#Debrief7h50

Les multinationales, « Reines du shopping social » ?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 20 septembre 2016 12h53 | Commentaires fermés sur Les multinationales, « Reines du shopping social » ?

Boire un péket? Un geste citoyen (mais avec modération) !

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 20 septembre 2016 12h50 | Commentaires fermés sur Boire un péket? Un geste citoyen (mais avec modération) !

Bart de Wever, la musique métal et le parking du Delhaize

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 20 septembre 2016 12h49 | Commentaires fermés sur Bart de Wever, la musique métal et le parking du Delhaize

Depuis 1936, notre économie a changé, Mr Di Rupo !

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 31 août 2016 13h49 | Commentaires fermés sur Depuis 1936, notre économie a changé, Mr Di Rupo !

Wallonie : Attention à l’effet « tourne-disque » de l’opposition MR

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 30 juin 2016 13h37 | Commentaires fermés sur Wallonie : Attention à l’effet « tourne-disque » de l’opposition MR

La N-VA, un danger pour les futurs mariés, comme pour les divorcés ?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 27 juin 2016 12h44 | Commentaires fermés sur La N-VA, un danger pour les futurs mariés, comme pour les divorcés ?

Capture onkkkLa cheffe de groupe du PS à la chambre, Laurette Onkelinx, était l’invitée de Bel-RTL, ce matin. Et elle a dressé un parallèle entre la Grande-Bretagne, et d’autres pays européens…

 La Grande-Bretagne en proie à une explosion interne : la réunification de l’Irlande, l’indépendance de l’Ecosse et même la perte de Gibraltar, toutes les questions institutionnelles se sont rouvertes, d’un coup, après le vote de sortie de l’Union Européenne. Laurette Onkelinx rebondit, sur cette menace :

« C’est la porte ouverte à l’ensemble des nationalismes, et donc un danger pour des pays comme l’Espagne ou la Belgique. Bart de Wever a encore dit dernièrement qu’il en avait rien à faire des francophones, ça montre que ces poussées régionalistes sont dangereuses. »

 Laurette Onkelinx procède par association d’idées, et par petit pas. Vote britannique = nationalisme, Nationalisme = danger et NVA. Or N-VA = haine des francophones. Manque une façon de raccrocher à cette équation l’adversaire MR, des socialistes. Quelques secondes plus tard, voilà qui est fait : elle dit craindre le retour du communautaire, en fin de législature…

« A côté de l’accord de gouvernement, il y a les fameux cahiers Atoma où les partis de gouvernement ont déjà négocié quelque chose pour l’après ».

Tout autre débat. Faut-il régionaliser l’enseignement ? Laurette Onkelinx dit partiellement oui…

On a l’impression d’un débat entre socialistes, pour le moment, tant les rouges apparaissent divisés, sur la question. L’enseignement est actuellement géré par les communautés. Pour nous, la Fédération Wallonie-Bruxelles. Paul Magnette, premier wallon, est favorable à sa régionalisation. Rudy Demotte y est opposé. Et Laurette Onkelinx…un peu entre les deux…

« Je ne suis pas pour un débat institutionnel mais une réorganisation, pour que l’enseignement qualifiant soit repris en main partiellement par les régions : elles ont plus de moyens financiers et surtout, c’est un enseignement dirigé vers l’emploi, matière gérées par les régions. Ça permettrait de mieux coller aux perspectives d’emploi et donc offrir des opportunités aux élèves qui choisissent ces filières »

Pouvoir prendre en compte les réalités de l’emploi d’une région, pour adapter les formations…ça existe déjà. Ça s’appelle les « Bassins de vie », mesure adoptée au gouvernement wallon en janvier 2014. Il y a quelques semaines, Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte était sorti pour vanter la mesure prise…sous sa direction, quand il était premier wallon. Ce qui avait le triple avantage de défendre son institution actuelle, de défendre son bilan passé et d’envoyer un petit coup de coude à son successeur Paul Magnette.

Pour terminer, un engagement politique fort de Laurette Onkelinx, qui mérite décryptage : « jamais le PS ne gouvernera avec la N-VA ».

