Des coques de smartphone à la fois très protectrices et jolies, c’est possible ?

Par Mathieu Tamigniau dans Pratique, Test , le 21 septembre 2018 16h30 | Ajouter un commentaire

C’est ce qu’essaie en tout cas de faire Rhinoshield, une société taïwanaise qui s’étend de plus en plus à l’international. Le marché de la protection de smartphone est en hausse constante. Les gens achetant presque systématiquement une housse, un étui, une coque ou une protection d’écran pour cet appareil qui prend de plus en plus de place dans nos vies.

C’est en 2012 à Taïwan que deux frères ont fondé la société. Des ingénieurs spécialisés dans la science des matériaux. Ils ont réussi une belle campagne sur kickstarter pour un projet de coque de style bumper (un genre de cerclage du smartphone, qui ne recouvre pas les faces avant et arrière) très résistante aux impacts. Il y a dans le matériau utilisé (shockspread) une structure en nid d’abeille qui absorbe bien les chocs. Le smartphone résiste ainsi aux chutes d’une hauteur allant jusqu’à 3,5 m.

Solides mais pas moches

« Rhinoshield vient de rhino – rhinocéros – et shield – bouclier en anglais », nous a expliqué Ludovic Corvers, un Liégeois expatrié à Taïwan pour s’occuper du développement de la marque sur les marchés francophones, notamment.

Mais dans un marché aussi vaste, avec des rayons remplis de produits à bas prix, comment se différencier ? « On mise sur la qualité de la protection (on dépasse les standards militaires américains), mais on fait attention au design, car il faut que les coques soient également jolies ».

Raison pour laquelle la nouvelle gamme Mod NX a été mise sur pied. Ce sont des coques dites modulaires: on peut se contenter du bumper (cerclage) de la couleur de son choix, mais on peut ajouter une face arrière (il y a de nombreux motifs) et modifier la couleur des boutons de volume et de verrouillage. Prix de départ: 30€.

On a mis la main sur quelques modèles et on sent la qualité du plastique utilisé, qui devrait être plus résistant que la coque achetée 3€ sur un marché. « Les coques et protection anti-chocs en shockspread sont produites dans le sud de Taïwan » par une usine tierce, sous la supervision de Rhinoshield.

Deux bémols

Deux petits bémols: les coques de Rhinoshield, dont le but premier est de bien protéger vos smartphone, rappelons-le, sont assez imposantes. Plutôt épaisses, elles dénaturent un peu le design de plus en plus fin et élégant des smartphones haut-de-gamme.

Autre reproche, mais il est bien logique car il faut bien calculer son coup, la liste de smartphones compatibles est limitée: selon les modèles, ça se limite aux iPhone uniquement, ou bien ça englobe les flagships de Samsung et OnePlus. « On essaie d’anticiper le succès d’un nouveau modèle. Avec l’iPhone, c’est facile », mais pour le reste, ça dépend du marché. Or, Rhinoshield vend principalement à Taïwan, où les modèles les plus populaires ne sont pas les mêmes qu’en Europe.

Donc pour répondre à la question initiale: oui, il est possible de trouver des coques très protectrices et jolies. Mais, forcément épaisses pour rester efficaces, elles vont alourdir le design de votre appareil.

Coque modulaire Mod NX

 

Coque complète Solid Suit

Cette barre de son Sony en envoie dans tous les sens, même verticalement

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 5 septembre 2018 15h29 | Ajouter un commentaire

Comme tous les appareils électroniques, les barres de son doivent se renouveler et proposer régulièrement des nouveautés. Alors qu’en réalité, ce qu’on leur demande n’a pas vraiment changé depuis le début: améliorer sensiblement le son médiocre qui sort des téléviseurs.

Sony a une réputation à maintenir dans le domaine du son. C’est lui qui porte la norme ‘Hi-res audio’ depuis le début, persuadé que le grand public est sensible à l’argument du son haut-de-gamme. Il a sorti récemment un nouveau kit barre de son avec caisson de basse, le HT-ZF9. C’est plutôt cher (environ 799€), mais il prétend imiter une installation avec… 8 enceintes (7 plus un caisson de basse). Et surtout, il pourrait projeter le son verticalement.

Pari réussi ?

La barre de son HT-ZF9 de Sony est le plus perfectionné des modèles de la gamme 2018. Il n’est pas très encombrant malgré un format un peu aplati. Il n’y a que trois haut-parleurs sur la barre, et un subwoofer inclus qui se connecte sans fil à la barre: vous pouvez donc le placer où vous le souhaitez dans la pièce.

Contrairement à ce qu’on peut croire, la puissance est bien là. Si vous aimez les films d’action ou d’aventure bien souvent fournis avec des formats audio dernier cri (Dolby Atmos ou DTS:X), vous serez comblé. On en prend plein les oreilles: ça va très fort, mais les voix restent bien distinctes malgré la profusion de basses, gérée à la perfection. On n’en demande pas plus.

Quant aux effets surround, on se demande comment Sony s’y prend, mais on est effectivement enveloppé et le son semble venir de partout, avec seulement trois haut-parleurs orientés dans la même direction.

On vous passe les détails, mais en appliquant un certain filtre, les ingénieurs parviennent à faire du son 3D, y compris verticalement. C’est bluffant: on entend vraiment les objets de déplacer de haut en bas…

Bien entendu, il faut que le contenu diffusé soit compatible, donc il faut idéalement un Blu-ray 4H UHD avec des formats audio de grande qualité, ou un streaming Netflix en qualité maximale (UHD, avec l’abonnement le plus cher). Si vous diffusez une chaîne de télévision, il est fort probable que ne profitiez pas vraiment de ces effets verticaux. Et le bouton ‘Vertical Sound’ qui amplifie cet effet ne nous a pas convaincus.

Trop complexe ?

Le grand problème actuel du home cinema, c’est la complexité des sources et des canaux de diffusion. Les formats audio/vidéo se multiplient alors que l’équipement des particuliers et leur mode de consommation (streaming ou support physique) n’a jamais été aussi éclaté.

Beaucoup utilisent encore des DVD à la qualité d’image déplorable sur les grandes télévisions, d’autres préfèrent louer des films via leur décodeur Proximus ou Voo, et une petite partie des utilisateurs est équipée d’un lecteur Blu-ray dernier cri. Impossible de savoir qui est capable de diffuser quoi et comment… Dans la plupart des cas, votre barre de son haut-de-gamme sera donc sous utilisée, même si elle fera forcément mieux que les haut-parleurs de votre télévision.

Quoi qu’il en soit, et on l’a remarqué en passant de l’application Netflix (UHD) de la télévision au lecteur Blu-ray UHD fourni par Sony, la multiplication des formats est trop complexe pour le grand public qui n’y comprend rien. Et  même la barre de son, qui peut faire office d’ampli en reliant les sources HDMI (deux maximum), est parfois perdue, jusqu’à ne plus pouvoir diffuser le son en provenance de la TV ou du lecteur.

On est loin, par exemple, de la simplicité d’utilisation d’une barre de son Sonos (reliée en optical audio ou HDMI ARC), qui n’évoque jamais la compatibilité des formats, mais qui mise tout sur l’expérience de l’utilisateur.

Une barre de son intelligente, tout de même

La barre de son de Sony ne démérite pas pour autant. Vu qu’elle peut être reliée en HDMI à la télévision, elle affiche une interface de configuration à l’écran, ce qui est plutôt pratique (pas besoin de bouton et d’un écran sur la barre). Cette interface vous permet d’utiliser tout le potentiel ‘connecté’ du HT-ZF9: Spotify Connect, Chromecast et même Google Assistant.

Les deux premiers permettent à un smartphone ou une tablette de diffuser des musiques de Spotify ou des vidéos provenant de certaines applications (sous Android surtout) sur la barre de son et/ou la TV.

Google Assistant, à l’instar des enceintes Google Home, permet de parler à la barre de son en commençant par « Ok Google ». Ça sert à poser des questions, mais également à contrôler les objets connectés de la maison et la musique de Spotify.

Trois fonctions qui peuvent être très utiles au jour le jour.

Conclusion

Sans aucun doute, la barre de son HT-ZF9 de Sony offre des prestations haut-de-gamme dans un format très contenu. Le prix est élevé (799€ au lancement) mais la qualité, le rendu et la spatialisation du son sont vraiment une plus-value lorsque vous regardez un film, une série ou simplement un programme TV (car les voix se détacheront magistralement du reste).

L’effet vertical est bien présent mais il faut être dans les bonnes conditions: une source vidéo de qualité (Blu-ray UHD), et un emplacement bien en face et au milieu de la barre de son. Cet effet vertical est amusant mais ce n’est qu’un détail.

