Conquistador: trésor, mercenaires et monstre sanguinaire

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 13 février 2013 10h04 | Ajouter un commentaire

Le dyptique « Conquistador » est un des grands succès de ces dernières semaines en librairie. Un engouement du public immédiat. Résultat: une suite est en cours comme le confirme le dessinateur Philippe Xavier dans mon studio BD.

« Cette idée a germé en moi pendant des années » me dit-il. Une jungle inquiétante, des indigènes mystérieux, des soldats sans scrupule, une créature sanguinaire: les envies du dessinateur séduisent d’emblée le scénariste Jean Dufaux. Le duo de la série « Croisade » invente alors un nouveau monde avec, comme toile de fond, Cortès et le trésor des Aztèques.

Dès la première page, le lecteur fait connaissance avec Hernando Royo, un Conquistador au bord du précipice.  Soldat sans peur, avide d’expériences, il est le candidat idéal pour Cortès qui convoite le trésor de l’empereur aztèque Moctezuma. Avec la complicité d’autres mercenaires, notre héros accomplit sa mission… Une mission suicide. Une course poursuite commence entre les fugitifs, les redoutables indiens otomis et une créature végétale et infernale Txlaka, fils des racines de l’Oqtal …

Un rythme infernal dans l’esprit du film « Apocalypto » de Mel Gibson, Conquistador ne s’attarde pas. « Dès le départ, il était prévu de créer une bande de mercenaires et de les faire disparaitre un à un » m’explique Philippe Xavier

Cadrages spectaculaires, cases limités, visages en gros plan, le diptyque possède une grande puissance graphique. « Je voulais que le lecteur soit pris à la gorge » m’explique Philippe Xavier. Spécialiste du genre, Jean Dufaux invente des personnages forts. Seul regret, un sentiment d’inachevé à la fin de la lecture. Une impression que compte bien effacer une suite désormais en cours d’écriture. Conquistador est, sans conteste, un divertissement haut de gamme.

Conquistador t1 et 2 aux éditions Glénat.

Scénario: Jean Dufaux

Dessin: Philippe Xavier.

  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

Laisser un commentaire