La patronne de Proximus : on joue un rôle contre le terrorisme!

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 23 janvier 2015 13h30 | Ajouter un commentaire

Dominique Leroy, la patronne de Proximus, invitée de Bel-RTL à 7h50. Elle était interrogée depuis Davos, le forum économique mondial, en Suisse. Et elle a confirmé que sa société joue un rôle dans la lutte antiterroriste en Belgique…

 

 

 

 

 

Les opérateurs comme Proximus aident les enquêteurs dans la lutte antiterroriste…mais c’est loin d’être parfait… 

Deux points qui posent problème, et que Dominique Leroy s’est bien gardée d’épingler. Il y a d’abord le cout des écoutes téléphoniques. Les autorités judiciaires, et même plusieurs politiques ces derniers jours, réclament aux opérateurs la baisse des tarifs facturés à l’Etat pour ces écoutes. Il n’est pas question de faire des bénéfices, sur ce plan, les autorités demandent qu’on leur facture le service à prix coutant.

C’est une discussion importante. D’autant plus importante que le gouvernement a décidé d’élargir le champ des écoutes, dans son plan antiterrorisme, adopté vendredi dernier. Et il y avait d’ailleurs une réunion à ce sujet, un début de négociation entre des représentants du ministère de la justice et des différents opérateurs belges ce matin même à 11h à Bruxelles. Le sujet est donc terriblement d’actualité.

 

L’autre problème. C’est l’exposition des services de nos opérateurs aux pirates informatiques.

Dominique Leroy évoque les concurrents skype, qui peuvent devenir des plateformes des djihadistes. Mais souvenons aussi qu’une société comme proximus a subi de nombreuses attaques, et qu’elle n’a pas toujours pu empêcher le piratage des données. En 2013, par exemple. Là, ce ne sont pas les terroristes mais ce sont les services de sécurité américains et britanniques, qui sont soupçonnés.

 

Et puis on rit souvent des langages hermétiques, le jargon des hommes et femmes d’affaires, on a eu droit à un bel échantillon ce matin…

Les patrons habitués à surexploiter l’anglais économique dans les conversations, surtout à Davos : ça fait branché – pardon – ça fait « in ».

Des rencontres en « one to one », c’est encore abordable, question traduction : en face à face.  Mais alors « CEO des telco » à 7h50, quand vous n’avez pas encore pris votre café, c’est un peu rude. En France, on aurait dit « Président Directeur Général dans le domaine des télécommunications ». C’est un peu plus long, mais tellement plus accessible. Comme dirait Caius Saugrenus, dans « Obelix et Compagnie » : « Toi y’en a compris ? »

 

Antonio Solimando

 

 

Laisser un commentaire

  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

Laisser un commentaire