Samsung sort enfin un smartphone avec un bon rapport qualité/prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juillet 2018 10h32 | Ajouter un commentaire

Vous cherchez un smartphone Samsung pas trop cher? Le Galaxy A6+ est le meilleur rapport qualité-prix de la marque, nous l'avons testé (PHOTOS)

J’ai déjà répété plusieurs fois que les smartphones de Samsung étaient devenus un peu chers pour ce qu’ils étaient. Le géant sud-coréen vient de me prouver le contraire: pressé par une concurrence chinoise qui ne cesse faire baisser les prix, Samsung a sorti un Galaxy A6+ disponible dans certaines grandes enseignes belges pour 322€ actuellement. Un des meilleurs rapports qualité-prix de cet été.

2018 est une année assez délicate pour Samsung, au niveau de la téléphonie mobile. Certes, les chiffres sont bons et le géant sud-coréen reste en tête en Belgique et sur d’autres marchés importants. Mais à trop tutoyer les sommets, Samsung se repose-t-il sur ses lauriers ?

C’est l’avis de certains analystes, qui lui reprochent un manque d’audace alors que la concurrence chinoise ne se contente plus de copier, mais innove (regardez le P20 Pro de Huawei). Ce qui pousse d’autres à estimer que les prix en hausse continuelle des fleurons de la gamme (Note 8, S9) sont difficiles à justifier tandis que ceux-ci, à l’instar des iPhone d’Apple, ne sont que des mises-à-jour des modèles précédents.

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La qualité Samsung à 322€

Réaction de Samsung: un renouvellement intelligent du milieu de gamme. Le A6+ est arrivé à la rédaction de RTL info et nous l’avons testé. On le trouve à 322€ chez Vandenborre, l’enseigne s’alignant généralement sur le prix le plus bas des magasins belges.

La première réaction en manipulant l’A6+, c’est la qualité de la finition. Ceux qui n’apprécient pas trop la tendance actuelle au verre brillant et salissant se réjouiront de constater que l’A6+ est en métal poli, avec un tracé d’antenne original à l’arrière, qui lui donnerait presque un look « rétro ». L’assemblage est très bon, la prise en main aussi, grâce aux arrêtes arrondies.

Étonnamment vu le prix, l’A6+ arbore un grand écran 6″ AMOLED, dont seul Samsung a le secret: des noirs profonds, des couleurs riches. Il est au format 18.5:9 avec angles arrondis et affiche 2220 x 1080 pixels.

Notons également qu’au niveau du logiciel, le coréen ne zappe plus une version pour son milieu de gamme. Le A6+, sorti après le S9, tourne sous Android 8.0, la (presque) dernière version de l’OS de Google. Ce dernier est largement retravaillé pour intégrer la version 9.0 de Samsung Experience, l’imposante surcouche logicielle qui est certes encombrante par moment (l’assistant Bixby n’est jamais loin), mais qui est graphiquement intéressante et qui assure une continuité pour les fans de la marque.

Même la partie photo est de très bonne facture au regard du prix. A l’arrière, il y a deux capteurs: le principal est un 16 MP à ouverture f/1.7 tandis que le second est de 5 MP mais n’est utilisé que pour trouver la profondeur de champ dans le mode portrait (et permettre donc un ‘flou’ artistique en arrière-plan). Les photos de jour sont très bonnes: c’est dans la pénombre que l’appareil montre ses limites. Le capteur frontal de 24 MP fait quant à lui des miracles: les selfies affichent bien les détails et ne sont jamais flous.

Quant à la batterie de 3.500 mAh, elle est bien optimisée et permet de passer une très grosse journée sans problème.

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Des petits défauts vite oubliés

Vendu initialement à 369€ (un peu avant l’été), l’A6+ a rapidement baissé son prix. Il est pour l’instant à 322€ en Belgique, mais il s’agit peut-être d’un prix promotionnel temporaire. Quoi qu’il en soit, vu toutes les qualités qu’on lui a trouvées, on ne peut qu’accepter quelques petits défauts.

Le premier ne se voit pas vraiment: la puce principale est une Snapdragon 450 (couplée à 3 GB de RAM), soit une configuration pas très puissante. Pour toutes les tâches quotidiennes (réseaux sociaux, internet, etc), ça ne posera aucun problème. On a même essayé un éditeur vidéo performant (Quik) et tout s’est très bien passé durant le montage. En revanche, pour certains jeux vidéo très gourmands, il faudra se contenter de graphismes de qualité moyenne. Rien de bien grave, donc, pour la plupart des utilisateurs.

L’autre petit défaut est plus gênant (et étonnant): l’A6+ est équipé d’un vieux port microUSB. Il n’est pas réversible, le débit du transfert de données est moindre, et il ne permet pas la charge rapide:

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Enfin, notons que la mémoire interne n’est que de 32 GB (22 GB effectivement disponibles), ce qui n’est pas énorme. On peut insérer une carte microSD, heureusement.

Bref, notre conclusion est sans appel: l’A6+ coûte plus de 2X moins cher que le S9 (environ 729€ désormais) voire le Note8 (environ 799€), mais il n’est clairement pas 2X moins bon. Si vous avez l’habitude d’acheter des Samsung, n’hésitez pas, vous en aurez clairement pour votre argent.









Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 juillet 2018 11h11 | Ajouter un commentaire

Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?Longtemps considérés comme des produits de niche inabordables, voire réservés aux professionnels de l’audiovisuel, le projecteur est de plus en plus populaire.

On ne parle pas ici des ‘picoprojecteurs’, ces appareils à la puissance très limitée qui ne peuvent finalement afficher que des images de petites dimensions vu le peu de lumière qu’ils fournissent. Mais bien des projecteurs dits ‘traditionnels’, avec une lampe intégrée de grande puissance capable d’afficher des images de plusieurs mètres des diagonales sans problème.

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Un encombrement réduit mais tout de même, il faut lui faire une place…

Moins de 600€

Pour illustrer notre propos, nous avons testé le modèle EH-TW650 d’Epson, N.1 mondial des vidéoprojecteurs depuis le début des années 2000. Il s’agit de l’un des modèles entrée de gamme de la marque japonaise. On le trouve à 549€ en Belgique, ce qui est peu pour du Full HD (voir plus bas). C’est un prix minimum pour avoir une expérience vidéo digne de ce nom.

L’EH-TW650 est d’un encombrement raisonnable pour un vidéoprojecteur (en centimètres: 30L x 25l x 10H), mais ça reste tout de même encombrant et il faut lui faire une place au milieu du jeu de quilles (ou l’accrocher au plafond, mais ce n’est pas un bel objet de décoration).