Autre qualité du fer de lance de Sony: la connectivité. Que vous utilisiez l’application Spotify ou YouTube, vous pourrez diffuser le son ou la vidéo sur la barre de son et la TV en un ‘clic’. La ZF9 est également compatible avec Google Assistant, l’assistant vocal intelligent aux multiples fonctions.

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti: quels sont ses avantages et comment l’obtenir ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, IoT, Test , le 30 août 2018 07h47 | Ajouter un commentaire

Le nouveau décodeur de Proximus TV est sorti et il y a du nouveau: quels sont ses avantages et comment l'obtenir ?

Plus petit, capable de diffuser de la 4K (image de très haute définition) et équipé d’une télécommande Bluetooth: la V6 du décodeur de Proximus a tout pour plaire. Mais comment l’obtenir ?

Pour attirer les plus jeunes qui ont tendance à préférer les vidéos de leurs YouTubeurs préférés sur leur smartphone ou leur tablette, il est important que nos télévisions soient au moins aussi efficaces dans ce domaine.

Mais vous le savez, en Belgique, il est nécessaire de passer par un décodeur pour avoir accès aux chaînes de télévisions traditionnelles. Des décodeurs plutôt encombrants dans votre salon, qui ralentissent la navigation entre les chaînes et manquent clairement de réactivité.

Proximus l’a bien compris et a renouvelé son décodeur. La dernière version (V6) est sortie discrètement cet été, et elle a pas mal d’avantages par rapport aux versions précédentes.

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Premier constat: la V6 (au-dessus) a perdu du poids par rapport à la V5

Petit mais costaud: 4K !

Le dernier décodeur de Proximus est développé par Huawei, déjà partenaire de l’opérateur historique pour une grande partie du matériel réseau (antennes 4G, etc…). Et c’est une vraie nouvelle version, pas juste une petite mise-à-jour.

Premièrement, c’est le premier décodeur compatible 4K (ou UHD pour Ultra Haute Définition). Il est prêt pour le futur mais ne vous emballez pas: même si votre TV est compatible (elles sont presque toutes estampillées 4K désormais en boutique), les contenus avec des images d’environ 4.000 x 2000 pixels sont plutôt rares. La grande majorité des chaînes de télévision n’a pas les caméras ni les moyens de transmission pour une telle qualité d’image. Il faut passer par Netflix (abonnement le plus cher) ou YouTube, qui ont une partie grandissante de leur énorme catalogue de vidéos en 4K.

Parlons ensuite du matériel: le décodeur V6 est nettement plus petit et plus courbé, car tout se miniaturise. Il prend moins de place sur votre meuble et est plus discret, c’est toujours bon à prendre.

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La prise Peritel, c’est terminé…

Pas de Wi-Fi intégré, pas de disque dur

Il a toute la connectique nécessaire mais n’intègre pas encore le Wi-Fi pour être placé loin du routeur, l’appareil qui apporte internet dans votre maison. Il faut toujours relier le décodeur à l’aide d’un câble réseau directement à votre routeur, ou via d’autres options de transmission de signal (courant porteur en ligne, adaptateur Wi-Fi) vendues séparément.

Notez que, comme sur la version précédente, il n’y a pas de disque dur intégré. L’enregistrement de vos programmes est donc virtuel: il vous donne droit à un revisionnage à partir des serveurs de Proximus, pour faire simple, et ce durant une période limitée (par défaut: 60 jours).

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Une télécommande plus pratique

Sa télécommande peut fonctionner en Bluetooth: quel avantage ?

L’une des grosses nouveautés du V6 est anecdotique pour certains: le décodeur et la télécommande peuvent communiquer via Bluetooth (portée théorique: 10 mètres). Il n’est donc plus nécessaire de viser le récepteur infrarouge traditionnel.

Et c’est diablement pratique pour ceux qui cachent ce décodeur dans une armoire (ou qui aimeraient le faire), ou pour les appareils qui ne sont pas placé à côté

Notez qu’il faut activer l’option Bluetooth dans les paramètres, car ce n’est pas le cas par défaut.

Tant qu’on parle de la télécommande, sachez qu’elle a changé après pratiquement 10 ans: elle est plus fine, plus élégante, plus légère.

Quelques petites nouveautés logicielles

Au niveau du logiciel, il n’y a pas de grandes nouveautés. L’interface a été complètement revue par Proximus il y a moins de trois ans et on garde le même graphisme, les mêmes menus.

Il y a cependant un constat très important: le zapping est plus rapide. Difficile de le mesurer mais par rapport à la version précédente, on a encore grappillé quelques dixièmes de seconde. On se rapproche du zapping de notre bonne vieille TV cathodique et analogique, quasiment instantané.

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On a également noté un nouveau bouton idéalement placé (voir le += ci dessus), entre ceux du zapping et du volume. Il s’agit d’un bouton ‘applications’, qui affiche à l’écran un très petit menu permettant d’aller directement sur Netflix ou YouTube. On aurait aimé avoir directement sur la télécommande des boutons physiques Netflix et YouTube, les deux seules applications vraiment utilisées sur les TV connectées, mais il faut se contenter de ce bouton raccourci intermédiaire, qui a le mérite d’exister. Peut-être que Proximus va agrandir la liste d’applications à lancer via ce bouton à l’avenir…

Comment l’obtenir ?

Et maintenant, la grande question: comment l’obtenir ? La réponse n’est pas simple…

L’opérateur a cessé de vendre ses décodeurs (ça lui a valu des tracas avec Test-Achats): la location est la seule option. C’est 8€ par mois, tout de même (6€ à partir du deuxième décodeur loué). Mais l’avantage, c’est qu’il est garanti tout le temps, et remplacé en cas de problème ou de nécessité (changements techniques du côté de Proximus).

Mais si votre modem actuel fonctionne très bien, et que vous voulez quand même obtenir le V6 qui, on vient de le dire, a quelques avantages importants (surtout si vous possédez la 4K), comment faire ?

On a posé la question à Proximus. Première possibilité: prendre un nouveau ‘pack’: « Tous les clients (anciens et nouveaux) qui prennent un pack Tuttimus, Familus ou Minimus » peuvent demander le nouveau décodeur, nous a expliqué le porte-parole.

Et si vous avez déjà souscrit à l’un de ces nouveaux packs ? « Les clients Tutimus, Familus et Minimus qui louent leur décodeur ont en effet la possibilité de demander l’échange de leur ancien décodeur vers ce nouveau modèle. Ils peuvent pour cela, soit se présenter dans un shop de Proximus, soit appeler le 0800 33 800. Dans les deux cas, le nouveau décodeur sera envoyé à l’adresse du client« .

Donc pour résumer, si vous avez un ancien abonnement ou le plus petit pack actuel de Proximus (Internet + TV), impossible d’obtenir le nouveau décodeur pour le moment. Il faudra attendre que votre décodeur tombe en panne (et que les stocks de ‘vieux’ décodeurs de l’opérateur soient épuisés…).




HTC sur la bonne voie: son U12+ n’a qu’un seul défaut, il aime trop les traces de doigts

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 10 août 2018 08h11 | Ajouter un commentaire
HTC sur la bonne voie: son U12+ n'a qu'un seul défaut, il aime trop les traces de doigts
Cher mais réussi: c’est ce qu’on peut conclure du dernier ‘flagship’ du constructeur taïwanais. Pas de quoi inquiéter les ténors du marché Android que sont Samsung et Huawei, mais HTC a désormais de bons arguments, surtout au niveau de la photo, pour communiquer davantage en Belgique. Encore faut-il qu’il le fasse…

On l’a suffisamment dit: l’histoire de HTC est un peu triste. Le constructeur taïwanais, qui a permis à Android d’exister durant ses premières années face à l’iPhone, a connu ce que connaissent tous les leaders: une position dominante que l’on croit acquise, de grandes difficultés à s’adapter aux changements très rapides du marché.

Il faut dire que l’armada chinoise, Huawei en tête, a fait chuter les prix en envahissant l’Europe. Seul Apple et Samsung ont survécu et gagnent de l’argent. Tous les autres essaient mais doivent faire d’énormes efforts de communication et de marketing pour atteindre des parts de marché qui ne leur permettent pas de repasser dans le vert.

HTC est l’une des victimes, mais Sony, LG, Motorola, Wiko ou Alcatel mènent le même combat. Pourtant, ses marques font généralement du bon boulot.

