contemporain

Histoires inavouables: porno chic par Ovidie

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, érotisme, plus de 16 ans, sexe , le 21 décembre 2013 15h48 | Ajouter un commentaire

« Je ne me suis pas levé un matin en pensant que j’allais révolutionner le bd érotique » me lance Ovidie. L’ancienne actrice porno aime depuis longtemps jouer sur des registres différents pour explorer sa vision de la sexualité. Après plusieurs livres et films (dont certains encore pornographiques), l’auteur propose donc une bd. Plusieurs histoire sexuelles de quelques pages chacune qui se veulent le reflet de la société d’aujourd’hui.

Masturbation féminine, adultère impromptue, drague en boîte qui tourne à la leçon de choses, pulsion sexuelle malgré l’écart d’une génération, ou échangisme avec jalousie interruptive. Ces scènettes se veulent réalistes et drôles loin des clichés de l’industrie du X. « Ce n’est pas comme dans un film avec ses obligations où on fait le tour du propriétaire avec fellation vaginale, éjaculation faciale etc… » précise la scénariste. Celle-ci veut rompre avec la vision machiste d’une pornographie où les femmes sont sous domination.

Ovidie est aidée par le dessinateur Jérôme d’Aviau dont le trait en noir et blanc illustre la volonté d’éviter les artifices inutiles. Une collaboration respectueuse et ludique dont les auteurs parlent plus bas lors de notre rencontre en studio. L’ancienne actrice X ne souhaite pas obligatoirement arrêter de parler de sexe. « Cet univers me plaît » dit-elle « et c’est d’abord à travers les femmes et le féminisme qu’il m’intéresse ». « Ces histoires inavouables » n’ont rien de choquantes. Cette bd illustre une tendance de plus en plus forte chez les éditeurs grand public de ne plus hésiter à se lancer dans des collections adultes comme ici avec Erotix.

Histoires inavouables aux éditions Delcourt.

Scénario: Ovidie.

Dessin: Jérôme d’Aviau.

 

Châteaux Bordeaux: le vin et ses secrets enfin dévoilés

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, policier, vin , le 2 décembre 2013 13h56 | Ajouter un commentaire

« Le lecteur peut s’identifier à l’héroïne qui ne connait rien au vin »  lance le dessinateur Espé. L’objectif de la série « Châteaux Bordeaux » est de transformer le lecteur en connaisseur tout en le plongeant dans une grande saga familiale. Du divertissement viticole en somme!  Et jusqu’ici, l’objectif est atteint avec la sortie de ce quatrième tome.

Nous retrouvons Alexandra, héritière du Chêne Courbe, qui veut redonner ses lettres de noblesse au vin familial. Alors que notre belle héroïne soupçonne un négociant d’être responsable de la mort de son père, celui-ci est victime d’un terrible accident de voiture et tombe dans le coma. Dans le même temps, l’un des principaux propriétaires du domaine veut récupérer ses terres. Pour Alexandra, désormais au pied du mur, la solution passe  par la reproduction d’une cuvée mythique…

Le titre de cet album ne s’appelle pas « millésimes » pour rien. Ce récit nous permet d’en savoir plus sur la fabrication du vin, ses assemblages, son vieillissement et ses ratés. Dans ce monde de passionnés, la concurrence est rude et, quelques fois, face à une mauvaise année, la tentation est forte de jouer avec le consommateur. « En fin de soirée, les langues se délient et la personne reconnaît que cette année là, son vin était vraiment dégueulasse » m’explique Espé. Tout le contraire de son graphisme élégant qui donne à cette bd une fraicheur agréable digne d’une bonne cuvée.

Le scénariste Corbeyran a récolté de nombreuses confidences et anecdotes pour rendre crédible cette saga. Un gage d’authenticité qui fait de cette série, un vrai plaisir pour les amateurs de divertissement intelligent.

Châteaux Bordeaux, t4 aux éditions Glénat.

Scénario: Corbeyran.

Dessin: Espé.

 

Come Prima: meilleur album du Festival d’Angoulême

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, voyage , le 12 novembre 2013 19h08 | Ajouter un commentaire

Voici le meilleur album du 41ème Festival d’Angoulême. Une consécration pour Alfred qui réalise ici un projet très personnel. « Cet album est l’aboutissement d’un récit qui s’est crée à un moment où je n’arrivais plus à dessiner » m’avoue  Alfred dans studio.

Comme un écrivain qui peine à aligner une phrase, l’auteur se retrouve à cet instant de sa vie incapable de tracer une seule esquisse. Un drame pour quelqu’un qui est d’abord un homme d’images. Mais en noircissant un carnet, avec le temps, une histoire est née, « Come Prima » avec comme fil rouge inconscient: la fratrie.