Sa lampe affiche une puissance de 210 W, ce qui permet une sortie de 3.100 lumen. Ce qu’il faut retenir de ces chiffres, c’est qu’une certaine pénombre est toujours nécessaire pour profiter de l’image. Nous l’avons essayé dans le garage d’une maison et il valait mieux, en plein jour, ferme la grande porte pour avoir un rendu correct. Trop de soleil, et l’image pâlit bien vite. Pas de miracle, donc: on est toujours loin de la luminosité d’une télévision LED de base.

L’image qui sort est FULL HD, c’est-à-dire 1920 x 1080 pixels, soit le format d’affichage devenu standard au fil des temps. Elle est de bonne qualité grâce à la technologie 3LCD d’Epson, et il faut se rapprocher de la toile pour apercevoir les pixels, si la source est correcte. Nous avons essayé avec la diffusion d’un match de Coupe du Monde, et l’expérience était très satisfaisante. Les amateurs de 4K qui parviennent, eux, à déceler les détails, se tournent vers le haut-de-gamme (où les prix s’envolent…).

Au niveau de la taille de l’image projetée, elle va selon Epson de 30 à 300 pouces, soit de 76 cm à 7,6 mètres. En réalité, tout dépend du niveau d’obscurité de la pièce. Au plus il fait noir, au plus vous pouvez éloigner le projecteur du mur. On a testé avec une diagonale de deux mètres et elle supportait une certaine luminosité dans la pièce. Et deux mètres, c’est déjà une belle diagonale pour un particulier. Sachez qu’un mur blanc fera très bien l’affaire: la toile de projection n’est pas forcément nécessaire.

Enfin, signalons que l’installation est on ne peut plus aisée. On allume, on branche la source, on règle avec la télécommande ou avec les outils d’ajustement mécaniques. En quelques minutes, c’est fait.

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Un défaut: le son…

L’EH-TW650 est équipé d’un petit haut-parleur mono de qualité très moyenne, ne sortant pratiquement aucune basse. C’est mieux que rien, et ça permet de profiter directement une source HDMI (décodeur, console de jeu, lecteur DVD/Blu-ray), mais les mélomanes repasseront…

Pour un match de foot dans le salon, ça passe. Mais si vous êtes nombreux et qu’il y a du bruit (nos conditions de test: un match des Diables Rouges entre amis…), on n’entend plus qu’un bruit de fond, et pas du tout les commentaires du match.

Pour une meilleure expérience, il faudra le relier à un ampli, avec un bon vieux câble coaxial rouge et blanc (voir ci-dessus). C’est sans doute le principal inconvénient de ce modèle: il n’y a pas d’option de sortie mini-jack permettant de diffuser le son sur une petite enceinte moderne. Et pas de Bluetooth non plus.

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A quoi faut-il faire attention ?

Il existe bien d’autres marques de vidéoprojecteur visant les particuliers. BenQ offre également un bon rapport qualité-prix et une large gamme, même s’il n’est pas très présent en Belgique. Au moment de faire votre choix parmi les modèles à prix raisonnables, gardez trois choses importantes en tête:

La qualité de l’image: minimum Full HD (1920 x 1080) si vous comptez diffuser des films ou la télévision. Evitez les configurations inférieures baptisées VGA, HD Ready, WXGA.

Le son: certains projecteur comme l’EH-TW650 intègre un petit haut-parleur, mais c’est rarement suffisant. Essayez de tester avant d’acheter. Ou veillez à ce qu’il y ait des options faciles pour diffuser le son ailleurs.

La durée de vie de la lampe: les prix ont baissé, heureusement (75€ pour notre projecteur de test), mais les lampes sont des consommables. Epson promet 4.500 heures minimum, ce qui fait déjà quelques années de soirées TV, mais ces lampes sont fragiles et elles peuvent casser en cas de mauvaise manipulation, ou tomber en panne.

Le G7 de LG, premier smartphone équipé d’un bouton Google Assistant (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mai 2018 06h21 | Ajouter un commentaire

Le géant sud-coréen de l’électronique a rassemblé la presse du Benelux à Amsterdam cette semaine pour présenter le G7 ThinQ, nouveau flagship censé pousser la marque sur le marché très délicat de la téléphonie mobile. Mission compliquée en vue, même si un partenaire de marque comme Google s’est immiscé dans la partie…

De l’aveu même d’un responsable LG pour le Benelux, la situation du géant sud-coréen en Europe au niveau du mobile est « difficile« . Alors qu’aux Etats-Unis la marque serait en deuxième position (en valeur) derrière Apple et qu’en Asie, elle performe bien dans certains grands pays, la Belgique ne se passionne pas pour les smartphones de la marque. LG entre et sort du Top 5 régulièrement, se disputant une place honorifique (à défaut d’être lucrative) avec des acteurs comme Sony ou HTC.

Soyons clair: LG perd de l’argent sur le marché de la téléphonie mobile en Europe (il en gagne par ailleurs beaucoup avec ses téléviseurs et autres appareils électroménagers). Pour autant, il ne peut pas vraiment abandonner le smartphone: c’est une vitrine technologique, une présence plus sexy commercialement parlant qu’un lave-linge, et c’est indispensable pour tous les géants de l’électronique. Qui plus est, LG doit continuer à sortir des modèles haut-de-gamme, des flagships, au moins une fois par an. Même s’il ne vendra qu’une poignée de ces téléphones dépassant les 800€. A nouveau, c’est une question d’image.

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LG G7 ThinQ: un flagship prudent

Présenté le 2 mai à New-York, le dernier flagship de LG est le G7 ThinQ. Pourquoi pas simplement G7 ? « ThinQ est notre nouvelle plateforme pour tous nos appareils connectés ou intelligents« , nous a expliqué Jeroen Peeters, responsable LG, à Amsterdam, où la presse du Benelux découvrait l’appareil. Du marketing, donc, pour promouvoir un énième protocole de communication entre appareils d’une même marque, une énième application pour la ‘maison intelligente’. Il y a quatre ans, lors de notre visite des usines de LG à Séoul, on parlait de la norme ‘homechat’ pour une cuisine du futur communicante.

Vendu 849 euros en Belgique à partir de la mi-juin, le G7 succède au G6, ou plutôt au V30, sorti en automne dernier et que nous avons essayé il y a quelques mois. La stratégie de la gamme n’est pas très claire: que ce soit au niveau du prix, de la catégorie et du design, il n’y a pas de distinction entre les séries V et G.

