D’Encre et de Sang: une héroïne sensuelle sous l’Occupation

Par srosenfeld dans Historique, policier, Seconde Guerre mondiale, sexy, suspens , le 21 mars 2016 16h14 | Ajouter un commentaire

encre« Nous avons fait le tour des éditeurs avec ce projet pour finalement intégrer la plateforme de crowfunding Sandawe » m’explique Gihef dans mon Studio Bd. Le scénariste d’Encre et de Sang m’avoue que c’était une première expérience. Et s’il en retient une chose, c’est la patience. Car il faut du temps pour récolter les milliers d’euros nécessaire à la réalisation et la commercialisation d’un album. Et le meilleur moyen d’y arriver reste un bon scénario et des dessins qui font fantasmer les lecteurs.

Et justement. Gihef sait concocter des récits haletants dans des univers très différents. Ici, l’histoire se passe dans les derniers mois de l’Occupation à Bruxelles. Une période trouble où les occupants et les collaborateurs sentent le vent tourné.  Nous suivons Katja, une sensuelle journaliste d’origine autrichienne  qui vient prêter main forte à l’équipe de rédacteurs du Soir.

Le quotidien est dirigé par des sympathisants nazis et Katja qui est en réalité une espionne à la solde des alliés doit faire attention. Sa véritable mission est de débusquer Léon Dregrelle pour organiser son assassinat. Alors que le chef de la SS Wallonne  s’avère difficile à localiser, notre belle enquêtrice tente d’élucider une série de meurtres atroces de jeunes femmes. L’héroïne risque à tout instant de perdre la vie….

Dès la couverture, le trait du dessinateur Renaud est immédiatement reconnaissable. La créateur de Jessica Blandy n’a rien perdu de sa verdeur pour offrir au public une femme d’une très grande sensualité. Un coup de crayon qui a sûrement joué dans l’enthousiasme des édinautes…Mais il y a aussi une histoire bien construite, efficace et divertissante.

« Je ne pense que je recommencerai » m’avoue Gihef « car avec le crowfunding, il faut être très présent sur internet, rendre compte à des centaines de personnes plutôt qu’un éditeur, en résumé, c’est pas pour moi ».  Malgré ces difficultés liés à un mode de production original et exigeant, le scénariste et le dessinateur sont fiers de leur diptyque. Avec raison. Le plaisir est là, de page en page.

D’encre et de sang, t1 et 2 aux éditions sandawe

Scénario: Gihef

Dessin: Renaud

 

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