Fabio, boxeur sur le déclin, vit en France, loin de ses attaches familiales en Italie. Dans les années 30, au moment où le pouvoir fasciste s’imposait  il pensait que partir lui offrirait la liberté. Le résultat ne fut pas à la hauteur mais l’homme est devenu aussi dur que les coups qu’il encaisse sur le ring.

Giovanni, son frère, perdu de vue depuis 10 ans, le retrouve pour lui proposer de revenir au pays avec l’urne de leur père décédé.  Dès la montée dans la minuscule Fiat 500, une forme de dialogue s’établit entre eux. Les secrets gardés finissent par surgir au grand jour…

Avec ce roman graphique pour adulte, Alfred, propose un album d’une grande densité. Pour la première fois, il scénarise et dessine, pour proposer au lecteur un voyage envoûtant et nostalgique. Il sait varier les ambiances en jouant sur sa palette de couleurs et sa maîtrise des styles.

Au fil de plus de 200 pages qui se lisent avec plaisir, l’auteur nous emmène de l’autre côté des Alpes en dévoilant peu à peu la relation complexe qu’entretienne Fabio et Giovanni. « J’ai un amour énorme pour le cinéma italien des années 50-60 qui était capable de mélanger les rires et les larmes  » m’explique Alfred.

Inspiré sans être caricatural, ce récit, sincère, se révèle une très belle surprise.

Come Prima aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Alfred.

 

Couleur de peau Miel: parcours d’un adopté coréen entre sourires et larmes

Par srosenfeld dans autobiographie, contemporain, voyage , le 12 novembre 2013 18h02 | Ajouter un commentaire

Jung, d’origine coréenne, est adopté à l’âge de 5 ans par une famille belge. Perdu, au milieu de ses frères et sœurs, au cœur d’une ferme en Wallonie, il va mettre toute une vie à comprendre qui il est ou plus exactement, accepté son destin.

« Nous, adoptés, ne sommes jamais à notre place » m’avoue-t-il lors de notre rencontre. Preuve, malgré un énorme travail sur soi et une bb autobiographique que la quête d’un adopté reste un éternel recommencement.

A travers trois albums, Jung nous plonge au plus profond de son être. Son arrivée en Belgique, son enfance faite de questionnements et de révoltes, ses rapports à la Corée. « Je voulais être honnête et sans concession » me dit l’auteur.

Rien n’est donc oublié: ni les coups de fouet des parents adoptifs (« justes mais sévères » justifie Jung), ni les premières expériences sexuelles ou la recherche d’un autre pays adoptif, le Japon.

Et puis, il y a ce retour vers la Corée du Sud, que relate le dernier tome. Un voyage à 44 ans qui est à la fois un soulagement et une déception. « Certains Coréens m’ont dit que j’étais un étranger » raconte Jung qui effectue ce retour aux sources à l’occasion de la réalisation du film d’animation, « Couleur de peau: Miel « sorti en 2012.

Grâce à son dessin, à la fois élégant et sobre, Jung nous embarque avec lui sans jamais nous lâcher et nous refermons la dernière page ému. A découvrir.

Couleur de peau: Miel, t1,2 et 3 aux édtions Soleil.

Scénario et dessin: Jung.

 

Marina: belle et maudite

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, Historique , le 28 septembre 2013 14h34 | Ajouter un commentaire

En 1342, être la fille de l’impitoyable Doge de Venise est une malédiction plutôt qu’une bénédiction. Marina, la belle, l’ insouciante et l’orgueilleuse va payer le prix fort pour comprendre que la raison d’état prime sur tout. « On a beaucoup d’exemples de Doges qui ont sacrifié leur vie ou la vie de leurs enfants pour ça « me précise le dessinateur Matteo.

S’appuyant donc sur la réalité d’une époque aussi effroyable que séduisante, Zidrou, le scénariste nous emmène au cœur d’une aventure de bruit et de fureur. Marina se retrouve sacrifiée pour vivre otage chez les Turcs par peur des prédictions de Dante qui prévoit la fin de la cité. Mais son bateau est piégé par des pirates dont le chef est sans pitié. Un cauchemar commence, une légende née.

Dès les premières pages, le récit annonce une double histoire, historique et contemporaine. Un point commun, Venise, une même menace, une malédiction. Marina, magnifiquement dessinée par Matteo accroche le regard du lecteur qui ne peut plus l’a quitter, envoûté par son destin singulier et terrible. « Je vis à Venise depuis 26 ans et je voulais  faire de la cité un acteur essentiel d’une bd et grâce à Zidrou, je peux le faire » m’explique Matteo.

Dans ce premier album qui développe principalement la période historique, les deux auteurs n’hésitent pas à montrer la dureté de l’époque. Le sang coule tout autant que les larmes. Marina souffre et se bat face à des hommes sans pitié. « Il  y a dans chaque personnage, gentil ou méchant, des ambiguïtés, des raisons de faire des choses même terribles et aussi, étrangement, une humanité  » précise le dessinateur.

