Marc Elsen (CDH) : Verviers n’est pas une plaque-tournante !

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 19 janvier 2015 13h26 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Marc Elsen, bourgmestre CDH de Verviers.  Pourquoi Verviers est touchée par le terrorisme ? Question posée dans l’interview de Martin Buxant…

 

 

 

 

 

 

Cette interview, c’est un défi permanent, pour le bourgmestre de Verviers : entre rassurer et montrer sa fermeté…

Remettre les choses dans la réalité, sans paraitre pour celui qui minimise. Il le répète deux fois : parler de concentration du terrorisme, ou de plaque tournante dans sa commune, quand il est question de 5 à 10 personnes sur une population de 56.000 habitants, c’est évidemment trop fort.  Même si bien entendu, un terroriste qui élabore un attentat peut causer beaucoup de tort à lui tout seul. Le message du bourgmestre de Verviers, c’est donc qu’on surestime la présence d’intégristes.  Tout comme on surestime généralement le nombre de mosquées.  Et d’une manière générale en Europe, la proportion de musulmans.

Voilà qui fait penser à ce sondage, réalisé par l’institut Ispos Mori, pour le journal britannique « The Economist », en octobre. On y voit la différence entre le pourcentage de musulmans estimé par la population, et le pourcentage réel, les vrais chiffres. Les Belges croient que près de 30% des habitants de notre Royaume pratique l’Islam. En réalité, ils sont à peine…6%.

Pourquoi Verviers est-elle concernée par le terrorisme ? Le bourgmestre n’avance que des raisons socio-économiques…

La géographie, l’Est du Pays, plus proche des pays de l’Est, justement. Et puis surtout des poches de pauvreté. L’espoir de s’en sortir, qui n’est pas présent pour une partie des jeunes de la commune.

Jamais dans l’interview, il ne pointe du doigt l’origine ou la nationalité, ni les ressorts d’intégration.  C’est un peu différent du président du parti, Benoit Lutgen. Dans une interview à nos confrères de la RTBF, il a lui mis en évidence l’échec de l’intégration – et même le fiasco – pour une très petite minorité. Cela reste très mesuré, par rapport à des discours entendus de plus en plus souvent dans la classe politique, ces dernières heures, et une certaine banalisation de l’amalgame, de l’association entre musulman et islamisme (radical), et banalisation de la xénophobie.

 

Antonio Solimando

 

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