-il pas très risqué vu ce que l’on vient de dire ?

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Un large bracelet mais une épaisseur contenue

Un bracelet d’activité…

On a dû réfléchir un peu pour ranger l’Ionic dans la catégorie des bracelets connectés, limités en termes de fonctions mais bon marché et avec une autonomie d’environ une semaine, ou celle des grosses ‘smartwatch’, gadgets pour jeunes geeks (ou ceux qui passent leur journée à vélo et ne peuvent pas sortir leur smartphone).

Une interrogation logique: l’Ionic est parfaitement entre les deux catégories.

On retrouve forcément tout ce que Fitbit fait très bien depuis quelques années en terme de bracelet: un suivi pointu de l’activité physique (détection automatique des efforts, nombre de pas et, nouveauté, d’étages gravis), du sommeil ; sans oublier cette application souvent mise à jour et d’excellente facture, configurable à souhait.

Mais il y a mieux, cette année.

… ET une smartwatch

En 2016, la Fitbit Blaze, peu vendue chez nous, avait en effet introduit l’écran couleur assez large et tactile sur ses bracelets.

L’Ionic va cependant nettement plus loin dans le côté ‘smart’, en se dotant d’un réel magasin d’applications (celles de Fitbit mais aussi celle des ampoules connectées de Philips, du New-York Times, de Yelp, Flipboard, etc). L’entreprise américaine a dû mettre au point ce qu’on appelle un SDK(Software Development Kit) afin que les développeurs d’applications puissent en proposer sur Fitbit OS, le nouveau système d’exploitation qui équipe l’Ionic.

Au-delà de ces applications pour l’instant peu nombreuses (seul un large succès international attirera les développeurs d’application, et on n’y est sans doute pas encore), il y a bien sûr le fait que le petit écran d’environ 2 centimètres carrés (250 x 348 pixels) affiche bien plus d’infos que les autres bracelets de Fitbit.

On peut par exemple lancer une activité sportive bien spécifique pour que la montre analyse intelligemment les mouvements et le rythme cardiaque, ou active le GPS si vous allez courir. Notez bien que les autres bracelets de Fitbit, y compris la Blaze, n’ont pas leur propre puce GPS: ils doivent être reliés au smartphone en permanence pour suivre votre parcours. Avec l’Ionic, vous pouvez laisser le smartphone dans la voiture quand vous allez faire un tour en courant ou à vélo. Raison pour laquelle il y a également une petite mémoire embarquée permettant « de stocker plus de 300 » chansons, d’après Fitbit.

Ajoutez à cela les notifications: vous pouvez afficher toutes celles qui le sont sur votre smartphone, mais elles sont passives. Impossible cependant de répondre à un message, ou d’interagir avec une notification intelligente.

Sans oublier le NFC pour le paiement sans contact, même si notre pays n’est pas (encore) pris en charge par Fitbit Pay. Le principe est toujours le même: relier sa carte de crédit/débit à l’application Fitbit, puis payer avec son Ionic dès que vous voyez un terminal équipé du sigle ‘sans-fil’.

Enfin, il est possible de régler l’alarme sans passer par l’application, ce qui est pratique. Afficher ses stats est également nettement plus lisible également que sur l’Alta HR, comme vous l’imaginez.

Donc oui, l’Ionic est une smartwatch, mais avec tous les avantages d’un bracelet de suivi d’activité.

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La liste et le magasin d’applications de Fitbit OS

Conclusion

L’Ionic est bel et bien la première ‘smartwatch’ de Fitbit, avec son écran tactile, son magasin d’applications, son GPS intégré et sa mémoire de stockage intégrée. Cette catégorie de produits faisant plutôt fuir les foules qui imaginent des grosses montres à l’autonomie de 8 heures, l’entreprise américaine ne devrait pas trop en parler.

Car l’Ionic, c’est avant tout un excellent bracelet de suivi d’activité, de sommeil, de sport, avec une autonomie qui reste très raisonnable: on a tenu 5 jours sans problème.

Fitbit a réussi l’exploit d’ajouter à ce discret bracelet d’activité une puce GPS, une puce NFC, 4 GB de mémoire et un système d’exploitation offrant des fonctions ‘smartwatch’ qui pourraient, à terme et si de grands acteurs tiers prennent la peine de développer une application pour Fitbit OS.

Son prix de 349€ est évidemment plus élevé que le reste de la gamme Fitbit, et se rapproche de celui des smartwatch. Celles-ci ont nettement plus d’applications performantes, des notifications avec lesquelles on peut interagir (alors que la Fitbit ne fait que les afficher), mais ont deux gros défauts: un encombrement important et une autonomie ridicule de quelques heures…

A nos yeux, le pari risqué de Fitbit est pour l’instant réussi.