A ce prix-là, le G7 présente une fiche technique haut-de-gamme, sans être exceptionnelle au niveau de la mémoire (4 GB RAM, 64 GB stockage) et de la batterie (3.000 mAh): Snapdragon 845, écran 6,1″ LCD QHD+ (3120 x 1440 pixels) qui occupe une grosse partie de la face avant avec un format élargi 19,5:9, double capteur photo à l’arrière de 16 MP (un normal et un grand angle), Android 8.0.

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Le ‘notch’ peut être transparent (gauche), coloré (droite) ou simplement noir

L’écran, comme souvent chez LG, est de bonne qualité. La luminosité maximale peut atteindre les 1,000-nit si vous êtes dehors en plein soleil, de quoi assurer une lisibilité optimale en toutes circonstances. Pas d’OLED, hélas, ce qui est étonnant alors que la société sœur LG Displays est le roi de l’OLED, une technologie à la demande exponentielle. Le G7 doit donc se contenter du LCD. Ça se ressent principalement quand vous regardez une série ou un film: les noirs sont « éclairés » et donc un peu gris.

Au niveau du design, LG est resté très prudent. On reste dans la lignée des G6 et V30, avec un écran certes un peu plus grand. La finition est bonne mais on aurait aimé une petite prise de risque pour se démarquer de la concurrence. Faces avant et arrière sont en verre brillant comme d’innombrables constructeurs, et de couleur noir, grise ou bleue.

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Un privilégié de Google Assistant, vraiment ?

Bref, il y a tout ce qu’il faut pour une expérience Android de premier ordre. Mais vu la concurrence dans le haut-de-gamme, il faut se démarquer. Anecdotique: le G7 prétend rendre inutile la petite enceinte Bluetooth grâce à son Boombox Speaker. C’est un mini haut-parleur intégré qui vibre en effet très fort dans le dos: si on le dépose sur une surface massive, l’effet de basse est effectivement augmenté. Encore mieux si vous le déposez sur une caisse de résonnance, comme une guitare, par exemple. Amusant et plutôt efficace.

Et pratique, aussi, pour parler avec Google Assistant: même à 5 mètres du smartphone, on peut le réveiller avec la phrase ‘Ok, Google’ et communiquer avec l’assistant vocal disponible en français « même s’il y a un bruit de fond comme un aspirateur« , d’après LG. Si celui-ci vous répond, vous serez à même le comprendre, même avec un bruit de fonds, grâce à la puissance du petit haut-parleur intégré. On pourrait presque se passer du Google Home ou de toute autre enceinte compatible avec l’assistant de Google.

On en vient à ce point délicat de la collaboration entre Google et LG. Partenaires dans le passé via la conception des Nexus (des smartphones avec une version pure d’Android), les deux acteurs ont semble-t-il voulu construire un lien privilégié entre Google Assistant et le LG G7 ThinQ.

A quel niveau ? C’est assez difficile à comprendre. Il y a bien un bouton supplémentaire sur la tranche (voir photo ci-dessus) qui par défaut lance Google Assistant, mais c’est symbolique: sur les autres smartphones compatibles (ils sont de plus en plus nombreux), il suffit de laisser son doigt appuyé sur le bouton d’accueil ou d’effectuer un petit geste pour parler à l’assistant.

On a appris à Amsterdam qu’il y aurait bientôt des « fonctions exclusives, inédites » pour l’utilisation du Google Assistant sur le G7. Mais on n’en saura pas plus avant la fin de l’année…

Il y a tout de même déjà quelque chose, même s’il faut attendre une mise-à-jour pour le tester: Google Assistant à accès à la partie hardware du G7: il peut en modifier les paramètres, lancer la caméra, le mettre en mode silencieux, etc. A voir dans la pratique si ça peut nous faire gagner du temps.

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De l’AI parce qu’il le faut bien

En automne 2017, Huawei, qui a l’avantage de fabriquer ses propres puces, sortait un Kirin 970 dont une partie de la puissance de calcul est dédiée à l’intelligence artificielle. Elle équipe les Mate 10 Pro et les P20, sur lesquels son intérêt le plus spectaculaire est la reconnaissance de scène. Une plage, un chien, de la nourriture ou un portrait: l’appareil photo adapte ses réglages en un clin d’œil pour prendre le meilleur cliché possible.

C’est exactement ce que nous a montré LG lors de sa petite conférence de presse. Et dans la pratique, le G7 est effectivement capable de reconnaître la scène, mais un peu moins bien que son rival chinois. La faute, sans doute, à l’utilisation d’une « simple » (mais très puissante) puce Snapdragon 845. L’AI Cam est une option, elle n’est pas activée par défaut. Nous l’avons activée et en pointant vers un bureau sur lequel reposait une canette et d’autres petits objets, l’AI a fait apparaître des suppositions improbables: jambon, chou-fleur, groupe de personnes, parking, rivière (voir ci-dessus). Ce n’est donc pas tout-à-fait au point et on se demande quels réglages il applique à quel moment…

Les photos sont cependant très réussies dans l’ensemble, et l’option grand angle reste pratique dans de nombreuses circonstances, dès qu’on se trouve en plan rapproché.

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Conclusion

Le LG G7 est sans conteste un bon appareil haut-de-gamme, du ‘made in Korea’ qui a un prix, hélas (849€). Performant, il vous procurera une expérience Android de premier plan. La partie matérielle est maîtrisée, comme toujours avec LG, mais au niveau du logiciel, on sent quelques approximations, quelques fonctionnalités ajoutées en fin de développement pour ne pas passer à côté des grandes tendances (l’appareil photo dit ‘AI’ pour intelligence artificielle est de la poudre aux yeux). Le grand public ne s’en rendra pas compte, mais l’observateur que je suis ne peut s’empêcher de doucement sourire…

A 849€ prix de lancement, on est au niveau du Galaxy S9 et pas loin du Huawei P20 Pro, et 40€ plus cher que le petit iPhone 8 de 4,7″. Il faut donc se démarquer pour exister, et le Boombox Speaker qui fait du bruit ne suffira pas.

Il y a donc le partenariat avec Google Assistant, que l’on retrouve déjà sur la boite du G7. Quand on déballe et qu’on allume, hélas, on déchante un peu. L’assistant vocal et intelligent a bien droit à un bouton physique dédié sur la tranche, comme le très critiqué Bixby sur les Galaxy S et Note, mais c’est anecdotique. Il aurait un accès inédit aux réglages du smartphone, mais de ce qu’on a pu essayer, l’assistant de Google peut aussi activer le mode silencieux ou la lampe-torche sur un Huawei P20.