« Comment voulez-vous trouver un terrain d’entente avec des personnes qui n’ont rien à faire des francophones, ce n’est pas possible » dit la Schaerbeekoise.

Et là, on rappelle la portée extrêmement variable de ce type d’engagement avant les élections. Il y a deux semaines, le président du PS lui-même, Elio Di Rupo, a refusé d’exclure les nationalistes du dialogue, pour la prochaine législature. Imaginons des scores importants pour la NVA en 2019, au-delà de 30%. Que ferait vraiment le PS, crédité actuellement de la première place dans les sondages côté francophone ? Les circonstances, la réalité des chiffres, les rapports de forces au soir des résultats comptent plus que toutes les promesses de campagne.

 

Antonio Solimando

 

Charles Michel #faceAuxBelges : Débrief !

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 22 juin 2016 12h52 | Commentaires fermés sur Charles Michel #faceAuxBelges : Débrief !

micchhCharles Michel, le Premier Ministre #FaceAuxBelges, ce matin. De la bonne matière à analyser, pour « Le Débrief du 7h50 », Antonio Solimando. Par exemple, sur les mesures économiques du gouvernement Michel… 

Parmi elles, ne pas payer la moindre charge, pour le premier travailleur embauché par une entreprise. « Inédit », rappelle ce matin le Premier Ministre. « Cette mesure, c’est jamais vu en Europe ».

C’est vrai, cette mesure est originale. Mais il y a dans tous les pays des mécanismes similaires. Exonération pour les mini-jobs en Allemagne, exonération totale des charges pour tous les salaires minimums dans les petites entreprises en France, par exemple.

Sur le droit de grève, tacle de Charles Michel aux syndicats…

« Les règles sont claires, elles disent très clairement : le droit de grève ne permet pas de bloquer un zoning ou une route..»

Clairement, c’est faux. C’est loin d’être aussi simple. Démonstration en trois points :

-Ce qui est avéré : le recours à la violence contre les biens et les personnes est interdit.

-Mais les syndicats le rappellent : le blocage des zonings et des routes est autorisé, d’après leur lecture de la charte sociale européenne et la convention de l’organisation internationale du travail…Documents ratifiés par la Belgique.

-Dans notre pays, il existe seulement un accord de principe, entre les fédérations des patrons et les syndicats, pour ne pas bloquer les autoroutes. En février, les employeurs avaient tenté de rajouter les routes et zoning. La négociation a capoté.

Sur la création d’emploi, on cite volontiers les prévisions du plan, dans le camp gouvernemental…

Prévisions qui tablent sur 230.000 créations d’emplois entre 2016 et 2021. Un bon point pour le gouvernement, une validation des mesures enclenchées depuis deux ans, selon Charles Michel. Attention, dans ce chiffre, il y a des dizaines de milliers d’emplois qui auraient été créés sans changement de politique, grâce au contexte international, ce que l’on appelle la macroéconomie. Tout n’est donc pas dû aux mesures fédérales, si c’est ça que vous aviez compris.

Sur la forme, Charles Michel, comme tout Premier Ministre, tente de se positionner au-dessus de la mêlée…

Le Premier Ministre veut montrer qu’il ne tombe pas dans la critique politicienne… Ni sur les attaques de Bart de Wever contre les Wallons… Ni sur les objectifs politiques, pro-socialistes, de la FGTB…

« J’ai pas l’habitude de commenter les déclarations des présidents de parti, (…) je laisse chacun apprécier, (…) je n’ai pas envie d’utiliser le mot grève politique, je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu »

Sauf qu’ici, on ne vous a retranscrit que les premières secondes des réponses de Charles Michel. En vrai, il dit qu’il ne va pas commenter, mais il commente quand même…

Et sur les déclarations de Bart de Wever:

« Un certains radicalisme syndical minoritaire peut alimenter cette vision de deux démocraties en Belgique, qui n’est pas ma vision. »

Et sur les visées politiques, du syndicat socialiste:

« Chaque fois, il y a une certains instrumentalisation, une démarche hostile au gouvernement »

Sur le rapport aux auditeurs, c’est toujours un exercice difficile, se montrer proche, avec des gens dont Charles Michel ne connaissait rien avant 7h30, et avec lesquels il ne discutera peut-être plus jamais…

On relève qu’il a tenté le tutoiement pour les deux étudiants présents dans le panel.

