« Di Rupo otage des libéraux ». Comme Charles Michel avec la NVA ?

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 4 février 2015 13h44 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Rudy Demotte, le « coordinateur » des francophones, comme il s’est présenté ce matin. Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles est revenu sur la concurrence du PTB, et la chute du PS, notable, dans le « Grand Baromètre RTL Ipsos Le Soir »…

 

 

 

 

« Les extrêmes/le radicalisme ne donnent pas une belle image », selon Rudy Demotte, qui donne un coup de pied au PTB…

Ce qui n’empêche pas son parti de surfer sur la vague anticapitaliste. Par exemple, quand le PS salue la victoire de Syriza en Grèce, une formation qui n’est pas vraiment un modèle de nuance dans le débat politique.

Il y a en fait un paradoxe, au PS : il faut en même temps dénoncer la « critique facile », les « propositions idéologiques » des partis de gauche radicale, mais tenter de récupérer leurs recettes, leurs thèmes, pour stopper la fuite des électeurs.

 

Symbolique, dans ce contexte : la décision de restreindre les allocations d’insertion, prise par le gouvernement Di Rupo. Cela reste un boulet, pour le PS…

L’argumentaire de Rudy Demotte, déjà entendu, se résume à : c’était une proposition des libéraux flamands et pour sauver le pays, Elio Di Rupo a dû faire cette concession.

On le rappelle, ce ne sont pas les seuls libéraux qui appuyaient cette réforme. C’est donner beaucoup de poids à l’Open VLD dans l’attelage papillon. Tous les partis flamands et le MR, l’ont soutenue pendant la législature et la plupart l’ont défendue pendant la campagne électorale suivante. La Ministre socialiste flamande à l’origine de la décision a même répété qu’elle ne regrettait rien.

Elio Di Rupo lui-même a reconnu cette unanimité flamande, autour de la table, et assumée, il y a moins d’un an, dans une interview à nos confrères de La Libre : je cite : « Quiconque reçoit une allocation au Nord doit faire un effort pour accéder au travail. La réforme du chômage s’inscrit dans cette philosophie ».

Par ailleurs, quand Rudy Demotte parle d’Elio Di Rupo comme d’ « un otage » des libéraux flamands, le langage fait justement penser à celui utilisé par le PS pour tacler Charles Michel, « otage de la N-VA ».

 

Sur les mesures antiterroristes, Rudy corrige Rudi. Demotte reprend Vervoort…

On vous disait qu’en communication politique, la référence à la Shoah était à bannir. Illustration ce matin : Rudy Demotte dénonce la même mesure que Rudi Vervoort, dans les mêmes termes…sauf qu’il ne se réfère pas à 40-45, mais à l’Antiquité. Il compare la déchéance de la nationalité à « la mort civile à l’époque romaine ». Il ne fera pas « le buzz » avec cette déclaration, mais ne sera pas non plus forcé de retirer ses propos, de faire des excuses, ou au final, d’assumer une faute politique.

 

Antonio Solimando

 

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