Belgique, pays d’égalité des chances et de traitement? Oui mais…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 16 janvier 2015 10h12 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Louis Michel, eurodéputé MR. Il est revenu sur le contexte de menace terroriste, et les questions que cela peut soulever, pour le « vivre ensemble » en Belgique…

 

 

 

 

 

 

« Intégrez-vous ou partez ». Louis Michel ne l’a pas dit tel quel…mais il l’a pensé très fort…

Sa réflexion, c’est que la Belgique offre une série de droits, d’avantages, de libertés. En échange, il demande à toutes les communautés du pays de respecter en échange, les règles de la société. Vision libérale logique, consensuelle…mais assez théorique. Parce que la réalité est différente.

Il y a bien en Belgique des lois pour éviter les discriminations. Condamner les discours haineux sur base d’une race ou d’une religion. La base légale est là, ce qui ne signifie pas que l’égalité de chances est appliquée partout et pour tous. La Belgique reste une championne de la discrimination à l’embauche, deux études récentes le prouvent : le taux de chômage des jeunes d’origine étrangère atteint des niveaux records, comparé aux jeunes étrangers qui habitent chez nos voisins. Et puis il y a cette étude menée avec le Ministère de l’emploi, qui prouve que les enfants belges nés de parents belges obtiennent beaucoup plus facilement des postes à responsabilité dans les entreprises que les autres.

Bref, le fait que la société belge offre de « l’égalité de chances ». C’est la théorie. L’objectif à atteindre. Et jamais Louis Michel dans l’interview ne fait référence à la différence entre la théorie et la pratique. Et le sentiment d’injustice aussi, que ces discriminations peuvent entrainer.

 

L’eurodéputé met en exergue deux faits divers, pour critiquer le repli sur soi de la part de communautés (particulièrement la musulmane) dans notre pays.

En vrai, l’un s’est déroulé à Lille. La maire, Martine Aubry a accordé des plages horaires réservées dans une piscine communale pour les femmes. La maire a toujours contesté qu’il s’agissait d’une mesure à caractère religieux. L’autre, c’est le témoignage de médecins qui dénoncent les impératifs religieux posés par des patients musulmans dans nos hôpitaux spécialement à Bruxelles, témoignages bien rééls. Mais dans les deux cas, difficile de parler d’un mouvement de contestation généralisé de la part de toute une communauté.

Enfin, dernier élément de débriefing. On le rappelle la Belgique n’est pas un « Etat laïc » mais neutre. Il y a donc un peu plus de tolérance, à l’égard des signes religieux, notamment dans les institutions publiques.

 

Antonio Solimando

 

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