Jacqueline Galant, et son « franc-parler…de bois » !

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 5 février 2015 14h06 | Ajouter un commentaire

La Ministre de la mobilité était l’invitée de Bel-RTL à 7h50. Jacqueline Galant, la libérale, son désormais célèbre franc-parler, et sa – moins connue – langue de bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui frappe dans les interviews de Jacqueline Galant, c’est d’abord la forme : elle ne s’exprime comme aucun autre politique…

Sa force, c’est que son langage est direct, elle utilise des mots simples, parfois familiers (« le bordel » à une heure de grande écoute en famille). C’est ce qui fait sa proximité avec ses électeurs.

Sa faiblesse, c’est que derrière les mots simples, il y a beaucoup de slogans, des éléments de langage un peu bateau, mais peu de fond ou de concret. A longueur d’interview, vous entendrez : « On dit tout et n’importe quoi », « J’agis, contrairement à mes prédécesseurs », « Je prends des décisions de bon sens », « Il est temps qu’on rétablisse la vérité ». « Je vais rencontrer les acteurs du secteur ». « Laissez-moi travailler ». Des rengaines que l’on peut recaser à peu près sur tous types de questions. Ces rengaines jouent, pour la Ministre, le rôle d’échappatoires, ou contribuent à une forme de victimisation.

 

Une info, neuve, à tirer de l’interview : le fédéral a lancé une procédure pour contester les astreintes, dans le dossier de survol de Bruxelles…

Lundi, le gouvernement a sollicité le juge des saisies, qui sera chargé de vérifier que les conditions pour réclamer les astreintes sont bien respectées.

En fait, le gouvernement fédéral avait jusqu’au 2 novembre, pour rétablir la situation d’avant le plan Wathelet. La Ministre n’a été nommée que début octobre. Elle a agi vite, mais il faut 30 semaines, pour rétablir les nouvelles routes que les avions doivent emprunter.

Dans un premier temps, la Région Bruxelloise a accepté de renoncer aux astreintes, en échange d’une concertation avec la Ministre Galant, pour trouver 2 types de solutions : d’abord, réfléchir à la création d’une autorité indépendante chargée de contrôler le respect des normes de bruit, et aussi, de plancher sur un nouveau plan de survol qui garantisse la meilleure sécurité possible.

Le 15 janvier, le gouvernement bruxellois change ses plans, et réclame les 3 millions et demi qui lui sont dus. Selon le cabinet de la Ministre Bruxelloise de l’environnement Céline Frémault, Jacqueline Galant n’a jamais respecté ses engagements, n’a plus fixé de réunion et n’a pas non plus créé de groupes de travail (ni même leurs intitulés). Version contestée ce matin par la Ministre Galant, par un « Laissez-moi travailler ».

 

Sur le plan de transport, Jacqueline Galant ne condamne pas les propos du patron de la SNCB…

On le rappelle Jo Cornu a écarté d’un revers de la main toutes les plaintes des navetteurs, sous prétexte qu’elles ont été recueillies par Test-achats. « Leur déontologie tient sur un timbre-poste », selon Jo Cornu.

Ce matin, Jacqueline Galant a dit « lui laisser ses propos ». C’est moins fort que de les condamner. Elle qui est le ministre de tutelle, de Jo Cornu, a aussi le pouvoir de le rappeler à l’ordre. Or le patron de la SNCB a accumulé quelques couacs, depuis sa nomination :

-Il a refusé de lâcher ses mandats d’administrateurs dans plusieurs organismes

-Il s’est fâché avec les syndicats, jusqu’à la rupture de concertation

-Depuis hier, il donne l’impression de relativiser les désagréments subis par les utilisateurs des trains.

On ignore si la Ministre partage les positions du patron du rail sur ces points, mais on leur trouve au moins un point commun : ils ne s’embarrassent pas vraiment du « Qu’en dira-t-on ».

 

Antonio Solimando

 

 

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