Au final, face aux belges, l’empathie reste un exercice difficile, pour l’homme politique.

De cet exercice d’environ une heure, on retient la détermination de Charles Michel. On peut critiquer le contenu ou l’orientation de ses mesures, mais on ne peut pas lui reprocher de faire marche arrière. On l’a vu avec certains auditeurs, position ferme, la réduction du temps de travail par exemple, balayée d’un revers de la main. L’objectif de sa communication, c’est pour le moment plutôt d’expliquer ses mesures, que d’apparaitre populaire. Son espoir, c’est que les chiffres, les paramètres économiques : création d’emploi, d’entreprises, de richesses lui donnent raison, à terme. A juger, à la fin de son mandat, en 2019.

 

Antonio Solimando

 

Piétonnier de Bruxelles : tout le monde décide, personne n’est responsable

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 17 juin 2016 12h49 | Commentaires fermés sur Piétonnier de Bruxelles : tout le monde décide, personne n’est responsable

Madrane (PS) : « Les choix sportifs étaient trop politiques, jusqu’ici »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 10 juin 2016 12h34 | Commentaires fermés sur Madrane (PS) : « Les choix sportifs étaient trop politiques, jusqu’ici »

Capture madraaRachid Madrane, le Ministre des sports en Fédération Wallonie-Bruxelles, était l’invité de Bel-RTL, ce matin. Le socialiste à l’occasion, de l’ouverture de l’Euro de football en France.

Il a donc parlé de la politique sportive. A part pour la construction du stade national, c’est une matière dont on parle peu. Rachid Madrane est ministre des sports depuis un mois, et il a expliqué sa priorité : remettre l’administration au cœur de la gestion du sportif. Sous-entendu : les choix, jusqu’ici, ont été trop politiques. Pas objectifs :

« Ce que je veux, c’est d’abord une meilleure répartition (des moyens sportifs) sur le territoire : Le Luxembourg est une magnifique province, mais quatre centre adeps, alors qu’il y a trois centres à Bruxelles pour plus d’un million d’habitants, il y a eu des choix fait à l’époque, même avant mon prédécesseur »

Magnifique province, le Luxembourg. Un petit compliment, pour faire passer la critique. Un drôle de tacle, à René Collin, ministre des sports précédent. Rachid Madrane, élu bruxellois, juge déséquilibrée la présence de 4 centres en province de Luxembourg, terre d’élection de son prédécesseur. Juste après s’être plaint de choix trop politiques, dans la gestion des moyens sportifs par le passé. Pour ne pas du tout être taxé d’électoralisme, Rachid Madrane aurait peut-être dû relever qu’en province de Liège, pour un nombre d’habitants équivalent à Bruxelles, il n’y a non pas trois…mais deux centres Adeps seulement.

Sur notre équipe nationale, le Ministre voit dans les succès des diables, une preuve de la qualité de la formation en Belgique…

« C’est une génération dorée, d’abord parce qu’on a une excellente école de formations de jeunes, la formation a fonctionné et en plus ils se connaissent depuis longtemps… »

Attention tout de même, à ne pas s’emballer, sur la qualité des centres de formation. On rappelle que l’actuel capitaine et joueur emblématique Eden Hazard s’est expatrié, il a quitté la Belgique à l’âge de 14 ans, pour intégrer le centre de formation de Lille. On rappelle aussi le couac monumental des installations de Tubize. Il a fallu près de 10 ans pour construire ce centre de formation et d’entrainement. Pour une somme de 20 millions d’euros.

Un mot sur la crise au PS. Parfum de contestation du président Elio Di Rupo, évoquée en Une du journal Le Soir hier.