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Une recette enfin aboutie pour le U12+: cher mais réussi

Si les modèles haut-de-gamme précédents souffraient tous d’un petit défaut les empêchant, à nos yeux, de faire vraiment concurrence aux ténors, ce n’est plus le cas du U12+ de HTC, sorti il y a quelques semaines. Le smartphone nous a convaincus après deux semaines d’utilisation, surtout au niveau de la finition et des photos. Le constructeur taïwanais semble sur la bonne voie, même s’il a un sacré travail de marketing qui l’attend en Belgique pour convaincre les clients de lui refaire confiance…

Comme tous les flagships taïwanais, le U12+ est cher: 799€. La fiche technique est à l’avenant: écran très haute définition (2880 x 1440 pixels), puce Snapdragon 845 à la puissance illimitée, 6 GB de RAM, appareil photo à double capteur performant, étanchéité totale. On tique un peu tout de même sur les 64 GB de stockage interne (on attend plutôt 128 à ce prix-là) et sur l’écran qui n’est pas OLED mais Super LCD (c’est un détail, car il est globalement réussi).

Fidèle à sa tradition, la finition est irréprochable chez HTC. La sensation de solidité est omniprésente. Le look suit les tendances du moment, avec une face arrière en verre brillant qui en jette, mais qui est un aspirateur à traces (doigts, poussières, etc). On l’a déjà constaté sur d’autres modèles 2017 et 2018, mais le U12+ est encore pire. Vivement que la mode change. Il y a heureusement un ‘châssis’ en métal qui apporte une excellente rigidité.

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Des traces de doigts dès la première manipulation…

Deux particularités matérielles

HTC a deux particularités matérielles pour se démarquer. Tout d’abord la fonction ‘Edge Sense’, qui a gagné des fonctions supplémentaires. A la base, elle servait à lancer une application maison (appareil photo, par exemple) même quand l’appareil est verrouillé, en serrant les bords. Désormais, elle peut servir à l’intérieur de certaines applications: répéter une alarme, basculer entre appareil photo frontal et principal, etc. C’est encore en beta, mais il y a du potentiel si les développeurs d’applications tierces s’y mettent.

L’autre spécificité du U12+, c’est que ses boutons physiques ne le sont pas vraiment. Volume plus ou moins, verrouillage: ce sont des boutons qui ressortent légèrement, mais qui ne s’enfoncent pas. On imagine qu’à la clé, il y a un petit gain de place à l’intérieur. Mais il n’y a aucun avantage pour l’utilisateur, plus perturbé qu’autre chose même après deux semaines d’utilisation. C’est surtout le réglage du volume qui est inutilement compliqué: difficile de savoir à quel point il faut appuyer, et durant combien de temps…

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D’étranges boutons « tactiles »

Un appareil photo au top

HTC confirme chaque année sa capacité à intégrer intelligemment des capteurs photos de grande qualité. La preuve: le U12+ s’en sort très bien, même quand les conditions de luminosité ne sont pas terribles. C’est généralement le signe que l’appareil photo va réussir la plupart de ses clichés, et c’est finalement tout ce qu’on lui demande. La présence de deux capteurs permet de jouer sur la profondeur de champs, ce qui est devenu pratiquement la norme cette année.

Sur la face avant, on a droit à deux capteurs aussi. Vos selfies seront plus nets, et dans l’écrasante majorité des cas, ils seront très réussis, comme s’il s’agissait d’une photo ‘normale’.

Bref, la partie photo est pratiquement aussi bonne que sur le Huawei P20 Pro, le champion 2018 du smartphone.

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Même à l’avant, il y a deux capteurs photos performants

Au niveau logiciel: un peu encombrant

HTC fait partie de ces fabricants qui ajoutent de nombreuses fonctionnalités et applications maison au-dessus d’Android. Il ne le fait pas au point de Samsung, champion toute catégorie, mais l’idée est de fidéliser (enfermer?) le client pour l’inciter à acheter à chaque fois un HTC: que ce soit pour la sauvegarde de données, l’agenda, les contacts, le clavier… tout est ‘HTC’. Certains constructeurs, et on les remercie, font confiance à Google: tout est alors transposable d’une marque à l’autre très simplement.

Au-delà de ça, il y a deux autres fonctions installées d’office et qui demandent un tas d’autorisations. Blinkfeed, depuis quelques années, est un écran sur la gauche des écrans d’accueil, qui rassemble un tas d’infos en provenance de votre appareil HTC, de vos réseaux sociaux, de fils d’actualités personnalisables comme News Republic (qui contient des pubs), etc. On imagine que certaines personnes apprécient encore ce genre d’agrégateurs de contenus très diversifiés, mais personnellement, on s’en passerait très volontiers. Il n’est pas obligatoire, ceci dit, et on peut supprimer cet écran.htc006

HTC a également mis au point depuis l’an dernier un genre d’assistant personnel, baptisé ‘Sense Companion’. Pas très bien traduit en français, il a cependant l’ambition de vous donner des petites infos personnalisées tout au long de la journée: trafic pour se rendre au travail le matin, activité physique, rendez-vous prévus, etc. Il fournit également un tas de recommandations pour des restaurants, des activités à faire durant le w-e prochain. Un peu trop ambitieux pour être utile, c’est surtout un aspirateur à données personnelles, et on ne sait pas vraiment où elles vont (il y a forcément des sites/partenaires tiers qui en ont besoin pour fournir des infos…). Uniquement pour les fans de HTC qui comptent rester fidèle à la marque à vie, et qui ont envie de le laisser tout savoir…htc007

On comprend que dans le monde très concurrencé des smartphones, il est logique d’essayer de se démarquer en proposant des fonctionnalités inédites. Mais souvent, c’est beaucoup d’efforts pour rien: qui utilise réellement ces options ? Si on devait caricaturer: la majorité des gens utilisent l’appareil photo, les applis de chaque réseau social séparément, Netflix et Spotify pour du contenu, quelques jeux vidéo pour s’amuser et d’autres applications utiles (banque, transport, etc). Le reste est superflu et/ou encombrant.






Samsung sort enfin un smartphone avec un bon rapport qualité/prix

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Test , le 18 juillet 2018 10h32 | Ajouter un commentaire

Vous cherchez un smartphone Samsung pas trop cher? Le Galaxy A6+ est le meilleur rapport qualité-prix de la marque, nous l'avons testé (PHOTOS)

J’ai déjà répété plusieurs fois que les smartphones de Samsung étaient devenus un peu chers pour ce qu’ils étaient. Le géant sud-coréen vient de me prouver le contraire: pressé par une concurrence chinoise qui ne cesse faire baisser les prix, Samsung a sorti un Galaxy A6+ disponible dans certaines grandes enseignes belges pour 322€ actuellement. Un des meilleurs rapports qualité-prix de cet été.

2018 est une année assez délicate pour Samsung, au niveau de la téléphonie mobile. Certes, les chiffres sont bons et le géant sud-coréen reste en tête en Belgique et sur d’autres marchés importants. Mais à trop tutoyer les sommets, Samsung se repose-t-il sur ses lauriers ?

C’est l’avis de certains analystes, qui lui reprochent un manque d’audace alors que la concurrence chinoise ne se contente plus de copier, mais innove (regardez le P20 Pro de Huawei). Ce qui pousse d’autres à estimer que les prix en hausse continuelle des fleurons de la gamme (Note 8, S9) sont difficiles à justifier tandis que ceux-ci, à l’instar des iPhone d’Apple, ne sont que des mises-à-jour des modèles précédents.

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La qualité Samsung à 322€

Réaction de Samsung: un renouvellement intelligent du milieu de gamme. Le A6+ est arrivé à la rédaction de RTL info et nous l’avons testé. On le trouve à 322€ chez Vandenborre, l’enseigne s’alignant généralement sur le prix le plus bas des magasins belges.

La première réaction en manipulant l’A6+, c’est la qualité de la finition. Ceux qui n’apprécient pas trop la tendance actuelle au verre brillant et salissant se réjouiront de constater que l’A6+ est en métal poli, avec un tracé d’antenne original à l’arrière, qui lui donnerait presque un look « rétro ». L’assemblage est très bon, la prise en main aussi, grâce aux arrêtes arrondies.

Étonnamment vu le prix, l’A6+ arbore un grand écran 6″ AMOLED, dont seul Samsung a le secret: des noirs profonds, des couleurs riches. Il est au format 18.5:9 avec angles arrondis et affiche 2220 x 1080 pixels.

Notons également qu’au niveau du logiciel, le coréen ne zappe plus une version pour son milieu de gamme. Le A6+, sorti après le S9, tourne sous Android 8.0, la (presque) dernière version de l’OS de Google. Ce dernier est largement retravaillé pour intégrer la version 9.0 de Samsung Experience, l’imposante surcouche logicielle qui est certes encombrante par moment (l’assistant Bixby n’est jamais loin), mais qui est graphiquement intéressante et qui assure une continuité pour les fans de la marque.

