Muraqqa’: une séduisante dessinatrice au coeur d’un harem

Par srosenfeld dans action, Aventure, érotisme, Historique , le 19 décembre 2011 15h17 | Ajouter un commentaire

muraqqa-1Comment attirer le regard en 2 pages. L’album Muraqqa’ commence par une introduction pour le moins sensuel. Imaginer  l’Inde au début du XVIIè siècle, une prairie et au milieu des bêtes sauvages, une femme nue, « vêtue par le ciel «  qui  cherche l’inspiration. Mais ce n’est pas sa beauté qui va changer le destin de Priti mais son incroyable talent pour le dessin. Repérée par les émissaires de l’impératrice, elle se rend au gynécée de la Reine pour une mission aussi délicate que mystérieuse: enluminer un manuscrit, un Muraqqa’ à la gloire de l’Empereur Moghol à travers les femmes de son harem….

« Cette histoire est née après la découverte d’une exposition à Barcelone » me confie Ana Miralles. A l’époque la dessinatrice travaille sur la série Djinn qui évoque aussi le monde des harems. Elle apprend alors l’existence de « Muraqqa’  » qui signifie littéralement « patchwork ». Il désigne un album pouvant réunir des miniatures, des dessins et des calligraphies, composé à l’intention d’un personnage de haut rang. De là est venu l’idée de créer un livre qui s’inspire du monde des harems. « Nous n’avons que très peu d’information sur ce sujet » explique le scénariste Emilio Ruiz.  Les deux complices à la ville comme en BD décident donc d’inventer leur« Muraqqa ».

Ce récit conçu en 4 tomes nous entraine donc dans le monde secret des femmes. Comme Priti, nous découvrons cet univers au fil des pages. Le rythme est volontairement lent car les auteurs souhaitent initier les lecteurs en douceur par petites touches. Un choix qui pourra rebuter certains mais qui au final fonctionne grâce au graphisme pointilleux d’Ana Miralles. Son sens du détail et sa finesse de trait sont aussi séduisants que la courbe de ses héroïnes. Emilio Ruiz  promet que la suite va être bien plus agitée avec des rebondissements. A suivre…

Muraqqa’, t1 chez 12 bis

Scénario: Emilio Ruiz.

Dessin: Ana Miralles.

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