On nous a promis des fonctions ‘Google Assistant’ plus percutantes et inédites pour la fin de l’année. En attendant, il s’agit davantage d’un partenariat marketing, l’un servant à promouvoir l’autre. Pas de quoi décupler l’intérêt du G7, donc…

En parlant de marketing, LG va réinvestir en Belgique. Après la coupe du monde de foot où les TV seront au centre de tout, le G7 aura droit à des partenariats avec tous les opérateurs, et à des campagnes publicitaires. Un investissement indispensable pour le Coréen: certains ont oublié qu’il vendait encore des smartphones…

Sony aurait-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 7 mai 2018 13h05 | Ajouter un commentaire
Sony a-t-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ? On a testé les XZ2 et XZ2 Compact (photos)

Les deux smartphones présentés par Sony au dernier Mobile World Congress de Barcelone ont atterri à la rédaction de RTL info. Et c’est la bonne surprise: le célèbre constructeur japonais a gommé les défauts de ses téléphones (design, photographie), qui peuvent enfin affronter sans honte la concurrence…

Cela fait des années que Sony accepte de nous prêter des smartphones pour qu’on les teste et donne un avis aussi neutre et objectif que possible, nous qui essayons ces petits appareils devenus incontournables depuis près de 10 ans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur japonais est persévérant. Car nos conclusions ont souvent été négatives. Sony est une belle marque, qui sort des appareils soignés et très bien finis depuis longtemps, mais qui a toujours un train de retard au niveau des smartphones, un marché atypique où tout bouge très vite.

En tant que marque historiquement premium n’ayant rien à prouver au niveau de l’innovation et de la qualité de fabrication, Sony n’a jamais été pressé de suivre les grandes tendances, essayant d’imposer la sienne, au niveau du design et d’une interface enrichie de tous les services que le conglomérat japonais comprend (cinéma, sport, photographie, partenariat, etc). Cette stratégie est payante pour la PlayStation, pas pour la téléphonie mobile.

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Le grand XZ2 (en noir brillant) et le petit XZ2 Compact (en gris mat)

XZ2 et XZ2 Compact: enfin un design moderne !

Les Xperia XZ2 (799€) et XZ2 Compact (599€) aperçus à Barcelone nous avaient laissé une bonne impression. Elle a été confirmée par le test de ces deux smartphones haut-de-gamme.

Premier constat: Sony a enfin changé de design. Après des années de bords anguleux qui les rendaient reconnaissables mais pas forcément confortables ni modernes, les Xperia s’arrondissent sur les côtés et dans le dos, améliorant considérablement la prise en main.

Contrairement au XZ1 testé il y a quelques mois seulement, le XZ2 augmente enfin la surface occupée par l’écran. Exit les bords d’un centimètre en haut et en bas. L’écran du XZ2 occupe 77% de la face avant (74% pour la version Compact). Ce n’est pas aussi bien que les meilleurs modèles de Samsung (84%) ou Huawei (80%), mais l’effort est à saluer et donne enfin un look moderne à Sony.

Notez que le format passe au 18:9, qui devient petit-à-petit la norme.

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Le format 18:9, la norme

Performance au rendez-vous

Les deux smartphones ont une fiche technique similaire (à part la taille et la batterie): écran IPS Full HD+ (2160 x 1080 pixels) d’excellente facture, puce Snapdragon 845 (la plus performante à l’heure actuelle), 64 GB de stockage interne (+ port microSD), 4 GB de mémoire vive, un seul capteur photo à l’arrière (19 MP), étanchéité IP68, Android 8.0, capteur d’empreinte dans le dos. Une fiche technique résolument haut-de-gamme: le P20 Pro de Huawei embarque 128 GB de stockage et 6 GB de RAM, mais a été lancé à 899€, soit 100€ de plus. A 599€, la version Comapct du XZ2 offre finalement le meilleur rapport qualité/prix, si les petits écrans (5 pouces) ne vous dérangent pas.

Les performances sont au rendez-vous, que ce soit au niveau de la fluidité du Snapdragon 845, ou des photos, un domaine qui faisait défaut à Sony depuis le début. Le capteur 19MP est enfin bien exploité, sur les deux modèles, et rivalise presque avec le Galaxy S9 de Samsung, qui occupe la même gamme de prix. Détails, luminosité, rapidité: même quand il fait plus sombre, les clichés sont le plus souvent très réussis. On peut filmer en 4K HDR, ce qui est une première pour un smartphone, mais l’intérêt est limité: pour profiter de cette qualité, il faudra un autre écran que celui du smartphone (qui est Full HD, rappelons-le), et le XZ2 ne tient pas toujours la cadence, on aperçoit parfois des petites saccades. Le mode Full HD à 60 images par seconde est suffisant et excellent, avec un bon suivi du sujet principal.

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La bonne affaire, c’est le XZ2 Compact, une « petite » bombe…

Conclusion: le XZ2 Compact, un maître-achat

Le Xperia XZ2, à 799€ prix de départ, se frotte à une concurrence acharnée et nommée Galaxy S9 de Samsung, Mate 10 Pro de Huawei, iPhone 8 d’Apple. Il a certes gommé son retard au niveau du design, mais il reste relativement classique face à des acteurs qui s’imposent depuis quelques années sur le podium des plus gros vendeurs dans le monde (et en Belgique). Son petit plus à part le fait de filmer en 4K HDR ? Il vibre avec le son lorsque vous regardez une vidéo ou écoutez de la musique. C’est plutôt sympa pour les séries ou les films, d’autant que le son est stéréo (il y a deux petits haut-parleurs, en haut et dans le bas des XZ2: pour un épisode dans le bain, c’est nickel). Est-ce suffisant pour battre Samsung et Huawei ? Pas certain, d’autant que le S9, le Mate 10 Pro ou le P20 sont sortis il y a quelques temps et que leur prix va bientôt baisser.

En réalité, le joli coup de Sony, c’est le Xperia XZ2 Compact. A 599€, il faut le considérer comme un gros concentré de technologique miniaturisé, plutôt que comme un petit smartphone. D’autant plus qu’à part une batterie moins imposante (et le fait de vibrer avec la musique…), il est identique à son grand frère en tous points. On lui préfère de plus son dos à la finition mate et non brillante comme son grand frère, ce qui évite les traces de doigts. Le XZ2 Compact est, avec l’iPhone SE dont on annonce une nouvelle édition, le dernier smartphone de taille modeste à être équipé des technologies les plus performantes.

On ne reprochera qu’une seule chose à ces deux smartphones: le positionnement du capteur d’empreinte digitale, pratiquement au milieu du dos de l’appareil pour le XZ2. Votre index ne tombera jamais dessus naturellement. Notez également que le XZ2 Compact fait un peu « petit gros », car il est arrondi à l’arrière tout en étant de taille raisonnable :gros

Galerie photos – XZ2









Galerie photos XZ2 Compact :











MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

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Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

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Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

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L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

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Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

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Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.