Wiko, la marque « française » de smartphones à bas prix, essaie de monter en gamme

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 11 décembre 2017 09h00 | Ajouter un commentaire

Wiko, la marque L’un se démarque par un écran au format 18:9 jusqu’à présent réservé à l’élite, l’autre par une configuration musclée: RTL info a jeté un œil aux View XL et Wim, deux smartphones qui représentent peut-être un tournant dans la stratégie de la marque (commercialement) française Wiko.

On vous a déjà parlé plusieurs fois de la marque Wiko, qui possède des bureaux à Marseille où le design et le marketing, notamment, prennent place. 250 personnes y travaillent. A ce titre, on peut dire que Wiko est l’une des rares entreprises européennes à ce point impliquées dans la commercialisation de smartphones. 250 autres personnes travaillent pour Wiko ailleurs dans le monde.

Mais ne nous leurrons pas: la société française est en réalité la filiale d’un géant chinois inconnu chez nous, Tinno Mobile, qui est à l’initiative de sa naissance et possède 95% des parts. Tinno Mobile, basé à Shenzhen (tout comme Foxconn, Huawei, etc), fabrique des smartphones Android depuis 2005 pour le compte de nombreuses filiales ‘locales’, dont Wiko pour l’Europe.

Habituée des rayons ‘low-cost’ depuis ses débuts, Wiko tente petit-à-petit de monter en gamme et en qualité. Car c’est bien là qu’on gagne de l’argent. Sur un entrée de gamme à 99€, il n’y a que quelques euros de bénéfice, et encore… Voilà donc les Wiko View XL et Wim, qui sont passés par les bureaux de RTL info pour une petite analyse.

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Le View XL à gauche, le Wim à droite

Le Wim déçoit sur les photos…

Le Wim est un smartphone lancé à 399€ en septembre dernier. Un tarif où l’on trouve les plus grandes marques. Le Wim a une fiche technique relativement conforme à cette gamme de prix: écran de 5,5 pouces AMOLED Full HD, puce Snapdragon 626 à 8 cœurs, 4 Go de RAM, 64 GB de stockage (+ carte microSD), deux capteurs de 13 Mpx à l’arrière (et 16 Mpx à l’avant), batterie de 3 200 mAh, Android 7.1 Nougat et surcouche Wiko avec pas mal d’applications maison (un peu trop, même).

Le capteur d’empreinte à l’avant est assez rapide (moins que chez les grands fabricants, cependant), mais on regrette deux choses au niveau du design: l’utilisation du plastique à l’arrière, qui dénote un peu à 399€, et la face avant où l’écran n’occupe que 71%, à cause de bords assez importants de tous les côtés. De plus, les boutons Android sont logiciels, donc intégrés à l’écran, alors qu’ils auraient pu être disposés de part et d’autres du capteur/bouton d’accueil. Mais ce sont des détails.

L’autre défaut, c’est la partie photo. Les deux capteurs permettent certes de jouer sur l’effet de profondeur (a posteriori) et de flouter avant ou arrière-plan, mais les couleurs nous semblent anormalement chaudes et surexposées. Sans parler du gros ralentissement constaté entre la prise de vue et la disponibilité de la photo: presque 4 secondes, car il faut que le processeur fusionne les deux images (une par capteur), et celui de Wiko est visiblement un peu à la traîne.

Pour le reste, l’interface sous Android 7.1 légèrement retouchée est toujours aussi sympa chez Wiko. Colorée, fun et pratique, les plus jeunes apprécieront. En plus, elle est très fluide. Quant à l’écran AMOLED, il tient ses promesses avec des couleurs vives et des noirs profonds.

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Côté photo, ce n’est pas la panacée, même pour le Wim, à droite, et son double capteur

Le View fait chuter le prix du 18:9

De son côté, le View XL de Wiko a pour principal avantage de proposer un écran au format allongé 18:9 (comme le font Samsung, Huawei et LG depuis peu) à un tarif très abordable. Il ne coûte en effet que 230€ (la version standard du View a été lancée à 180€ avec 16 GB de stockage, et 200€ avec 32 GB).

Sans surprise, dans cette gamme de prix, il y a des limites au niveau de la qualité de l’écran et des photos, et de la fluidité de l’interface. La faute à l’écran HD et à la puce Snapdragon 425, principalement.

Pour résumer, c’est assez moyen, ni bon, ni mauvais. Quoi que l’écran n’est vraiment pas terrible: les noirs sont gris, les couleurs ternes et l’angle de vue catastrophique (dès que vous ne regardez pas l’appareil bien en face, ça se remarque; voir les photos ci-dessous).

L’intérêt des View est donc uniquement d’avoir l’air cool avec un écran allongé, qui il est vrai rend la lecture des vidéos assez sympa, et augmente la surface de l’écran par rapport à la face avant. Autre bon point: la finition est métallique dans le dos, ce qui confère un look plus premium, même si l’assemblage est hasardeux (ça clicote parfois, comme on dit).