Même la partie photo est de très bonne facture au regard du prix. A l’arrière, il y a deux capteurs: le principal est un 16 MP à ouverture f/1.7 tandis que le second est de 5 MP mais n’est utilisé que pour trouver la profondeur de champ dans le mode portrait (et permettre donc un ‘flou’ artistique en arrière-plan). Les photos de jour sont très bonnes: c’est dans la pénombre que l’appareil montre ses limites. Le capteur frontal de 24 MP fait quant à lui des miracles: les selfies affichent bien les détails et ne sont jamais flous.

Quant à la batterie de 3.500 mAh, elle est bien optimisée et permet de passer une très grosse journée sans problème.

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Des petits défauts vite oubliés

Vendu initialement à 369€ (un peu avant l’été), l’A6+ a rapidement baissé son prix. Il est pour l’instant à 322€ en Belgique, mais il s’agit peut-être d’un prix promotionnel temporaire. Quoi qu’il en soit, vu toutes les qualités qu’on lui a trouvées, on ne peut qu’accepter quelques petits défauts.

Le premier ne se voit pas vraiment: la puce principale est une Snapdragon 450 (couplée à 3 GB de RAM), soit une configuration pas très puissante. Pour toutes les tâches quotidiennes (réseaux sociaux, internet, etc), ça ne posera aucun problème. On a même essayé un éditeur vidéo performant (Quik) et tout s’est très bien passé durant le montage. En revanche, pour certains jeux vidéo très gourmands, il faudra se contenter de graphismes de qualité moyenne. Rien de bien grave, donc, pour la plupart des utilisateurs.

L’autre petit défaut est plus gênant (et étonnant): l’A6+ est équipé d’un vieux port microUSB. Il n’est pas réversible, le débit du transfert de données est moindre, et il ne permet pas la charge rapide:

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Enfin, notons que la mémoire interne n’est que de 32 GB (22 GB effectivement disponibles), ce qui n’est pas énorme. On peut insérer une carte microSD, heureusement.

Bref, notre conclusion est sans appel: l’A6+ coûte plus de 2X moins cher que le S9 (environ 729€ désormais) voire le Note8 (environ 799€), mais il n’est clairement pas 2X moins bon. Si vous avez l’habitude d’acheter des Samsung, n’hésitez pas, vous en aurez clairement pour votre argent.









Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?

Par Mathieu Tamigniau dans Images et son, Test , le 3 juillet 2018 11h11 | Ajouter un commentaire

Les vidéoprojecteurs se démocratisent et se simplifient: à quoi faut-il faire attention ?Longtemps considérés comme des produits de niche inabordables, voire réservés aux professionnels de l’audiovisuel, le projecteur est de plus en plus populaire.

On ne parle pas ici des ‘picoprojecteurs’, ces appareils à la puissance très limitée qui ne peuvent finalement afficher que des images de petites dimensions vu le peu de lumière qu’ils fournissent. Mais bien des projecteurs dits ‘traditionnels’, avec une lampe intégrée de grande puissance capable d’afficher des images de plusieurs mètres des diagonales sans problème.

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Un encombrement réduit mais tout de même, il faut lui faire une place…

Moins de 600€

Pour illustrer notre propos, nous avons testé le modèle EH-TW650 d’Epson, N.1 mondial des vidéoprojecteurs depuis le début des années 2000. Il s’agit de l’un des modèles entrée de gamme de la marque japonaise. On le trouve à 549€ en Belgique, ce qui est peu pour du Full HD (voir plus bas). C’est un prix minimum pour avoir une expérience vidéo digne de ce nom.

L’EH-TW650 est d’un encombrement raisonnable pour un vidéoprojecteur (en centimètres: 30L x 25l x 10H), mais ça reste tout de même encombrant et il faut lui faire une place au milieu du jeu de quilles (ou l’accrocher au plafond, mais ce n’est pas un bel objet de décoration).

Sa lampe affiche une puissance de 210 W, ce qui permet une sortie de 3.100 lumen. Ce qu’il faut retenir de ces chiffres, c’est qu’une certaine pénombre est toujours nécessaire pour profiter de l’image. Nous l’avons essayé dans le garage d’une maison et il valait mieux, en plein jour, ferme la grande porte pour avoir un rendu correct. Trop de soleil, et l’image pâlit bien vite. Pas de miracle, donc: on est toujours loin de la luminosité d’une télévision LED de base.

L’image qui sort est FULL HD, c’est-à-dire 1920 x 1080 pixels, soit le format d’affichage devenu standard au fil des temps. Elle est de bonne qualité grâce à la technologie 3LCD d’Epson, et il faut se rapprocher de la toile pour apercevoir les pixels, si la source est correcte. Nous avons essayé avec la diffusion d’un match de Coupe du Monde, et l’expérience était très satisfaisante. Les amateurs de 4K qui parviennent, eux, à déceler les détails, se tournent vers le haut-de-gamme (où les prix s’envolent…).

Au niveau de la taille de l’image projetée, elle va selon Epson de 30 à 300 pouces, soit de 76 cm à 7,6 mètres. En réalité, tout dépend du niveau d’obscurité de la pièce. Au plus il fait noir, au plus vous pouvez éloigner le projecteur du mur. On a testé avec une diagonale de deux mètres et elle supportait une certaine luminosité dans la pièce. Et deux mètres, c’est déjà une belle diagonale pour un particulier. Sachez qu’un mur blanc fera très bien l’affaire: la toile de projection n’est pas forcément nécessaire.

Enfin, signalons que l’installation est on ne peut plus aisée. On allume, on branche la source, on règle avec la télécommande ou avec les outils d’ajustement mécaniques. En quelques minutes, c’est fait.

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Un défaut: le son…

L’EH-TW650 est équipé d’un petit haut-parleur mono de qualité très moyenne, ne sortant pratiquement aucune basse. C’est mieux que rien, et ça permet de profiter directement une source HDMI (décodeur, console de jeu, lecteur DVD/Blu-ray), mais les mélomanes repasseront…

Pour un match de foot dans le salon, ça passe. Mais si vous êtes nombreux et qu’il y a du bruit (nos conditions de test: un match des Diables Rouges entre amis…), on n’entend plus qu’un bruit de fond, et pas du tout les commentaires du match.

Pour une meilleure expérience, il faudra le relier à un ampli, avec un bon vieux câble coaxial rouge et blanc (voir ci-dessus). C’est sans doute le principal inconvénient de ce modèle: il n’y a pas d’option de sortie mini-jack permettant de diffuser le son sur une petite enceinte moderne. Et pas de Bluetooth non plus.

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A quoi faut-il faire attention ?

Il existe bien d’autres marques de vidéoprojecteur visant les particuliers. BenQ offre également un bon rapport qualité-prix et une large gamme, même s’il n’est pas très présent en Belgique. Au moment de faire votre choix parmi les modèles à prix raisonnables, gardez trois choses importantes en tête:

La qualité de l’image: minimum Full HD (1920 x 1080) si vous comptez diffuser des films ou la télévision. Evitez les configurations inférieures baptisées VGA, HD Ready, WXGA.

Le son: certains projecteur comme l’EH-TW650 intègre un petit haut-parleur, mais c’est rarement suffisant. Essayez de tester avant d’acheter. Ou veillez à ce qu’il y ait des options faciles pour diffuser le son ailleurs.

La durée de vie de la lampe: les prix ont baissé, heureusement (75€ pour notre projecteur de test), mais les lampes sont des consommables. Epson promet 4.500 heures minimum, ce qui fait déjà quelques années de soirées TV, mais ces lampes sont fragiles et elles peuvent casser en cas de mauvaise manipulation, ou tomber en panne.

Le G7 de LG, premier smartphone équipé d’un bouton Google Assistant (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mai 2018 06h21 | Ajouter un commentaire

Le géant sud-coréen de l’électronique a rassemblé la presse du Benelux à Amsterdam cette semaine pour présenter le G7 ThinQ, nouveau flagship censé pousser la marque sur le marché très délicat de la téléphonie mobile. Mission compliquée en vue, même si un partenaire de marque comme Google s’est immiscé dans la partie…

De l’aveu même d’un responsable LG pour le Benelux, la situation du géant sud-coréen en Europe au niveau du mobile est « difficile« . Alors qu’aux Etats-Unis la marque serait en deuxième position (en valeur) derrière Apple et qu’en Asie, elle performe bien dans certains grands pays, la Belgique ne se passionne pas pour les smartphones de la marque. LG entre et sort du Top 5 régulièrement, se disputant une place honorifique (à défaut d’être lucrative) avec des acteurs comme Sony ou HTC.