 

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

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Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

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La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

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Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !

 

Faut-il obligatoirement dire adieu à la stéréo avec les enceintes connectées ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Pratique, Test , le 2 mars 2018 11h55 | Ajouter un commentaire

Si de manière générale, au niveau de la diffusion de contenu musical, on enchaîne les progrès dans le bon sens (miniaturisation des enceintes, connectivité, prix, applications de streaming musical), une option répandue en a fait les frais: le son stéréo. Sonos, qui attache un soin tout particulier aux options et à la facilité d’utilisation de ses enceintes, a une solution. Nous l’avons essayée.

Depuis bien longtemps, Sonos, inventeur de l’enceinte réseau et du son ‘multiroom’ pour le grand public, affine sa technologie pour rester une référence dans le domaine.

L’entreprise américaine a un gros avantage comparé à tous les fabricants d’électronique grand public qui suivent cette tendance du ‘multiroom’ depuis quelques années: elle ne fait que ça, et se concentre donc pour améliorer ses enceintes, sortir de nouvelles variantes, les doter de nouvelles technologies novatrices (comme récemment l’intégration d’Amazon Alexa, et bientôt de Google Assistant).

Autre particularité des produits Sonos: ils peuvent être utilisés de différentes manières. Individuellement: vous en achetez un pour votre salon, un autre pour votre chambre, et vous écoutez différentes sources dans différentes pièces.

En groupe: via l’application, vous pouvez regrouper les enceintes pour diffuser la même source musicale dans plusieurs pièces à la fois.

Créer une paire stéréo au moment de la configuration de l’enceinte

Il y a enfin l’option qu’on évoque aujourd’hui: la création d’une paire stéréo. Pour notre test, nous avons placé deux enceintes Sonos One (229€ pièce) dans le séjour d’une maison. Sans surprise, tout se passe via l’application, nécessaire pour installer l’enceinte. Dès le début, et comme on avait déjà une Sonos One installée, l’application nous a demandé si on voulait créer une paire stéréo dans une pièce existante.

Et c’est un jeu d’enfant: il suffit de suivre les consignes, d’appuyer sur le bouton de l’enceinte située à gauche quand on vous le demande, et c’est réglé.

En une minute, l’affaire est dans le sac et vous profitez désormais d’un son stéréo, ce qui devient rare dans le monde en pleine croissance des enceintes connectées, que ce soit au smartphone directement par Bluetooth, ou au réseau en Wi-Fi ou par câble (comme Sonos, donc).

Retour en arrière ?

Le marché de l’audio grand public a fait bien des progrès dernièrement. On parvient à obtenir un son correct dans une enceinte de taille très réduite (pensez au Bose Mini Soundlink), et le smartphone est devenu une source exhaustive de musique, grâce aux services de streaming (Spotify, Deezer, Apple Music, etc).

Dans un domaine, cependant, on a fait un pas en arrière: le son est principalement écouté en mono, alors que la musique et les films sont enregistrés en multicanal. On perd donc quelques subtilités sur la variation gauche-droite, sur les effets de profondeur et de spatialisation du son.

Certes, tous les fabricants parlent d’un son 360° et surround, mais rien ne remplace deux enceintes disposées à deux extrémités d’un mur pour offrir de la vraie stéréo.

Si ça vous manque et que vous ne voulez pas d’une chaîne hi-fi archaïque avec des enceintes câblées, pensez donc aux Sonos One. Vous ressentirez davantage certaines subtilités de la musique, certains effets.

Quel budget ?

Niveau budget, il faut hélas casser sa tirelire: deux Sonos One coûtent 458€. Bien que, si les assistants vocaux intégrés (Amazon Alexa et bientôt Google Assistant) ne vous intéressent pas, vous pouvez opter pour une paire de Play:1 (179€ pièce). Si vous n’êtes pas pressé, il suffit d’attendre une promo pour l’achat d’un pack de deux One (229€ pièce). Hélas, Sonos, un peu comme Apple, a une politique tarifaire stricte: les prix sont très stables et il y a rarement des offres en dehors de celles proposées occasionnellement par Sonos lui-même, via son webshop ou des distributeurs (lors du Black Friday, par exemple).

Sachez enfin qu’il est très facile de séparer une paire de Sonos One, via les paramètres de l’application, pour les placer dans deux pièces différentes.

Notez également que d’autres marques proposent de former une paire d’enceintes stéréo, mais parfois il faut télécharger une application rien que pour ça. Chez Sony par exemple, quelques enceintes Bluetooth sont concernées, et il faut utiliser l’appli Sony Music Center SongPal (50 Mo)…

Samsung vient de présenter son Galaxy S9: nous l’avons déjà essayé (VIDÉO)

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 27 février 2018 07h51 | Ajouter un commentaire

Le géant sud-coréen de l’électronique a présenté à Barcelone son dernier smartphone haut-de-gamme, le Galaxy S9. Il ressemble à s’y méprendre au S8, mais il y a quelques changements intéressants. De quoi justifier l’augmentation de prix ?

Apple a toujours boudé l’évènement, Huawei préfère présenter son prochain smartphone plus tard: Samsung est donc le seul acteur du top 3 à sortir en grandes pompes son flagship au Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié aux technologies mobiles.

Il s’agit comme prévu des Galaxy S9 (849€) et S9+ (949€). Ils seront à coup sûr les smartphones haut-de-gamme les plus vendus en Belgique en 2018, en concurrence avec l’iPhone 8 d’Apple, bien entendu. Le Chinois Huawei est le seul qui parvient à titiller ces deux mastodontes.

Quoi de neuf ? (voir la vidéo au bas de l’article)

Extérieurement, les évolutions du S9 par rapport au S8 sont très timides, Samsung ayant la sagesse de sauter une année en terme de un design et de format, un peu comme Apple. C’est comme ça qu’on construit une identité visuelle forte, que les gens disent qu’ils ont (ou qu’ils veulent) « un Samsung » quand ils parlent d’un smartphone sous Android. Les S9, comme les S8, sont également toujours étanches et peuvent se recharger sans fil (chargeur non fourni).

On notera tout de même que l’écran parvient à grappiller quelques millimètres en haut et bas, rendant les bordures encore plus fines. On parle donc d’un écran au ratio 18,5 : 9. La sensation d’immersion est (encore) un peu plus impressionnante. Petit détail: même l’écran d’accueil et ses icônes/widgets peut désormais être affiché en format paysage quand on le retourne.