Son graphisme trouve ici un véritable aboutissement grâce l’utilisation de la couleur directe. Beauté et noirceur se conjuguent pour rehausser un récit qui entretient constamment le suspense.

Découvrez la naissance de cette série et ses enjeux lors de ma rencontre ci-dessous avec Matteo.

Marina, t1 aux éditions Dargaud.

Scénario: Zidrou.

Dessin: Mattéo.

 

We are family: deux mamans racontent…

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Enfants, générationnel, Humour , le 17 juillet 2013 18h01 | Ajouter un commentaire

Du plaisir, de la détente, de l’humour, « We are family » a tout de la nouvelle série qui va séduire petits et grands. Leurs auteurs, Marie Pavlenko  et Teresa Valero, deux mamans, s’inspirent de leur vie quotidienne pour raconter à travers de multiples gags la réalité… les enfants on adore et on les déteste (parfois)! Toutes d’eux ont puisé dans leurs blogs respectifs, en France pour Marie et en Espagne pour Teresa. Mais l’essentiel du travail d’écriture vient de Marie, « We are family » est sa famille.

En tête d’affiche, vous avez deux garnements, Têtard et Mini Troll. L’un parle tout le temps, l’autre tape sur tout ce qui bouge avec sa hache en plastique en affrontant des ennemis imaginaires. Au cœur de ce tourbillon, les parents, plutôt cool et compréhensifs,tentent de mettre un semblant d’ordre en évitant de trop éclater de rire. La bonne humeur et la tendresse sont omniprésentes et chaque situation sent le vécu: médicament impossible à faire avaler, activité peinture sur tous les murs etc.. J’aime aussi ces remarques adorables: « maman, je t’aime, tu sens le fromage ».

Le graphisme de Teresa Valero entre réalisme et personnages de dessin animé fonctionne à merveille. Ce duo féminin réussit un beau pari en se trouvant une place de choix dans ce créneau bd très recherché. Bonne route.

We are family aux éditions Delcourt.

Scénariste: Marie Pavlenko.

Dessin: Teresa Valero.

 

 

Hôtel particulier: érotique et fantastique

Par srosenfeld dans conte, contemporain, érotisme, graphisme , le 28 mai 2013 18h09 | Ajouter un commentaire

« Hôtel particulier » n’est pas un album comme les autres. Pour son auteur, Sorel, il s’agit d’un projet très personnel, resté longtemps dans les tiroirs de sa mémoire. Et voilà qu’enfin après 20 ans de gestation, celui éclot.

Ce récit est en une succession de petites histoires avec, comme fil conducteur, un fantôme très sensuelle. Il s’agit d’une jeune femme qui, par dépit amoureux, m’est fin à ses jours au cœur de l’hiver.

Mais l’auteur ne s’appesantit pas. Ce qui l’intéresse, ce sont les habitants de l’immeuble: un artiste sans le sou qui trompe son monde grâce à son armoire magique, un ermite qui multiplie les festins érotiques en faisant apparaître les femmes des livres de sa bibliothèque, une enfant qui se retrouve prisonnière ou une vieille dame acariâtre à la fin tragique. Au milieu de ce monde, un chat noir, véritable maitre des lieux, fait le relais entre le réel et l’irréel.

« Je me suis aperçu à la fin qu’il y avait beaucoup de moi dans cette bd » me confie Sorel. « Une part, sont des souvenirs d’enfance, d’autres des moments de ma vie » ajoute-t-il. Des confidences que je vous invite à découvrir plus bas.

Loin d’être pesant, cet album contient une véritable légèreté. Même dans les moments les plus durs, le graphisme de Sorel apporte une douceur qui désamorce l’horreur. Et puis, il y a ce plaisir coquin d’apprécier de belles scènes érotiques, bien loin des caricatures. « On est passé tout près du projet pornographique «  me dit Sorel avec malice. Une belle découverte.

Hôtel particulier aux éditions Casterman.

Scénario et dessin: Sorel.

 

 

Le décalage: le héros disparaît, les pages se déchirent…

Par srosenfeld dans action, Aventure, contemporain, graphisme , le 17 mars 2013 17h22 | Ajouter un commentaire

Marc-Antoine Mathieu est un auteur à part en BD. Scénariste et dessinateur, il invente constamment des formes de récit pour surprendre le lecteur. Et cette fois-ci, il a fait très fort. Très fort.

Il a déchiré volontairement des pages au milieu de son récit. Un acte volontaire, un cataclysme qui s’insère dans une histoire où le personnage principal a disparu. D’ailleurs, rien ne commence normalement puisque l’album débute page sept. La couverture n’est plus là où plutôt si,  plus loin, car tout est décalé dans ce « décalage ».