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Le seul avantage du View XL: un format 18:9 à prix cassé

Conclusion

Que penser de cette incursion de Wiko, marque qui a bâti sa réputation sur le low-cost, dans le segment premium (ou celui du design premium) ?

Difficile de trancher. Le Wim est clairement un appareil réussi: il est réactif, bien fini et avec un écran AMOLED qui fait la différence. Mais son prix de base est de 399€, et la concurrence, qui a une meilleure réputation, est rude à ce niveau. Pour ne citer qu’eux: LG G6 et Nokia 8 dont le prix a fort baissé dernièrement, Moto Z2 Play, HTC U Ultra.

Le View XL, lancé à 230€, n’a d’intérêt que son écran allongé 18:9 très à la mode. Le reste ne se démarque pas assez pour taper dans l’œil du consommateur.

Petit détail agaçant: ces deux Wiko n’optent toujours pas pour le connecteur USB Type-C réversible et plus rapide, mais toujours pour le vieux micro-USB.

Heureusement pour Wiko, les prix ont déjà baissé en quelques semaines. Difficile de savoir si c’est permanent, mais on trouve le Wim en promo à 299€ un peu partout sur le web (des marchands très sérieux comme Amazon), et le View XL à 199€. A ces prix-là, évidemment, on a tendance à donner un étoile de plus à ces deux smartphones un peu français.

Pour info, Wiko est toujours la deuxième marque de smartphone la plus vendue en France, en 2017 (19%, chiffres Gfk fournis par Wiko). Et en Europe comme en Belgique, elle occupe la 4e place.

Plus de photos: le View XL en version dorée (à gauche)
et le Wim en version noire (à droite):








OLED, Android: les téléviseurs Philips ont-ils ressuscité ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 17 novembre 2017 15h57 | Ajouter un commentaire

Que devient le célèbre fabricant néerlandais, qui a complètement remanié sa stratégie TV en se faisant englober dans un grand groupe chinois il y a quelques années ? J’ai discuté avec Kelly Voordeckers, marketing manager de Philips / TP Vision pour la Belgique et le Luxembourg.

Le marché de la télévision n’est plus celui qui, il y a quelques années, rapportait des millions de dollars de bénéfice à l’industrie. Les modes de consommation des médias évoluent et sans surprise, c’est au niveau des smartphones que l’électronique grand public brasse le plus d’argent.

Dès lors, certains acteurs historiques ont vite perdu des plumes dans l’aventure. Sony, par exemple, a été contraint de mettre un terme à la fabrication de ses propres dalles: le Japonais achète depuis plusieurs années des écrans ‘nus’ et les assemble en TV.

Quant à Philips, il a fini par céder sa division TV au géant chinois de fabrication d’écrans, TPV Technology Limited, qui a créé pour l’occasion la société TP Vision, tout en gardant le nom Philips pour vendre ses téléviseurs en Europe, notamment.

OLED, Android, bon prix: tout pour plaire

Avant de discuter avec Kelly Voordeckers (marketing manager), on a essayé un des derniers modèles de la marque, la 55POS9002. De technologie OLED, cette grande télévision a forcément une excellente qualité d’image, avec des noirs très profonds et des couleurs très riches.

Philips a également eu la bonne idée, contrairement à Samsung notamment, de ne plus essayer de faire une interface à la fois pratique à utiliser et riche en contenus et applications. Il a intelligemment utilisé Android, le système d’exploitation de Google qu’on trouve surtout sur les smartphones et les tablettes. Les habitués de la marque retrouveront leurs repères sans peine, diffuseront facilement le contenu de leur smartphone et auront accès à toutes les applications possibles et imaginables (qui seront de plus régulièrement mises à jour). Philips n’a fait qu’y ajouter quelques applications spécifiques, et les menus de réglages.

Cette télévision de 55 pouces, très fines (toujours grâce à l’OLED), affiche de plus un prix presque raisonnable vu sa qualité: 1.999€, avec, nous a promis Philips, un cash-back de 200€ en cette fin d’année.

Une stratégie payante ?

Comme Sony et d’autres, Philips doit acheter ses dalles OLED à LG Display, une filiale très lucrative de LG, qui est l’unique propriétaire d’une technologie de fabrication révolutionnaire pour quelques années encore.

Son brevet pourra ensuite être exploité par d’autres marques, mais TPV Technology « n’a pas encore de plan concret par rapport à l’OLED« . La responsable marketing précise néanmoins que la qualité d’image d’une télévision, « c’est dû à 25% à la qualité de l’écran, et 75% à celle du logiciel et du traitement de l’image« , eux-mêmes soutenus par « une puce » maison.