L’occasion de rappeler que l’on discutait déjà de cette crise, il y a un an, dans un Débrief après le passage de Jean-Claude Marcourt. Ce matin, Rachid Madrane balaie les critiques…

 « Ça va bien au PS, de ce que je vois au parti, les choses se passent bien, mais je vois que le microcosme s’intéresse beaucoup à nous »

Le microcosme, c’est comme dire qu’il s’agit d’une invention de journalistes. La remise en cause de la tactique du PS est plus profonde qu’il ne veut l’admettre : des cadres du parti confient leur désarroi en aparté à la presse, des militants, les sondages sont en berne, durablement, et la réorganisation stratégique des proches du président Di Rupo sont autant de preuves, qu’il n’y a quelque chose qui ne va pas, chez les rouges.

 

Antonio Solimando

 

Prisons : quand la solution d’Ecolo part en fumette…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 8 juin 2016 12h38 | Commentaires fermés sur Prisons : quand la solution d’Ecolo part en fumette…

Capture zakiaLa coprésidente d’Ecolo, Zakia Khattabi était l’invitée de Bel-RTL, ce matin. Pour revenir sur le plan national de sécurité, présenté hier par les différents gouvernements du pays…

Parmi les dix priorités du plan, pour améliorer la sécurité en Belgique dans les trois prochaines années, il y a la lutte contre la production de drogues dures mais aussi des drogues douces. Réaction de Zakia Khattabi :

« Dans le cadre du débat sur la surpopulation dans les prisons, des personnes actuellement en prison devraient faire l’objet d’autres peines. Par exemple, celles qui consomment des drogues douces. On aurait tout à gagner à leur proposer d’autres choses, les soigner, les accompagner »

Alléger les poursuites contre les adeptes de la fumette, pour trouver des places en prison? La proposition Ecolo repose en fait sur deux erreurs. D’abord, la priorité du plan de sécurité n’est pas de réprimer plus durement la consommation ou la détention de drogues douces, mais bien la « production professionnelle et commerciale », une fameuse différence.

Ensuite, tout le débat sur les places dans les prisons que la coprésidente enclenche ne tient pas non plus. Croire que l’on va libérer des places de prison en arrêtant de sanctionner la consommation de cannabis, c’est faux. Tout simplement parce qu’il n’y a actuellement en Belgique, aucun « simple détenteur de cannabis » en prison. Depuis 10 ans, les poursuites pénales des détenteurs pour usage personnel ont quasi été abandonnées. La plupart du temps, un simple « détenteur-consommateur » est condamné à des peines d’amende. Au maximum, s’il est coincé par la justice trois fois en un an, le condamné écope de 8 jours à un mois de prison. Mais il n’effectuera de toute façon jamais cette peine. Pour tous les séjours de moins de trois ans de prison, c’est en effet systématiquement le bracelet électronique, qui est proposé. Information confirmée par le Ministère de la justice et l’administration des établissements pénitentiaires.

Puisqu’on parle de prison, ce matin, Zakia Khattabi s’est prononcée pour l’introduction d’un service minimum dans les établissements pénitentiaires…

Dans les prisons, oui, mais pas à la SNCB :

 « Je veux un service minimum là où il y a un vrai enjeu  de mettre à mal la dignité des personnes, leur santé, leur sécurité. Ce qui est le cas dans les prisons. Les grèves à la SNCB peuvent ennuyer tout le monde, mais personne n’est mis en danger pour sa vie, sa dignité. »

Jusque-là, ce matin, la coprésidente était cohérente, avec son électorat : relancer le débat sur la dépénalisation du canabis, imaginer des alternatives à la prison, on est dans l’ADN du parti écolo, ce qui le différencie d’autres partis traditionnels. Sur la SNCB, la position de Zakia Khattabi est difficile à défendre : en s’opposant au service garanti dans les trains, elle semble laisser à quai l’employé qui a besoin d’aller travailler, l’étudiant qui doit passer son examen pour réussir sa couteuse année. Une faute, pour un parti dont le social est l’une des priorités.

 

Antonio Solimando