Soyons clair: LG perd de l’argent sur le marché de la téléphonie mobile en Europe (il en gagne par ailleurs beaucoup avec ses téléviseurs et autres appareils électroménagers). Pour autant, il ne peut pas vraiment abandonner le smartphone: c’est une vitrine technologique, une présence plus sexy commercialement parlant qu’un lave-linge, et c’est indispensable pour tous les géants de l’électronique. Qui plus est, LG doit continuer à sortir des modèles haut-de-gamme, des flagships, au moins une fois par an. Même s’il ne vendra qu’une poignée de ces téléphones dépassant les 800€. A nouveau, c’est une question d’image.

G7

LG G7 ThinQ: un flagship prudent

Présenté le 2 mai à New-York, le dernier flagship de LG est le G7 ThinQ. Pourquoi pas simplement G7 ? « ThinQ est notre nouvelle plateforme pour tous nos appareils connectés ou intelligents« , nous a expliqué Jeroen Peeters, responsable LG, à Amsterdam, où la presse du Benelux découvrait l’appareil. Du marketing, donc, pour promouvoir un énième protocole de communication entre appareils d’une même marque, une énième application pour la ‘maison intelligente’. Il y a quatre ans, lors de notre visite des usines de LG à Séoul, on parlait de la norme ‘homechat’ pour une cuisine du futur communicante.

Vendu 849 euros en Belgique à partir de la mi-juin, le G7 succède au G6, ou plutôt au V30, sorti en automne dernier et que nous avons essayé il y a quelques mois. La stratégie de la gamme n’est pas très claire: que ce soit au niveau du prix, de la catégorie et du design, il n’y a pas de distinction entre les séries V et G.

A ce prix-là, le G7 présente une fiche technique haut-de-gamme, sans être exceptionnelle au niveau de la mémoire (4 GB RAM, 64 GB stockage) et de la batterie (3.000 mAh): Snapdragon 845, écran 6,1″ LCD QHD+ (3120 x 1440 pixels) qui occupe une grosse partie de la face avant avec un format élargi 19,5:9, double capteur photo à l’arrière de 16 MP (un normal et un grand angle), Android 8.0.

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Le ‘notch’ peut être transparent (gauche), coloré (droite) ou simplement noir

L’écran, comme souvent chez LG, est de bonne qualité. La luminosité maximale peut atteindre les 1,000-nit si vous êtes dehors en plein soleil, de quoi assurer une lisibilité optimale en toutes circonstances. Pas d’OLED, hélas, ce qui est étonnant alors que la société sœur LG Displays est le roi de l’OLED, une technologie à la demande exponentielle. Le G7 doit donc se contenter du LCD. Ça se ressent principalement quand vous regardez une série ou un film: les noirs sont « éclairés » et donc un peu gris.

Au niveau du design, LG est resté très prudent. On reste dans la lignée des G6 et V30, avec un écran certes un peu plus grand. La finition est bonne mais on aurait aimé une petite prise de risque pour se démarquer de la concurrence. Faces avant et arrière sont en verre brillant comme d’innombrables constructeurs, et de couleur noir, grise ou bleue.

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Un privilégié de Google Assistant, vraiment ?

Bref, il y a tout ce qu’il faut pour une expérience Android de premier ordre. Mais vu la concurrence dans le haut-de-gamme, il faut se démarquer. Anecdotique: le G7 prétend rendre inutile la petite enceinte Bluetooth grâce à son Boombox Speaker. C’est un mini haut-parleur intégré qui vibre en effet très fort dans le dos: si on le dépose sur une surface massive, l’effet de basse est effectivement augmenté. Encore mieux si vous le déposez sur une caisse de résonnance, comme une guitare, par exemple. Amusant et plutôt efficace.

Et pratique, aussi, pour parler avec Google Assistant: même à 5 mètres du smartphone, on peut le réveiller avec la phrase ‘Ok, Google’ et communiquer avec l’assistant vocal disponible en français « même s’il y a un bruit de fond comme un aspirateur« , d’après LG. Si celui-ci vous répond, vous serez à même le comprendre, même avec un bruit de fonds, grâce à la puissance du petit haut-parleur intégré. On pourrait presque se passer du Google Home ou de toute autre enceinte compatible avec l’assistant de Google.

On en vient à ce point délicat de la collaboration entre Google et LG. Partenaires dans le passé via la conception des Nexus (des smartphones avec une version pure d’Android), les deux acteurs ont semble-t-il voulu construire un lien privilégié entre Google Assistant et le LG G7 ThinQ.

A quel niveau ? C’est assez difficile à comprendre. Il y a bien un bouton supplémentaire sur la tranche (voir photo ci-dessus) qui par défaut lance Google Assistant, mais c’est symbolique: sur les autres smartphones compatibles (ils sont de plus en plus nombreux), il suffit de laisser son doigt appuyé sur le bouton d’accueil ou d’effectuer un petit geste pour parler à l’assistant.

On a appris à Amsterdam qu’il y aurait bientôt des « fonctions exclusives, inédites » pour l’utilisation du Google Assistant sur le G7. Mais on n’en saura pas plus avant la fin de l’année…

Il y a tout de même déjà quelque chose, même s’il faut attendre une mise-à-jour pour le tester: Google Assistant à accès à la partie hardware du G7: il peut en modifier les paramètres, lancer la caméra, le mettre en mode silencieux, etc. A voir dans la pratique si ça peut nous faire gagner du temps.

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De l’AI parce qu’il le faut bien

En automne 2017, Huawei, qui a l’avantage de fabriquer ses propres puces, sortait un Kirin 970 dont une partie de la puissance de calcul est dédiée à l’intelligence artificielle. Elle équipe les Mate 10 Pro et les P20, sur lesquels son intérêt le plus spectaculaire est la reconnaissance de scène. Une plage, un chien, de la nourriture ou un portrait: l’appareil photo adapte ses réglages en un clin d’œil pour prendre le meilleur cliché possible.

C’est exactement ce que nous a montré LG lors de sa petite conférence de presse. Et dans la pratique, le G7 est effectivement capable de reconnaître la scène, mais un peu moins bien que son rival chinois. La faute, sans doute, à l’utilisation d’une « simple » (mais très puissante) puce Snapdragon 845. L’AI Cam est une option, elle n’est pas activée par défaut. Nous l’avons activée et en pointant vers un bureau sur lequel reposait une canette et d’autres petits objets, l’AI a fait apparaître des suppositions improbables: jambon, chou-fleur, groupe de personnes, parking, rivière (voir ci-dessus). Ce n’est donc pas tout-à-fait au point et on se demande quels réglages il applique à quel moment…

Les photos sont cependant très réussies dans l’ensemble, et l’option grand angle reste pratique dans de nombreuses circonstances, dès qu’on se trouve en plan rapproché.

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Conclusion

Le LG G7 est sans conteste un bon appareil haut-de-gamme, du ‘made in Korea’ qui a un prix, hélas (849€). Performant, il vous procurera une expérience Android de premier plan. La partie matérielle est maîtrisée, comme toujours avec LG, mais au niveau du logiciel, on sent quelques approximations, quelques fonctionnalités ajoutées en fin de développement pour ne pas passer à côté des grandes tendances (l’appareil photo dit ‘AI’ pour intelligence artificielle est de la poudre aux yeux). Le grand public ne s’en rendra pas compte, mais l’observateur que je suis ne peut s’empêcher de doucement sourire…

A 849€ prix de lancement, on est au niveau du Galaxy S9 et pas loin du Huawei P20 Pro, et 40€ plus cher que le petit iPhone 8 de 4,7″. Il faut donc se démarquer pour exister, et le Boombox Speaker qui fait du bruit ne suffira pas.

Il y a donc le partenariat avec Google Assistant, que l’on retrouve déjà sur la boite du G7. Quand on déballe et qu’on allume, hélas, on déchante un peu. L’assistant vocal et intelligent a bien droit à un bouton physique dédié sur la tranche, comme le très critiqué Bixby sur les Galaxy S et Note, mais c’est anecdotique. Il aurait un accès inédit aux réglages du smartphone, mais de ce qu’on a pu essayer, l’assistant de Google peut aussi activer le mode silencieux ou la lampe-torche sur un Huawei P20.

On nous a promis des fonctions ‘Google Assistant’ plus percutantes et inédites pour la fin de l’année. En attendant, il s’agit davantage d’un partenariat marketing, l’un servant à promouvoir l’autre. Pas de quoi décupler l’intérêt du G7, donc…

En parlant de marketing, LG va réinvestir en Belgique. Après la coupe du monde de foot où les TV seront au centre de tout, le G7 aura droit à des partenariats avec tous les opérateurs, et à des campagnes publicitaires. Un investissement indispensable pour le Coréen: certains ont oublié qu’il vendait encore des smartphones…

Sony aurait-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ?

