Di Rupo (PS) : Des économistes pour chiffrer les mesures Michel

Par asolimando dans #Debrief7h50 , le 17 décembre 2014 16h41 | Ajouter un commentaire

Invité de Bel-RTL à 7h50 : Elio Di Rupo. Le président du parti socialiste a commenté la prestation de Charles Michel, hier, dans le Grand Direct sur RTLTvi. Notamment son appel à la concertation avec les syndicats…

 

 

 

 

 

La proposition à retenir de cette interview d’Elio Di Rupo : « Que des économistes universitaires chiffrent les mesures du gouvernement fédéral… »

On comprend le but. Charles Michel conteste les chiffres de l’opposition, les calculs pour voir qui va perdre ou gagner avec l’application de l’accord de gouvernement, alors le leader socialiste propose de rendre ces chiffres objectifs, voir qui perd ou gagne réellement. Et de façon incontestable.

Plusieurs objections. D’abord, il y a déjà des tas de fonctionnaires, des experts des chiffres qui analysent les mesures du gouvernement. Ils multiplient d’ailleurs les rapports, en ce moment : la banque nationale, le bureau du plan, les comités de monitoring,…et au niveau international il y a eu Eurostat, le FMI,…

On se dit aussi que même avec des experts indépendants, c’est très difficile de rendre ce type de chiffres objectifs.

Ca va dépendre de l’inflation, quand on dépasse l’indice pivot, de la hausse du baril de pétrole, du salaire de chacun, plus ou moins 2000 euros nets. Vous l’avez compris : les chiffres dépendent de cas individuels et de prévisions pas toujours fiables.

Enfin. La proposition d’Elio Di Rupo doit rappeler de mauvais souvenirs à l’actuel Premier Ministre…Souvenez-vous la guerre, en campagne électorale, entre le staff du MR et les experts, les économistes de la KUL. L’université catholique de Leuven. Les chercheurs avaient établi à 15 milliards le cout de la réforme fiscale proposée par les libéraux. Chiffres contestés par le parti.

Faire expertiser des chiffres par des universitaires, ça ne veut pas dire que l’on obtient une vérité incontestée.

 

Pendant l’émission, le Premier Ministre a reconnu qu’il était moins « séducteur » qu’Elio Di Rupo. Quand on entend l’interview du socialiste ce matin, ça se confirme…

Ecoutez comment Elio Di Rupo commence et termine l’interview : il fait référence aux petites gens, aux travailleurs qui ont des difficultés. Pas question ici de juger de la sincérité des propos, on est sur le plan de l’analyse de la communication, mais ces phrases-là, Charles Michel ne les a pas toujours. L’exemple frappant, dans l’émission d’hier, c’est quand une dame explique que le saut d’index est une catastrophe, quand chaque euro compte pour boucler ses fins de mois…Charles Michel lui répond en expliquant le problème de la compétitivité des entreprises, et du handicap salarial par rapport aux voisins. C’est très didactique, mais ça manquait d’empathie…

 

Antonio Solimando

 

 

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