Doulkeridis (Ecolo) : « N’ayons pas peur d’être populaire »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 28 janvier 2015 12h46 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Christos Doulkeridis, député bruxellois Ecolo, et candidat à la présidence d’Ecolo en compagnie de Chloé Deltour, « pour relever les défis de la société »…

 

 

 

 

 

On avait annoncé une seule candidature, pour les deux postes de coprésidents. Comment Christos Doulkeridis justifie sa déclaration tardive ?

Le besoin d’alimenter le débat au sein du parti. Pour Ecolo, qui veut souvent donner des leçons de bonne gouvernance aux autres formations, une candidature unique aurait fait tache. Voilà l’argument qui revient le plus souvent. Mais si ça s’arrêtait à ça, le ticket Doulkeridis-Deltour ferait juste pot de fleur.

Le député bruxellois dit se présenter pour la gagne, mais « n’a rien à perdre ». Comprenez : il refile le titre de favoris aux deux autres écolos qui se présentent : Zakia Khattabi et Patrick Dupriez. Et puis, sa candidature va aussi servir à mettre en avant Chloé Deltour, conseillère communale à Mouscron et peu connue du grand public.

Attention, même si l’autre duo est favori, tous le rappellent, chez ecolo, on est jamais à l’abri de surprises. Souvenez-vous de la défaite d’Isabelle Durant face à Philippe Lambertz, pour l’investiture comme tête de liste aux dernières élections européennes.

5000 militants qui doivent se prononcer. Les candidats feront le tour de 15 fédérations pour exposer leur projet. Vote le 22 mars.

 

Deux différences majeures, entre les deux couples de candidats…

Pour Christos Doulkeridis, il faut s’ouvrir à l’extérieur, avec un constat très rude, pour l’appareil d’Ecolo : 95% des hommes et femmes intéressants sont en dehors du parti, selon lui. Il sous-entend que l’autre ticket est poussé en interne. L’autre différence : Zakia Khattabi affirme qu’il faut « Arrêter de plaire à tout le monde ». Doulkeridis, lui, appelle les siens à « Ne pas être gêné d’être populaire ».

 

Christos Doulkeridis est d’origine grecque. Et la leçon qu’il tire de la victoire de Syriza, en Grèce, nous rappelle quelque chose…

C’est la preuve qu’ « Une autre voie est possible », dit le député. Ne remontez-pas trop loin : c’est exactement la position du porte-parole du PTB, hier, dans l’interview à 7h50. Ce slogan, une « autre voie est possible », sera répété quatre fois au cours de l’interview ce matin. L’autre voie, c’est par rapport au monde de la finance, et en cela, c’est en effet assez proche des slogans de la gauche radicale : « Les gens d’abord avant le profit » (ça, c’est ce que martèle le PTB), ou encore « l’Humain d’abord » (slogan du Front de Gauche en France). La différence : c’est qu’il y a une prise en compte poussée des défis environnementaux en plus, dans le cadre des Ecolos. Ecologie, ce « défi essentiel » sur lequel le parti vert « n’a pas réussi à convaincre », lors des dernières élections.

 

Antonio Solimando

 

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