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 7 mai 2018 13h05 | Ajouter un commentaire
Sony a-t-il enfin trouvé la bonne formule pour ses smartphones ? On a testé les XZ2 et XZ2 Compact (photos)

Les deux smartphones présentés par Sony au dernier Mobile World Congress de Barcelone ont atterri à la rédaction de RTL info. Et c’est la bonne surprise: le célèbre constructeur japonais a gommé les défauts de ses téléphones (design, photographie), qui peuvent enfin affronter sans honte la concurrence…

Cela fait des années que Sony accepte de nous prêter des smartphones pour qu’on les teste et donne un avis aussi neutre et objectif que possible, nous qui essayons ces petits appareils devenus incontournables depuis près de 10 ans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur japonais est persévérant. Car nos conclusions ont souvent été négatives. Sony est une belle marque, qui sort des appareils soignés et très bien finis depuis longtemps, mais qui a toujours un train de retard au niveau des smartphones, un marché atypique où tout bouge très vite.

En tant que marque historiquement premium n’ayant rien à prouver au niveau de l’innovation et de la qualité de fabrication, Sony n’a jamais été pressé de suivre les grandes tendances, essayant d’imposer la sienne, au niveau du design et d’une interface enrichie de tous les services que le conglomérat japonais comprend (cinéma, sport, photographie, partenariat, etc). Cette stratégie est payante pour la PlayStation, pas pour la téléphonie mobile.

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Le grand XZ2 (en noir brillant) et le petit XZ2 Compact (en gris mat)

XZ2 et XZ2 Compact: enfin un design moderne !

Les Xperia XZ2 (799€) et XZ2 Compact (599€) aperçus à Barcelone nous avaient laissé une bonne impression. Elle a été confirmée par le test de ces deux smartphones haut-de-gamme.

Premier constat: Sony a enfin changé de design. Après des années de bords anguleux qui les rendaient reconnaissables mais pas forcément confortables ni modernes, les Xperia s’arrondissent sur les côtés et dans le dos, améliorant considérablement la prise en main.

Contrairement au XZ1 testé il y a quelques mois seulement, le XZ2 augmente enfin la surface occupée par l’écran. Exit les bords d’un centimètre en haut et en bas. L’écran du XZ2 occupe 77% de la face avant (74% pour la version Compact). Ce n’est pas aussi bien que les meilleurs modèles de Samsung (84%) ou Huawei (80%), mais l’effort est à saluer et donne enfin un look moderne à Sony.

Notez que le format passe au 18:9, qui devient petit-à-petit la norme.

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Le format 18:9, la norme

Performance au rendez-vous

Les deux smartphones ont une fiche technique similaire (à part la taille et la batterie): écran IPS Full HD+ (2160 x 1080 pixels) d’excellente facture, puce Snapdragon 845 (la plus performante à l’heure actuelle), 64 GB de stockage interne (+ port microSD), 4 GB de mémoire vive, un seul capteur photo à l’arrière (19 MP), étanchéité IP68, Android 8.0, capteur d’empreinte dans le dos. Une fiche technique résolument haut-de-gamme: le P20 Pro de Huawei embarque 128 GB de stockage et 6 GB de RAM, mais a été lancé à 899€, soit 100€ de plus. A 599€, la version Comapct du XZ2 offre finalement le meilleur rapport qualité/prix, si les petits écrans (5 pouces) ne vous dérangent pas.

Les performances sont au rendez-vous, que ce soit au niveau de la fluidité du Snapdragon 845, ou des photos, un domaine qui faisait défaut à Sony depuis le début. Le capteur 19MP est enfin bien exploité, sur les deux modèles, et rivalise presque avec le Galaxy S9 de Samsung, qui occupe la même gamme de prix. Détails, luminosité, rapidité: même quand il fait plus sombre, les clichés sont le plus souvent très réussis. On peut filmer en 4K HDR, ce qui est une première pour un smartphone, mais l’intérêt est limité: pour profiter de cette qualité, il faudra un autre écran que celui du smartphone (qui est Full HD, rappelons-le), et le XZ2 ne tient pas toujours la cadence, on aperçoit parfois des petites saccades. Le mode Full HD à 60 images par seconde est suffisant et excellent, avec un bon suivi du sujet principal.

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La bonne affaire, c’est le XZ2 Compact, une « petite » bombe…

Conclusion: le XZ2 Compact, un maître-achat

Le Xperia XZ2, à 799€ prix de départ, se frotte à une concurrence acharnée et nommée Galaxy S9 de Samsung, Mate 10 Pro de Huawei, iPhone 8 d’Apple. Il a certes gommé son retard au niveau du design, mais il reste relativement classique face à des acteurs qui s’imposent depuis quelques années sur le podium des plus gros vendeurs dans le monde (et en Belgique). Son petit plus à part le fait de filmer en 4K HDR ? Il vibre avec le son lorsque vous regardez une vidéo ou écoutez de la musique. C’est plutôt sympa pour les séries ou les films, d’autant que le son est stéréo (il y a deux petits haut-parleurs, en haut et dans le bas des XZ2: pour un épisode dans le bain, c’est nickel). Est-ce suffisant pour battre Samsung et Huawei ? Pas certain, d’autant que le S9, le Mate 10 Pro ou le P20 sont sortis il y a quelques temps et que leur prix va bientôt baisser.

En réalité, le joli coup de Sony, c’est le Xperia XZ2 Compact. A 599€, il faut le considérer comme un gros concentré de technologique miniaturisé, plutôt que comme un petit smartphone. D’autant plus qu’à part une batterie moins imposante (et le fait de vibrer avec la musique…), il est identique à son grand frère en tous points. On lui préfère de plus son dos à la finition mate et non brillante comme son grand frère, ce qui évite les traces de doigts. Le XZ2 Compact est, avec l’iPhone SE dont on annonce une nouvelle édition, le dernier smartphone de taille modeste à être équipé des technologies les plus performantes.

On ne reprochera qu’une seule chose à ces deux smartphones: le positionnement du capteur d’empreinte digitale, pratiquement au milieu du dos de l’appareil pour le XZ2. Votre index ne tombera jamais dessus naturellement. Notez également que le XZ2 Compact fait un peu « petit gros », car il est arrondi à l’arrière tout en étant de taille raisonnable :gros

Galerie photos – XZ2









Galerie photos XZ2 Compact :











MATCH au sommet: Huawei P20 Pro vs. Samsung Galaxy S9 (vidéo)

Par Mathieu Tamigniau dans Comparatif, Mobilité , le 5 avril 2018 08h20 | Ajouter un commentaire

On a réuni les deux meilleurs smartphones Android de l'année: le Huawei P20 Pro dépasse-t-il vraiment le Samsung Galaxy S9+ ? (vidéo)

Pour la première fois, le constructeur chinois Huawei, pointure mondiale au niveau des télécoms, rivalise avec Samsung, le plus populaire des fabricants de smartphones (et de TV, de tablette, etc…). Au point de le dépasser ? Réponse dans le duel au sommet que j’ai réussi à réaliser…

A moins d’une énorme surprise, les deux meilleurs smartphones Android de la première partie de l’année 2018 (les plus chers, aussi) sont le Galaxy S9 de Samsung et le Huawei P20. Le premier a été présenté au Mobile World Congress en février, le second en mars lors d’un évènement dédié à Paris.

RTL info a réunir les deux ‘flagship’ Android les plus populaires pour un match exclusif entre deux grand concurrents au niveau mondial: le P20 Pro (899€) et le Galaxy S9+ (949€). Sachez par ailleurs que Samsung se dispute la place de vendeur de smartphone N.1 en Belgique avec Apple, tandis que Huawei grappille chaque année des parts de marché, et les suit désormais d’assez près sur le podium.

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Le P20 Pro d’Huawei, vraiment au-dessus du S9+ de Samsung ?

DESIGN: AVANTAGE SAMSUNG

Il est toujours délicat de dire si un smartphone est plus beau qu’un autre. C’est avant tout une affaire de goût, et de couleur. La ‘jeune’ marque Huawei n’est pas encore assez mature pour imposer et suivre un design qui lui est propre. Chaque année, elle revoit donc sa copie. Les P20 ont adopté le design ‘notch’ (encoche) sur la face avant, augmentant la surface utile de l’écran. On adore ou on déteste. Personnellement, je pense que c’est pratique pour placer des icônes de notification en dehors de la zone principale, et que ça donne un côté très moderne qui rappelle forcément l’iPhone X, le premier à oser arborer le ‘notch’. De son côté, Samsung a été très (très) prudent dans son design. A part quelques millimètres de surface d’écran supplémentaire sur l’avant, et un capteur d’empreinte mieux situé à l’arrière, le design du S9 ressemble de près comme de loin à celui du S8. Samsung, comme Apple, a l’avantage d’avoir déjà une image de marque très forte dans le monde, et peut se permettre de conserver un design et de l’étaler sur l’entièreté de sa gamme. Au final, difficile de les départager. Ils sont d’ailleurs tous les deux en verres des deux côtés, et ont des couleurs sympathiques (bleu, lila, etc). Samsung garde sans doute un léger avantage avec son écran courbé sur les côtés, qui fait toujours son petit effet, et une finition légèrement plus maîtrisée (depuis le temps…).