Quant au capteur d’empreinte pour déverrouiller l’appareil, il passe d’une position très inconfortable à côté de l’appareil photo (beaucoup trop haut, décentré), à une position logique en dessous et au centre. On trouvera donc ce capteur facilement, et ça reste le moyen le plus rapide de déverrouiller un smartphone, à moins que vous aimiez jouer avec la reconnaissance faciale ou de l’iris…scapteur

Lors d’une présentation à Londres avant la sortie à Barcelone, Samsung a largement insisté sur les nouvelles capacités de ses S9 et S9+ en termes de photographie. Si le grand modèle reçoit un capteur photo (12 MP chaque fois) supplémentaire à l’arrière (pour des effets ‘bokeh’, flou sur l’avant et l’arrière-plan, et pour du grand-angle), le principal n’est pas là. Il est dans la double ouverture automatique du capteur principal. F2.4 ou F1.5, en fonction des conditions de luminosité. Ce que vous devez retenir: il fait des miracles quand il fait plus sombre, ce qui arrive souvent quand on prend une photo (à l’intérieur, en soirée, etc). « L’appareil s’adapte comme l’œil humain« , a expliqué un responsable de Samsung. A cette double ouverture s’ajoute le ‘multi-frame’, c’est-à-dire que le S9 va prendre 12 photos et les compiler pour réduire les effets de bruit de l’image très présent dans la pénombre (quand les zones sombres se pixellisent grossièrement). Cela demandera des tests plus poussés, mais à première vue, ça fonctionne très bien (voir photo ci-dessous) et lors de la présentation, le Google Pixel 2 XL, très réputé en photo, était largué dans la pénombre. L’appareil photo est également capable de filmer en super slow motion à 960 images par seconde. On utilise peu cet outil mais techniquement, c’est au point, par exemple si vous voulez filmer au ralenti un ballon d’eau qui explose ou faire de GIF.sphoto

Au niveau des nouveautés remarquables, c’est à peu près tout. Il y a bien cette option amusante de l’appareil photo, qui permet de créer votre propre animoji, dont vous déclinerez les émotions (il y en a 18) dans vos messages pour faire rire vos correspondants. Et cette nouvelle station de travail DeXqui améliore encore la transformation de votre smartphone en un ordinateur, avec un moniteur, un clavier, une souris (les entreprises sont désormais visées également).

Conclusion

Les Belges adorent Samsung. On sait que le géant sud-coréen, dans notre pays, truste les premières places dans beaucoup de domaines, de la télévision au smartphone. Le Galaxy S8, l’an dernier, fut un succès (17% de vente en plus en Belgique que le S7), jouant des coudes avec les iPhone d’Apple. Le S9 a donc une grosse pression sur les épaules, et le fait qu’il ne soit qu’une mise-à-jour du S8 ne va pas l’aider à battre des records de vente.

Au niveau photo, il a l’air imbattable dans de faibles conditions lumineuses. Son design est encore plus ravageur que l’an dernier grâce à une augmentation de la surface d’affichage sur l’écran. Le capteur d’empreinte trouve enfin une place logique sous le (ou les) objectifs à l’arrière. Quelques améliorations subtiles, donc, qui hélas sont répercutées dans le prix, gonflé de 50€.

Comptez en effet 849€ pour le S9, avec une fiche technique qu’on aurait espérée plus costaude: le processeur Exynos 9810 est au top, mais il faudra composer avec 64 GB de stockage interne (il existe une version 256 GB, plus chère), 3 GB de RAM, une batterie de 3.000 mAh, un seul capteur photo à l’arrière. Rien d’exceptionnel… Il y a heureusement ce magnifique écran courbé borderlessque seul Samung maîtrise à ce point, l’étanchéité totale et la recharge sans-fil. Sans oublier la très riche surcouche que Samsung met sur Android 8.0, avec des applications inédites et un écosystème imposant. Pour 949€, il y a la version S9+, avec une batterie plus imposante (3.500 mAh), 6 GB de RAM et un deuxième capteur photo à l’arrière, pour de jolis effets bokeh.

GALAXY S9 :







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GALAXY S9+: 


Ce thermostat permet de contrôler chaque radiateur: vraies économies ?

Par Mathieu Tamigniau dans IoT, Pratique, Test , le 31 janvier 2018 14h23 | Ajouter un commentaire

Un thermostat intelligent (et 100% européen) permet de contrôler chaque radiateur individuellement: fait-on vraiment des économies d'énergie ?

Les Allemands de Tado débarquent en Belgique avec des solutions pour les particuliers, afin qu’ils affinent le plus possible leur consommation d’énergie lorsqu’ils chauffent leur maison. Leur thermostat intelligent (249€), simple et efficace, se base sur votre position, tandis qu’en option, des vannes thermostatiques (79€ pièce) permettent d’affiner au mieux le chauffage. Mais l’investissement est-il rentable ?

La marque Tado (officiellement tado°) n’est pas encore très connue en Belgique. Cette entreprise allemande basée à Munich existe pourtant depuis 2010, mais n’a lancé son système de chauffage intelligent pour particuliers en Allemagne et en Europe que depuis 2014.

Mais c’est quoi au juste, un chauffage intelligent ? Tout comme Nest qui a plus ou moins inventé le concept à l’époque, c’est l’idée d’avoir un thermostat doté d’un mini-ordinateur, capable de calculer certains paramètres et de se connecter au réseau. La promesse de Nest était, et est toujours d’ailleurs, d’essayer de vous offrir toujours la température souhaitée, se basant dans un premier temps sur la manière dont vous réglez la température manuellement. Le thermostat et les autres appareils de la gamme (caméras de surveillance, détecteur de fumée) permettent également de savoir si vous êtes absent, auquel cas il coupera le chauffage.

Le tout se contrôle de manière très précise à l’aide d’une application pour smartphone/tablette, ou un site web sécurisé.

Dès que vous quittez la maison, il coupe le chauffage

Tado propose autre chose pour se démarquer d’une concurrence de plus en plus féroce, Nest ayant été imité par de nombreux autres acteurs, anciens (Honeywell) ou nouveau (Netatmo).

Le thermostat intelligent de Tado se base sur la localisation du ou des propriétaires, à partir de leur smartphone. Pour faire simple: l’application Tado détermine régulièrement votre position, et si vous avez quitté une zone proche de la maison, elle enclenche le mode absence automatiquement.

L’application intuitive, réactive et facile à configurer (c’est un point essentiel) détecte également quand vous vous rapprochez de la maison et peut recommencer à la chauffer la plus ou moins rapidement à l’avance.

