Un diplôme pour l’islam des écoles, des prisons, mais pas des mosquées…

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 14 janvier 2015 13h05 | Ajouter un commentaire

Jean-Claude Marcourt était l’invité de Bel-RTL à 7h50. Le Ministre de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles annonce le lancement d’un Master pour former les cadres musulmans en Belgique…

 

 

 

 

 

 

 

A quoi doit servir cette formation, ce « master » ?

L’objectif, c’est d’enseigner une sorte d’Islam Belgo-compatible. Un Islam de Belgique, plutôt qu’un Islam importé, pour éviter les contradictions avec nos valeurs ou nos lois. A terme, les prédicateurs dans les prisons et les professeurs de religion islamique devront posséder le master en religion musulmane, pour être agréés, pour pouvoir exercer.

C’est plutôt logique : les prisons sont les lieux de radicalisation pointés du doigt par tous les experts. Et les écoles, c’est l’éducation des jeunes et les adultes de demain.

 

Mais il y a un fameux vide, dans le projet. Les imams, ceux des mosquées, ne sont pas concernés. 

A cause de la séparation de l’Etat et de l’Eglise (de la mosquée, en l’occurrence), selon Jean-Claude Marcourt. Et aussi parce que la Belgique est un pays neutre.

Et pourtant. En France, il y a séparation de l’Etat et du religieux, et la laïcité de l’Etat, mais malgré tout, l’objectif est bien de pouvoir accorder ou refuser l’agrément aux imams. La proposition est faite par Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre français de l’intérieur avait déjà fait une partie du chemin, en instaurant un conseil du culte musulman. 

 

Tout autre chose. Le dérapage budgétaire wallon, 100 millions d’euros. Jean-Claude Marcourt accuse l’Etat fédéral !

En vrai, ce sont les prévisions de croissance à la baisse en 2015 qui font la différence. Moins de croissance, c’est moins de recettes fiscales, or une partie de ces recettes tombent désormais dans la poche des régions.  Et la croissance molle n’est pas imputable au gouvernement Michel. C’est donc une attaque politique.

Ce que le Ministre wallon de l’économie oublie de dire, c’est qu’à côté de la croissance, il y a quelques mesures qui soulagent le budget wallon : il n’y a pas d’inflation, donc pas d’indexation des salaires des fonctionnaires régionaux à payer. Le prix du diesel est au plus bas, donc les frais des bus des TEC sont moins importants. Ces exemples ne sont pas pris au hasard, c’est ceux que le Ministre wallon du Budget Christophe Lacroix avait évoqué lors de son passage dans ce studio il y a deux mois. Pour pester, déjà, contre les décisions fédérales. La ficelle de Jean-Claude Marcourt – charger  le fédéral – c’est donc un « Refrain connu » !

 

Antonio Solimando

 

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