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Design connu et finition irréprochable chez Samsung

FICHE TECHNIQUE: AVANTAGE HUAWEI

Sans surprise, on est dans le très haut-de-gamme et en termes de puissance brute, les deux smartphones se valent, même s’ils utilisent des puces différentes, fabriquées en interne par ailleurs (chacun a sa filiale). L’étanchéité est de mise de part et d’autre. Le bel écran AMOLED de Samsung a plus de pixels (2960 x 1440 contre 2240 x 1080) que l’OLED de Huawei, et affiche donc plus d’infos à l’écran, mais il faut les mettre côte à côte pour s’en apercevoir. La différence principale se situe finalement au niveau du stockage interne (128GB sur le P20, 64GB mais avec un slot microSD sur le S9) et des capteurs photos: il y en a 3 à l’arrière sur le P20 Pro et 2 sur le S9+ (un seul sur le S9 standard). La batterie est également plus imposante chez Huawei: 4.000 mAh, de quoi tenir deux jours en utilisation moyenne, une grosse journée en utilisation constante. Samsung se contente d’une batterie de 3.500 mAh, et la différence se ressent rapidement.  Le capteur d’empreinte de Samsung, même s’il est mieux situé que l’an dernier, est difficile à trouver, car juste en-dessous des lentilles que l’on salira à chaque coup. Celui de Huawei est dans le bas de la face avant et demande une fameuse torsion du pouce. Donc on optera pour les déverrouillages avec reconnaissance faciale. Et à ce petit jeu, le P20 est à nouveau le grand gagnant: il se déverrouille dès que vous prenez l’appareil en main et l’amener en direction du visage (ou dès que vous appuyez sur le bouton de déverrouillage/allumage). Samsung, lui, affiche d’abord inutilement l’écran de déverrouillage, et perd quelques millisecondes dans la procédure. Le Coréen est peut-être plus sécurisé avec la possibilité de scanner l’iris plutôt que de reconnaître le visage, mais c’est encore plus long… Donc au niveau de la fiche technique, il n’y a pas photo, c’est Huawei qui s’impose. Alors qu’il coûte 50€ de moins.

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L’assitant Bixby de Samsung est partout, mais il est lourd, et ne comprend pas le français

INTERFACE: AVANTAGE HUAWEI

Présent depuis très longtemps sur le marché du smartphone, Samsung a ajouté des couches et des couches d’applications et de logiciels maison sur un Android à peine reconnaissable. A nouveau, ça lui confère une image de marque forte et reconnaissable, et ça lui permet de mettre en avant ses nombreux services disponibles (l’assistant personnel Bixby toujours pas disponible en français mais très envahissant, Samsung Gear pour ses montres, Smart-Things pour la maison connectée, un navigateur internet, des tas de sauvegardes dans le cloud, etc). Pour l’utilisateur lambda, ça alourdit la prise en main initiale, et on passe la première journée à accepter qu’un tas d’applications/services puisse accéder à toutes les fonctionnalités du téléphone (SMS, contact, localisation, etc). Pour ceux qui ne jurent que par Samsung depuis le début, c’est sans doute pratique car ils retrouveront tout ce dont ils ont besoin rapidement. Pour les autres, c’est vraiment très envahissant même si, soyons clair, la surcouche est un exemple de fluidité et d’ergonomie, sans défaut… Huawei est beaucoup plus soft à ce niveau-là, et on se rapproche d’une interface Android traditionnelle. Google est bien plus présent, et c’est tant mieux car ça permet de passer d’une marque à l’autre, même d’aller chez Apple, sans perdre données, photos, contacts et favoris dans le navigateur. Le Chinois, cependant, semble suivre la même voie que Samsung pour imposer davantage son écosystème (on parle d’un assistant maison), mais pour l’instant ça se limite à « Health » pour la santé, et le cloud pour les données. C’est donc nettement moins envahissant. On regrette néanmoins que l’interface chinoise soit toujours aussi sobre et sérieuse, même si elle est aussi plus légère, plus simple.

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Une photo prise avec le P20 Pro en zoomant, dans une cave très peu éclairée

PHOTO: AVANTAGE HUAWEI

Les critiques sont unanimes: le P20 Pro marque une petite révolution au niveau de la prise de vue sur smartphone. Trois capteurs animés par une intelligence artificielle présente matériellement dans la puce Kirin 970: voilà le secret de Huawei. Et ça marche, surtout au niveau des capacités à reproduire fidèlement une scène dans la pénombre, et à zoomer (jusque x5) tout en gardant une netteté exemplaire. On en a beaucoup parlé dans cet articlePas de chance pour Samsung, qui avait utilisé le slogan ‘La photo réinventée’ à la sortie du S9, quelques semaines plus tôt. D’autant plus que les capacités du S9 sont excellentes en termes de photo, dans la pénombre également, grâce à un capteur à ouverture variable pour laisser entrer plus ou moins de lumière selon les circonstances. Mais le P20 Pro est un cran au-dessus, également au niveau d’autres détails techniques un peu complexes. Notez que les deux smartphones proposent le ‘super slow motion’, qui permet de filmer une séquence en 960 images par seconde, pour des ralentis très esthétiques quand vous filmez une scène en mouvement rapide (ce qui est plutôt rare…). Celui de Samsung est plus pratique à utiliser car on peut choisir à quel moment le super slow motion se met effectivement en route.

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Le P20 Pro et son ‘notch’ ont pris le dessus sur Samsung…

CONCLUSIONS: HUAWEI S’IMPOSE

Le bilan est assez simple à tirer si vous avez lu tout ce qui précède. Le P20 Pro de Huawei, qui coûte 50€ de moins que le Galaxy S9+  de Samsung, vous en donne davantage pour votre argent. C’est surtout au niveau de la photo, argument clé du haut-de-gamme, qu’il surpasse son concurrent.

Comprenez-nous bien: il est difficile de trouver de vrais défauts au Samsung Galaxy S9, un smartphone très maîtrisé, qui ne prend cependant aucun risque par rapport à ses prédécesseurs. L’interface maison avec un assistant personnel très encombrant, et la reconnaissance faciale moins pratique, ne sont que des détails. Le géant coréen reste l’un des maîtres d’Android, et écoulera sans doute le plus de smartphone en 2018 en Belgique, où il restera encore le plus populaire.

Mais Huawei a franchi une étape supplémentaire cette année, dans sa course folle vers la première marche du podium (annoncée pour 2020…). Le P20 Pro, en effet, est pour la première fois, d’après notre analyse, plus performant que le haut-de-gamme de Samsung. Il est donc le meilleur smartphone Android de la première moitié de l’année 2018.

 

Huawei en passe de détrôner Samsung ?

Par Mathieu Tamigniau dans Mobilité, Pratique, Test , le 29 mars 2018 13h36 | Ajouter un commentaire

Dans la course au meilleur smartphone de l’année, le géant chinois Huawei vient de lancer un P20 Pro qui vise très haut en terme de photographie, l’argument clé du haut-de-gamme. Et pour ceux qui aiment, il y a une ‘encoche’ (notch) en haut de l’écran, comme l’iPhone X. J’étais à Paris cette semaine et j’en suis revenu avec une impression: Huawei pourrait bientôt réaliser un rêve dont certains riaient il y a quelques mois encore: détrôner Samsung et devenir le N.1 d’Android…

En Chine, tout va décidément très vite. Malgré sa taille de mastodonte avec plus de 180.000 employés répartis dans le monde et travaillant dans le secteur des télécoms (des antennes aux smartphones), le géant chinois Huawei parvient à bouger vite (et bien), pour séduire une clientèle internationale avec des produits innovants. Et ce, tout en restant (un peu, désormais) moins cher que Samsung et Apple, le Sud-Coréen et l’Américain occupant toujours les deux premières places du podium des plus gros vendeurs de smartphones.

Ce mardi à Paris, Huawei a présenté le P20 Pro, son nouveau ‘flagship’ vendu 899€. Il est donc finalement plus cher que Mate 10 Pro sorti en novembre dernier (799€ au lancement), alors que jusqu’alors, la série Mate – plus professionnelle – était le sommet de la gamme.