Cette sixième aventure de Juluius Corentin Acquefacques est une expérience visuelle réjouissante pour ceux qui veulent s’en donner la peine. Ici, tout est prétexte à jeux. Une vrai récréation, « un divertissement intelligent » comme dit son créateur. Chacun est invité à suivre l’errance du héros en quête de sa propre épaisseur, et les pérégrinations des personnages secondaires en quête de leur histoire…

Mais trêve de long discours, regardez l’interview ci-dessous et vous serez tout ou presque.

Le décalage aux éditions Delcourt.

Scénario et dessin: Marc-Antoine Mathieu.

 

 

Rider On The Storm: motards des seventies, à vos guidons!

Par srosenfeld dans Aventure, contemporain, Non classé, policier , le 1 janvier 2013 15h19 | Ajouter un commentaire

La moto, la musique, les seventies, la mélodie du bonheur pour Baudouin Deville. Avec « Rider On The Storm« , le dessinateur avait envie de retrouver l’esprit libertaire de ces années de transition où la crise économique commençait à pointer le bout de son nez. Si aujourd’hui, il circule en scooter, ce passionné de moto se rappelle avec nostalgie de sa « suzuki GT 380 ».

Dans ce récit, le héros enfourche une autre deux roues mythique, une suzuki GT 750, surnommée « la bouillotte ». Nous sommes en octobre 1974 et Gaspard Sarini, 20 ans, rêve de devenir pilote professionnel. Le garçon qui a vécu l’essentiel de son éducation en internat s’éloigne toujours plus de ses parents qui ne comprennent pas sa passion.

Mais voilà qu’au moment d’une nouvelle confrontation familiale, des tueurs abattent froidement les parents de Gaspard. Celui-ci échappe de justesse aux balles mortelles après une course poursuite épique. Le voilà réfugié  chez Jo,  garagiste au grand cœur, ancien pilote et Bruxellois pur jus. Godferdom !

Loin de se limiter à une bd moto, cette aventure fait revivre l’atmosphère des seventies à Bruxelles. « L’envie du scénariste était de mettre aussi en valeur le parler bruxellois » m’explique le dessinateur. D’où une belle succession de jurons pour « colorer » les dialogues.

Une façon aussi de ne pas trop se prendre au sérieux pour rester dans l’esprit de ces années où tout était possible. Cette nouvelle série joue donc sur plusieurs registres pour créer sa propre identité. Un bon début. Ne pas rater l’interview ci-dessous de Baudouin Deville pour achever de vous convaincre.

Rider On The Storm, t1 aux éditions Paquet.

Scénario: Giro

Dessin: Baudouin Deville.

 

Blast: une expérience BD à ne pas manquer

Par srosenfeld dans action, contemporain, policier , le 10 novembre 2012 17h05 | Ajouter un commentaire

« Je ne suis pas fondamentalement heureux quand je fais Blast » me dit Manu Larcenet dans un éclat de rire. L’humour et la distance sont les deux forces de cet auteur d’exception. Comme les réalisateurs de films d’épouvante, il sait jouer de son talent pour créer chez le lecteur des impressions dérangeantes.

Avec troisième opus, Manu Larcenet ne compte pas relâcher la pression mais bien nous donner un nouveau coup de massue avec un graphisme hypnotique.

Mais reprenons par le début. Blast continue de raconter le destin de Polza Mancini, homme de 38 ans pesant 150 kilos suspecté d’avoir agressé mortellement une jeune fille. Une fois encore, les deux flics qui tentent de lui faire « cracher le morceau » se retrouvent face à une énigme.

Car Polza ne parlera qu’à la condition d’être écouté et de pouvoir raconter son histoire. Il veut être compris. C’est ainsi qu’il embarque les deux policiers dans les méandres de son avilissement, qui a pour but de lui faire revivre le fameux blast, cette onde de choc provoquée par une explosion. Et le voyage s’annonce une fois de plus traumatisant….

Comme dans les deux autres tomes, Manu Larcenet se donne le temps et la place (200 pages!) pour construire un récit d’une grande densité. L’auteur du Combat ordinaire est en plein possession de son art. Il sait tout faire et le prouve de façon magistrale. Les grandes cases muettes alternent avec d’autres plus conventionnelles pour donner du rythme. Le noir et blanc omniprésent se retrouve traversé de couleurs.

Ce tome 3 ne révèle pas encore toute l’histoire et laisse encore de nombreuses zones d’ombres tout en donnant une part d’humanité au personnage. « On est tous un pauvre type le matin, pour arriver à être sympa le midi, parfois extraordinaire pendant quelques secondes » me lance le scénariste. Une façon de rappeler que nous sommes tous à un moment donné des monstres et à d’autre des anges. Blast est une expérience de BD à ne pas manquer. Une référence.

Blast, t3 aux éditions Dargaud.

Scénario et dessin: Manu Larcenet.