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En soi, l’idée est déjà très bonne, et très simple. Quand vous êtes à la maison, vous avez généralement toujours envie d’avoir la même température. Nest, au contraire, a tendance à passer de 19 à 21 en journée, se basant sur un algorithme, votre manière de régler la température et votre présence. On ne sait jamais vraiment quelle est la température, et le mode ‘absence’ automatique ne s’éteint que lorsque vous rentrez dans la maison…

Le principe de fonctionnement du Tado nous a donc convaincus par sa simplicité et sa stabilité. De plus, son installation est plus simple que celle du Nest, qui a besoin d’un petit boitier supplémentaire près de la chaudière. Le thermostat de Tado n’a besoin que des deux fils qui relient traditionnellement un (vieux) thermostat à sa chaudière. Un jeu d’enfant: il suffit d’un tournevis et de lire les instructions détaillées de Tado, personnalisées en fonction de l’installation actuelle que vous leur communiquerez.

En revanche, le thermostat a besoin d’un ‘bridge’ pour se connecter au réseau. Il s’agit d’un petit boitier à connecter au routeur (genre Bbox de Proximus) à l’aide d’un câble.

Des vannes thermostatiques: ça se complique un peu

Tado ne se contente pas du thermostat intelligent. Il a prévu des vannes thermostatiques tout aussi intelligentes, permettant de contrôler la température des pièces de votre maison indépendamment les unes des autres.

Les vannes thermostatiques actuelles, mécaniques (type Heimeier, par exemple, à 20€) ont un gros défaut: leur approximation est telle qu’elles se rapprochent davantage du ‘on/off’ que d’un contrôle précis de la température.

C’est donc ce que permettent les vannes de Tado (assez chères: 79€ pièce). Elles agissent en réalité comme des thermostats supplémentaires, pouvant demander de l’eau chaude à la chaudière (via le thermostat) afin d’atteindre la température désirée. Lors de notre test, nous avons mis une vanne dans deux chambres d’une maison traditionnelle, avec un thermostat dans le salon.

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Et c’est là qu’on a commencé à se poser des questions. Car ça n’a l’air de rien, mais le fonctionnement d’un système de chauffage peut devenir complexe quand on ajoute des vannes faisant office de thermostat.

Concrètement, la difficulté est de fixer les bonnes températures au bon moment pour les vannes thermostatiques intelligentes des chambres. Sinon, celles-ci pouvant commander la chaudière, elles peuvent causer des hausses indésirables de la température dans d’autres pièces.

Exemple: on a mis une température basse dans les chambres entre 5h et 9h, pour qu’elles ne chauffent pas le matin lorsque les pièces de vie du thermostat principal doivent atteindre 20 degrés. Après tout, c’est l’idée: chauffer au bon endroit, au bon moment, pour économiser.

Dès lors, vers 10h, ces chambres affichent une température de 16 degrés. Si on définit la plage horaire suivante à 18 degrés, la vanne thermostatique du radiateur de la chambre va s’ouvrir et la chaudière va tourner jusqu’à ce que cette chambre atteigne la température souhaitée. Mais tous les radiateurs allumés de la maison vont également chauffer. Et dans le salon, lors de notre test, il fait donc 22 degrés à 11h au lieu de 20. Oubliez dès lors les économies d’énergie.

Conclusion: il est difficile de paramétrer correctement une maison avec seulement deux vannes thermostatiques. Comme parade, nous avons élevé progressivement le niveau de la température dans les chambres, en espérant que les périodes de chauffe correspondent à celle du salon. Pas très confortable, mais on évite tout de même de chauffer inutilement les chambres le matin, avant les aérer, et donc on économise de l’énergie, en théorie.

La solution ultime est aussi la plus chère

La solution ultime, c’est d’équiper tous les radiateurs de la maison de vanne thermostatique intelligente Tado – même si vous pouvez laisser un petit radiateur de couloir avec une vanne thermostatique mécanique sur la position minimale.

L’investissement financier est important (on le rappelle, 79€ par vanne en plus du kit de démarrage comprenant le thermostat), et vous devrez consacrer du temps et de la réflexion pour que votre maison soit chauffée intelligemment tout au long de la journée et de la nuit.

L’idée, par exemple, est de chauffer les chambres en début de soirée et un peu pendant la nuit, et de faire l’inverse avec la salle de bain et les pièces de vie. A vous de procéder par essai et erreur.

Tado garantit un retour sur investissement très rapidement. Si vous devez sortir 1.000€ pour un kit de départ et 10 vannes, il faudra sans doute attendre quelques années (à moins qu’une nouvelle crise n’impacte le cours du baril de brut). D’autant plus que les vannes sont fournies avec de bonnes  piles Duracell (2 x AA Industrial, fabriquées en Belgique), qu’il faut en théorie remplacer tous les deux ans. Mais on a un petit doute à ce sujet…

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L’assortiment Tado chauffage: le kit d’extension (optionnel), le bridge internet, le thermostat et les vannes

Conclusion

Assurément, Tado fait partie des systèmes de chauffage intelligent les plus aboutis du marché, à côté de Nest, par exemple, qui intègre son thermostat pionnier dans une maison connectée et intelligente (caméras, alarme, sonnette). Si vous souhaitez rendre votre thermostat plus intelligent et contrôlable à distance via une application, c’est une bonne option à prendre en compte. Le kit de démarrage (un thermostat et un petit boitier à relier au routeur) coute 249€. C’est le même prix que l’élégant thermostat avec écran couleur de Nest.

Outre son origine allemande et sa fabrication en Europe qui vous permettent de faire un pied de nez numérique aux Américains qui conçoivent et aux Chinois qui produisent, Tado propose un concept simple et efficace pour vous faire économiser de l’énergie: utiliser (régulièrement) la localisation de votre smartphone pour couper le chauffage rapidement quand vous quittez la maison, et le relancer plus ou moins rapidement avant que vous ne rentriez chez vous. Votre téléphone risque de râler au début et de vous prévenir qu’une application reste fort active en arrière-plan, mais le jeu en vaut la chandelle. Car au jour le jour, c’est très pratique, et Nest n’a pas cette option, du moins pas aussi simplement.

Les vannes thermostatiques de Tado, qui n’ont de sens que si elles équipent la majorité des radiateurs d’une maison, sont cependant la solution ultime pour vraiment économiser de l’énergie. Mais leur prix (79€ pièce au lieu d’une vingtaine pour une vanne mécanique) freine le retour sur investissement d’un tel système.

