Le kid de l’Oklahoma: il dégaine plus vite que son ombre

Par srosenfeld dans action, Aventure, Historique , le 30 août 2010 15h27 | Ajouter un commentaire

kid2Si vous aimez les films de gangster et les westerns, cette adaptation en bd du roman de Elmore Leonard, « le kid de l’Oklahoma » vous tend les bras.  Au cœur de cette histoire, une confrontation légendaire menée comme une course poursuite, avec en toile de fond, les grands mythes américains de Lindbergh à Henry Ford en passant par Dillinger ou Bonnie & Clyde.

Nous sommes à Okmulgee, petite ville paumée d’Oklahoma. En 1921, l’année de ses quinze ans, Carlos Webster rencontre son premier bandit dans un drugstore, un certain Emmett Long, venu braquer le tiroir-caisse de M. Deering. Quelques semaines plus tard, il tue son premier homme, un voleur de bétail venu braconner sur les terres de son père.  Le 13 juin 1927, alors que Charles Lindbergh achève sa traversée de l’Atlantique, Carl Webster devient Marshall des États-Unis. C’est le début d’une carrière légendaire qui va l’opposer à l’Ennemi public numéro un, Jack Belmont, un fils de magnat du pétrole qui a mal tourné. Cette histoire âpre et tragique est racontée du point de vue du journaliste, Tony Antonelli, qui retrace minutieusement toutes les étapes du  face à face pour le compte de son journal, « The True Detective ».

L’auteur américain Elmore Leonard est un habitué de ces récits épiques qui mettent en scène des représentants de la loi et des truands au cours de péripéties rocambolesques. Avec « Le kid de l’Oklahoma », il réussit son plus beau tour de force. Les personnages et le rythme sont parfaits. Le lecteur se retrouve dès la première page  happé par le destin du héros. Stephen King, a dit qu’avec ce livre « Elmore Leonard a écrit son meilleur livre à l’âge de 79 ans ».

Pour illustrer cette histoire, Olivier Berlion, trouve le juste trait mélange d’images empruntées à l’iconographie classique des couvertures de livres de western et de modernité. Après plusieurs années de travaux dans l’illustration et la publicité, le dessinateur qui a rencontré Eric Corbeyran au Festival international de bande dessinée d’Angoulême en 1992,  est devenu un artiste inspiré. Les cases du « Le kid de l’Oklahoma » sont dynamiques et efficaces. Un vrai plaisir pour les amateurs de « roman noir ».

Le kid de l’Oklahoma aux éditions Casterman.

Scénario: Elmore Leonard.

Dessin: Olivier Berlion.

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