L’exécutif des Musulmans : « Bien sûr qu’on peut caricaturer Mahomet ! »

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 9 janvier 2015 13h25 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Le président de l’exécutif des musulmans de Belgique : Noureddine Smaili. Martin Buxant lui a demandé si on peut vraiment critiquer la religion islamique…

 

 

 

 

 

C’est LA confirmation de cette interview : oui, on peut rire de Mahomet et le caricaturer…

Une preuve de plus, ici, que ce n’est pas la religion islamique, qui est le point de départ de la violence. Mais la réinterprétation, et l’instrumentalisation que des intégristes en font.

A retenir aussi : la condamnation sans équivoque des attentats. Et la confirmation que 700.000 musulmans de Belgique sont humiliés, par cette attaque de Paris. Parce qu’on commet un acte barbare prétendument au nom de leur religion.

 

Ce qu’on peut reprocher au président de l’exécutif des musulmans : un excès d’optimisme…

A moins qu’il s’agisse d’une volonté, une posture de communication, son message est en effet assez idyllique, parfois trop. Par exemple, quand il soutient que « les gens » font bien la différence entre les Islamistes radicaux et les vrais musulmans. Ça n’est pas vrai pour tout le monde. Les nombreuses attaques contre des mosquées en France, depuis l’attentat à Charlie Hebdo sont là pour le rappeler. Vous avez tous lu, vu, entendu, ces dernières 48h des propos qui entretiennent la confusion, voire stigmatisent/accusent carrément les musulmans.

Bien sûr,  il s’agit d’une minorité de gens violents, tout comme les intégristes ne représentent pas la communauté musulmane, pacifique.  On en profite, au passage, pour le confier ici : on a été frappés au sein de la rédaction, depuis 48h, par la qualité des témoignages et des prises de positions, dans les différents rendez-vous des « auditeurs ont la parole ». Dans le Bel RTL midi, comme dans le Bel RTL Soir.

 

Idéaliste aussi, Noureddine Smali, quand il parle des moyens de lutter contre les départs sur les fronts syriens et irakiens…

Espérer que les combattants terroristes belges qui reviennent de ces fronts de guerre livrent leurs témoignages, tirent les leçons… C’est souhaitable, mais dans les faits, c’est assez rare. On en a vu, une poignée, accepter de parler à la presse, ces derniers mois, en France et en Belgique.  C’est un peu la même dynamique qu’un fidèle de retour d’une secte. Certains restent fragiles, manipulables, manipulés et donc dangereux. Quelques-uns ont conscience de ce qui leur est arrivé, et veulent livrer leur témoignage pour éviter à d’autres d’emprunter la même pente glissante. On le précise, c’est un constat purement médiatique, à confronter avec la réalité judiciaire dont on a jusqu’ici, assez peu de retour. 

 

Antonio Solimando

 

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