899€ pour Huawei, c’est énorme. Il y a à peine trois ans, le Chinois, qui commençait à se faire connaître en Belgique et en Europe, présentait des appareils très concurrentiels ne dépassant pas les 500€.

Mais à l’image de son pays, Huawei est très ambitieux et se donne les moyens pour réussir. Une stratégie payante jusqu’à présent, y compris en Belgique où Huawei revendique, pour l’année 2017, 18% de part de marché avec plus de 500.000 appareils écoulés, et un prix moyen par téléphone qui augmente (260€ au lieu de 205€ en 2016). Bref, le Chinois, N.1 dans son pays, est en pleine forme et pourrait atteindre son objectif, être N.1 mondial en 2020.

Très bonnes premières impressions

A Paris, Huawei a mis les petits plats dans les grands pour accueillir… 2.000 personnes (journalistes et partenaires). Dont 25 Belges, journalistes et « influenceurs » (blogueurs, réseaux sociaux), ce qui est assez rare. Le show dans le prestigieux Grand Palais de Paris a fait son effet.

Mes premières impressions sur le P20 Pro vont dans le sens des ambitions de Huawei: c’est le meilleur smartphone de l’année en terme de photographie (le bureau DxO Mark l’a confirmé), surtout dans la pénombre et pour le zoom. Mes confrères internationaux pensent la même chose. Au niveau esthétique, il est très moderne avec sa ‘notch’. De plus, il est équipé d’une reconnaissance faciale efficace et rapide.

Le géant chinois se montre donc nettement plus innovant que Samsung en 2018, et cette année, il compte bien le faire savoir grâce à un budget marketing colossal. Pour la première fois, je pense que Samsung a vraiment du souci à se faire s’il veut rester au top, y compris en Belgique…

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Une couleur bleu électrique et trois objectifs

Quoi de neuf ?

Samsung a présenté un bon (mais cher, 849€) Galaxy S9 à Barcelone il y a un mois, mise-à-jour discrète d’un S8 très réussi. Huawei n’en est pas encore à ce stade de développement lui permettant de garder un design et une technologie pratiquement similaire sur deux ans. Deux fois par an (séries Mate et P), il chamboule tout et essaie de sortir le meilleur produit de l’année, n’hésitant pas au besoin, et dans ce cas-ci, à s’inspirer de l’iconique iPhone. Il n’y a donc pas (encore) d’identité visuelle permettant de reconnaître de loin un Huawei, comme on peut reconnaître un Samsung ou un iPhone.

Sans contrainte esthétique, Huawei se lâche et on est rarement déçu. Si le P10 était plutôt discret, le Mate 10 Pro et désormais le P20 Pro dénotent. On retrouve l’élégant design ‘notch’ (encoche), inventé par Apple avec son iPhone X l’automne dernier. Comme bien d’autres marques, Huawei « copie » donc la marque à la pomme qui a visiblement lancé un nouveau standard en terme d’écran ‘full screen’. Le ‘notch’ est une idée qu’on peut difficilement critiquer : il permet de placer en dehors de la zone traditionnelle d’affichage les petites icônes de notifications, l’heure, le réseau, etc. Et donc de gagner un peu de place pour l’affichage principal: le contenu de l’application, la vidéo, la zone de texte. Sans oublier que ça lui confère un design résolument moderne…

L’écran du P20 Pro est de technologie AMOLED (noir très profond, couleurs vives), mesure 6,1’’ et affiche 2240 x 1080 pixels dans un format inédit 18,7 : 9. L’arrière est en verre, comme le Mate 10 Pro, et il y a de jolies couleurs, dont une intrigante ‘Twilight’.

Mais chez Huawei, on a dépassé depuis longtemps le stade de l’inspiration venue d’ailleurs. Le P20 innove donc, et tire le meilleur de son ingénieux partenariat avec Leica pour la conception de l’appareil photo. Avec cette fois, non pas deux comme avec le P9 en 2016, mais trois capteurs à l’arrière. De la poudre aux yeux ? Pas vraiment…

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La mode de l’encoche (notch): difficile de ne pas lui trouver une certaine utilité

A quoi servent les trois capteurs ?

Lors de la présentation à Paris, les responsables de Huawei ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une ‘renaissance’ en terme de photographie sur smartphone. En résumé, les changements seraient énormes, il s’agirait d’un appareil très ‘pro’ mais rendu accessible à n’importe qui grâce à l’intelligence artificielle.

Ces propos très ‘marketing’ ne sont pas loin de la vérité… Nous avons pu essayer l’appareil photo du P20 Pro… et force est de constater que Huawei a mis la barre encore plus haut. Il y a effectivement trois lentilles à l’arrière : une monochrome de 20 MP, une grosse RGB (couleurs) de 40 MP et une dernière baptisée ‘telephoto’ de 8 MP, dédiée au zoom.

Cette débauche de technologie a deux grands avantages : des capacités dans la pénombre inédites (on a hâte de pouvoir comparer le P20 Pro au Galaxy S9 qui avance le même argument), et un zoom hybride 5X stabilisé d’une grande efficacité.

En partenariat avec Leica, Huawei est effectivement en train de repousser la capacité des smartphones. Car non seulement les capacités à trouver de la lumière dans la pénombre sont excellentes, mais il y a un mode nuit (à sélectionner manuellement) qui permet un temps d’exposition de 8 secondes sans trépied ! Même si votre main bouge, le smartphone va être capable d’assembler une superbe photo dans la pénombre la plus grande (voir vidéo).

L’intelligence artificielle (terme parfois un peu galvaudé…) de la puce Kirin 970, ayant une section matérielle dédiée, analyse à très grande vitesse les images captées. C’est grâce à cela que la stabilisation est rendue possible dans le noir, il y a une analyse et correction constante des mouvements.

Cette technologie qui permet de prendre une photo dans le noir, permet aussi un zoom 5X diablement efficace. Même si vous zoomez sur une zone lumineuse dans une scène plutôt sombre, la quantité de détails reste égale ! Cet avantage serait également la conséquence d’une taille de pixel inédite (il est plus gros: 2um), et de la technologie Light Fusion, qui prend plus de lumière en assemblant plusieurs photos prises par les différentes lentilles.

A côté de ça, on retrouve, comme chez Samsung et Sony, un mode super slow motion, qui permet de faire des ralentis jusqu’à 960 images par seconde. Un peu gadget car assez fastidieux à utiliser (il faut déclencher au bon moment sur une image en mouvement rapide), le slow mo  est moins utile que la mise au point prédictive en 4D qui, à nouveau grâce à une analyse rapide et constante de l’image captée, permet au smartphone de ne pas se tromper sur la zone à garder nette.

Bref, du très bon travail au niveau de la photo/vidéo. Des tests plus poussés permettront de comparer le P20 Pro à la concurrence (Apple et Samsung surtout).

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Dans le bas, il reste une petite place pour le capteur d’empreinte digitale

Conclusions et fiche technique

Le P20 Pro, du haut de ses 899€ (50€ de moins que le Galaxy S9+ de Samsung auquel il doit être comparé), a une sacrée fiche technique : puce maison Kirin 970, 6 GB de RAM, 128 GB de stockage interne, trois capteurs photos de 40, 20 et 8 MP (plus un de 24 à l’avant), batterie très costaude de 4.000 mAh (deux jours entiers d’autonomie), étanchéité IP67, Android 8.1 (dernière version).

Beau, puissant, endurant, résistant et capable de prouesse en photographie, le P20 Pro tape aussi haut que son tarif.

Il marque une étape supplémentaire pour le chinois Huawei dans sa conquête du trône du plus grand fabricant de smartphones, conquête en cours et freinée actuellement par Apple et Samsung. Une conquête qui passe visiblement par une montée en gamme permanente. Le P20 Pro est cher, certes, mais il est d’ores et déjà l’un des meilleurs smartphones Android de l’année. Une stratégie réservée aux plus grandes marques, dont Huawei fait désormais clairement partie.

Le P20 Pro est décliné en P20 Lite également, avec un design identique (‘notch’) et un prix de 369€ mais une fiche techniquement nettement plus modeste. Il devrait constituer l’essentiel des ventes en Belgique. Le P20 est presque aussi bon que son aîné le Pro, mais à 649€, il doit faire l’impasse sur le triple capteur photo, il n’a « que » 4GB de RAM, sa batterie est moins imposante et il n’est pas étanche.

Sachez également que pour son lancement, le P20 Pro bénéficie d’une offre très intéressante : vous recevrez le casque sans fil mais avec réduction active du bruit ambiant, le Bose QuietComfort 35 II d’une valeur de 379€ !