De plus, la majorité des télévisions de Philips sont encore des LED traditionnels, et certaines sont dotées du traitement maison dit ‘Quantum Dot’.

Cela suffit-il à Philips pour afficher une bonne santé financière ? « Il a fallu du temps pour que les effets de la reprise de TPV se fassent sentir. Mais on est en croissance depuis 2016. En Belgique, on est N.2 avec 24% de part de marché (en volume)« .

Au niveau mondial, TP Vision se contente de 10%.

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Deux semaines avec le Galaxy Note 8: la star de l’année ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 20 octobre 2017 10h10 | Ajouter un commentaire

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Le vaisseau amiral de Samsung, le Galaxy Note 8, est le smartphone de tous les superlatifs. Sorti en août dernier à New-York (nous y étions), il est le plus grand appareil de la gamme sud-coréenne, et nous a surpris en premier lieu par un prix de vente élevé: 999€.

Nous avons pu mettre la main dessus dernièrement, pour l’utiliser durant deux semaines. Voici nos dernières impressions.

ON A AIMÉ

C’est sans conteste l’un des plus beaux smartphones de l’année, avec son écran vraiment borderless (sur les côtés) et arrondi. Le format 18:9 permet d’afficher confortablement une grande surface de travail (1440 x 2960 pixels) tout en restant facile à prendre en main, car pas trop large. L’écran ‘Inifinity Display’ fait mouche. C’est impressionnant à plus d’un titre.

A force d’utiliser son stylet intelligent intégré, on en viendrait presque à lui trouver une réelle utilité. Celui-ci se retire très facilement et dès que c’est le cas (où lorsqu’on appuie sur son bouton), un petit menu apparait et permet plusieurs options (capture intelligente, note rapide, etc). On n’a rien trouvé de plus rapide et plus précis pour capturer et partager rapidement une sélection d’un écran. Le côté ‘note manuscrite’ et ‘dessin’, ça reste à nos yeux réservé à une petite partie de la population.

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Le Note 8 a l’un des meilleurs double capteur photo. Samsung a choisi un système qui repose sur deux focales différentes. On trouve un module grand-angle en capteur 12 Mpx (1/2,55″)  et  une optique stabilisée équivalente à un 26 mm et ouvrant à f/1,7. Le second module s’appuie lui aussi sur un capteur 12 Mpx (plus petit, 1/3,6″) et une optique équivalente à un 52 mm ouvrant à f/2,6. Derrière ces chiffres barbares, il y a la réalité: des photos de très bonne facture, surtout en plein jour. Dès qu’il fait plus sombre, comme les autres, il se plante un peu.

Malgré une batterie de « seulement » 3300 mAh, Samsung maîtrise tellement bien son Android customisé que l’autonomie est très bonne. On approche les deux journées d’utilisation si on ne regarde Netflix en 4G pendant 1 heure. Et ça, c’est beau. Ceci dit, Huawei est parvenu à mettre 4.000 mAh dans son dernier Mate 10 Pro, et atteint facilement les deux journées d’utilisation.

ON A MOINS AIMÉ

Samsung n’ayant plus de place sur la face avant de son smartphone, il a du trouver une parade. Comme sur le S8, le capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage est à l’arrière, à côté de l’appareil photo. Ce n’est vraiment pas le bon endroit: beaucoup trop haut, il oblige à se tordre le poignet pour que l’index tombe dessus, par hasard qui plus est. Pourquoi ne pas l’avoir mis en-dessous, comme la concurrence ? Ce problème nous oblige à chercher d’autres méthodes de déverrouillage, dont la reconnaissance faciale ou d’iris, mais c’est fastidieux, ça prend trop de temps et ça dépend souvent des conditions lumineuses ou de la position de votre smartphone par rapport à votre tête. Bref, c’est irritant.

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Alors que les premiers smartphones sous Android 8 débarquent, le Note 8 se contente d’Android 7 avec une grosse surcouche logicielle de Samsung, qui nous prive par exemple du « menu contextuel » disponible quand on laisse son doigt sur une icône d’application. Le logiciel est cependant un modèle de stabilité et de rapidité, mais pourquoi ne pas laisser un peu plus de place à Google, qui est plus simple au niveau du cloud (galerie photo, contact, agenda, etc) ?

CONCLUSION

Le Note 8 est sans conteste l’un des meilleurs smartphones de l’année. Sa finition, son concept borderless poussé au maximum au niveau de l’écran, son stylet intégré unique en son genre, en font un appareil à part, plus exotique que le Mate 10 Pro que Huawei vient de sortir.

Mais à 999€, saura-t-il trouver un public ? Difficile à dire. Le Mate 10 Pro est 200€ moins cher, avec quelques bons arguments lui aussi…

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