Enfin, contrairement à l’installation très documentée du thermostat et ses accessoires facultatifs, on regrette le manque d’information pour la configuration des vannes. Le site de support précise que « cela peut être compliqué et qu’il ne faut pas hésiter à contacter le service clientèle par email pour poser des questions« , mais les nôtres sont restées sans réponse. Le plus important à savoir: les vannes agissent comme des thermostats et peuvent faire fonctionner la chaudière même si le thermostat principal du salon affiche la température souhaitée. Pour optimiser tout ça, à vous de trouver la bonne combinaison, en tâtonnant.

Quant à la réponse à la question du titre de cet article: oui, le thermostat intelligent Tado, comme ses concurrents, permet de faire des économies d’énergie, surtout en coupant le chauffage automatiquement dès que les propriétaires quittent la maison. Economiser de l’argent, c’est différent, car il faut tenir compte de l’investissement (au moins 249€ pour le kit de démarrage et 79€ par vanne), de votre équipement actuel, de la taille de votre maison, de votre consommation, de votre isolation.

Après quelques années, cependant, vous y trouverez certainement votre compte…

Notez également qu’en vous liant à un contrat chez Essent (pack Flix de 3 ans pour le gaz et l’électricité), le kit de démarrage Tado et son installation ne coûte qu’un euro. Vous pouvez également opter pour un système original de location des différents appareils.

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Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux avec le logo ‘Android One’ ont un gros avantage

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 8 janvier 2018 11h43 | Ajouter un commentaire

Pensez-y au moment de choisir votre smartphone: ceux qui affichent le logo 'Android One' promettent 2 ans de mises à jour, et c'est plus important que vous ne l'imaginez !

J’ai essayé le HTC U11 Life, un smartphone au rapport qualité-prix assez moyen (379€), mais qui a une caractéristique unique sur le marché belge: il fait partie du ‘programme’ Android One.

Je le répète depuis toujours: la grande faiblesse des smartphones sous Android, hormis ceux, assez chers hélas, conçus par Google (les Nexus d’abord, les Pixel ensuite), c’est la lenteur des mises-à-jour du système d’exploitation, Android. Voire l’inexistence de ces mises-à-jour, dans le cas des smartphones entrée et moyen de gamme, qui représentent l’écrasante majorité des appareils Android en circulation.

Or, que ce soit au niveau des correctifs de stabilité et de sécurité, ou de l’ajout de fonctionnalités, les mises-à-jour sont cruciales. Google en publie d’ailleurs des petites tous les mois au niveau d’Android, mais c’est aux constructeurs, ensuite, de les intégrer et de les déployer. Mais ceux-ci le font rarement…

Vous l’aurez compris, la plupart des appareils Android en circulation, contrairement aux iPhone, sont vulnérables aux failles de sécurité, mais surtout ne bénéficient pratiquement jamais des mises-à-jours annuelles d’Android.

Pour remédier à cela, il y a des efforts qui sont faits par Google pour que les correctifs de sécurité soient indépendants du reste d’une mise-à-jour, et donc qu’ils puissent être téléchargés sans passer par le constructeur. C’est ce qu’on appelle le projet Treble, et il concernerait les Android à partir de la version 8, sortie il y a quelques mois seulement et donc pas encore très répandue.

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Du pur Android 8.0…

Android One

Parallèlement à cela, Google, en partenariat avec plusieurs marques, dont HTC dont il a récemment racheté une partie des brevets et du personnel, a déployé le ‘programme’ Android One. On a pu mettre la main quelques jours sur le U11 Life, le premier à en faire partie et à être commercialisé officiellement en Belgique.

Le logo ‘android one’ est apposé clairement à l’arrière de l’appareil. Et quand on l’allume, on est dans du 100% Android stock, c’est-à-dire la version pure d’Android, celle développée par Google (et ensuite customisée par les constructeurs, hélas).

Difficile de critiquer l’interface pure d’Android. Elle est homogène au niveau des icônes d’application, des menus, et toutes les fonctions d’Android, comme l’Assistant vocal désormais disponible en Belgique francophone, sont parfaitement intégrées.

A la base, l’idée de Google était, on l’imagine, de proposer des expériences Android dites « pures » pour un prix moins élevé que les Pixel qu’il développe et commercialise lui-même (à plus de 700€). Mais avec HTC, le rapport qualité-prix est rarement exceptionnel, c’est une vieille habitude.

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Un appareil photo moyen, un smartphone moyen

Un peu cher…

A 379€, je trouve le U11 Life un peu cher. Sa finition en plastique brillant et sa légèreté ne font pas spécialement rêver. Pas plus que sa fiche technique: 32 GB de stockage interne (20 utilisables réellement dès l’allumage), 3 GB de RAM, puce Snapdragon 630, batterie de 2.600 mAh. La partie photo n’a rien de terrible non plus, le capteur 16 MP est vite perdu dans le bruit dès qu’on n’est pas en plein jour. Pour quelques euros de plus, il existe des configurations bien plus musclée.

Mais les angles arrondis et le format 5,2″ assurent une prise en confortable. J’aurais juste aimé que l’écran occupe un peu plus de place sur la face avant, une tendance qui se généralise et qui n’est pas qu’esthétique. Heureusement, les boutons Android se situent en-dessous de cet écran, lui laissant un peu plus de place.

Autre remarque positive: la fonction ‘squeeze’ propre à HTC est embarquée: elle permet de lancer deux actions distinctes (appareil photo, torche, etc), selon que vous pressez brièvement ou longuement les bords, même lorsque l’appareil est en veille. Une option rapidement indispensable, et sans conteste le moyen le plus rapide d’interagir avec un smartphone.

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Tout en courbes, heureusement

Conclusion

Vous l’aurez compris, pas vraiment le roi du rapport qualité-prix en cette fin d’année, le HTC U11 Life a pour principal intérêt de faire partie de la liste des smartphones garantis Android One, et d’être commercialisé officiellement en Belgique.

C’est de l’Android pure, sans application maison ni surcouche logicielle et graphique ajoutée par le constructeur. Google promet « au moins deux ans de mises-à-jour logicielle« , ça veut dire que le U11 équipé d’Android 8.0 passera en 8.1 dans quelques mois, en 9.0 dans un an, et en 10 dans deux ans. Avec toutes les nouveautés logicielles que cela implique chaque année, et les correctifs de sécurité tous les mois. Plus sûr, plus fiable et évoluant régulièrement… c’est un bel argument de vente dans l’immense marché que représentent les smartphones sous Android.

Si l’importation de smartphone ne vous effraie pas (pas vraiment de service après-vente…), essayez de trouver le Xiaomi Mi A1, un autre appareil de la gamme Android One. Lancé en juillet à 289€, on le trouve à 179€ sur Gearbest, une boutique en ligne chinoise relativement fiable qui exporte vers la Belgique. La fiche technique est pratiquement identique à celle du HTC U11 Ultra…